Valais Libre

16 mars 2016

Sport spectacle

Filed under: b. Du Lys dans les Étoiles — vslibre @ 7 h 18 min
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image: youtube.com

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Christian Constantin éclate après l’injustice subie à Berne, il promet une prime de 25’000.-. L’arbitrage suisse est encore une fois dans la tourmente. Pendant ce temps, en Amérique du Nord, la Ligue nationale de hockey (LNH) décide d’installer des caméras à la ligne bleue pour les prochaines séries éliminatoires. D’un côté le poids des traditions, de l’autre une vision business du sport.

« Nous subissons un changement de décision arbitrale avec la volonté de fausser le match. » Les paroles de Christian Constantin sont claires à l’issue du match Sion – Young Boys de dimanche dernier. Sascha Amhof, l’arbitre de la partie, est menacé de plainte pénale, le président du FC Sion n’a aucune confiance en la ligue nationale.

L’avantage aux tricheurs

L’arbitrage est montré du doigt, mais on oublie que l’arbitre est faillible comme tous les acteurs du football. Il commet des erreurs, souvent bien moins que les joueurs professionnels, tout en n’ayant pas les mêmes conditions de préparation. Cette réalité est bien connue, mais rien n’est fait pour améliorer cette situation. L’erreur d’arbitrage fait partie de la culture du football.

Mais ce qui fait bien plus partie de la culture du football, c’est la simulation, l’esbroufe ou la comedia del arte ! Les images en super-ralenti sont impitoyables, elles mettent en lumière l’exagération des réactions. Depuis mon arrivée en Amérique du Nord, ces tricheries permanentes me sont devenues encore plus insupportables, pourtant ceux qui ont partagé les terrains de 5e ligue avec moi savent combien j’étais bon dans la comédie.

Les pauvres arbitres ne sont pas aidés. Leur infaillibilité est lourde à porter. Toujours soutenus par les autorités, ils se donnent en pâture aux tricheurs. C’est un concours permanent de chutes, de gestes exagérés, de contestation et autres scènes théâtrales. Malheureusement, sans aide extérieure, sans recours possible aux images vidéo, rien ne pourra arrêter ces dérives.

Business sportif

En Amérique du Nord, le sport professionnel est un spectacle. Il est régi par des règles qui n’ont rien à voir avec les traditions sportives européennes. Les ligues professionnelles sont organisées comme des entreprises. Les propriétaires des équipes font face aux syndicats des joueurs et tout est pensé et décidé en fonction de la rentabilité et de la qualité du spectacle.

Le hockey est une religion au Canada, malgré la domination des équipes américaines, la passion ne tarit pas. Mais, sur une patinoire, il n’y a pas de simulation. J’ai vu un joueur quitter la glace par ses propres moyens, la jambe cassée par un tir puissant. S’il y a intervention des soigneurs, c’est que la situation est grave.

Pareil pour les simulations, les sanctions sont immédiates ou, si l’arbitre ne l’a pas vu, la vidéo est impitoyable. Même en cas de faute sur soi, si tu exagères ta réaction, tu iras te reposer deux minutes sur le banc des pénalités. Les arbitres sont des professionnels et ils ont le respect de tous. Ils ne sont pas infaillibles et ils le savent.

Durant les parties, un bureau unique à Toronto où sont centralisées toutes les images est en service pour trancher les situations litigieuses. En cas de doute, les arbitres peuvent décider d’aller vérifier leur décision. Les entraîneurs ont aussi droit à un challenge vidéo. Le jeu n’est pas retardé, une pause publicitaire (il y en a toujours de prévues) occupe le temps de reprise.

De toute façon, les décisions sont toujours rapides et les images sont projetées dans le stade pour informer le public. L’arbitre explique aussi sa décision, avec ou sans la vidéo. Pendant que Constantin menace d’aller devant les tribunaux et offre une prime, la LNH décide d’ajouter des caméras à la ligne bleue pour mieux juger les hors-jeu durant les prochaines séries éliminatoires…

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31 août 2015

31 août 1931 – Naissance de Jean Béliveau

Début d’une légende

Jean Béliveau

Jean Béliveau

Arthur Béliveau et Laurette Dubé-Béliveau sont très heureux ce 31 août 1931. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de donner le jour à une légende du hockey, mais ils se réjouissent de la venue au monde du petit Jean, le premier enfant d’une famille qui en comptera huit. Après ces premières années à Trois-Rivières, la famille déménagera à Victoriaville. Jean découvrira le hockey avec l’Académie Saint-Louis, puis avec les panthères de Victoriaville. Durant ces jeunes années, en plus du hockey, il jouera aussi au baseball, et il reçut même une offre d’une équipe professionnelle de ligue mineure.

Mais le hockey prend rapidement toute la place. À 16 ans, il rejoint les Tigres de Victoriaville, puis, à 18 ans, il participe à un camp d’entraînement des Canadiens de Montréal. Il joue alors pour les Citadelles de Québec. Il refuse l’offre des Canadiens et poursuit sa carrière à Québec. L’année suivante, il débute sa carrière senior avec les As de Québec. Il se joindra ensuite aux Canadiens de Montréal où il connaîtra une carrière exceptionnelle avec la conquête de 10 coupes Stanley entre 1955 et 1970, sans compter les multiples autres trophées.

Après l’annonce de la fin de sa carrière, son numéro 4 est retiré et il reçoit une offre pour poursuivre son travail avec l’organisation des Canadiens. Une année plus tard, en 1972, il est intronisé au Temple de la renommée du hockey sans attendre le délai normal de trois ans. En tant que membre de l’organisation des Canadiens, il verra encore son nom être gravé sept fois sur la coupe Stanley. Le Québec est en deuil. L’un des monuments de notre histoire, Jean Béliveau, est mort mardi à l’âge de 83 ans.C’est ainsi que Radio-Canada annoncera sa mort le 2 décembre 2014. Il aura droit à des funérailles nationales.

25 mai 2015

25 mai 1995 – Les Nordiques vendus

Le hockey déménage

La Une du Soleil

La Une du Soleil

Les nouvelles exigences de l’industrie du hockey, la taille du marché de Québec et l’absence d’une aide gouvernementale adéquate sonnent le glas des Nordiques de Québec. L’annonce, ce 25 mai 1995, de la vente du club de hockey de la Capitale nationale vient assommer les fans de la région. Marcel Aubut, un des propriétaires, annonce en conférence de presse que les Nordiques ont été vendus au groupe américain Comsat Video pour la somme de 75 millions de dollars américains. L’équipe devient l’Avalanche du Colorado et prend la direction de Denver.

Les Nordiques de Québec ont été créés en 1972 et faisaient partie de l’AMH, l’Association mondiale de hockey, une ligue concurrente de la Ligue nationale de hockey (LNH). Les deux ligues fusionneront en 1979 et les Nordiques poursuivront leur carrière dans la compétition la plus prestigieuse du monde du hockey. Avez-vous toujours de l’intérêt pour nous? Nous sommes prêts! Ces quelques mots de Peter Stasny adressé par téléphone à Marcel Aubut lancent une rocambolesque évasion qui va permettre de voir les trois frères Peter, Anton et Marian jouer pour les Nordiques après leur évasion de la Tchécoslovaquie.

Le printemps 1995 est celui de tous les espoirs sportifs, les Nordiques terminent en tête de l’Association de l’Est. Ça sent la coupe Stanley à Québec. Malheureusement, le 16 mai le rêve prend fin avec l’élimination face aux Rangers de New York. Quelques jours plus tard, le couperet tombe et c’est l’Avalanche du Colorado qui gagnera la coupe Stanley dès la saison suivante. Les dirigeants de l’époque voulaient un nouveau Colisée. Il ouvrira ses portes en 2015, vingt ans après la vente de l’équipe.

19 décembre 2014

19 décembre 1917 – Début de la Ligue nationale de hockey

Deux parties inaugurales

Premiers pas du Canadien en LNH

Premiers pas du Canadien en LNH

Deux matchs sont au programme de cette première journée de l’histoire de la Ligue nationale de hockey. Les Wanderes de Montréal défont les Arenas de Toronto par 10 à 9 devant une maigre assistance de 700 spectateurs autour de la patinoire extérieure. Ils près de 5000 ce même 17 décembre 1917 dans la capitale fédérale pour assister à la première victoire du Canadien de Montréal contre les Sénateurs d’Ottawa par 7 buts à 4.

Georges Vézina qui donnera son nom au trophée qui récompense chaque année le meilleur gardien de but est devant le filet du Canadien. L’attaquant Joe Malone marquera 5 buts lors de ce match d’ouverture. Il vient d’arriver dans l’équipe après la vente de tous les joueurs des Bulldogs de Québec qui devaient faire initialement partie de cette nouvelle ligue. La ligue a été créée pour exclure le président des Blueshirts de Toronto, Eddie Livingstone qui suscite de grandes controverses.

Le Canadien de Montréal et les Arenas de Toronto terminent en tête les deux premières parties de la saison et se retrouvent pour la finale de la Ligue nationale qui se dispute sur deux parties. Un score cumulé de 10 à 7 donne la victoire aux Arenas qui gagneront ensuite la Coupe Stanley face aux Millionaires de Vancouver vainqueur de l’Association de hockey de la côte du Pacifique.

15 avril 2014

Ligue nationale de hockey (LNH) – Les choses sérieuses commencent

Enfin les séries !

e2f238ad45dd8ba8350d339c3735Ils étaient 30 au départ, après 1230 matchs, ils ne sont plus que 16 à rêver encore de la Coupe Stanley. La fin de la saison régulière de la Ligue nationale de hockey annonce le printemps. Le rude hiver nord-américain aura tenu en haleine les partisans, mais les choses sérieuses ne commencent que maintenant. Les séries éliminatoires débutent ce mercredi 16 avril.

Chicago, détenteur de la coupe, et Boston, finaliste malheureux en 2013, sont bien sûr présents. Ils font à nouveau figure de favoris. Pittsburgh et Los Angeles, autres vainqueurs récents, ont répondu aux attentes et seront des prétendants redoutables. Parmi les autres qualifiés, Montréal focalise beaucoup d’attentes.

Canadiens

Il faut avoir vécu une partie au Centre Bell pour prendre la mesure de la place du hockey à Montréal. Les 21 273 places en font l’aréna de hockey le plus grand en Amérique du Nord. Son public est certainement un des plus connaisseurs et passionnés du monde. L’ambiance y est toujours électrique. La partie la plus banale des Canadiens de Montréal devient un spectacle unique.

La plus ancienne équipe toujours en activité rêve de grandeur passée. Malgré ses 24 victoires, record inatteignable pour longtemps puisque Toronto n’a en que 13, la Coupe Stanley se fait attendre à Montréal. La dernière victoire date de 1993, mais les 100 points obtenus durant cette saison régulière font rêver les partisans.

Canada

Les Canadiens de Montréal sont la dernière équipe canadienne en lice. Si le Canada est sans conteste la meilleure nation de hockey, ses victoires aux Jeux olympiques le prouvent, ses équipes de la ligue nationale sont à la peine cette année. De Vancouver à Ottawa, en passant par Edmonton, Calgary, Winnipeg ou Toronto, dans toutes les autres villes canadiennes, la saison est terminée.

Montréal portera donc le poids de tout un pays. Ça n’était plus arrivé depuis 1973. Cette année-là, le Canadien portait déjà seul les espoirs du pays. Il avait été à la hauteur en remportant la Coupe Stanley. Si les joueurs canadiens sont nombreux dans les équipes américaines et gravent souvent leur nom sur le prestigieux trophée, une victoire d’une franchise canadienne se fait attendre depuis 21 ans et la dernière victoire de Montréal.

Système

La Ligue nationale de hockey est, comme les principaux sports en Amérique du Nord, une association sportive professionnelle regroupant 30 franchises. Ici, pas de promotion/relégation comme en Europe, la ligue est fermée. La gestion est professionnelle et économique. Les affaires dominent. Les gains sont importants grâce à la télévision. La LNH est un produit qui se vend de mieux en mieux.

Elle se compose de 2 conférences et de 4 divisions. Les divisions Atlantique et Métropolitaine composent l’Association de l’Est et les divisions Centrale et Pacifique forment l’Association de l’Ouest. Chaque franchise dispute 41 matchs à domicile et 41 matchs à l’extérieur. 4 ou 5 matchs contre un rival de division, 3 matchs face aux équipes de l’autre division de la conférence et 2 contre toutes les franchises de l’autre conférence.

Raphaël Diaz

La ligue nationale est un grand marché et les joueurs ne sont souvent que des pions, des rouages du système. L’exemple du parcours du joueur suisse Raphaël Diaz durant cette saison 2013/2014 est assez éloquent. Le défenseur de 28 ans né à Baar dans le canton de Zoug a connu 3 clubs en quelques mois.

Sous contrat avec le Canadien de Montréal depuis mai 2011, Diaz a joué 46 matchs avec le Canadien en début de saison. Le 3 février 2014, il est échangé contre Dale Weise un attaquant des Canucks de Vancouver. Il jouera seulement 6 matchs avec sa nouvelle équipe avant d’être échangé à nouveau et prendre la route de New York. Il a joué le dernier match de la saison régulière au Centre Bell, mais sous l’uniforme des Rangers contre son ancienne équipe.

Suisses

Si Raphaël Diaz fait un beau parcours au sein de la ligue nationale, il n’est pas le seul Suisse dans ce cas. Depuis quelques années, notre pays est dans le collimateur des recruteurs des équipes nord-américaines. Ils sont aujourd’hui une dizaine à écumer les patinoires de la LNH.

C’est en 1987 que Ken Baumgartner devenait le premier Suisse à jouer en ligue nationale. En 2001, à sa première saison en LNH, le gardien d’origine fribourgeoise David Aebischer, devient le premier Suisse à conquérir la Coupe Stanley. Aujourd’hui, Raphaël Diaz avec les Rangers de New York, Jonas Hiller et Luca Sbisa avec les Ducks d’Anaheim, Mark Streit avec les Flyers de Philadelphie, Nino Niederreiter avec les Wild du Minnesota et Reto Berra avec l’Avalanche du Colorado sont toujours en course pour graver leur nom sur le célèbre trophée.

Favoris

Mais la tâche sera particulièrement ardue. Les favoris sont bien évidemment les Bruins de Boston. Les finalistes de l’an dernier ont gagné le trophée des présidents qui récompense l’équipe qui a obtenu le plus de points en saison régulière. Avec 117, ils devancent d’un point les Ducks d’Anaheim. Jonas Hiller pourrait donc bien être le deuxième gardien suisse à gagner la coupe Stanley.

À moins que ce ne soit Reto Berra et l’Avalanche du Colorado. L’équipe du jeune entraîneur Patrick Roy est la belle surprise de la saison. Le gardien québécois qui gagna la coupe avec David Aebischer et l’Avalanche en est à sa première saison derrière un banc de ligue nationale. Son équipe parmi les dernières de la saison 2012/2013 vole de succès en succès. Le rêve ira-t-il jusqu’au bout ?

Elles sont 16 équipes à faire encore le même rêve. Les séries de 7 matchs au maximum débutent mercredi 16 avril. En juin une seule équipe atteindra le toit du hockey.

Une partie au Centre Bell est toujours un moment magique.

Une partie au Centre Bell est toujours un moment magique.

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