Valais Libre

13 septembre 2012

1816 – Adolphe, Benjamin Constant (1767 – 1830)

Adolphe est un jeune homme intelligent. L’avenir lui est ouvert malgré l’âpreté de son caractère. Il est cassant, taciturne et solitaire. Il se donne comme défi de séduire la belle Ellénore, noble polonaise déchue qui vit hors mariage avec le père de ses enfants.

Ce défi sera la perte d’Adolphe. Il réussira au-delà de toutes les espérances. Ellénore sera follement amoureuse de lui. Ils vivront une passion qui les emmènera loin de leur vie de départ. Nous partageons toutes les passions d’Adolphe. Il est le héros et le narrateur du roman. Rien ne nous est épargné, ni les doutes, les interrogations, les états d’âme du jeune amoureux, ni les pressions de son père, ni le remord d’Ellénore.

Doutant sans cesse de son amour, voulant rompre fréquemment, Adolphe suivra son amante à travers l’Europe. Seule la mort d’Ellénore cassera ce lien solide, insaisissable et funeste. Roman psychologique, Adolphe nous livre un Amour du siècle qui joue avec les règles de l’époque. Les sentiments prennent plus de place que l’intrigue et l’écriture directe amplifie nos ressentis.

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23 avril 2012

1830 – Le rouge et le noir, Stendhal (1783 – 1842)

Un jeune homme finit sa vie à 23 ans sur l’échafaud de Besançon pour avoir tiré, en pleine messe, sur la femme qu’il aime parce qu’elle voulait empêcher son mariage avec une fille noble de Paris. Les deux femmes se retrouvent éplorées devant cette fin tragique de beau Julien Sorel.

Tout avait commencé lorsque le fils du charpentier de Verrières étaient devenu le précepteur des enfants de madame de Rénal. Il est destiné à l’Église, mais il rêve de grandeur, d’argent et de gloire. Il poursuivra sa carrière à Paris comme secrétaire du marquis de la Mole. Sa gaucherie paysanne, son aura intellectuelle et son orgueil attireront la jeune Mathilde. La fille du marquis le séduira et attendra un enfant de Julien qui ne peut oublier Mme de Rénal qui fut sa maîtresse.

Ce roman-tragédie de Marie-Henri Beyle, plus connu sous le pseudonyme de Stendhal, secoue les mœurs du début du 19ème siècle. Il dépeint la société française avec une plume enflammée, tragique et acide. 

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