Valais Libre

24 mars 2016

Financement politique

Filed under: b. Du Lys dans les Étoiles — vslibre @ 6 h 08 min
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Nathalie Normandeau devant la commission Charbonneau (devoir.com)

Nathalie Normandeau devant la commission Charbonneau (devoir.com)

La semaine dernière, le monde politique québécois a subi un tremblement de terre. L’arrestation de l’ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau a mis en émois toute la classe politique et les répliques de ce séisme sont encore imprévisibles. La question du financement des partis politiques est au coeur de cette affaire.

« Nous avons tous été interpellés, peinés aussi par les événements des derniers jours. Des personnes associées à notre Parti font face à des accusations sérieuses […] Ces personnes ont toutes droit à la présomption d’innocence et les accusations portées devront subir le test des tribunaux. Les travaux de la commission Charbonneau et les enquêtes qui ont suivi concernaient aussi d’autres niveaux de gouvernance et d’autres formations politiques. Mais cela ne doit surtout pas nous dispenser de bien réfléchir à ces événements et d’en tirer les enseignements qui nous concernent… »

Le premier ministre Philippe Couillard a tenté de rassurer les membres de son parti quelques jours après cette arrestation en leur écrivant un courriel. Le Parti libéral du Québec (PLQ) est au coeur des accusations, bien que des proches du Parti québécois (PQ) soient aussi visés par les arrestations de l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Certains n’hésitent pas à dénoncer un véritable système mis en place par le PLQ pour se financer.

Commission Charbonneau

Je ne vais pas ici entrer dans le détail de l’affaire, je vais simplement revenir sur ce que j’ai découvert en arrivant au Québec au début 2012: la commission Charbonneau. La Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction tenait la vedette. France Charbonneau, la présidente, monopolisait les écrans de télévision. Ma soif de connaître les moeurs politiques de la Belle province ne pouvait demander mieux. ( voici quelques liens d’articles de mon blog qui évoquent cette question: définitionfinancementcorruptionlimite )

« Un chum c’est un chum », cette réplique d’un des témoins de la commission allait bientôt devenir culte. J’ai découvert un univers qui paraissait irréel aux non-initiés, mais qui me semblait très familier. Mes six années comme secrétaire cantonal du PLR Valais m’avaient habitué aux dessous du financement des partis politiques. Sauf qu’en Suisse, il n’y a pas la législation impitoyable qui contrôle tout comme au Québec.

Qui doit financer la politique ?

La démocratie a besoin d’organisation, de partis politiques pour fonctionner et il faut bien financer le système. Qui doit le faire ? La question peut avoir plusieurs réponses. Si je suis d’accord que l’État doit intervenir dans ce domaine, je ne suis pas de ceux qui croient que le financement doit être exclusivement public. Les partis politiques doivent fédérer des opinions, ils doivent réunir des membres, il est juste que ceux-ci appuient aussi financièrement leur parti.

Jusqu’où peut-on aller dans cette liberté, doit-on autoriser le financement par des entreprises, doit-on fixer des limites ? La Suisse mise sur une grande liberté, le Québec légifère très strictement. Dans le premier cas, la question est taboue, dans le deuxième, les scandales se succèdent, dans les deux, il n’y a qu’un seul gagnant : le cynisme envers l’univers politique.

Lutter contre le cynisme et l’indifférence

C’est malheureux et surtout dangereux pour la démocratie. Il n’y a rien de pire que l’éloignement entre le peuple et ses élus. Le cynisme généralisé est le meilleur terreau pour tous les extrémismes. « La démocratie est le pire des régimes – à l’exception de tous les autres déjà essayés dans le passé. » La formule de Winston Churchill est bien connue et résume bien mon état d’esprit.

On peut lui trouver bien des défauts à la démocratie, mais elle reste la garante de nos libertés. Elle mérite qu’on s’y occupe et qu’on ne laisse ni l’indifférence ni le cynisme gagner. Pour cela, il faut de la confiance, celle-ci ne peut se gagner ni dans l’occultation des problèmes ni dans la surréglementation. Il faut un équilibre qui, comme tous les équilibres, est un combat permanent, fait d’ajustements et de réajustements incessants.

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23 mars 2016

Histoire du Canada – 23 mars

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Lomer Gouin

Lomer Gouin

13 avril 2015

13 avril 1981 – Victoire du PQ

René Lévesque reconduit

04.13 renelevesqueelection_1981Contrairement aux attentes, surtout à celles des libéraux, le Parti québécois (PQ) sort vainqueur des élections provinciales de ce 13 avril 1981. Moins d’une année après la défaite du référendum, le PQ récolte 49,3 % des voix contre 46,1 % au Parti libéral du Québec (PLQ). Cette élection marque la bipolarisation de la politique provinciale. Les autres partis, dont l’Union nationale, ne récoltent que moins de 5 % des voix et aucun député. René Lévesque reste premier ministre à la tête d’un gouvernement majoritaire avec 80 députés contre 42 aux libéraux de Claude Ryan.

Le PQ avait pourtant perdu, en plus du référendum, toutes les élections partielles de la dernière législature. Ces échecs à répétition ainsi que la crise économique qui commence à se faire sentir ne laissaient présager rien de bon. Il faut que nous entrions le dernier clou dans le cercueil du PQ et de la souveraineté-association.Ces mots prononcés par le chef libéral Claude Ryan, le 31 mars 1981, en pleine campagne électorale, ne seront pas suivis d’effet. Les péquistes profitent pleinement de l’aura de leur chef René Lévesque qui est considéré par la majorité des Québécois comme le plus apte à gouverner la province.

En novembre 1981 le Québec sera exclu de l’accord entre neuf provinces et le gouvernement fédéral concernant le rapatriement de la Constitution canadienne lors de la fameuse nuit des Longs Couteaux. Le gouvernement de Lévesque refusera alors d’accorder sa signature à la constitution. René Lévesque démissionnera en 1985, son successeur à la tête du PQ, Pierre Marc Johnson sera défait aux élections du 2 décembre 1985. Les libéraux de Robert Bourassa formeront un gouvernement majoritaire.

23 mars 2015

23 mars 1905 – Lomer Gouin premier ministre

Dissensions libérales

Lomer Gouin

Lomer Gouin

Dites-lui [au public]seulement que tout va bien. Le commentaire à la presse du nouveau premier ministre est laconique. Ce 23 mars 1905 Lomer Gouin est assermenté, avec son gouvernement, devant le lieutenant-gouverneur de Québec. Sa démission de ministre, en février 1905, aura causé la chute du premier ministre Simon-Napoléon Parent. De fortes dissensions internes au Parti libéral du Québec suite aux élections anticipées de 1904 créent des remous que le nouveau chef du gouvernement veut apaiser.

Frondeur, avec une volonté de profondes réformes en éducation, Lomer Gouin n’est pas bien vu par le clergé. Il va leur donner des gages et conduire une politique prudente. Il poursuit dans la tradition libérale en encourageant le développement des richesses naturelles par le capital étranger. La province vit alors une intense phase d’industrialisation. La situation économique favorable et l’impopularité des conservateurs contribuent aux immenses majorités qu’il obtient lors des élections générales de 1908, 1912, 1916 et 1919.

Lomer Gouin évoluera, après sa démission en 1920, sur la scène fédérale, un phénomène inusité pour un premier ministre du Québec. Élu à la Chambre des communes, il devient ministre de la Justice dans le gouvernement de William Lyon Mackenzie King (1921-1924). Il terminera sa longue carrière politique comme lieutenant-gouverneur de la province de Québec, en 1929. Il occupe ce poste lorsqu’il décède, en mars de cette même année.

25 novembre 2014

25 novembre 1935 – Courte victoire de Taschereau

Bientôt Duplessis

Louis-Alexandre Taschereau

Louis-Alexandre Taschereau

Voulez-vous vous délivrer, une bonne fois, des politiciens qui vous font des mamours au temps des élections et qui une fois élus passent au service des financiers qui souscrivent à la caisse électorale ? Les électeurs québécois ont presque répondu oui à la question de Paul Gouin, chef de l’Action libérale nationale (ALN). Ce 25 novembre 1935 Louis-Alexandre Taschereau est réélu premier ministre du Québec, mais sa majorité est courte.

Son parti, le Parti libéral du Québec (PLQ) obtient 48 sièges, l’ALN 26 et le Parti conservateur avec son nouveau chef Maurice Duplessis, 16. Une coalition Gouin-Duplessis, les deux chefs s’entendent en effet pour que l’on ne retrouve qu’une candidature de chaque formation par circonscription, est venue changer la donne électorale au Québec. Elle met en danger le quatrième gouvernement Taschereau. Toutefois, croulant sous les scandales, il doit démissionner moins de sept mois plus tard.

Aux portes du pouvoir, l’alliance Gouin-Duplessis qu’on appelle déjà Union nationale, n’entend pas relâcher la pression. Âgé de 68 ans, Taschereau ne résistera pas longtemps. Avec un régime aussi dissolu, la dissolution s’imposait… Maurice Duplessis réagit avec humour à l’annonce de la dissolution du Parlement 7 mois plus tard en juin 1936. Le futur premier ministre a pris seul le contrôle de l’Union nationale en évinçant Paul Gouin. Les années Duplessis vont bientôt commencer.

7 avril 2014

Élections 2014 – jour J

Filed under: aa. CaliPierrot — vslibre @ 6 h 35 min
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L’heure du vote

La fin de la campagne est enfin arrivée pour beaucoup. Elle a été un peu « tannante », mais même si l’envie est plutôt d’aller boire un bon verre, il faut aller voter.

La démocratie est un bien trop précieux pour être délaissé. Le cynisme de certains politiciens ne doit pas nous empêcher de donner notre avis, il est malgré tout important…

CaliPierrot-J

2 avril 2014

Élections 2014 – J-5

Filed under: aa. CaliPierrot — vslibre @ 7 h 48 min
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Intégrité des partis politiques

Après les révélations de Radio-Canada sur les méthodes de financement du parti québécois, le PQ ne semble plus aussi blanc. Les libéraux ne disent rien, car ça fait longtemps qu’ils ont eu leurs lots de révélations.

Entre les deux, la CAQ de François Legault et Québec solidaire essaient d’exister, mais le système électoral ne les aide pas…

CaliPierrot-5

30 mars 2014

Élections 2014 – J – 8

Filed under: aa. CaliPierrot — vslibre @ 15 h 08 min
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L’homme qui valait 10 millions.

Le chef des libéraux Philippe Couillard a lancé le défi de la transparence à ses adversaires. Il leur a demandé de dévoiler leur fortune.

François Legault lui a répondu. Le chef de la coalition avenir Québec possède une fortune de 10 millions de dollars. Est-ce que ça change quelque chose au débat sur l’éthique ?…

CaliPierrot-8

26 mars 2014

Élections 2014 – J -12

Filed under: aa. CaliPierrot — vslibre @ 8 h 33 min
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Le test Couillard.

Attaqué de toute part sur l’intégrité, le chef des libéraux, Philippe Couillard propose la transparence pour les chefs. Il va divulguer son rapport d’impôt 2012 et demande aux autres d’en faire autant.

Refus de Pauline Marois et de François Legault. Pauline Marois dit que c’est faire offense au commissaire à l’éthique qui a toutes ces informations et qui a la mission de juger la régularité…

CaliPierrot-12

25 mars 2014

Élections 2014 – J-13

Filed under: aa. CaliPierrot — vslibre @ 8 h 01 min
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La merde qu’on a actuellement.

Nouveau virage dans la campagne à deux semaines des élections. François Legault et sa coalition avenir Québec, tente de réveiller les Québécois: « Vous voulez du changement, alors votez pour un parti nouveau. »

Malheureusement, beaucoup veulent un gouvernement majoritaire et sont prêts à oublier les années Charest, tout comme le projet de charte, pour éviter un débat référendaire sur l’indépendance du Québec…

CaliPierrot-13

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