Valais Libre

26 septembre 2016

Histoire du Canada – 26 septembre

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Jacques Parizeau

Jacques Parizeau

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20 juin 2015

20 juin 1985 – Départ de René Lévesque

Surprise du chef

René Lévesque

René Lévesque

Chère Nadia, vous n’étiez pas sans vous douter, comme bien d’autres, que tôt ou tard je quitterais la présidence du parti. Ayant tout pesé de mon mieux, je vous remets la présente qui constitue ma démission prenant effet ce jour même […] Merci du fond du cœur, merci à vous comme à tous ceux et celles qui se reconnaîtront, et qui n’ont cessé depuis tant d’années de payer de leur personne et de leur portefeuille pour bâtir, enraciner, maintenir ce projet si sain et démocratique que nous avons dessiné ensemble pour notre peuple.

C’est par cette lettre envoyée tard ce 20 juin 1985 à Nadia Assimopoulos, vice-présidente du Parti québécois, que René Lévesque met fin à sa carrière politique. Il prend tout le monde par surprise. Toute la journée, il a assisté aux hommages de ses pairs. L’Assemblée nationale célébrait les 25 ans de politique active du premier ministre. Fatigué par son long combat, son leadership attaqué depuis quelque temps, René Lévesque quitte la scène dans un moment qu’il a choisi et s’en retourne à ses premières amours, la radio.

Le premier chef du Parti québécois mourra deux ans plus tard, le 1er novembre 1987. Il sera remplacé à la tête du parti par Pierre-Marc Johnson, mais celui-ci ne gardera pas le pouvoir très longtemps, puisqu’il sera défait aux élections de décembre 1985. L’option indépendantiste qu’a si bien incarnée René Lévesque entre en sommeil pour une dizaine d’années. Malgré le Beau risque, la main tendue à Brian Mulroney, la fin politique du fondateur du PQ aura été difficile.

13 avril 2015

13 avril 1981 – Victoire du PQ

René Lévesque reconduit

04.13 renelevesqueelection_1981Contrairement aux attentes, surtout à celles des libéraux, le Parti québécois (PQ) sort vainqueur des élections provinciales de ce 13 avril 1981. Moins d’une année après la défaite du référendum, le PQ récolte 49,3 % des voix contre 46,1 % au Parti libéral du Québec (PLQ). Cette élection marque la bipolarisation de la politique provinciale. Les autres partis, dont l’Union nationale, ne récoltent que moins de 5 % des voix et aucun député. René Lévesque reste premier ministre à la tête d’un gouvernement majoritaire avec 80 députés contre 42 aux libéraux de Claude Ryan.

Le PQ avait pourtant perdu, en plus du référendum, toutes les élections partielles de la dernière législature. Ces échecs à répétition ainsi que la crise économique qui commence à se faire sentir ne laissaient présager rien de bon. Il faut que nous entrions le dernier clou dans le cercueil du PQ et de la souveraineté-association.Ces mots prononcés par le chef libéral Claude Ryan, le 31 mars 1981, en pleine campagne électorale, ne seront pas suivis d’effet. Les péquistes profitent pleinement de l’aura de leur chef René Lévesque qui est considéré par la majorité des Québécois comme le plus apte à gouverner la province.

En novembre 1981 le Québec sera exclu de l’accord entre neuf provinces et le gouvernement fédéral concernant le rapatriement de la Constitution canadienne lors de la fameuse nuit des Longs Couteaux. Le gouvernement de Lévesque refusera alors d’accorder sa signature à la constitution. René Lévesque démissionnera en 1985, son successeur à la tête du PQ, Pierre Marc Johnson sera défait aux élections du 2 décembre 1985. Les libéraux de Robert Bourassa formeront un gouvernement majoritaire.

7 avril 2015

7 avril 2014 – Défaite de Pauline Marois

Chute de la première ministre

Pauline Marois

Pauline Marois

Nous devons respecter ce résultat, elle m’attriste autant que vous sinon peut être plus que vous. […] Nous avions tellement à offrir pour les Québécoises et les Québécois. Je suis très fière des 18 mois durant lesquels nous avons formé le gouvernement. Au soir de ce 7 avril 2014, Pauline Marois quitte ses fonctions de chef du Parti québécois. Elle vient de perdre les élections. Elle n’est pas réélue dans sa circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré. Les Libéraux reviennent au pouvoir. Ils ont 70 députés contre 30 au Parti québécois, 22 à la Coalition avenir Québec et 3 à Québec solidaire.

La première femme première ministre du Québec tire sa révérence après une année et demie à la tête de la province. Pauline Marois aura occupé la scène politique québécoise durant plus de trente ans. Née à Québec le 29 mars 1949, elle grandit à Saint-Étienne-de-Lauzon sur la rive sud du Saint-Laurent. Études primaires à Saint-Rédempteur, cours classique au collège Jésus-Marie de Sillery, elle clôturera son parcours par une maîtrise en service social à l’Université Laval, puis une autre en administration des affaires à l’Université de Montréal.

Attachée de presse de Jacques Parizeau en 1978, chef de cabinet de la ministre Lise Payette l’année suivante, Pauline Marois est élue députée de La Peltrie en 1981. Elle entre immédiatement au Conseil des ministres de René Lévesque comme responsable de la Condition féminine. La carrière est lancée, l’ascension sera constante. L’apothéose arrive le 4 septembre 2012 lorsque le Parti québécois qu’elle dirige gagne les élections. Elle devient, le 19 septembre suivant, la trentième première ministre du Québec.

15 novembre 2014

15 novembre 1976 – Victoire du parti québécois

René Lévesque Premier ministre

René Lévesque

René Lévesque

Je n’ai jamais pensé que je pouvais être aussi fier d’être Québécois que ce soir. On n’est pas un petit peuple, on est peut-être quelque chose comme un grand peuple… René Lévesque est acclamé par des salves d’applaudissements interminables ce 15 novembre 1976. Le nouveau premier ministre est surpris de cette victoire inespérée. La promesse d’être un bon gouvernement et de tenir un référendum avant toute décision de souveraineté-association a convaincu l’électorat.

La victoire du parti québécois (PQ) est très large. Il rafle 71 sièges sur 110 et obtient 41 % des suffrages. René Lévesque est largement élu avec près de 22 500 voix d’avance dans sa circonscription de Taillon à Montréal. Les libéraux perdent le pouvoir qu’ils détenaient depuis 1970, ils ne restent que 26 députés élus. Leur chef Robert Bourassa est battu dans sa circonscription de Mercier par le péquiste Gérald Godin.

Le PQ adopte au cours de sa campagne électorale une stratégie voulant rassurer l’électorat. Mise au point par Claude Morin, cette stratégie de l’étapisme propose la réalisation graduelle de l’indépendance. Elle rassure l’électorat en veut aux libéraux pour les troubles sur les chantiers de la baie James et pour les coûts des Jeux olympiques de Montréal qui ont pris l’ascenseur. Le déclenchement anticipé des élections n’aura pas souri à Robert Bourassa.

14 octobre 2014

14 octobre 1968 – Fondation du Parti québécois

Unité souverainiste

 

Gilles Grégoire & René Lévesque

Gilles Grégoire & René Lévesque

Création d’un État souverain de langue française, instauration d’une authentique démocratie, reconnaissance des droits scolaires de la minorité anglophone et association économique avec le reste du Canada. Près de 1000 délégués de partout au Québec se réunissent durant 4 jours à l’Université Laval et au petit Colisée de Québec. Ce 14 octobre 1968, ils ratifient les grandes orientations fondamentales du nouveau parti.

Une année plus tôt, René Lévesque et ses partisans avaient quitté le parti libéral devant l’impossibilité de faire accepter un Québec souverain. Il avait fondé le Mouvement Souveraineté-Association (MSA). En 1968, il approche le Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire et le Rassemblement pour l’identité nationale (RIN) de Pierre Bourgault afin d’unifier les mouvements souverainistes.

Si tout est rapidement réglé entre René Lévesque et Gilles Grégoire, les choses sont plus compliquées face à l’intransigeance du RIN, notamment en lien avec la question de l’unicité de la langue française. Il n’y aura pas d’entente et Pierre Bourgault dissoudra le RIN après la fondation du nouveau parti en acceptant que les membres y adhèrent de manière individuelle. René Lévesque sera le premier chef du parti qui prendra, après un vote des militants, le nom de Parti québécois (PQ).

26 septembre 2014

26 septembre 1994 – Jacques Parizeau premier ministre

Vers le référendum

 

Jacques Parizeau

Jacques Parizeau

Le lieutenant-gouverneur Martial Asselin entend la prestation de serment du nouveau cabinet du premier ministre Jacques Parizeau ce 26 septembre 1994. Quelques jours auparavant, le 12 septembre, le parti québécois emmené par son chef Parizeau gagne largement les élections générales et peut former un gouvernement majoritaire. Il va pouvoir mettre en marche son principal objectif: un référendum sur la souveraineté.

Quelques jours après l’inauguration de la session, en décembre, il dépose un projet de loi créant 15 commissions régionales qui passeront l’hiver à entendre les citoyens désireux d’exprimer leur opinion sur le projet. Le 12 juin, Jacques Parizeau signe une entente avec Lucien Bouchard du Bloc québécois et Mario Dumont de l’Action démocratique du Québec, qui prévoit un an de négociations avec le Canada avant de déclarer l’indépendance.

Malgré cela, le 30 octobre 1995, on assiste à une victoire serrée du Non au référendum sur la souveraineté: 50.48% contre 49.52%. 2,324,697 personnes ont voté Non et 2,280,866 pour le Oui. Parizeau déclare que le Oui a été battu par l’argent et des votes ethniques. Ayant promis de partir si le Non l’emportait, il respecte sa promesse en démissionnant le lendemain comme chef du Parti québécois et premier ministre du Québec.

11 septembre 2014

11 septembre 1960 – Lendemain de naissance du RIN

Envol du séparatisme

 

logo du Rassemblement pour l'Identité Nationale

logo du Rassemblement pour l’Indépendance Nationale

En se réveillant, ce matin du 11 septembre 1960, André D’Allemagne est heureux. La veille, avec une trentaine d’autres personnes, ils se sont retrouvés à l’auberge Le Châtelet à Morin-Heights, dans les Laurentides. Avec enthousiasme, ils ont fondé le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN). Ce mouvement citoyen doit s’efforcer de faire l’unité des canadiens-français sur la question de l’indépendance nationale au-delà des divergences partisanes.

Les mouvements séparatistes ont émaillé l’histoire du Canada depuis l’émergence de la Confédération à la fin du 18e siècle. Juste après la fondation la Nouvelle-Écosse veut se séparer, mais le mouvement est bien maté. Quelques décennies plus tard, le manifeste des patriotes et la rébellion de 1837 tentent séparer la province du reste du Canada. L’échec est encore une fois au rendez-vous. Des personnalités comme le journaliste Jules-Paul Tardivel à la fin du 19e siècle ou l’abbé Groulx dans les années 1920/1930 flirtent avec l’idée, mais sans rien de concret.

La Révolution tranquille et la fin du règne Duplessis permettront l’émergence d’un mouvement qui perdurera. Le RIN deviendra un parti politique en 1963 et participera aux élections de 1966. Après la fondation du Parti québécois en 1968, le RIN votera sa dissolution et l’intégration individuelle de ses membres dans la nouvelle formation.

10 mars 2014

Élections 2014 – J-28

Pierre Karl Péladeau candidat !

Le célèbre homme d’affaires, PKP pour les intimes, est le candidat du parti québécois dans la circonscription de Saint-Jérôme. Ce n’est pas vraiment une surprise, depuis que Pierre Karl Péladeau avait été nommé à la présidence du conseil d’administration d’Hydro-Québec par Pauline Marois, on savait le fils du fondateur du groupe Québécor intéressé par la politique.

Ce qui est plus surprenant, c’est qu’il jurait, le 26 février dernier qu’il ne serait pas candidat… 15 jours plus tard, retournement de veste ! La stratégie de communication du PQ est particulière. Après le refus de répondre aux journalistes le jour du lancement de la campagne, voilà maintenant les mensonges délibérés… de quoi augmenter le cynisme de la population, même si l’engagement souverainiste de PKP est lui, bien connu.

CaliPierrot-28

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