Valais Libre

13 novembre 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Pierre-Esprit Radisson (1636 – 1710)

La date et le lieu de naissance de Pierre-Esprit Radisson restent mystérieux, mais tout laisse à croire qu’il est né à Paris vers 1636. Un acte notarié le fait naître dans la paroisse Saint-Sulpice, mais les registres, disparus dans un incendie, empêchent de certifier ce fait. Il fait son premier voyage en Nouvelle-France en 1652 alors qu’il est encore adolescent.

Il sera capturé par les Iroquois qui l’adopteront. Durant deux ans, il se familiarisera avec leurs coutumes en vivant comme un des leurs. Il s’évadera et rejoindra la Nouvelle-France où il devient coureur des bois en 1659 dans la région du lac Supérieur et du lac Michigan. À son retour à Trois-Rivières en 1660, il aura quelques ennuis avec les autorités, car il n’a pas d’autorisation pour faire du commerce de fourrures.

Il ira ensuite offrir ses services à Boston aux autorités de la Nouvelle-Angleterre. Il voyagera plusieurs fois du côté de la baie d’Hudson. Il ira également en Angleterre, à la cour du roi Charles II pour financer ses voyages. Insatisfait, il reviendra un temps au service de la France. Il entra dans la marine et participa au début de reconquête de la baie d’Hudson avant de finir sa carrière au service de la compagnie anglaise de la baie d’Hudson.

Il termina sa vie à Londres où il mourut ruiné en 1710.

Voyage chez les Onnontagués (1669)

Le quinzième jour de mars, je m’embarquai sur un bateau de pêche pour me rendre à l’île Percée, qui est à cent vingt lieues de Québec; j’y arrivai le septième jour de mai. Ainsi commence la relation du deuxième voyage de Pierre-Esprit Radisson dans le pays d’en haut des Iroquois. Ce voyage débute au printemps 1654.

Coureur des bois, Pierre-Esprit Radisson nous livre un témoignage oculaire exceptionnel. Ayant vécu quelque temps auprès des Iroquois dans son enfance, il raconte avec une naïveté touchante la vie dans les bois et les contacts parfois difficiles avec les populations indiennes. Des difficultés à obtenir les autorisations de voyage des autorités françaises aux guerres et massacres entre tribus indiennes en passant par la vie de tous les jours, le récit est prenant.

Ici, un canot de quatre hommes fit naufrage; ici , tout le monde agissait pour soi et Dieu agissait pour tous; ici, il n’y avait aucun secours. Le périple est dangereux non seulement à cause des hommes, mais aussi par la force de la nature. Parti de Trois-Rivières pour y revenir, le témoignage de Radisson nous plonge dans la découverte d’un monde nouveau à travers les yeux d’un pionnier de cette épopée.

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21 juin 2016

Histoire du Canada – 21 juin

Pierre-Esprit Radisson

Pierre-Esprit Radisson

2 mai 2016

Histoire du Canada – 2 mai

Terre de Rupert donnée à la Compagnie de la Baie d'Hudson

Terre de Rupert donnée à la Compagnie de la Baie d’Hudson

21 juin 2015

21 juin 1710 – Funérailles de Radisson

Un marchand

Pierre-Esprit Radisson

Pierre-Esprit Radisson

Les funérailles d’un gentleman ruiné du nom de Pierre Radisson sont mentionnées dans les registres d’une paroisse londonienne ce 21 juin 1710. La mort, tout comme la naissance de Pierre-Esprit Radisson restera mystérieuse. Né en France, mort en Angleterre, ayant travaillé pour les deux royaumes, la vie de l’explorateur et coureur des bois fascine. Opportuniste, personnage peu recommandable, le personnage est troublant, mais talentueux et surtout d’une vitalité enivrante.

Né en France vers 1640, peut-être à Paris ou à Avignon comme son père, Pierre-Esprit Radisson est signalé pour la première fois en Nouvelle-France où il est capturé par les Iroquois en 1651 ou 1653. Il est venu rejoindre sa demi-soeur. Son jeune âge lui permet d’être adopté par les Amérindiens, d’apprendre leur langue et leur mode de vie. Il s’évadera après deux ans de vie avec eux et rejoindra sa demi-soeur qui a épousé celui qui deviendra son partenaire en affaires, Médard Chouard des Groseillers. Les deux hommes partent en expéditions dans la région des Grands Lacs.

À leur retour, leurs marchandises sont confisquées. Les deux hommes partent alors en Nouvelle-Angleterre pour offrir leurs services aux Anglais. Ils participeront à la fondation de la société de la Baie d’Hudson. Ils reviendront quelque temps au service de la France avant de se retourner vers l’Angleterre. Radisson finira par être naturalisé anglais. Marié trois fois, il finira ses jours en Angleterre avec une maigre pension de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Traitre ou héros, Pierre-Esprit Radisson fait partie de la légende des coureurs des bois, des hommes libres qui ont créé le Canada.

16 avril 2014

Pierre-Esprit Radisson (1636 – 1710)

RadissonLa date et le lieu de naissance de Pierre-Esprit Radisson restent mystérieux, mais tout laisse à croire qu’il est né à Paris vers 1636. Un acte notarié le fait naître dans la paroisse Saint-Sulpice, mais les registres, disparus dans un incendie, empêchent de certifier ce fait. Il fait son premier voyage en Nouvelle-France en 1652 alors qu’il est encore adolescent.

Il sera capturé par les Iroquois qui l’adopteront. Durant deux ans, il se familiarisera avec leurs coutumes en vivant comme un des leurs. Il s’évadera et rejoindra la Nouvelle-France où il devient coureur des bois en 1659 dans la région du lac Supérieur et du lac Michigan. À son retour à Trois-Rivières en 1660, il aura quelques ennuis avec les autorités, car il n’a pas d’autorisation pour faire du commerce de fourrures.

Il ira ensuite offrir ses services à Boston aux autorités de la Nouvelle-Angleterre. Il voyagera plusieurs fois du côté de la baie d’Hudson. Il ira également en Angleterre, à la cour du roi Charles II pour financer ses voyages. Insatisfait, il reviendra un temps au service de la France. Il entra dans la marine et participa au début de reconquête de la baie d’Hudson avant de finir sa carrière au service de la compagnie anglaise de la baie d’Hudson.

Il termina sa vie à Londres où il mourut ruiné en 1710.

Voyage chez les Onnontagués (1669)

Radisson livreLe quinzième jour de mars, je m’embarquai sur un bateau de pêche pour me rendre à l’île Percée, qui est à cent vingt lieues de Québec; j’y arrivai le septième jour de mai. Ainsi commence la relation du deuxième voyage de Pierre-Esprit Radisson dans le pays d’en haut des Iroquois. Ce voyage débute au printemps 1654.

Coureur des bois, Pierre-Esprit Radisson nous livre un témoignage oculaire exceptionnel. Ayant vécu quelque temps auprès des Iroquois dans son enfance, il raconte avec une naïveté touchante la vie dans les bois et les contacts parfois difficiles avec les populations indiennes. Des difficultés à obtenir les autorisations de voyage des autorités françaises aux guerres et massacres entre tribus indiennes en passant par la vie de tous les jours, le récit est prenant.

Ici, un canot de quatre hommes fit naufrage; ici , tout le monde agissait pour soi et Dieu agissait pour tous; ici, il n’y avait aucun secours. Le périple est dangereux non seulement à cause des hommes, mais aussi par la force de la nature. Parti de Trois-Rivières pour y revenir, le témoignage de Radisson nous plonge dans la découverte d’un monde nouveau à travers les yeux d’un pionnier de cette épopée.

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