Valais Libre

23 octobre 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Louis-Joseph Papineau (1786 – 1871)

Né à Montréal d’un père avocat et politicien, la famille de Louis-Joseph Papineau rejoint la bourgeoisie canadienne française en 1802 lorsque Joseph Papineau achète la seigneurie de Petite-Nation au séminaire de Québec. Louis-Joseph entra au collège de Montréal, puis au Petit Séminaire de Québec. il deviendra avocat, mais sera malheureux dans cette profession.

C’est la politique qui occupera la vie de Louis-Joseph Papineau. Élu député au Parlement du Bas-Canada en 1808, il présidera la chambre dès 1815. Chef du parti Canadien, il s’opposera de toute son énergie à la volonté anglaise de réformer la Constitution de 1791 pour réunir le Canada sous une seule colonie.

Après la rébellion des patriotes en 1837, il s’enfuit aux États-Unis, puis en France. Il rentrera au pays après l’amnistie de 1845. Il siègera au Parlement du Canada-Unis, mais il quittera les rangs du parti réformiste pour siéger en indépendant. Il se retire de la politique en 1854. Il décèdera dans son manoir en 1871.

La vie politique de ce grand homme est gravée, par le burin de l’histoire, en caractères indélébiles; les luttes qu’il a soutenues pour conserver intacte une constitution octroyée par la Grande-Bretagne, et dont l’oligarchie du Canada s’efforçait depuis longtemps d’arracher lambeaux sur lambeaux, sont inscrites en lettres de feu dans le cœur de ses compatriotes. Philippe Aubert de Gaspé a parfaitement résumé la place de Louis-Joseph Papineau dans l’histoire de son pays.

Histoire de la résistance du Canada au gouvernement anglais (1839)

Un récit historique, impartial et succinct, des événements qui se sont passés dans mon pays pendant les deux dernières années portera dans tous les esprits cette conviction que ce ne sont pas les statuts anglais qui régleront le prochain avenir du Canada; mais que cet avenir est écrit dans les déclarations des droits de l’homme et dans les constitutions politiques que se sont données nos bons, sages et heureux voisins, les Américains indépendants.

À la fin de sa réponse en réfutation au rapport de Lord Durham, Louis-Joseph Papineau résume bien sa pensée. Il ne fait aucune confiance au Gouvernement anglais, ni à ses institutions. Le paternalisme de l’Angleterre l’a irrité durant toute sa carrière. La volonté de fusion du Haut et du Bas Canada en 1837 a causé la rébellion des patriotes.

Exilé en France, Papineau a dû fuir la répression anglaise. Le chef des réformistes a vu sa tête mise à prix. Dans une série d’articles parus dans la revue Le Progrès, il donne sa version des faits. Sa tentative de gagner les instances françaises à sa cause restera vaine.

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25 septembre 2016

Histoire du Canada – 25 septembre

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Louis-Joseph Papineau

Louis-Joseph Papineau

1 décembre 2014

1er décembre 1837 – Mise à prix de la tête à Papineau

Fuite aux États-Unis

12.01 PAPINEAU_L-J_mis_a_prix… je requiers tous les sujets affectionnés de Sa Majesté en cette province, et leur commande de découvrir, prendre et appréhender le dit Louis Joseph Papineau en quelques lieux qu’il se trouve en icelle, et de l’amener devant un juge désigner pour conserver la paix (…) Et pour encourager toutes personnes à être diligentes à s’efforcer de découvrir et à appréhender le dit Louis Joseph Papineau, (…), j’offre par la présente une récompense de Mille Livres au cours de cette province à quiconque appréhendera le dit Louis Joseph Papineau et le livrera entre les mains de la justice.

Ce 1er décembre 1837, par cet ordre de son Excellence signé du secrétaire de la province D. Daly, la tête de Louis Joseph Papineau est mise à prix. Elle suit de deux jours celles de Wolfred Nelson et de Edmund Bailey O’Callaghan et d’autres députés patriotes. Après la rixe du 6 novembre entre les membres de Doric Club et des Fils de la liberté, le gouverneur Gosford a eu l’autorisation de proclamer la loi martiale.

John Colborne a pris la direction des renforts venus des Maritimes et du Haut-Canada pour mater la rébellion. Après presque un mois de combat, les Anglais prennent le dessus. Si André Ouimet, président des Fils de la liberté, est arrêté et jeté en prison. Louis Joseph Papineau et plusieurs autres chefs des patriotes trouveront refuge aux États-Unis. Papineau ne reviendra au pays qu’en 1845 après l’amnistie générale.

25 septembre 2014

25 septembre 1871 – Mort de Louis-Joseph Papineau

Perte politique

 

Louis-Joseph Papineau

Louis-Joseph Papineau

La vie politique de ce grand homme est gravée, par le burin de l’histoire, en caractères indélébiles; les luttes qu’il a soutenues pour conserver intacte une constitution octroyée par la Grande-Bretagne, et dont l’oligarchie du Canada s’efforçait depuis longtemps d’arracher lambeau sur lambeau, sont inscrites en lettres de feu dans le cœur de ses compatriotes. Philippe Aubert de Gaspé a parfaitement résumé la place de celui qui décède ce 25 septembre 1871 dans son manoir de Montebello entre Ottawa et Montréal.

C’est la politique qui occupera la vie de Louis-Joseph Papineau. Après une formation au petit séminaire de Québec, il choisit une carrière d’avocat. Mais il s’ennuie très vite dans ces fonctions, il se tourne vers la politique. Élu député au Parlement du Bas-Canada en 1808, il présidera la chambre dès 1815. Chef du parti Canadien, il s’opposera de toute son énergie à la volonté anglaise de réformer la Constitution de 1791 pour réunir le Canada sous une seule colonie.

Son parti deviendra le parti des Patriotes en 1826. Après la rébellion des patriotes en 1837, il s’enfuit aux États-Unis, puis en France. Il rentrera au pays après l’amnistie de 1845. Il siègera au Parlement du Canada-Unis, mais il quittera les rangs du parti réformiste pour siéger en indépendant. Il se retire de la politique en 1854.

5 septembre 2014

5 septembre 1837 – Première assemblée de la société des Fils de la liberté

La révolte gronde

 

Fils de la liberté contre Doric Club

Fils de la liberté contre Doric Club

L’acte constitutionnel de 1791 a dissous la province de Québec et a institué le Haut-Canada et le Bas-Canada, deux entités avec leur propre gouvernement. Malheureusement, ce pouvoir est fantoche et trop souvent le Gouverneur infirme les décisions par son droit de veto. Louis-Joseph Papineau prend la tête de la rébellion parlementaire qui demande à l’Angleterre le droit à un gouvernement responsable.

Devant la faiblesse de la réponse, la colère gronde au sein de la population francophone. Ce 5 septembre 1837, la société des Fils de la liberté tient sa première réunion publique à Montréal.

Elle décide de fonder des milices populaires. Le 4 octobre, la société publie son manifeste, dans lequel le droit du peuple à choisir son gouvernement et le droit à l’indépendance pour la colonie sont proclamés. Le même jour, les Fils de la liberté adoptent un hymne: Avant tout je suis Canadien, qui est composé par George-Étienne Cartier.

Un mois plus tard, le 6 novembre un affrontement a lieu à Montréal contre le Doric Club, des milices loyalistes. C’est le début de l’insurrection populaire. L’association disparaît lors de l’éclatement de cette insurrection, mais ses membres participeront au conflit armé de 1837 et aux deux tentatives d’invasion de 1838.

14 mars 2013

Louis-Joseph Papineau (1786 – 1871)

Papineau portraitNé à Montréal d’un père avocat et politicien, la famille de Louis-Joseph Papineau rejoint la bourgeoisie canadienne française en 1802 lorsque Joseph Papineau achète la seigneurie de Petite-Nation au séminaire de Québec. Louis-Joseph entra au collège de Montréal, puis au Petit Séminaire de Québec. il deviendra avocat, mais sera malheureux dans cette profession.

C’est la politique qui occupera la vie de Louis-Joseph Papineau. Élu député au Parlement du Bas-Canadaen 1808, il présidera la chambre dès 1815. Chef du parti Canadien, il s’opposera de toute son énergie à la volonté anglaise de réformer la Constitution de 1791 pour réunir le Canada sous une seule colonie.

Après la rébellion des patriotes en 1837, il s’enfuit aux États-Unis, puis en France. Il rentrera au pays après l’amnistie de 1845. Il siègera au Parlement du Canada-Unis, mais il quittera les rangs du parti réformiste pour siéger en indépendant. Il se retire de la politique en 1854. Il décèdera dans son manoir en 1871.

La vie politique de ce grand homme est gravée, par le burin de l’histoire, en caractères indélébiles; les luttes qu’il a soutenues pour conserver intacte une constitution octroyée par la Grande-Bretagne, et dont l’oligarchie du Canada s’efforçait depuis longtemps d’arracher lambeaux sur lambeaux, sont inscrites en lettres de feu dans le cœur de ses compatriotes. Philippe Aubert de Gaspé a parfaitement résumé la place de Louis-Joseph Papineau dans l’histoire de son pays.

Histoire de la résistance du Canada au gouvernement anglais (1839)

Papineau livreUn récit historique, impartial et succinct, des événements qui se sont passés dans mon pays pendant les deux dernières années portera dans tous les esprits cette conviction que ce ne sont pas les statuts anglais qui régleront le prochain avenir du Canada; mais que cet avenir est écrit dans les déclarations des droits de l’homme et dans les constitutions politiques que se sont données nos bons, sages et heureux voisins, les Américains indépendants.

À la fin de sa réponse en réfutation au rapport de Lord Durham, Louis-Joseph Papineau résume bien sa pensée. Il ne fait aucune confiance au Gouvernement anglais, ni à ses institutions. Le paternalisme de l’Angleterre l’a irrité durant toute sa carrière. La volonté de fusion du Haut et du Bas Canada en 1837 a causé la rébellion des patriotes.

Exilé en France, Papineau a dû fuir la répression anglaise. Le chef des réformistes a vu sa tête mise à prix. Dans une série d’articles parus dans la revue Le Progrès, il donne sa version des faits. Sa tentative de gagner les instances françaises à sa cause restera vaine.

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