Valais Libre

18 novembre 2018

366 histoires suisses

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18 novembre – Paris accueille la Suisse (1663)

Des Suisses rendent hommage à Louis XIV

Notre-Dame a revêtu ses plus beaux atours. L’église parisienne est couverte d’ors et de soieries pour accueillir les délégations des 13 cantons suisses et leurs alliés. L’alliance signée le 24 septembre à Soleure est jurée solennellement devant le roi Louis XIV, ce 18 novembre 1663.

36 députés et 87 attachés soigneusement choisis parmi la jeunesse helvétique vivent depuis plus d’une semaine les fastes de la capitale française. Rien ne leur est épargné. Ils sont reçus par les plus grands du royaume : Turenne, Condé, Philippe d’Orléans. Le Maréchal Gramont leur propose une pièce de théâtre, Sganarelle est joué par son auteur, Molière.

Le 11 novembre le roi qui deviendra Soleil les reçoit au Louvre. Les députés auront l’insigne honneur de toucher la main du roi qui leur lève son chapeau. Tout Paris les admire et les applaudit. Il faut dire que le roi a menacé de prison tous ceux qui oseraient se moquer de ses provinciaux habillés bizarrement.

Le roi a besoin des valeureux mercenaires confédérés. Ils sont prêts pour partir en campagne. La délégation est sous le charme, conquise. Elle rentrera au pays les yeux ensoleillés, mais en ayant oublié de réclamer les arriérés de paiements des troupes.

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18 octobre 2018

366 histoires suisses

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18 octobre – Révocation de l’édit de Nantes (1685)

Puisque la meilleure et la plus grande partie de nos sujets de la religion prétendue réformée ont embrassé la catholique, nous avons jugé que nous ne pouvions rien faire de mieux, pour effacer entièrement la mémoire des troubles de la confusion et des maux que cette fausse religion a causés dans notre royaume, que de révoquer entièrement ledit édit de Nantes…

En apposant sa signature au bas de ce texte, ce 18 octobre 1685, Louis XIV prend une décision purement française. Elle va avoir des conséquences pour toute l’Europe. La Suisse en sortira fortement enrichie. Pourtant, toute la cour applaudit.

Les protestants français, souvent convertis de façade, perdent espoir et vont quitter le pays plutôt que d’abjurer vraiment. Des centaines de milliers vont se réfugier au-delà du royaume devenu intolérant. La Suisse va en accueillir entre 20 et 60 milles selon les sources.

Fardeau dans un premier temps, ces femmes et ces hommes vont donner une impulsion considérable au commerce et à l’industrie naissante. D’une signature, Louis XIV enrichit la Suisse d’une élite qui va changer le destin de bien des cantons.

6 juin 2018

366 histoires suisses

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6 juin – Congrès de Baden (1714)

Congrès de Baden

Nos députés pour la Diète s’approchent en grand nombre et avec grand cortège: il y a aujourd’hui plus de gentilshommes en Suisse que de fromages en Gruyère! Le comte du Luc, ambassadeur du roi de France en Suisse, apprécie l’atmosphère de la ville de Baden où la guerre de succession d’Espagne se règle depuis la veille de ce 6 juin 1714. Il apprécie l’ambiance de petit Paris qui règne au bord de la Limmat.

Le traité de paix entre le roi de France Louis XIV et l’empereur Charles VI mettant fin à la guerre de succession d’Espagne sera signé le 7 septembre 1714 au terme de 3 mois de négociations. Il confirmera la paix séparée entre la France et l’Autriche signée à Rastatt le 6 mars 1714.

Le congrès organisé dans la ville neutre de Baden, où se tenait habituellement la Diète fédérale, servit à étendre la paix à toute l’Allemagne ainsi qu’au nord de l’Italie, soixante délégations y participèrent. Le calme et la sérénité de la Confédération, pourtant tiraillée par les querelles religieuses, auront contribué à mettre un terme à un conflit qui durait depuis plus de dix ans, depuis la mort du roi d’Espagne Charles II dernier représentant de la branche des Habsbourg.

Les puissances signataires menèrent en marge du congrès des entretiens secrets quant à une union catholique entre Vienne et Versailles et intervinrent en faveur des cantons catholiques vaincus à Villmergen en 1712.

22 septembre 2016

Histoire du Canada – 22 septembre

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Arrivée des 1ères filles du roy

Arrivée des 1ères filles du roy

19 juin 2016

Histoire du Canada – 19 juin

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Étendard du régiment

Étendard du régiment

20 janvier 2016

Histoire du Canada – 20 janvier

Statue de Mgr de Laval à Québec

Statue de Mgr de Laval à Québec

19 juin 2015

19 juin 1665 – Arrivée du régiment Carignan-Salières

Sus aux Iroquois

Étendard du régiment

Étendard du régiment

Le port de Québec est en effervescence ce 19 juin 1665. Les quatre premières compagnies du régiment Carignan-Salières finissent de débarquer. Durant les trois mois suivants, 20 autres compagnies arriveront dans la ville. Au final, il y aura entre 1200 et 1300 soldats, plus que la population de la ville de Québec, qui viendront dans la colonie royale pour lutter contre la menace des Iroquois. Cette armée, sous le commandement d’Alexandre de Prouville de Tracy, se mettra immédiatement au travail et se déploiera dans toute la vallée du Saint-Laurentt et sur les rives de la rivière Richelieu.

En 1663, le jeune roi Louis XIV fait passer la Nouvelle-France sous son autorité directe en la dotant d’un gouvernement royal. Il entreprend alors de nombreuses réformes pour dynamiser la colonie. Pour faire face à la menace des Iroquois, il ordonne en 1665 l’envoi en Nouvelle-France du régiment de Carignan-Salières, une troupe d’élite alors stationnée en Lorraine qui s’est distinguée en combattant les Turcs en Autriche l’année précédente.

Les troupes érigent plusieurs forts le long de la rivière Richelieu. Impressionnés, les Iroquois se présentent alors pour négocier une paix. Toutes les nations amérindiennes n’étant pas d’accord, ces pourparlers sont un échec. Une première opération militaire se solde par un échec en janvier 1666. Les rigueurs de l’hiver sont plus féroces que les Iroquois. Une nouvelle expédition en automne a plus de succès. La fuite des Amérindiens empêche une victoire totale, mais une paix est signée. Le régiment sera démobilisé en 1668. 400 soldats et officiers restent en Nouvelle-France profitant de l’offre du roi qui leur donne une terre et un peu d’argent.

31 mai 2015

31 mai 1689 – Rappel de Denonville

Guerres iroquoises

 Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville

Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville

[…] pour vous donner de l’employ dans mes armées où je suis persuadé que vous me servirez avec la mesme application, le mesme zèle et le mesme succez que vous avez fait par le passé. Le jugeant trop modéré face aux Iroquois et à leur allié Anglais, le roi Louis XIV rappelle, ce 31 mai 1689, son gouverneur en Nouvelle-France. Jacques-René de Brisay, marquis de Denonville est remplacé par Louis de Buade, comte de Frontenac. Ce changement n’empêchera pas le massacre de Lachine deux mois plus tard.

[…] un homme qui par sa vertu travaillera au bien de la Religion, par sa valeur et son expérience remettra les affaires que Mr. de la Barre a comme abandonnées dans la paix honteuse qu’il vient de faire avec les Iroquois, Et par sa sagesse evitera toute sorte de difficultez et embarras avec vous. Le roi nomme Denonville pour réparer la paix honteuse conclue par de la Barre en 1684. Dès son arrivée en automne 1689 en compagnie du futur évêque Mgr de Saint-Vallier et de 500 soldats, s’attelle à la tâche en visitant la région jusqu’à fort Frontenac en Ontario.

Ce qu’il trouve le consterna et il apporte des réformes. Sa lutte contre les Iroquois n’arrive pas à faire cesser les menaces sur la traite des fourrures dans la région. Malgré des raids dévastateurs où il incendie des villages et brûle des récoltes de la nation tsonnontouanne, il n’arrive pas à soumettre totalement la région. Il sauvera par contre le commerce des fourrures. Peu de temps avant son rappel, Denonville et le Callière, gouverneur de Montréal, tente de convaincre le roi de préparer un raid pour s’emparer de New York. La guerre qui éclate en Europe ne permettra pas cette expédition.

30 mai 2015

30 mai 1849 – Un barreau pour Québec

Les avocats s’organisent

Le premier bâtonnier, Henri Black

Le premier bâtonnier, Henri Black

Le Barreau du Bas-Canada voit le jour ce 30 mai 1849. Plus de cinquante ans que le Haut-Canada ait reçu sa charte en 1797, la région a majorité francophone peut à son tour organiser la profession d’avocat. La loi de 1849 ne crée pas la profession, elle permet aux avocats, réunis en corporation, de superviser et d’administrer l’application des règles d’admission et de pratique. Les querelles entre le gouverneur et l’Assemblée législative sont du passé. L’Acte d’Union de 1840 et l’obtention de la responsabilité ministérielle en 1848 ont permis cette évolution.

Les débuts de la Nouvelle-France sont marqués par l’absence d’avocats. Dès 1618, Champlain demande au roi que la justice soit rendue gratuitement sans l’intervention d’avocats. Il veut éviter les complications, les chicaneries et les longues procédures. En 1678, le roi Louis XIV interdit formellement aux avocats de pratiquer en Nouvelle-France. Ce n’est qu’après la conquête que le gouverneur James Murray juge la situation intenable, les arbitrages des juges, notaires ou curés ne suffisent plus. En 1765, il octroie les premières commissions d’avocats.

En 1779, les avocats fondent la Communauté des avocats de Québec et demandent une réforme du système des commissions. Ils veulent plus d’indépendance. Ils établissent des règles d’éthique professionnelle, organisent la discipline des membres et la formation des futurs avocats. La loi de 1849 viendra sanctionner leurs bonnes intentions en leur donnant deux pouvoirs essentiels: le contrôle de l’admission à l’étude et à la pratique du droit et l’autorisation d’appliquer une discipline auprès de ses membres.

5 mai 2015

5 mai 1665 – Mort d’Augustin de Mézy

Mort en fonction

Augustin de Saffray de Mézy

Augustin de Saffray de Mézy

L’an 1665, le cinquiesme de may entre onze heure du soir et la minuit, est decedé en la communion de N. M. La Ste Eglise après avoir reçu le Viatique et L’extreme onction, Messire Augustin de Saffray Chevalier Seigr de Mezy gouverneur et Lieutenant général pour le Roy en toute l’estendue de la Nouvelle France; les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec mentionnent la mort, ce 5 mai 1665 , d’Augustin de Saffray de Mézy, gouverneur de la Nouvelle-France. Il sera enterré deux jours plus tard, selon sa volonté, au cimetière des pauvres de l’Hôtel-Dieu de Québec.

Issu d’une vieille famille de la noblesse normande, on ne sait presque rien de la jeunesse d’Augustin de Mézy. Certains prétendent qu’elle fut dissolue, mais cela ne l’empêcha pas d’impressionner favorablement François de Laval. Le futur évêque de Québec se souviendra de Mézy lorsque le roi Louis XIV qui vient de faire de la Nouvelle-France une colonie royale lui demandera un nom pour le poste de gouverneur. Augustin de Mézy sera nommé en 1663 pour remplacer le baron Davaugour et débarquera à Québec le 15 septembre avec 159 colons.

Sa première tâche sera de nommer, en compagnie de Mgr de Laval, le tout nouveau Conseil souverain. Ce sera le début d’une longue lutte d’influence entre les deux hommes. Interdiction de vendre de l’alcool aux Amérindiens, règlements des taxes et impôts, les deux hommes s’arrangent sur certains domaines, mais leur fierté est mise à mal à chaque fois qu’il faut nommer quelqu’un à un poste. Alors que quelques hommes sont à Paris pour faire révoquer le gouverneur, celui-ci tombe malade en mars 1665. De Mézy désire se réconcilier avec le clergé et Mgr de Laval dira une messe quotidienne à l’intention du gouverneur jusqu’à sa mort.

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