Valais Libre

26 janvier 2015

26 janvier 1611 – Départ de Biencourt

Pour l’Acadie

Charles de Biencourt, dessin de Michèle Collard, © Editions la Vague verte.

Charles de Biencourt, dessin de Michèle Collard, © Editions la Vague verte.

La Grâce-de-Dieu hisse ses voiles et profite des vents favorables pour quitter le port français de Dieppe ce 26 janvier 1611. Charles de Biencourt, accompagné de deux pères Jésuites et de 36 colons vogue vers la colonie de Port-Royal dirigée par son père Jean de Poutrincourt pour lui apporter un ravitaillement devenu urgent. Des conditions de navigation très difficile retardent le bateau et, lorsqu’il arrivera à destination quatre mois plus tard, les provisions seront très largement entamées.

L’aventure de a colonisation française en Acadie se poursuit sous un mauvais signe. Jean de Poutrincourt avait participé aux expéditions de Champlain et de Dugua de Monts à partir de 1604. Après les premiers échecs, il avait poursuivi l’occupation de l’Acadie pendant que les deux autres se tournaient vers le Saint-Laurent. L’Acadie était au coeur d’une lutte d’influence entre la France et l’Angleterre et Poutrincourt, avec l’appui du nouveau roi de France, impliqua de plus en plus son fils dans la tentative d’établir un poste permanent à Port-Royal.

En 1615, à l’âge de vingt-cinq ans, Charles de Biencourt devient gouverneur de l’Acadie. Il avait déjà rempli ce rôle à plusieurs reprises lors des absences de son père. Allié des Micmacs dont il parlait la langue, Biencourt réussit à développer une période de prospérité grâce au répit momentané laissé par les Anglais. Malheureusement, si le commerce allait bien, la colonie ne grossit pas. Malgré les appels du gouverneur, la France n’envoya pas de colons, ni d’argent pour fortifier la ville et Port-Royal tombait presque en ruine à la mort de Charles Biencourt en 1623.

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25 janvier 2015

25 janvier 1631 – Marie de l’Incarnation entre au couvent

Début d’une vocation

Marie de l'Incarnation

Marie de l’Incarnation

Le couvent des Ursulines de Tours accueille une nouvelle pensionnaire ce 25 janvier 1631. Marie Guyard a 32 ans, elle est veuve et a un garçon de 12 ans qu’elle confie à sa soeur. Les Ursulines sont un ordre qui se consacre à l’éducation des filles. Très vite, la nouvelle religieuse a le projet d’aller instruire les jeunes filles de la toute nouvelle colonie d’outre-Atlantique. Elle rencontre la riche et pieuse Madeleine de la Peltrie qui lui procure les fonds pour fonder un monastère à Québec.

Le 1er août 1639, son rêve prend forme. Elle débarque à Québec avec deux autres ursulines, Madame de la Peltrie et une servante. Sa volonté première est d’instruire des Amérindiennes et de les convertir au catholicisme. Les débuts sont difficiles. Logée dans une maison où, la nuit, elle voit les étoiles à travers le toit, elle s’accroche à sa foi et à son rêve. La construction d’un monastère et l’accueil des jeunes filles françaises permettra à son oeuvre de se développer. Même si elle a une vie cloîtrée, soeur Marie de l’Incarnation joue un rôle très actif dans la jeune colonie.

Elle correspondra régulièrement avec son très cher fils Claude, devenu curé et demeuré en France. Ces lettres présentent un rapport détaillé de la vie en Nouvelle-France. Elle rédigera aussi une seconde autobiographie aux élans mystiques et poétiques inattendus. Souvent alitée, Marie travaille à des catéchismes, grammaires et dictionnaires en algonquin et en iroquois. Elle mourra le 30 avril 1672, elle est vénérée par beaucoup de Québécois depuis et le pape François en fait une sainte le 3 avril 2014.

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