Valais Libre

25 novembre 2014

25 novembre 1935 – Courte victoire de Taschereau

Bientôt Duplessis

Louis-Alexandre Taschereau

Louis-Alexandre Taschereau

Voulez-vous vous délivrer, une bonne fois, des politiciens qui vous font des mamours au temps des élections et qui une fois élus passent au service des financiers qui souscrivent à la caisse électorale ? Les électeurs québécois ont presque répondu oui à la question de Paul Gouin, chef de l’Action libérale nationale (ALN). Ce 25 novembre 1935 Louis-Alexandre Taschereau est réélu premier ministre du Québec, mais sa majorité est courte.

Son parti, le Parti libéral du Québec (PLQ) obtient 48 sièges, l’ALN 26 et le Parti conservateur avec son nouveau chef Maurice Duplessis, 16. Une coalition Gouin-Duplessis, les deux chefs s’entendent en effet pour que l’on ne retrouve qu’une candidature de chaque formation par circonscription, est venue changer la donne électorale au Québec. Elle met en danger le quatrième gouvernement Taschereau. Toutefois, croulant sous les scandales, il doit démissionner moins de sept mois plus tard.

Aux portes du pouvoir, l’alliance Gouin-Duplessis qu’on appelle déjà Union nationale, n’entend pas relâcher la pression. Âgé de 68 ans, Taschereau ne résistera pas longtemps. Avec un régime aussi dissolu, la dissolution s’imposait… Maurice Duplessis réagit avec humour à l’annonce de la dissolution du Parlement 7 mois plus tard en juin 1936. Le futur premier ministre a pris seul le contrôle de l’Union nationale en évinçant Paul Gouin. Les années Duplessis vont bientôt commencer.

25 octobre 2014

25 octobre 1939 – Godbout gagne les élections

Les libéraux aux pouvoirs

Adélard Godbout

Adélard Godbout

Je vous affirme avec toute la force dont je suis capable que le gouvernement d’Ottawa ne décrétera jamais la conscription militaire tant que vous laisserez la politique libérale diriger vos destinées. Cette déclaration de campagne du chef des libéraux Adélard Godbout aura peut-être fait pencher la balance. Ce 25 octobre 1939 l’Union nationale de Maurice Duplessis est balayé lors des élections provinciales. Le parti libéral de Godbout remporte 70 sièges contre 15 pour le parti de Duplessis.

Un vote pour Maurice Duplessis, c’est un vote pour l’autonomie…contre la conscription. Le premier ministre élu en 1936 avec de grands espoirs n’aura pas réussi à convaincre. Incapable de satisfaire les attentes suscitées par son élection, Maurice Duplessis entre dans l’opposition, il reviendra avant la fin de la guerre. Le très fort appui des ministres libéraux fédéraux du Québec aura largement contribué au succès de Godbout

Adélard Godbout est un fermier né dans le Bas-Saint-Laurent, à Saint-Éloi, en 1892. Après des études au Séminaire de Rimouski et à l’école d’agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, il devint enseignant dans cette dernière école. Député, puis ministre de l’Agriculture sous l’administration Taschereau, il succède brièvement à son chef en 1936, mais perdit les élections deux mois plus tard. Il revient au pouvoir en 1939, mais sera battu par Duplessis en 1944. Il restera chef de l’opposition jusqu’à sa nomination au Sénat canadien en 1949. Adélard Godbout meurt le 18 septembre 1956.

7 septembre 2014

7 septembre 1959 – Mort de Maurice Duplessis

Le « Cheuf » n’est plus.

 

Maurice Duplessis

Maurice Duplessis

Antéchrist pour certains, Messie pour d’autres, c’est finalement un homme qui disparaît ce 7 septembre 1959. Maurice Duplessis meurt en fonction lors d’une visite dans la ville minière de Schefferville. Ce premier ministre aura marqué l’histoire du Québec. Au pouvoir de 1936 à 1939, puis de 1944 à 1959, son long règne, appelé la Grande Noirceur par ses adversaires, sera marqué par ses valeurs traditionnelles.

La prospérité rurale est la base de la prospérité urbaine. Les villes ont le confort sans la sécurité et les campagnes ont la sécurité sans avoir le confort. Quand les gens de la campagne ont de l’argent, ils viennent le dépenser à la ville. Ces quelques slogans de campagne illustrent le personnage. Les gouvernements de Duplessis furent caractérisés par l’usage non restreint du trafic d’influence, la lutte anticommuniste, l’emploi de la manière forte contre les syndicats et une machine électorale invincible.

Né en 1890 à Trois-Rivières, Maurice Duplessis obtiendra un diplôme de droit à l’Université de Montréal en 1913. Il exercera au barreau de Québec jusqu’à son entrée en politique en 1927. Il avait été défait lors de l’élection de 1923. En 1933, il devient chef du Parti conservateur du Québec et fondera l’Union nationale en 1936. Il prend alors immédiatement la direction du gouvernement. Celui qu’on appelait simplement Cheuf ne quittera le pouvoir que durant une partie de la Deuxième Guerre mondiale.

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