Valais Libre

7 avril 2016

Histoire du Canada – 7 avril

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Pauline Marois

Pauline Marois

7 avril 2015

7 avril 2014 – Défaite de Pauline Marois

Chute de la première ministre

Pauline Marois

Pauline Marois

Nous devons respecter ce résultat, elle m’attriste autant que vous sinon peut être plus que vous. […] Nous avions tellement à offrir pour les Québécoises et les Québécois. Je suis très fière des 18 mois durant lesquels nous avons formé le gouvernement. Au soir de ce 7 avril 2014, Pauline Marois quitte ses fonctions de chef du Parti québécois. Elle vient de perdre les élections. Elle n’est pas réélue dans sa circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré. Les Libéraux reviennent au pouvoir. Ils ont 70 députés contre 30 au Parti québécois, 22 à la Coalition avenir Québec et 3 à Québec solidaire.

La première femme première ministre du Québec tire sa révérence après une année et demie à la tête de la province. Pauline Marois aura occupé la scène politique québécoise durant plus de trente ans. Née à Québec le 29 mars 1949, elle grandit à Saint-Étienne-de-Lauzon sur la rive sud du Saint-Laurent. Études primaires à Saint-Rédempteur, cours classique au collège Jésus-Marie de Sillery, elle clôturera son parcours par une maîtrise en service social à l’Université Laval, puis une autre en administration des affaires à l’Université de Montréal.

Attachée de presse de Jacques Parizeau en 1978, chef de cabinet de la ministre Lise Payette l’année suivante, Pauline Marois est élue députée de La Peltrie en 1981. Elle entre immédiatement au Conseil des ministres de René Lévesque comme responsable de la Condition féminine. La carrière est lancée, l’ascension sera constante. L’apothéose arrive le 4 septembre 2012 lorsque le Parti québécois qu’elle dirige gagne les élections. Elle devient, le 19 septembre suivant, la trentième première ministre du Québec.

4 avril 2014

Élections 2014 – J -3

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Baisse d’impôts

À quelques jours de la fin de la campagne, Pauline Marois annonce des baisses d’impôts lorsque les finances du Québec seront revenues dans le positif.

Beaucoup s’étonnent de cette annonce tardive. « C’est la première fois qu’on me pose la question », répond la première ministre. En attendant, vu la situation, jouer à la loterie semble plus sûr pour gagner quelques sous…

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28 mars 2014

Élections 2014 – J -10

Deuxième débat

Les face-à-face de TVA ont donné lieu à quelques attaques plus franches que lors des premiers débats sur Radio-Canada. François Legault (CAQ) a attaqué plus fort, Françoise David (QS) avait le beau rôle, Pauline Marois (PQ) a été meilleure et Philippe Couillard (PLQ), leader dans les sondages, s’est retrouvé la cible de toutes les attaques.

Intégrité, référendum, charte ont polarisé plus que les thèmes courant de l’économie, de la santé ou de l’éducation. Au final, les électeurs auront-ils profité de ces échanges pour modifier leur choix ?

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14 mars 2014

Élections 2014 – J-24

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Marois remet en place PKP !

Depuis bientôt une semaine, la candidature de Pierre Karl Péladeau occupe tout l’espace médiatique. La descente dans l’arène politique de ce poids lourd économique a changé le cours de la campagne.

Jeudi matin, la chef du PQ (parti québécois) a repoussé PKP lors d’une conférence de presse. Celui-ci s’avançait pour parler des possibles conflits d’intérêt d’une filiale du groupe Québécor dont il est actionnaire lorsque Pauline Marois lui a signalé que c’est elle qui allait répondre. La chef reprend les commandes…

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8 mars 2014

Élections 2014 – J-30

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À la veille de la journée internationale de la femme, le Parti Québécois de la première ministre Pauline Marois, première femme à occuper cette fonction, présentait une dizaine de nouvelles candidates féminines. Le même jour, une étude démontrait que l’égalité salariale entre hommes et femmes n’était toujours pas réalisée au Québec.

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1 mars 2013

Du Lys dans les Étoiles 7

Retrouvez le numéro 7 du Lys dans les Étoiles en PDF: semaine 7

semaine 7semaine 72

1 novembre 2012

Discours inaugural de Pauline Marois

De belles intentions pour le Québec, mais pour combien de temps?

La 40ème législature s’ouvre au Québec. La première femme première ministre, Pauline Marois, élue au début septembre, a débuté les travaux parlementaires par son traditionnel discours inaugural. Intégrité, prospérité, solidarité et identité seront les 4 axes forts de son gouvernement.

Le discours inaugural de la première femme première ministre du Québec a été largement suivi.

J’ai entendu le grand désordre de ce printemps. Pauline Marois a fait référence au Printemps érable en ouverture de son discours de début de législature. Les québécois ont choisi le changement, même en élisant un gouvernement minoritaire. La première ministre veut remettre de l’ordre dans la maison et bâtir un Québec pour tous.

Intégrité

La loi 1 qui sera proposée dès l’ouverture des travaux parlementaires concernera l’intégrité. La commission Charbonneau est passée par là. Les révélations sur la corruption dans le domaine de la construction du côté de Montréal ne peuvent rester sans effet.

Il faut sortir l’argent de la politique. Limitation des dons à 100$ par personne, augmentation du financement public, élection à date fixe et limitation des mandats seront les axes principaux. Le Québec doit devenir une des nations les plus intègres et les plus transparentes du monde. Pauline Marois est claire dans ses intentions.

Les municipalités doivent avoir des meilleurs outils pour lutter contre la collusion entre les entreprises. Des mesures s’imposent pour écarter des marchés publics les entreprises coupables. Le domaine de la construction est aujourd’hui sous les feux des projecteurs, mais elles ne sont pas les seules. Technologies de l’information, fournisseurs de biens ou de services, tous les partenaires des collectivités publiques doivent être surveillés de plus près.

Prospérité

La prospérité est le deuxième axe fort de l’action du gouvernement. Une gestion rigoureuse des finances publiques est nécessaire. Les grands chantiers d’infrastructure connaissent aujourd’hui des dépassements inacceptables. La rigueur doit amener un retour à l’équilibre budgétaire en 2014. Pour y arriver, la première ministre propose un plan s’appuyant sur trois priorités : exploitation responsable des ressources, encouragement à l’entrepreneuriat et développement du commerce.

La fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly II (la seule au Québec) permettra des économies. L’exploitation des ressources minières dans le respect de l’environnement et des populations autochtone doit profiter à tous. Les redevances seront revues à la hausse. L’industrie forestière sera relancée.

La création d’une banque de développement économique du Québec soutiendra les entreprises et l’innovation. Une stratégie industrielle pour des transports propres permettra au Québec de s’imposer en leader dans ce domaine d’avenir. L’environnement n’est pas un obstacle au développement, mais une voie vers la prospérité. Pauline Marois croit au principe de développement durable.

Le déficit commercial dû à la forte importation de pétrole doit s’inverser. Le Gouvernement encouragera fortement les investisseurs étrangers à venir au Québec, des discussions sont en cours pour un accord de libre-échange avec l’Union Européenne. L’agriculture et particulièrement l’agriculture familiale doit être soutenue. Le Québec doit être auto-suffisant sur le plan alimentaire.

Solidarité

Chaque enfant doit avoir sa place dans un centre de la petite enfance (garderie). Pauline Marois prône un placement rapide dans ces institutions afin de lutter précocement contre le décrochage scolaire. Plus d’enseignants au primaire complètera la mesure.

La valorisation du sport dès l’école, puis tout au long de la vie est une mesure prioritaire de la politique nationale de prévention. Mais il faudra également améliorer l’accès à la première ligne de soin. Le Gouvernement promet que 750 000 québécois de plus auront un médecin de famille d’ici deux ans. Enfin, les soins et le maintien à domicile est un priorité, tout comme le développement des soins palliatifs.

La classe moyenne verra son fardeau allégé par la modification de la taxe santé et le gel tant des frais de scolarité que celui des tarifs des centres garde. L’accès à la justice pour tous, l’équilibre entre les régions, font aussi partie des actions solidaires prévues.

Identité

Nous gagnerons à être une nation. Pauline Marois est à la tête d’un Gouvernement souverainiste. Elle défendra fortement les intérêts de la nation québécoise. Elle l’a déjà fait au sommet de la francophonie et lors de sa visite en France. Un référendum d’autodétermination n’a pas été évoqué, mais l’identité québécoise est un axe fort de l’action gouvernementale.

Le français recule, surtout dans la région de Montréal, la situation est inacceptable pour le nouveau gouvernement. Une nouvelle charte de la langue française sera proposée. Le soutien aux créateurs et à la diffusion culturelle est nécessaire. Un projet de loi sur le prix unique du livre est à l’étude.

Recevoir et intégrer les nouveaux arrivants avec un travail sur la carte sur la citoyenneté est nécessaire pour mettre un terme à la délicate question des accommodements raisonnables. Les relations avec le Gouvernement fédéral d’Ottawa sont basées sur le respect, mais aussi sur la fermeté des revendications du Québec à être une nation à part entière.

Misons sur ce qui nous rassemble pour obtenir des résultats pour tous. Pauline Marois est à la tête d’un Gouvernement minoritaire. Elle sait qu’elle a besoin des partis minoritaires pour mener à bien ses projets. L’avenir nous dira combien de temps elle pourra mener les affaires du Québec.

 

Pierrot Métrailler

Québec

 

Malgré les belles intentions du nouveau Gouvernement, le Québec n’est pas à la veille de voler de ses propres ailes.

 

8 septembre 2012

Saga québécoise – épisode 32 – journée d’élections

Un isoloir, une urne en carton, les standards ne sont pas les mêmes au Québec qu’en Helvétie, mais la démocratie est bien vivante.

Neuf heures trente précises, la porte de la salle civique de Saint-Jean-Chrysostome s’ouvre et Jonathan, le « primo », chef du bureau, nous invite à entrer. J’ai enfourché mon vélo en ce matin d’élection pour faire le tour du village. Je ne veux rien perdre. Mon instinct de politicien ressurgit.

Un passage à l’hôtel de ville pour m’informer des différents lieux et l’aventure commence. Je me sens parfaitement à l’aise dans mon habit de journaliste étranger. Observateur, ethnologue, sociologue, je joue tous les rôles, j’embrasse tous les «logues », mais surtout, je suis curieux.

L’organisation du vote est soignée, la salle respire la sérénité. Neuf bureaux numérotés attendent les citoyens qui ont reçu leur numéro par la poste quelques jours avant. Chaque bureau possède les listes d’environ 400 personnes. Trois personnes y assurent le bon fonctionnement: vérification de l’identité, présentation du bulletin et enregistrement du vote, chacun possède son rôle. Le matériel paraît, lui, un peu léger à mon regard helvétique : un carton sur une table en guise d’isoloir et un autre comme urne scellée. Ce matériel à usage unique est distribué par l’entremise du directeur des élections.

Après la visite d’un autre bureau du même type, je peux rentrer à la maison faire une pause. Le reportage en vélo, ça use. J’en profite pour lancer un message Facebook au député du coin. Je passerai la soirée des résultats à son stamm.

Heureusement que Réginald est de passage à la maison. Il me prête la voiture pour l’après-midi, je peux poursuivre ma tournée dans le confort et la rapidité. Le chef du bureau de l’école « L’Horizon » est un habitué. Il est très strict, pas de photo, pas de discussion dans la salle. Mais dès que je l’interroge, il est volubile. C’est pas à Québec qu’on verrait des masques au bureau de vote, ce n’est pas Montréal ici! Je retrouve la rivalité entre les villes en voulant poser une question sur le comportement de certains électeurs.

Ma visite est agrémentée par le passage du candidat libéral. Réal Saint-Laurent semble un peu perdu. Il fait le tour du bureau pour saluer les scrutateurs. Il est tout seul. Je l’interromps le temps d’une photo. Il bondit dans sa voiture pour terminer la visite des bureaux du comté avant ce soir 8 heures. La politique est un sacerdoce!

Pour permettre aux 54 000 citoyens du comté de voter sans trop d’attente, j’ai dû recruter 880 personnes qui officient dans les 178 bureaux mis à leur disposition. Michel Aubé en charge des élections dans le comté des Chutes-de-la-Chaudière aime la précision. Le responsable officie depuis plus de 22 ans. La routine, il ne connaît pas. Heureusement, cette année le scrutin a lieu en été et aucune tempête de neige ou dégel soudain ne vient retarder l’arrivée des scrutateurs ou troubler le vote.

Durant les quelques minutes qu’il m’accorde, il jongle avec les téléphones : ici un chef de bureau qui a besoin de renseignements, là un employeur qui ne veut pas libérer ses employés ce qui nécessite un rappel de la loi ou encore un citoyen qui a oublié de faire changer son adresse et qui ne pourra pas voter malgré sa mauvaise humeur. L’adrénaline monte, mais rien de bien grave. Le dépouillement pourra commencer à l’heure, dès 20 heures au moment de la fermeture des bureaux.

À cette heure-là, j’entre dans la salle de campagne du candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) où je suivrai l’annonce des résultats. Marc Picard est réélu! L’écran géant qui diffuse les émissions de TVA déclenche un tonnerre d’applaudissements. Il est 20 h 30, la soirée débute au mieux.

Elle coulera au gré des succès des uns, aux défaites des autres, mais surtout au sec. Le Québec n’est pas le Valais : il y fait soif. Rien, ni boissons, ni petits fours, ce n’est pas l’habitude ici. Je dois rentrer à la maison en fin de soirée pour m’offrir une bière.

Ah j’oubliais, le Québec sera gouverné par une femme!

 

Saint-Jean-Chrysostome

jeudi 6 septembre

 

Christian Dubé et Marc Picard, deux candidats de la Coalition Avenir Québec heureux en cette soirée électorale.

26 juin 2012

Echos de la Pierre de Chrysostome – 20 – Argent

Mon cher Lynx,

Ton dernier propos me permet de disserter un peu sur les rapports délicats entre argent et politique. Dans toutes les démocraties, ce couple maudit est au cœur de bien des préoccupations et de bien des péripéties. La démocratie a besoin d’argent pour fonctionner. Les partis politiques sont au centre de ce système et ne peuvent fonctionner sans argent. Malheureusement, dès qu’on parle d’argent, les dérives sont proches et la corruption frappe à la porte.

Dans la Belle Province, des scandales sont fréquemment dénoncés. Actuellement, la commission « Charbonneau » est à l’oeuvre pour enquêter sur ce sujet délicat. J’ai déjà parlé de cette démarche qui me semble exemplaire. La juge France Charbonneau a une réputation sans tâche et elle incarne l’indépendance de la justice. Elle ne s’est pas laissée intimidée ni par les médias, ni par le politique et elle assure une démarche transparente (tout est visible sur Internet), volontaire et sans compromission.

Jacques Duchesneau, policier renommé, ancien chef de l’unité anticollusion du ministère des transports, a été le premier témoin a passé devant la commission « Charbonneau ». Il est l’auteur d’un rapport qui défraie la chronique depuis qu’il a été rendu public en septembre 2011. Ses dernières déclarations sur les systèmes de financement des partis politiques à partir des marchés publics éclaboussent tout le monde. Malheureusement, grisé par la médiatisation, il s’est laissé aller à des déclarations excessives et peu rigoureuses (70% du financement des partis politiques est illégal…)

Il n’en a pas fallu plus pour que ses grands soutiens d’hier, comme la cheffe de l’opposition, Pauline Marois, dénoncent ces excès. Tant que seul le parti libéral au pouvoir était en cause, Duchesneau était un héros. Mais lorsqu’il met en doute les autres formations, il n’est plus crédible…

La reprise des travaux de la commission après la pause estivale promet un feuilleton passionnant.

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