Valais Libre

25 juin 2015

25 juin 1968 – Premier noir à la Chambre des communes

Lincoln Alexander

Lincoln Alexander

Lincoln Alexander

Une mince marge de moins de 350 voix sera suffisante pour que ce 25 juin 1968 entre dans l’histoire des noirs au Canada. Lincoln Alexander est élu pour le parti progressiste-conservateur dans la circonscription de Hamilton-Ouest en Ontario. Il devient ainsi le premier noir à siéger à la Chambre des communes. L’avocat de 46 ans crée une surprise et débute une carrière politique qui fera de lui le premier ministre de race noire au Canada en 1979 lorsqu’il deviendra ministre du Travail. Il sera aussi un pionnier des minorités en devenant lieutenant-gouverneur de l’Ontario en 1985.

Né à Toronto le 21 janvier 1922, Lincoln Alexander est fils d’immigrants antillais. Il servira comme caporal dans l’Aviation royale du Canada durant la Deuxième Guerre mondiale avant de commencer des études supérieures en droit. Il deviendra un des premiers noirs à exercer comme avocat en Ontario. Il entrera en politique en 1965, mais ne sera pas élu. Son score brillant lui permet d’être candidat naturel de son parti pour les élections de 1968 qui verront les libéraux de Pierre-Eliott Trudeau conserver le pouvoir.

[…] exemple à suivre en matière de détermination, d’humilité et de service. Il s’est toujours battu pour l’égalité des droits pour toutes les ethnies dans notre société et, sans malice, il a fait changer les attitudes et a contribué grandement à l’inclusion et à la tolérance du Canada aujourd’hui. En 2013, peu de temps après la mort de Lincoln Alexander survenue le 19 octobre 2012, l’Assemblée législative de l’Ontario déclare le 21 janvier comme journée Lincoln Alexander. Cette journée sera observée pour la première fois en 2015 à travers tout le pays.

Publicités

19 novembre 2014

19 novembre 1794 – Traité de Jay

Paix anglo-américaine

11.19 jay_traite_frIl existera entre Sa Majesté britannique, ses héritiers et successeurs, et les États-Unis de l’Amérique ainsi qu’entre leurs domaines, territoires, cités, villes et peuples de toute dénomination sans exception de personnes et de lieux, respectivement, une paix ferme, inviolable et universelle, et une amitié vraie et sincère. John Jay, juge en chef de la Cour suprême des États-Unis et le baron de Grenville, plénipotentiaire du roi Georges III, signent à Londres, ce 19 novembre 1794, une entente entre les deux pays.

Malgré le traité de Paris de 1783, des litiges subsistent entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. L’occupation britannique de forts sur le territoire américain dans la région des Grands Lacs est contestée par les Américains qui réclament également des compensations pour les navires, marchandises et esclaves confisqués durant la guerre d’indépendance. Georges Washington, président des États-Unis, veut éviter une nouvelle guerre, il envoie à Londres John Jay pour négocier.

Ce traité pose aujourd’hui quelques problèmes au Canada à cause de la question des Amérindiens. Ceux-ci ont obtenu le droit de s’installer et de travailler aux États-Unis sans restriction ainsi qu’une exemption des droits de douane sur les biens qu’ils transportent au-delà des frontières. Le Canada n’a jamais reconnu ce traité et des conflits ont régulièrement cours au sujet des droits de douane, notamment en Ontario.

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :