Valais Libre

7 septembre 2016

Histoire du Canada – 7 septembre

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Maurice Duplessis

Maurice Duplessis

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8 août 2016

Histoire du Canada – 8 août

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Maurice Duplessis

Maurice Duplessis

13 août 2015

13 août 1946 – Émeute à la Dominion Textile

Luttes ouvrières

Madeleine Parent s'exprimant durant la grève de 1946

Madeleine Parent s’exprimant durant la grève de 1946

Nous ne fabriquerons pas une verge de coton tant que nous n’aurons pas obtenu ce que nous demandons. Ce 13 août 1946, les grévistes de la Montreal Cotton Company (MOCO) de Valleyfield , leurs familles ainsi que les habitants de la ville affrontent 250 policiers armés de mitraillettes. Les affrontements sont très violents. Les roches des grévistes répondent aux bombes lacrymogènes de la police. Pour la première fois, les grévistes auront le dessus. Ils expulseront les briseurs de grève, mettront le verrou sur la barrière de l’usine et feront reculer la police.

Dès 1942, sous l’impulsion de Madeleine Parent, les ouvriers du textile s’organisent en syndicat. Au début de l’été 1946, le syndicat exige une augmentation du salaire, une diminution de la semaine de travail et la signature d’un contrat de travail. Devant l’intransigeance de la direction, la grève est déclenchée au début du mois de juin. Elle est immédiatement déclarée illégale par le premier ministre Maurice Duplessis. Si le conflit se règle pacifiquement le 26 juillet dans les usines de Montréal, la grève continue à Valleyfield.

L’usine de Valleyfield implantée en 1873 ressemble à un château médiéval avec ses grosses pierres grises, ses tours à créneaux, ses ponts et ses quartiers d’ouvriers et d’ouvrières. La vie des gens de Salaberry-de-Valleyfield est rythmée par le criard de la MOCO. La taille gigantesque de la compagnie exerce une forte ascendance sur les habitants de la ville. Les gens vivaient dans des logements qui appartenaient à la compagnie. On achetait les provisions au magasin et le lait à la ferme de la MOCO. La grève se terminera le 5 septembre par la victoire des ouvriers, la direction acceptant de signer une convention collective.

8 août 2015

8 août 1944 – Victoire de Duplessis

Retour du Cheuf

Maurice Duplessis

Maurice Duplessis

48 sièges pour l’Union nationale de Maurice Duplessis, 37 pour le Parti libéral d’Adélard Godbout, 4 pour le Bloc populaire canadien d’André Laurendeau et 1 pour la Cooperative Commonwealth Federation, le CCF de Romuald-Jospeh Lamoureux qui deviendra le Nouveau parti démocratique au début des années 1960, tel est le verdict sorti des urnes ce 8 août 1944. Le gouvernement libéral d’Adélard est battu malgré un pourcentage de voix plus élevé que l’Union nationale, le parti au pouvoir gagne dans moins de circonscriptions.

Maurice Duplessis remporte son dernier duel avec le chef des libéraux. Vaincu en 1936, vainqueur en 1939, Adélard Godbout ne sortira pas vainqueur de cette période marquée par la Deuxième Guerre mondiale. Malgré des réformes marquantes et populaires, comme l’étatisation de l’électricité et le droit de vote pour les femmes, les libéraux paient les méfaits de la conscription et la politique centralisatrice du gouvernement fédéral. Le Bloc populaire et l’Union nationale ont su lui faire porter le poids de cette période difficile.

L’ère du duplessisme s’ouvre pour le Québec. Le Cheuf règnera sur la province pour les 15 prochaines années. Malgré un dynamisme encourageant au départ avec l’exploitation des ressources naturelles, l’établissement d’un crédit agricole ou encore la construction d’hôpitaux et d’école, cette époque sera marquée par une atmosphère plus sombre. La main mise du clergé, lui-même soumis à Duplessis, sera un fait marquant du gouvernement Duplessis. Une population soumise aux préceptes de la religion et une politique très conservatrice seront les caractéristiques de la société québécoise jusqu’à la mort de Maurice Duplessis en 1959.

22 juin 2015

22 juin 1960 – Victoire de Jean Lesage

La révolution tranquille

Jean Lesage, célèbrant la victoire des siens en compagnie de ses deux candidats vedettes, René Lévesque et Paul Gérin-Lajoie

Jean Lesage, célèbrant la victoire des siens en compagnie de ses deux candidats vedettes, René Lévesque et Paul Gérin-Lajoie

C’est le temps que ça change ! Le slogan du Parti libéral de Jean Lesage n’aura rarement aussi collé aux volontés de la population. Ce 22 juin 1960, l’équipe du tonnerre de Jean Lesage remporte les élections avec 51,4 % des voix, faisant élire 51 députés à l’Assemblée nationale, contre 43 pour l’Union nationale d’Antonio Barrette. L’ère de Maurice Duplessis, mort en septembre 1959 est bien finie. Les Québécois ont voulu tourner la page. La Grande noirceur comme certains l’appelleront plus tard cède sa place à la Révolution tranquille.

C’est une victoire merveilleuse, une victoire pour les jeunes qui sont libérés du manque de sécurité face à l’avenir […] C’est plus qu’un changement de gouvernement, c’est un changement de la vie ! Le nouveau premier ministre peut exulter avec des personnages marquants comme René Lévesque, Paul Gérin-Lajoie et Georges-Émile Lapalme, son équipe prend le pouvoir. C’est autant l’usure de l’Union nationale au pouvoir depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale qui est sanctionnée que le programme électoral audacieux et avant-gardiste de Jean Lesage qui est plébiscité.

C’est maintenant où jamais que nous serons maîtres chez nous ! La formule utilisée par Jean Lesage lors d’un premier débat télévisé en 1962 marquera le Québec. La nationalisation de l’électricité est un moment fort de la période Lesage, tout comme le premier ministère de l’Éducation avec Paul Gérin-Lajoie en 1964. Symbole de la modernisation du Québec avec un état qui se développe fortement, Jean Lesage restera au pouvoir jusqu’en 1966 lorsqu’il est battu par les unionistes de Daniel Johnson. Il restera chef de l’opposition jusqu’à son retrait de la vie politique en 1970. Jean Lesage décèdera le 12 décembre 1980 à Québec.

14 avril 2015

14 avril 1944 – Hydro-Québec

Première étatisation de l’électricité

Premier logo d'Hydro-Québec

Premier logo d’Hydro-Québec

[…] fournir l’énergie aux municipalités, aux entreprises industrielles ou commerciales et aux citoyens de cette province aux taux les plus bas compatibles avec une saine administration financière, tel est le mandat confié, ce 14 avril 1944, par la loi 17 à la commission hydroélectrique du Québec, communément appelée Hydro-Québec. Le gouvernement d’Adélard Godbout exproprie par la même occasion tous les biens meubles et immeubles servant à la production, à la transmission (sic) et à la distribution du gaz et de l’électricité de la Montreal Light, Heat and Power Consolidated et de ses filiales.

C’est évident que le gouvernement veut donner des jobs à ses amis, à la veille des élections. C’est la troisième commission qu’il crée et chaque fois il assure des salaires plantureux à des amis politiques. Quelques jours plus tard, Maurice Duplessis, chef de l’opposition, ne sera pas tendre envers le premier ministre. Mais, quelques mois plus tard, lorsqu’il prendra le pouvoir, Duplessis ne remettra pas en cause cette décision à l’exception du mandat d’électrification rurale confié à l’Office de l’électrification rurale.

Dès lors, la nouvelle compagnie doit accroître rapidement la production si elle veut subvenir à l’augmentation rapide de la demande. Dès 1948 la deuxième phase de la centrale de Beauharnois est mise en route, puis viendront dans les années 50 les premiers grands barrages de la Côte-Nord sur la rivière Betsiamites. En 1963, la nationalisation de l’électricité deviendra effective avec le rachat par Hydro-Québec de 11 compagnies privées.

5 mars 2015

5 mars 1867 – Naissance de Louis-Alexandre Taschereau

Futur premier ministre

 Louis-Alexandre Taschereau

Louis-Alexandre Taschereau

Le juge à la Cour suprême Jean-Thomas Taschereau et sa femme Marie-Louise-Joséphine Caron sont fiers, ce 5 mars 1867 d’annoncer la naissance de leur fils Louis-Alexandre. Le nouveau-né poursuivra dans la lignée de ses ancêtres en faisant une brillante carrière politique. Il commencera par faire ses études au séminaire de Québec et à l’Université Laval, où il obtient un diplôme en droit. Il sera admis au Barreau du Québec en 1889.

Il travaillera dans l’étude du futur premier ministre Simon-Napoléon Parent et se lance ne politique dès 1900 où il est élu pour le parti libéral à l’Assemblée législative de Québec. Il sera ministre des Travaux publics entre 1907 et 1919 dans le gouvernement de Lomer Gouin. En 1920, il deviendra le quatorzième premier ministre du Québec. Il sera le premier ministre de la grande crise économique qui frappa l’Amérique du Nord dès 1929 et démissionnera en juin 1936 à cause d’un scandale de corruption.

Pendant ses seize années au pouvoir, il adopte la Loi de l’assistance publique et voit à la création de la Commission des liqueurs. Sur le plan économique, il mise essentiellement sur le capital étranger pour développer l’industrie québécoise et endiguer l’émigration vers les États-Unis. Mais son impuissance face à la crise entraîne le départ de plusieurs députés qui se joindront à Maurice Duplessis pour fonder l’Union nationale qui prendra le pouvoir en 1936. Louis-Alexandre Taschereau mourra le 6 juillet 1952.

12 février 2015

12 février 1953 – Commission Tremblay

relations Canada / Québec

Le juge Thomas Tremblay

Le juge Thomas Tremblay

Une commission royale d’enquête sur les problèmes constitutionnels est établie ce 12 février 1953 par une loi de l’Assemblée législative du Québec dans le but d’étudier le problème des relations fédérales-provinciales au Canada du point de vue fiscal, dans le cadre de la lutte menée par Québec contre la politique centralisatrice d’après-guerre du gouvernement fédéral. Au sortir de la guerre, le gouvernement de Maurice Duplessis lutte contre la volonté centralisatrice du gouvernement fédéral.

La commission dirigée par le juge Thomas Tremblay travaillera durant trois ans et remettra, le 15 février 1956, un rapport en quatre volumes au premier ministre Duplessis. Celui-ci ne montre guère d’enthousiasme face à ces travaux puisqu’il en retarde la diffusion publique pendant près de deux mois. Laïcisation de l’enseignement, plus large autonomie provinciale, nouvelle répartition fiscale avec l’impôt sur le revenu à la province et la taxation des biens de consommation pour le fédéral, les propositions trouveront écho lors de la Révolution tranquille.

L’enquête Tremblay sera pour toute la collectivité québécoise l’occasion d’un examen et d’une prise de conscience. Jamais auparavant, les Canadiens français du Québec ne s’étaient interrogés avec un tel effort de lucidité sur eux-mêmes et sur leurs problèmes collectifs. L’historien Michel Brunet replace les travaux de la commission dans la lumière et insiste sur leur importance dans le cheminement du Québec.

18 janvier 2015

18 janvier 1937 – Voeu de privatisation de l’électricité

Discours précurseur

Dr Philippe Hamel

Dr Philippe Hamel

Dirigeants de ma province et de Montréal, je vous en conjure, rendez-vous à l’évidence; apprenez à connaître la perfidie du monopole de l’électricité. Cherchez donc à répandre dans toute la province les bienfaits de l’électricité. Modernisez notre agriculture par l’électrification rurale intense qui ne se fait que dans les pays où l’électricité est nationalisée. Rendez la campagne plus invitante pour notre jeunesse… le Dr Philippe Hamel lance un véritable cri du coeur ce 18 janvier 1937.

Le député prononce une conférence à l’école du Plateau à Montréal. Le trust de l’électricité, menace pour la sécurité sociale: le titre du discours est clair. Le dentiste qui veut se faire réélire sous les couleurs de l’Union nationale de Maurice Duplessis veut la tête des barons de l’électricité. Développement rural, développement des mines et de l’industrie, développement des manufactures, toute la province a besoin d’électricité. Hamel veut expulser les exploiteurs qui menacent la paix sociale.

Malgré quelques promesses, Duplessis lui refuse même la nationalisation de la plus petite compagnie de la province. Je n’ai pas été élu pour me pavaner en Chambre avec une robe et un bonnet, mais pour me battre contre les ennemis du peuple ! Philippe Hamel démissionnera de l’Union nationale et, désillusionné, quittera la politique en 1939. Sept ans plus tard, en 1944 Hydro-Québec verra le jour donnant ainsi raison au combat du Dr Hamel.

3 janvier 2015

3 janvier 1960 – Paul Sauvé n’est plus

Mort d’un premier ministre

Paul Sauvé

Paul Sauvé

Le gouvernement du Québec se réveille une nouvelle fois orphelin, ce 3 janvier 1960. La veille, son premier ministre Paul Sauvé est mort soudainement en fonction à Saint-Eustache. Moins de 4 mois après la mort de son prédécesseur Maurice Duplessis, Paul Sauvé laisse à nouveau la province sans chef. Antonio Barrette lui succèdera comme chef de l’Union nationale et premier ministre jusqu’à la victoire des libéraux de Jean Lesage le 22 juin 1960.

Né à Saint-Benoît le 24 mars 1907, Jean Sauvé est le fils d’Arthur Sauvé, journaliste et homme politique. Il étudie au Séminaire de Sainte-Thérèse, au Collège Sainte-Marie et à l’Université de Montréal. Il est admis au Barreau de la province de Québec le 8 juillet 1930. Il débutera sa carrière politique comme député conservateur dans Deux-Montagnes à l’élection partielle du 4 novembre 1930.

Défait en 1935, il reviendra au parlement en 1936 sous les couleurs de l’Union nationale de Maurice Duplessis. Après son retour de la guerre en Europe où il a participé, entre autres au débarquement de Normandie, il deviendra ministre du Bien-être social et de la Jeunesse. Après la mort en fonction de Maurice Duplessis, Paul Sauvé le remplacera comme chef du parti et comme premier ministre.

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