Valais Libre

29 juin 2015

29 juin 1864 – Catastrophe du mont Saint-Hilaire

Un train dans la rivière

Catastrophe du pont de Beloeil

Catastrophe du pont de Beloeil

Le gardien du pont avait donné le signal de rigueur  en pareille circonstance, et avait mis une lanterne rouge. Malheureusement, l’ingénieur, on ne sait pour quelle cause, négligea cet avertissement et continua la route toujours à pleine vitesse. Mais tout fut inutile; les chars arrivèrent sur le pont et se précipitèrent dans l’abîme ouvert sous leur route; ils tombèrent tous les uns à la suite des autres d’une hauteur d’environ soixante pieds. La Minerve relate ainsi la tragédie qui s’est jouée, ce 29 juin 1864 sur la rivière Richelieu.

Un train de la compagnie Grand Tronc emmenant près de 500 immigrants allemands et norvégiens de Lévis vers Montréal plonge dans la rivière Richelieu vers une heure vingt du matin. Le pont tournant de Beloeil était ouvert pour laisser passer un convoi de barges. Le conducteur du train qui connaissait mal cette ligne et qui n’était titulaire que depuis peu de temps n’a pas respecté la signalisation. Apercevant l’abîme au dernier moment, il n’a pas réussi à éviter la catastrophe. Les wagons s’empilent les uns sur les autres. On retirera 99 morts de cet amas de bois et de ferraille qui fit également de nombreux blessés.

Ça reste, à ce jour, l’accident ferroviaire le plus meurtrier au Canada. Quelques jours plus tard, on dénombra une centième victime. Un homme qui regardait par la fenêtre d’un train passant à cet endroit fut décapité par des débris encore présents. Le conducteur du train fut tenu pour responsable de cet accident qui suscita de vives polémiques sur la sécurité des transports ferroviaires.Il sera condamné à 10 ans de prison, mais sa peine sera réduite lorsque l’émotion retomba quelques années plus tard.

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29 avril 2015

29 avril 1627 – La compagnie de la Nouvelle-France

Amorce de la colonisation

Edit de fondation

Edit de fondation

C’est à savoir que les dits de Roquemont, Houel, Lataignant, Dablon, Duchesne et Castillon, tant pour eux que pour les autres, faisant le nombre de cent leurs associés, promettront faire passer au dit pays de la Nouvelle-France, deux à trois cents hommes de tous métiers dès l’année prochaine 1628, et pendant les années suivantes en augmenter le nombre jusqu’à quatre mille de l’un et de l’autre sexe, dans quinze ans prochainement venants, et qui finiront en décembre, que l’on comptera 1643.

Cet Acte pour l’établissement de la Compagnie des Cents associés pour le commerce du Canada fait à Paris ce 29 avril 1627 et signé par le cardinal de Richelieu crée la Compagnie de la Nouvelle-France communément appelée Compagnie des Cents associés. Champlain a réussi à convaincre le cardinal et voit ainsi l’avenir de sa Nouvelle-France s’éclairer. Les difficultés des premières années pourront être surmontées grâce à ce nouveau monopole et surtout cet apport d’argent qui va permettre la pérennité de Québec.

Chacun des cent associés a mis une mise de 3000 livres pour financer la compagnie qui obtient le monopole du commerce en Canada. Ce monopole est de 15 ans pour les fourrures et à perpétuité pour le reste. En contrepartie, la Compagnie doit installer à ses frais 4 000 colons, administrer la colonie, assurer la défense du territoire et se consacrer à la conversion des Amérindiens. Elle verra très vite les Anglais se dresser contre elle, les menaces iroquoises lui compliqueront la tâche qu’elle acquittera tant bien que mal jusqu’en 1663 où la compagnie est dissoute, la Nouvelle-France devenant alors une colonie royale.

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