Valais Libre

17 juin 2016

Histoire du Canada – 17 juin

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Papineau devant une assemblée de patriotes

Papineau devant une assemblée de patriotes

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13 juin 2016

Histoire du Canada – 13 juin

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Proclamation du 13 juin 1878

Proclamation du 13 juin 1878

16 juillet 2015

16 juillet 1847 – Premier numéro de l’Avenir

Un journal pour les rouge

Dorion, Jean-Baptiste-Éric

Dorion, Jean-Baptiste-Éric

Journal publié dans les intérêts populaires, tel est le sous-titre du journal L’Avenir qui paraît pour la première fois à Montréal ce 16 juillet 1847. Sous la direction de George Batchelor, qui en partage la propriété avec Jean-Baptiste-Éric Dorion, ce nouveau titre se veut le porte-parole de la jeunesse sur toutes les questions d’intérêt public. Mesuré au départ, très vite L’Avenir radicalisera ses positions et prendra position en faveur de Louis-Joseph Papineau.

Moins de 10 ans après la Rébellion des patriotes et la riposte de Londres avec son Acte d’Union, L’Avenir devient l’outil d’expression du parti rouge. Le journal défend les positions du parti: souveraineté populaire, suffrage universel, séparation de l’Église et de l’État, abolition de la tenure seigneuriale, réformes constitutionnelles et judiciaires. Ils veulent aussi la fin de l’Union au nom des intérêts des Canadiens français.

L’oeuvre de la régénération politique est commencée, elle se continue sans relâche et s’accomplira infailliblement… La publication de 1’Avenir n’aura donc pas été inutile et si le journal a pu préparer la voie aux idées républicaines, je m’estimerai toujours heureux d’avoir participé aux travaux qui auront amené cet état de choses. Ainsi se termine l’éditorial d’adieu signé Jean-Baptiste-Éric Dorion qui met un point final à l’aventure de l’Avenir le 21 janvier 1852.

17 juin 2015

17 juin 1837 – Proclamation Gosford

Huile sur le feu

Papineau devant une assemblée de patriotes

Papineau devant une assemblée de patriotes

Une proclamation affirmant que les assemblées patriotes constituent une atteinte à la paix et visent à retirer l’allégeance de la population à la monarchie est affichée partout à Québec ce 17 juin 1837. Pour assurer la paix et le bon ordre, le gouverneur Gosford interdit les publications séditieuses, demande à la population d’éviter les assemblées et lui demande également de faire tout pour empêcher la tenue de tels discours. Le pays entre dans une période de troubles. Les résolutions de Russell qui répondent aux 91 résolutions de Papineau ne sont pas bien accueillies par les patriotes.

Le 7 mai 1837, une première assemblée de protestation est organisée à Saint-Ours. Elle servira de modèles aux nombreuses qui suivront durant l’été et l’automne 1837. Devant cette agitation des patriotes des bureaucrates et des partisans de l’ordre établi poussent le gouverneur à agir. Au mois de juin, le Conseil exécutif est réuni à Québec. La dissolution de la Chambre d’assemblée et les actions à prendre contre les assemblées de patriotes sont discutées. Loin de calmer les esprits, la proclamation du gouverneur va jeter de l’huile sur le feu.

Le 18 juin, une nouvelle assemblée est organisée à Berthier. La proclamation rapidement affichée dans la région est jugée honteuse. Papineau qui s’exprime à cette occasion demande à la population de respecter l’autorité des capitaines de milice, dont plusieurs sont présents à l’assemblée. Mais il s’empresse d’ajouter que toutes les lois, en parlant de la proclamation, doivent respecter la constitution. Papineau déclare aussi qu’il n’est pas nécessaire d’obéir à ceux qui briment les droits de la majorité. Les assemblées continueront, cette proclamation n’aura fait que de radicaliser les positions.

28 février 2015

28 février 1838 – Proclamation d’indépendance

Nelson président !

Nelson et sa déclaration d'indépendance

Nelson et sa déclaration d’indépendance

Que de ce jour et à l’avenir, le peuple du Bas-Canada est libre de toute allégeance à la Grande-Bretagne, et que le politique entre ce pouvoir et le Bas-Canada, est maintenant rompu.

Qu’une forme républicaine de gouvernement est celle convient le mieux au Bas-Canada, qui est ce jour déclaré être une république.

Ainsi commence la déclaration solennelle de Robert Nelson. Ce 28 février 1838, celui qui vient d’être proclamé président de la République bas-canadienne par ses troupes, lit une proclamation très progressiste pour son époque. Après l’échec des démarches de Papineau envers le président des États-Unis, Robert Nelson prend le contrôle du mouvement des patriotes et entreprend une démarche plus radicale. Il est à Caldwell’s Manor, aujourd’hui Clarenceville, une petite ville près de la frontière avec les États-Unis entouré de quelques centaines d’hommes.

L’invasion échouera et les leaders formeront une organisation militaire du nom des Frères chasseurs et prépareront une insurrection qui éclatera en automne 1838. Le plan d’action s’articule autour de différents camps qui doivent approvisionner les troupes en armes, rechercher un appui des États-Unis et développer des liens avec les rebelles du Haut-Canada. Cette stratégie échouera et Robert Nelson s’exilera aux États-Unis. Lord Durham sera nommé gouverneur de la colonie, son rapport préparera l’Acte d’Union de 1840.

7 janvier 2015

7 janvier 1834 – 92 résolutions

Début d’une prise de conscience

Louis-Joseph Papineau

Louis-Joseph Papineau

Que c’est l’opinion de ce comité, que les loyaux sujets de Sa Majesté, le peuple de cette province du Bas-Canada, ont montré le plus grand attachement pour l’Empire britannique dont ils font partie ; qu’ils l’ont défendu avec courage dans la guerre, à deux diverses fois, qu’à l’époque qui a précédé l’indépendance des ci-devant colonies anglaises de ce continent, ils ont résisté à l’appel qu’elles leur faisaient de…

La première des 92 résolutions déposées durant la session de l’Assemblée législative du Bas-Canada qui débute ce 7 janvier 1834 rappelle la loyauté et la fidélité du peuple canadien à la couronne britannique. Ensuite, les résolutionnaires demandent des institutions plus conformes à l’état social des Canadiens français, ils défendent leur foi et leur langue. Ils veulent un gouvernement responsable et affranchi de la domination londonienne.

Déposées par l’ancien maire de Québec, Elzéard Bédard, ces 92 résolutions ont été rédigées au début de 1834, en cinq nuits consécutives chez ce dernier par un petit groupe autour de Louis-Joseph Papineau et Augustin-Nobert Morin. Elles seront votées par le Parlement et envoyées à Londres qui recevra très mal cet acte d’indépendance. La voie de la Rébellion des patriotes, de la répression, mais aussi du gouvernement responsable s’ouvrait.

27 décembre 2014

27 décembre 1803 – Naissance de Chevalier de Lorimier

Révolutionnaire martyr

Chevalier de Lorimier

Chevalier de Lorimier

François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier naît ce 27 décembre 1803 à Saint-Cuthbert, dans la région de Lanaudière. Il est le troisième des dix enfants de la famille. Il reçoit son surnom de Chevalier qui lui est resté d’un de ses oncles. À 10 ans, il débute ses études classiques au petit Séminaire de Montréal. Il devient ensuite apprenti clerc et obtient son diplôme de notaire en 1829 et installe son bureau dans une bâtisse du faubourg Saint-Antoine.

En 1834, il soutient le parti des patriotes et leurs 92 résolutions durant la campagne électorale où ils gagneront 77 des 88 sièges de l’Assemblée législative du Bas-Canada. Devant le refus de ces résolutions en 1837, de Lorimier entre en résistance et devient secrétaire du comité central et permanent du district de Montréal. Le 6 novembre 1837, il est blessé par balle à la cuisse lors d’une altercation avec le Doric Club partisan du gouverneur.

Après les défaites de décembre, il s’enfuit vers les États-Unis d’où il reviendra au printemps 1838 pour servir sous les ordres de Nelson. Il sera arrêté le 12 novembre 1838 alors qu’il tentait une nouvelle fois de fuir vers les États-Unis. Il comparaîtra en janvier 1839 devant le conseil de guerre et malgré une défense de tous les instants, les Britanniques veulent faire un exemple. Il est condamné à mort le 21 janvier et exécuté par pendaison le matin du 15 février 1839 dans la prison du Pied-du-Courant de Montréal.

23 octobre 2014

23 octobre 1837 – Assemblée des six-comtés

Rébellion des Patriotes

Assemblée des six-comtés

Assemblée des six-comtés

Et bien moi je diverge d’opinion avec M. Papineau et je crois que le temps est venu de fondre nos plats d’étain pour en faire des balles ! Le député Wolfred Nelson est bien plus radical que Louis-Joseph Papineau. Ce 23 octobre 1837, il lance son appel qui restera dans l’histoire comme le tournant dans la rébellion des patriotes.

Ils sont 13 membres de l’Assemblée législative du Bas-Canada présents à cette Assemblée des six-comtés. Près de 6000 partisans les écoutent à Saint-Charles depuis la veille. Wolfred Nelson préside les débats, mais Papineau a une forte influence. Il prône la poursuite de la lutte constitutionnelle par la voie du boycottage économique de produits britanniques. Il est soutenu par Étienne Parent, mais d’autres, comme le Dr Côté, sont plus proches des positions de Nelson.

L’assemblée votera des résolutions qui proclament les droits de l’homme, refusent la reconnaissance du nouveau Conseil exécutif du Bas-Canada et approuvent la Société des fils de la liberté. Elles ne mentionnent pas l’usage de la force. Au même moment, à Montréal, des loyaux sont aussi massés par milliers au marché Sainte-Anne et appelle l’armée à rétablir l’ordre dans la province. La force anglaise pouvait se mettre en marche et elle n’allait pas tarder à s’imposer.

18 septembre 2014

Chevalier de Lorimier (1803 – 1839)

Lorimier portraitFrançois-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier naît le 27 décembre 1803 à Saint-Cuthbert, dans la région de Lanaudière. Il est le troisième des dix enfants de la famille. Il reçoit son surnom de Chevalier qui lui est resté d’un de ses oncles. À 10 ans, il débute ses études classiques au petit Séminaire de Montréal. Il devient ensuite apprenti clerc et obtient son diplôme de notaire en 1829 et installe son bureau dans une bâtisse du faubourg Saint-Antoine.

En 1834, il soutient le parti des patriotes et leurs 92 résolutions durant la campagne électorale où ils gagneront 77 des 88 sièges de l’Assemblée législative du Bas-Canada. Devant le refus de ces résolutions en 1837, de Lorimier entre en résistance et devient secrétaire du comité central et permanent du district de Montréal. Le 6 novembre 1837, il est blessé par balle à la cuisse lors d’une altercation avec le Doric Club partisan du gouverneur.

Après les défaites de décembre, il s’enfuit vers les États-Unis d’où il reviendra au printemps 1838 pour servir sous les ordres de Papineau et Nelson. Il sera arrêté le 12 novembre 1838 alors qu’il tentait une nouvelle fois de fuir vers les États-Unis. Il comparaîtra en janvier 1839 devant le conseil de guerre et malgré une défense de tout les instants, les Britanniques veulent faire un exemple. Il est condamné à mort le 21 janvier et exécuté par pendaison le matin du 15 février 1839 dans la prison du Pied-du-Courant de Montréal.

Lettres d’un patriote condamné à mort (2001)

Lorimier livreVous me demandez un mot pour souvenir. Cher ami, que voulez-vous que je vous écrive, je pars pour l’échafaud. Soyez courageux et je meurs votre ami. Le 15 février 1839, vers neuf heures du matin, Chevalier de Lorimier et 3 compagnons sont exécutés à Montréal. Les jours précédents sa mort, il écrit plusieurs lettres où il livre son testament politique.

Le combat des patriotes a été perdu. Si Papineau et quelques autres leaders ont réussi à fuir aux États-Unis, Chevalier de Lorimier sera arrêté et condamné à mort. On sait que le mort ne parle plus et la raison d’État qui me fait expier sur l’échafaud ma conduite politique pourrait bien forger des contes à mon sujet. Il veut éviter que sa pensée soit déformée, il la fixe dans des lettres qu’il enverra de sa prison.

L’homme sait qu’il va mourir, ses lettres sont ses méditations. Condamné à mort le 1er février, il aura 15 jours pour se préparer. Le 13 février, il connait la date de sa fin, le lendemain, il embrasse une dernière fois sa femme et ses enfants. Son seul regret est de les laisser dans l’insécurité. Je meurs sans remords. Je ne désirais que le bien de mon pays dans l’insurrection et l’indépendance.

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