Valais Libre

9 mai 2016

Histoire du Valais – 9 mai

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St-Maurice

St-Maurice

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2 janvier 2016

Histoire du Valais – 2 janvier

Talleyrand

Talleyrand

25 juin 2014

Calendrier historique du Valais: 25 juin – 1842 – Gazette du Simplon

Nouveau journal

25 juin Gazette_du_SimplonEn faveur des améliorations que l’état actuel du pays réclame, nous ne serons l’organe d’aucun parti, d’aucune coterie… La déclaration parue dans le premier numéro de la Gazette du Simplon qui parait à Saint-Maurice ce 25 juin 1842 se veut modérée. Pourtant, dès le deuxième numéro le ton change, sous la plume d’André Derivaz, curé d’Ardon, le gouvernement de Maurice Barman est accusé de livrer une guerre à mort à tout ce qui tient aux siècles passés et par conséquent à la foi de nos pères.

Le journal fondé par Guillaume de Kalbermatten, commandant des troupes conservatrices valaisannes en 1840, Antoine de Courten et le chanoine de Rivaz entrèrent donc directement en conflit avec l’Écho des Alpes, l’organe de la Jeune Suisse. Le curé d’Ardon fut condamné à une amende par le tribunal et la ville de Saint-Maurice interdit de séjour les deux rédacteurs Rupert et Mayery d’origine française.

La tension continua de monter et, après des parodies de leur mouvement parues dans la Gazette du Simplon, des Jeunes Suisses firent irruption dans les locaux du journal et jetèrent le matériel et la presse au Rhône en avril 1843 ce qui mit fin à la première vie du journal. Après le retour au pouvoir des conservateurs en 1844, le journal recommença à paraître le 6 novembre 1844. Il disparut définitivement le 13 novembre 1847, peu avant l’effondrement du Sonderbund.

23 avril 2014

Calendrier historique du Valais: 23 avril – 1976 – Chappaz

Valais divisé

23 avril ChappazUne œuvre d’allure juvénile qui ferait penser aux gosses jaloux et cruels qui font pipi sur les châteaux de sable plus jolis de leurs camarades… La critique de Roger Pitteloud dans le journal conservateur Valais Demain est virulente. Ce 23 avril 1976 la polémique déclenchée par Maurice Chappaz et son oeuvre Les Maquereaux des cimes blanches monte encore d’un cran.

Traité de communiste par le Nouvelliste à cause de son pamphlet contre l’industrie du tourisme qui saccage, selon lui, le Valais authentique, Maurice Chappaz divise alors son canton. Le poète doit subir toutes les insultes et beaucoup de mauvaise foi. Vive Chappaz cette inscription peinte en lettre géante sur la falaise derrière l’abbaye de Saint-Maurice par des étudiants du collège illustre le soutien dont bénéficiait l’écrivain.

Né à Bagnes le 21 décembre 1916, Maurice Chappaz grandit dans une famille de notable. Neveu du conseiller d’État Maurice Troillet qui siègera durant 40 ans au gouvernement, il étudiera au collège de Saint-Maurice, puis aux Universités de Lausanne et Genève. Il quittera les études pour manger des crêpes en paix selon son expression. Il épousera Corina Bille avec qui il formera un couple d’écrivains reconnus par de nombreuses distinctions et de nombreux prix pour leurs oeuvres qui chantent le Valais.

Maurice Chappaz décèdera le 15 janvier 2009 à Martigny.

5 avril 2014

Calendrier historique du Valais: 5 avril – 1798 – Constitution helvétique

Valais dans l’Helvétique

5 avril RépubliqueArt. 1.- La République helvétique est une et indivisible.
Il n’y a plus de frontière entre les cantons et les pays sujets ni de canton à canton. L’unité de patrie et d’intérêt succède au faible lien qui rassemblait et guidait au hasard des parties hétérogènes, inégales, disproportionnées et asservies à de petites localités et des préjugés domestiques. On était faible de toute sa faiblesse individuelle ; on sera fort de la force de tous.

Le Valais se réveille, ce 5 avril 1798, comme canton de la République helvétique une et indivisible. La veille, les citoyens ont été convoqués devant les maisons de commune pour choisir entre la réunion à la République helvétique ou l’indépendance. Choix bien peu démocratique, puisque Bonaparte avait déjà intégré le Valais à la Suisse et donné ses ordres à son Directoire.

Pour faire les choses dans les formes, le son du tambour a retenti dans les communes et à 9 heures du matin les assemblées débutaient. Après l’introduction et les informations d’usage, on nomma les deux secrétaires et les quatre scrutateurs. Puis, les citoyens purent chacun émettre leur voeu. Le score fut net. À Saint-Maurice, par exemple, 52 citoyens votèrent pour la réunion à la République helvétique et 2 pour l’indépendance. Le 12 avril 1798, la République helvétique naissait avec 22 cantons dont le Valais.

23 mars 2014

Calendrier historique du Valais: 23 mars – 1476- Val d’Abondance

Conquête haut-valaisanne

23 mars savoie0024Une députation des habitants d’Abondance arrive à Saint-Maurice ce 23 mars 1476. Ils viennent négocier avec les Hauts-Valaisans pour éviter la guerre dans leur vallée. Ils acceptent de payer au vainqueur de la bataille de la Planta la somme de 840 florins et mettent sous leur protection leurs biens et leurs fortunes.

La vallée d’Abondance vient d’être occupée par le Haut-Valais qui a repris sa progression stoppée par l’hiver au début du mois de mars. La Savoie est affaiblie par la défaite de son allié Charles le Téméraire, le 2 mars 1476, à Grandson. Des Lombards tentent de traverser le Valais pour porter secours au duc de Bourgogne. Les Hauts-Valaisans tentent de les en empêcher.

Certains parviennent tout de même à Vevey se qui provoque la furie des Haut-Valaisans qui pillent la région avant de se lancer sur l’autre rive du Léman où ils occupent les régions de Monthey, d’Abondance et d’Évian. Après la reddition d’Abondance, les autres localités du Chablais doivent aussi payer des frais de guerre. Les troupes haut-valaisannes se retireront en juillet 1476 emportant avec eux avec un riche butin.

4 mars 2014

Calendrier historique du Valais: 4 mars – 1569 – Traité de Thonon

Frontière définitive

4 mars St-Gingolph_lac01… l’extrémité du pont de St-Gingolph et le torrent dit la Morge passant sous ledit pont inclus… Le chiffre premier du traité de Thonon signé ce 4 mars 1569 fixe la nouvelle frontière à la Morge de Saint-Gingolph. Le duc Emanuel-Philibert de Savoie, d’une part, l’évêque de Sion et les sept dizains du Valais, d’autre part mettent ainsi un terme aux fluctuations territoriales qui ont fait suite à la bataille de la Planta du 13 novembre 1475.

Les Valaisans rendent à la Savoie les gouvernements d’Evian et du val d’Aulps, celui de Monthey reste au Valais avec celui de Saint-Maurice. …il ne sera porté aucun dommage et préjudice aux limites des communes, alpages, forêts, terres, pâturages et autres biens, aux us et coutumes appartenant aux sujets de l’un ou de l’autre état, chacun desquels resteront dans leur possession et autres droits. Le chiffre 5 du traité règle durablement les conflits frontaliers.

En 1476, les Dizains du Haut prenaient possession des territoires jusqu’à Saint-Maurice qu’il leur était reconnu par la Savoie en 1526. En 1536, devant l’avancée de Berne le Valais étendit son influence jusqu’à Évian et au val d’Aulps. Le traité de Thonon fixe définitivement la frontière du Chablais valaisan. Ce traité est accompagné d’un accord militaire et de la liberté du trafic commercial entre les deux États.

27 février 2014

Calendrier historique du Valais: 27 février – 380 – Christianisme comme religion d’État

Édit de Thessalonique

27 février st_theoduleNous voulons que tous les peuples que régit la modération de Notre Clémence s’engagent dans cette religion que le divin Pierre Apôtre a donnée aux Romains… Ce 27 février 380 marque un tournant fondamental pour l’Occident. Par l’Édit de Thessalonique, l’empereur Théodose I fait du christianisme la religion officielle de l’Empire romain.

L’exemple héroïque et les prières de ces martyrs (de la légion thébaine) entraînèrent les habitants à renoncer au culte des dieux des Gaulois et des Romains pour adorer le vrai Dieu et son fils Jésus-Christ. Dans son Histoire du Valais, le père Furrer, traduit en 1873 par Roger de Bons, illustre le cheminement du Valais à la même époque.

Saint-Théodule, le premier évêque du Valais réside dans le pays depuis l’an 350 environ. La décision de l’empereur encourage donc le développement du christianisme dans la vallée. Malgré quelques difficultés, il se développera sans cesse, tout particulièrement à partir de Saint-Maurice à partir du VIe siècle.

29 janvier 2014

Calendrier historique du Valais: 29 janvier – 1798 – Comité des 7

Révolution en Valais

29 janvier SionPierre-Joseph de Riedmatten prend la tête d’un comité de sept membres pour observer les circonstances et les affaires qui sont très graves et semble devenir de jour en jour plus graves. Le bourgmestre en charge de la ville de Sion réagit, ce 29 janvier 1798, aux événements qui secouent le Bas-Valais. L’arrivée de Mangourit, le nouveau résident de la République française en Valais au début janvier sonnent le signal de la révolution valaisanne.

La veille, le 28 janvier, un arbre de la liberté a été érigé à Saint-Maurice. Conscient de la gravité des événements, Pierre-Joseph de Riedmatten qui est aussi Seigneur de Saint-Gingolph conduira la députation haut-valaisanne qui ira négocier l’indépendance du Bas-Valais du 2 au 5 février à Saint-Maurice. Finalement, selon la volonté des Français, le Valais restera uni.

De Riedmatten conduira également la délégation valaisanne qui ira combattre vainement, à Berne, l’incorporation du Valais à la toute nouvelle République helvétique. Le peuple valaisan acceptera le 4 avril cette incorporation, malgré cela une résistance haut-valaisanne pour défendre la religion s’organisera. Elle sera vaincue en mai par les troupes françaises, bas-valaisannes et vaudoises.

2 janvier 2014

Calendrier historique du Valais: 2 janvier – 1798 – Mangourit à Saint-Maurice

Nouveau résident français

 

Talleyrand

Talleyrand

La connaissance parfaite que j’ai de ses talents et de son caractère me met dans le cas de ne point douter que vous n’ayez bientôt la preuve du zèle avec lequel il saura remplir les intentions de son gouvernement. Talleyrand est ironique dans sa lettre au grand bailli Sigristen. En annonçant la venue du nouveau résident français en Valais, il se doute sûrement des changements qui se préparent.

Michel-Ange-Bernard de Mangourit arrive à Saint-Maurice ce 2 janvier 1798. Il vient remplacer Jean-Frédéric Helfflinger qui sera resté en Valais durant 10 ans. Les résidents français logent à Saint-Maurice depuis 1763, cela irrite les dirigeants valaisans qui préfèreraient les voir à Sion et non pas en pays sujet.

Mangourit ne restera que 6 mois en Valais, mais à son départ le 25 juin 1798, la région sera à jamais transformée. Le résident tiendra minutieusement informé le Directoire de la progression de la Révolution en Valais et, même s’il aurait préféré faire de la vallée un département français, il oeuvrera pour l’incorporation du Valais à la République helvétique.

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