Valais Libre

9 septembre 2018

366 histoires suisses

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9 septembre – Nidwald est mis au pas (1798)

Les Français qui occupent la toute nouvelle République helvétique décident de mettre au pas les turbulents Nidwaldiens. Ceux-ci, malgré la disproportion des forces, ont déclaré la guerre à la jeune République. Ils refusent absolument les autorités unitaires voulues par la France.

Le 9 septembre 1798, 10 000 hommes emmenés par le général français Alexis Balthazar Henri Schauenbourg marchent sur Nidwald qui a refusé l’ultimatum du Directoire. 1 500 hommes de Nidwald contiennent héroïquement des forces infiniment supérieures. Sur les cols, sur les sentiers, au bord du lac, partout la résistance est féroce.

À la mi-journée, 3 000 Français sont morts, mais la disproportion est trop forte. La résistance est brisée et les massacres commencent. Ils seront honteux. Le général français n’arrive pas à freiner ses troupes. Femmes, enfants, prêtres, le carnage n’a pas de limites.

Le Directoire pour tenter de se racheter enverra Pestalozzi s’occuper des orphelins de Stans.

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12 avril 2018

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12 avril – République helvétique (1798)

Art. 1.- La République helvétique est une et indivisible.


Il n’y a plus de frontière entre les cantons et les pays sujets ni de canton à canton. L’unité de patrie et d’intérêt succède au faible lien qui rassemblait et guidait au hasard des parties hétérogènes, inégales, disproportionnées et asservies à de petites localités et des préjugés domestiques. On était faible de toute sa faiblesse individuelle ; on sera fort de la force de tous.


Art. 2.- L’universalité des citoyens est le souverain.

Aucune partie ou aucun droit de la souveraineté ne peut être détaché de l’ensemble pour devenir une propriété particulière.
La forme de gouvernement, quelques modifications qu’elle puisse éprouver sera toujours une démocratie représentative.

Ce 12 avril 1798, l’ancienne Confédération est définitivement morte. Pierre Ochs et Frédéric-César de la Harpe ont réussi. La Révolution française a déteint sur la Suisse. Mais à quel prix: Les troupes françaises occupent le pays. Bonaparte fait ce qu’il veut et exclut plusieurs régions comme Genève, Bâle, les Grisons ou le Valais.

Des révoltes éclatent en Suisse centrale. Les massacres de Stans sont la réponse de l’occupant qui malgré une tentative d’une coalition de libérer le pays, sont les nouveaux maîtres. La France rétablit l’ordre et des institutions centralisatrices peuvent fonctionner sous l’emprise d’un Directoire de 5 membres.

Aarau, Lucerne, puis Berne furent tour à tour capitale du pays. Ce régime fut éphémère. Il dura jusqu’au 10 mars 1803 et l’Acte de Médiation de Napoléon.

10 mars 2018

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10 mars – Fin de la République helvétique (1803)

La Suisse n’aura été un État unitaire que durant presque cinq ans. Tout avait commencé le 12 avril 1798, mais ce 10 mars 1803, sous la volonté de Bonaparte, la République helvétique a vécu. Les victoires françaises sur la Prusse et la Russie lui avait donné, en 1798, le droit de renverser l’ancien régime de la Confédération.

Pour la première fois, tous les cantons suisses étaient égaux: finis, les pays sujets et les baillages communs. Liberté de conscience et de culte, liberté de la presse, liberté du commerce et de l’industrie et, de fait, fin du système des corporations ainsi que garantie de la propriété privée, les avancées de ce régime ne sont pas négligeables.

La nouvelle constitution calquée sur celle de la France transforme la Confédération issue de la révolution helvétique en un État national unitaire reposant sur les principes de l’égalité des droits, de la souveraineté populaire et de la séparation des pouvoirs.

Ce Régime connut beaucoup d’opposition et sa vie fut tumultueuse. Le Directoire qui gouvernait le pays subit plusieurs frondes de régions du pays qui supportaient mal les nouvelles moeurs politiques. Lorsque le Valais devint une République prétendument souveraine en 1802, le gouvernement central perdit tout crédit. En juillet 1802, les troupes françaises se retirèrent brusquement.

Ce fut le signal du soulèvement. Tout débuta en Suisse centrale, mais la guerre des bâtons toucha l’ensemble du pays. Bonaparte vint remettre de l’ordre et proclama l’acte de médiation le 19 février 1803. La République helvétique pouvait mourir par la remise du pouvoir à Louis d’Affry, landammann de la Suisse pour 1803, et la Confédération des 19 cantons prendre son envol.

19 février 2018

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19 février – Acte de Médiation (1803)

Bonaparte, premier Consul de la République, Président de la République italienne, aux Suisses.

L’Helvétie, en proie aux dissensions, était menacée de dissolution : elle ne pouvait trouver en elle-même les moyens de se reconstituer. L’ancienne affection de la nation française pour ce peuple recommandable, qu’elle a récemment défendu par ses armes et fait reconnaître comme puissance par ses traités; l’intérêt de la France et de la République italienne, dont la Suisse couvre les frontières; la demande du sénat, celle des cantons démocratiques, le voeu du peuple helvétique tout entier, nous a fait un devoir d’interposer notre médiation entre les partis qui le divisent.

La République helvétique a vécu, on revient à la Confédération Suisse, les fédéralistes l’ont emporté sur la volonté centralisatrice. Bonaparte l’a voulu, non pas par amour des anciennes institutions, mais pour s’assurer la docilité de la Suisse.

L’Acte de Médiation porte à 19 le nombre de cantons en érigeant six pays alliés et sujets en cantons souverains. Argovie, Vaud, Thurgovie, Saint-Gall, le Tessin et les Grisons complètent la Confédération des 19 cantons. Certaines parties de la Suisse sont annexées à la France, comme Genève, Mulhouse et la région de Delémont. Le Valais est érigé en république indépendante. Neuchâtel conserve son statut hybride de principauté et canton.

La Suisse vivra douze ans sous ce régime. En 1815, après la chute de Napoléon et le Congrès de Vienne, elle entrera dans ses frontières actuelles.

7 janvier 2018

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7 janvier – Chute au Directoire (1800)

drapeau de la République helvétique

Le Directoire de la République Helvétique est déposé par le législatif le 7 janvier 1800. La Harpe, Secretan et Oberlin sont jugés coupables de complot. Bonarparte, qui vient d’être nommé premier Consul ne veut pas soutenir les apprentis dictateurs.

La Confédération plonge dans une série de maladies constitutionnelles qui vont l’affaiblir lourdement. Elle passe proche de la disparition. Il faudra la chute de Napoléon, puis la guerre du Sonderbund pour qu’elle retrouve, presque un demi-siècle plus tard un bel équilibre d’où naîtra la Suisse actuelle.

En 1798, l’ancienne Confédération est emportée par la Révolution française et ses dommages collatéraux. Elle devient une République une et indivisible à l’image de la France. Le Sénat nomme un Directoire pour la gouverner. Frédéric-César de la Harpe deviendra l’homme fort de cette institution.

Mais le pays sombre dans le chaos. La présence des armées étrangères qui s’affrontent, puis la victoire du général Masséda, sèment destructions et famines. Le Directoire est complice des lourdes contributions de guerre qui écrasent la population. La colère gronde.

De la Harpe rejette le tord sur l’aristocratie et cherche à avoir tous les pouvoirs en main du Directoire qu’il contrôle. Son parti ne voulant pas le suivre, il menace de supprimer le Corps législatif. Bonaparte ne le soutiendra pas. Des membres du Directoire tombent. De la Harpe quitte la Suisse pour la Russie. Il disparaît de la scène jusqu’en 1815 où il contribuera à sauver l’existence de la Confédération au Congrès de Vienne.

23 août 2016

Histoire du Valais – 23 août

23 août

6 avril 2016

Histoire du Valais – 6 avril

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République helvétique

République helvétique

17 mai 2014

Calendrier historique du Valais: 17 mai – 1798 – Prise de Sion

Pillage de la capitale

17 mai SionLe drapeau blanc a été arboré; les portes ont été ouvertes à l’armée française; mais lorsqu’elle a été entrée en partie, un détachement d’Allemands a fait sur elle une décharge d’artillerie à mitraille qui a tué un officier des hussards et blessé 15 hommes. Ce fait parait constant, mais ce n’était pas le crime de la malheureuse ville de Sion. De ce moment, elle a été livrée au pillage. Il a commencé à 10 h du matin, et à la nuit il n’était pas arrêté.

Le rapport de la Chambre administrative du Valais au Directoire helvétique décrit les événements de ce 17 mai 1798. La rébellion haut-valaisanne est matée. Sion paie un lourd tribut. Les troupes françaises et vaudoises se livrent à un pillage en règle, rien n’est épargné, pas même les trésors de la cathédrale de Sion dont le grand-vicaire Imseng paiera de sa vie sa tentative de s’interposer.

Le 20 mai, le calme revenu, les troupes bas-valaisannes et vaudoises sont congédiées. L’armée française du général Lorge quittera le pays dès le 9 juin. La journée du 17 mai laissera des traces profondes. Les horreurs et les brutalités perpétrées étant augmentées ou amoindries selon que les auteurs du récit étaient du côté conservateur ou libéral. Le Valais fera dès lors partie de la République helvétique et retrouvera un peu de calme avant la prochaine révolte de 1799.

9 mai 2014

Calendrier historique du Valais: 9 mai – 1798 – Bataille à Écône

Occupation française

9 mai Maurice-St-001Je reviens de Riddes, il y a eu une attaque: Les Allemands ont été repoussés grâce à nos gens. Les ponts sont coupés, les passages des montagnes sont gardés. Tout est assuré contre une attaque… Le rapport que reçoit le préfet français Polier ce 9 mai 1798 est rassurant. Installé à Saint-Maurice, il coordonne les troupes de la toute nouvelle République helvétique qui défendent le Valais contre l’insurrection haut-valaisanne.

Dès janvier 1798 et l’arrivée du résident français Mangourit à Saint-Maurice, la révolution libérale s’est précipitée en Valais. En février les VII Dizains ont reconnu l’indépendance du Bas-Valais, en mars est fondée la République indépendante des Dix-Dizains, mais en avril, sous pression de la France, le Valais accepte son rattachement à la République helvétique.

Dès le début mai, les Haut-Valaisans prennent les armes pour défendre la religion menacée, leur autonomie et leur idée de la démocratie. Ils prennent Sion le 7 mai et après l’épisode de Riddes, avanceront jusqu’au Guercet aux abords de Martigny. Les troupes vaudoises et bas-valaisannes les repousseront et le 17 mai, le général français Lorge investit Sion. La répression et les pillages seront terribles. La rébellion est matée momentanément, elle reprendra l’année suivante.

5 avril 2014

Calendrier historique du Valais: 5 avril – 1798 – Constitution helvétique

Valais dans l’Helvétique

5 avril RépubliqueArt. 1.- La République helvétique est une et indivisible.
Il n’y a plus de frontière entre les cantons et les pays sujets ni de canton à canton. L’unité de patrie et d’intérêt succède au faible lien qui rassemblait et guidait au hasard des parties hétérogènes, inégales, disproportionnées et asservies à de petites localités et des préjugés domestiques. On était faible de toute sa faiblesse individuelle ; on sera fort de la force de tous.

Le Valais se réveille, ce 5 avril 1798, comme canton de la République helvétique une et indivisible. La veille, les citoyens ont été convoqués devant les maisons de commune pour choisir entre la réunion à la République helvétique ou l’indépendance. Choix bien peu démocratique, puisque Bonaparte avait déjà intégré le Valais à la Suisse et donné ses ordres à son Directoire.

Pour faire les choses dans les formes, le son du tambour a retenti dans les communes et à 9 heures du matin les assemblées débutaient. Après l’introduction et les informations d’usage, on nomma les deux secrétaires et les quatre scrutateurs. Puis, les citoyens purent chacun émettre leur voeu. Le score fut net. À Saint-Maurice, par exemple, 52 citoyens votèrent pour la réunion à la République helvétique et 2 pour l’indépendance. Le 12 avril 1798, la République helvétique naissait avec 22 cantons dont le Valais.

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