Valais Libre

29 novembre 2018

366 histoires suisses

29 novembre – Le Général Dufour (1847)

Guillaume-Henri Dufour

Le Valais, dernier bastion du Sonderbund, capitule ce 29 novembre 1847. Trois émissaires apportent l’acte de capitulation du Valais au colonel Rilliet-Constant, alors stationné à Bex. Cet accord est accepté et ratifié le jour même et les troupes valaisannes se retirent alors que les troupes fédérales entrent sur le territoire valaisan.

À peine un mois après le déclenchement des hostilités la guerre civile est terminée. La sagesse et le désintéressement du général Dufour auront permis de limiter les effusions de sang et de jeter les bases d’une reconstruction fédérale harmonieuse.

86 morts et 450 blessés, voilà le bilan de ces combats fratricides. Pourtant 100 000 hommes de l’armée fédérale faisaient face à 30 000 membres des forces du Sonderbund, mais le déséquilibre s’accentua encore par la mauvaise coordination des troupes catholiques.

La connaissance du terrain du Général Dufour qui avait cartographié la Suisse, la sagesse tactique du fondateur de l’école militaire de Thoune et sa volonté d’en finir vite sans faire couler trop de sang, auront permis au pays de se sortir des querelles religieuses sans trop de dégâts.

Ovationné partout à travers le pays, couvert des plus grands honneurs, Guillaume-Henri Dufour poursuivra son œuvre pour le rayonnement de la patrie en fondant avec Henry Dunant la Croix-Rouge.

Publicités

29 octobre 2018

366 histoires suisses

Filed under: cb calendrier historique de la Suisse — vslibre @ 9 h 00 min
Tags: ,

29 octobre – Sonderbund (1847)

Général Dufour

Que le Dieu Tout-Puissant décide entre vous et nous! Bernhard Meyer, le porte-parole des cantons catholiques se lève et quitte la salle suivi des autres membres du Sonderbund. Toute cette affaire est bien plutôt du ressort du diable que de Dieu! La réplique des protestants est cinglante. La guerre devient inévitable.

C’est ainsi que débute la dernière guerre civile qui a déchiré la Suisse. La diète n’a pas réussi à calmer les belligérants. Les armes vont parler. Les cantons catholiques s’étaient promis soutien mutuel en 1845 en faisant une alliance militaire séparée.

Lorsque Saint-Gall passe du côté protestant, ceux-ci détiennent la majorité à la Diète. Ils ne tolèrent pas cette alliance séparée. La dissolution est votée le 20 juillet 1847. Les catholiques acceptent si on rouvre les couvents d’Argovie et qu’on maintient les jésuites à Lucerne.

Inacceptable pour les protestants. Toutes les négociations sont vaines. Ce 29 octobre 1847, la rupture est définitive, les troupes sont mobilisées, c’est la guerre!

Elle sera courte, fera peu de victimes et le pays en sortira plus fort et plus respectueux des minorités. Dieu n’a pas tranché, mais il a rendu la sagesse aux hommes…

2 avril 2018

366 histoires suisses

Filed under: cb calendrier historique de la Suisse — vslibre @ 9 h 00 min
Tags: , ,

2 avril – Les couvents d’Argovie (1841)

Couvent en Argovie

Par douze voix et demie, la Diète adopte, ce 2 avril 1841, un décret qui ordonne au canton d’Argovie le rétablissement des couvents et ceci dans un délai de six semaines. Argovie rétablit les 4 couvents de femmes, mais ignora l’ordre en ce qui concerne les 4 couvents d’hommes. Le Sonderbund pointait à l’horizon.

Après l’adoption d’une nouvelle Constitution cantonale en janvier 1841, quelques troubles éclatent entre catholiques et protestant dans la région du Freiamt argovien. Les conservateurs-catholiques sont matés, mais quelques morts sont à déplorer. Le Gouvernement met la faute de ces troubles sur les 8 couvents de la région et, le 20 janvier, le Grand conseil vote la suppression de ces couvents.

Le Pacte fédéral de 1815 garantit l’existence des couvents. Ce coup de force des autorités argoviennes suscite de vives réactions de la part des cantons catholiques, mais aussi de l’étranger. Une Diète extraordinaire est demandée. Elle se réunira dès le 15 mars 1841 à Berne. Malgré qu’ils soient protestants, les représentants de Zurich et Vaud placent la question sous l’angle du droit pour tenter de dépassionner les débats.

Le Gouvernement d’Argovie a outrepassé ses droits et doit rétablir les couvents. Une nouvelle Diète en 1843 jugera le rétablissement des uniques couvents de femmes comme suffisant. Les tensions confessionnelles ne s’apaisèrent pas et la crise du Sonderbund qui dégénèrera en guerre civile en 1847 trouve quelques racines dans ces couvents argoviens.

13 août 2016

Histoire du Valais – 13 août

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
Tags: ,

13 août sonderbund

31 mars 2014

Calendrier historique du Valais: 31 mars – 1849 – Loi sur l’instruction publique

École gratuite

31 mars écoleConsidérant la nécessité d’améliorer l’instruction publique dans le canton et de la mettre en harmonie

avec les besoins du peuple… Vu l’art. 8 de la constitution portant: L’instruction publique est obligatoire: elle est placée sous la surveillance de l’État, sans préjudice des attributions du clergé quant à l’instruction religieuse…

Le Conseil d’État adopte, ce 31 mars 1849, la nouvelle loi sur l’instruction publique. L’école primaire devient obligatoire, l’enseignement secondaire sera dispensé à Saint-Maurice, Sion et Brigue, les professeurs sont laïques ou religieux. Le Grand conseil adoptera ce projet de loi le 31 mai 1849. Les écoles primaires sont sous la responsabilité des communes alors que le département à la charge de l’enseignement supérieur.

Dans les écoles primaires, on doit enseigner: la religion catholique, la lecture et l’écriture, la grammaire française ou l’allemande, l’arithmétique et la tenue des comptes, la géographie, l’histoire nationale et le chant. Le principe de la gratuité de l’enseignement est reconnu puisque la loi oblige les communes à répartir les frais scolaires, quand il n »y a pas de fond suffisant, proportionnellement à la fortune.

Après l’échec en votation populaire en février 1841, cette loi marque la victoire de l’école de l’État. Après la défaite du Sunderbund, le Gouvernement libéral réussit à imposer ses vues avec quelques concessions à l’Église.

11 décembre 2013

Calendrier historique du Valais: 11 décembre – 1845 – Adhésion au Sonderbund

Le Valais rejoint l’alliance catholique

11 décembre SonderbundLes cantons de Lucerne, Uri, Schwytz, Unterwald, Zoug, Fribourg et le Valais, pour protéger leurs droits souverains et territoriaux, s’engagent, au cas où l’un ou l’autre serait l’objet d’une agression, à repousser en commun cette agression par tous les moyens à leur disposition, en se conformant au Pacte fédéral de 1815 ainsi qu’aux anciens traités. Ainsi est libellé le premier article des cinq articles du pacte secret signé ce 11 décembre 1845 qui sera connu sous le nom de Sonderbund.

Les sept cantons catholiques acceptent la formulation du Lucernois Constantin Siegwart-Müller. L’alliance est une réaction à la crise des couvents d’Argovie et au meurtre du chef catholique lucernois Joseph Leu. Ce pacte qui se veut un acte défensif sera à l’origine de la guerre civile qui donnera naissance à la Suisse moderne en 1848.

Le Valais adhéra naturellement au Sonderbund. Les événements de 1844, la victoire de la Vieille Suisse conservatrice face à la Jeune Suisse radicale lors de la bataille du Trient du 21 mai et l’exil des principaux chefs radicaux laissaient le champ libre au gouvernement conservateur. En juin 1846, le traité est rendu public et suscite l’émoi dans la Confédération. La Diète fédérale le condamnera en juillet 1847, en novembre ce sera la guerre éclair conduite par le général Dufour. La capitulation des catholiques en décembre 1847 ouvrira la porte à la Constitution de 1848.

3 novembre 2013

Calendrier historique du Valais: 3 novembre – 1848 – Premières nominations au Conseil des États

4 radicaux, 1 libéral-conservateur et 1 conservateur

3 novembre Conseil des ÉtatsCe 3 novembre 1848, le Grand conseil du canton du Valais désigne Joseph-Henry Ducrey et le docteur Joseph-Hyacinthe Grillet comme ses représentants au Conseil des États. Après les élections du 15 octobre 1848, ces nominations complètent la délégation qui représentera le Valais dans le premier parlement fédéral qui élira, le 16 novembre suivant, le Conseil fédéral.

Découlant de la constitution adoptée le 12 septembre 1848, ces institutions ouvrent l’ère moderne de la Suisse. La population valaisanne a, elle, refusé cette nouvelle constitution. Pour la représentation au Conseil national, le Valais est divisé en quatre arrondissements électoraux. Les radicaux Maurice Barman et Adrien Pottier, le libéral-conservateur Antoine de Riedmatten et le conservateur Joseph-Anton Clemenz sont élus par le 40% des électeurs qui expriment leur vote.

Jusqu’en 1920, c’est le Grand conseil qui nomme les représentants à la chambre des cantons, c’est pourquoi les deux radicaux Joseph-Henry Ducrey et Joseph-Hyacinthe Grillet ne sont pas élus par le peuple. Les législatures dureront 3 ans jusqu’en 1931 ensuite, elles passeront à 4 ans. Moins d’une année après la guerre civile du Sonderbund, la Suisse possède de nouvelles institutions qui permettent aux cantons vaincus, dont le Valais, de retrouver une place dans la dignité.

13 août 2013

Calendrier historique du Valais: 13 août – 1852 – Remise des dettes de guerre

Quelques sous en retour

13 août sonderbundLe montant total encore arriéré des frais imposés aux sept Cantons de Lucerne Uri Schwyz Unterwalden Zoug Fribourg et Valais par arrêté de la Diète du 2 Décembre 1847 est remis à ces Cantons aux conditions suivantes… ainsi débute l’arrêté fédéral concernant la remise du restant de la dette provenant des frais de guerre du Sonderbund qui est adopté définitivement par le Conseil des États ce 13 août 1852.

Les sept articles qui suivent décrivent les conditions et les obligations faites aux sept cantons du Sonderbund pour bénéficier de cette remise. Moins de six ans après la fin de la guerre civile, cette remise des dettes est un acte pacificateur important. Il va permettre aux cantons de consacrer des fonds plus importants à leur développement.

…les emprunts forcés imposés à quelques particuliers de ces cantons, puis à des écoles, à l’administration des pauvres, en tant qu’elles sont sous la surveillance et la direction de l’État, ainsi qu’à la construction de chemins de fer, de routes et de canaux ou à d’autres destinations semblables, sous réserve cependant de l’approbation du Conseil fédéral… l’article 5 est clair sur l’utilisation exclusive de cette remise.

Le Valais voit ainsi près de 306 000 francs lui revenir. Ce montant ne pourra pas être utilisé pour rembourser le clergé qui a vu une partie de ses domaines sécularisés. Malgré le voeu de certains, l’assemblée fédérale ne l’a pas voulu ainsi.

20 juillet 2013

20 juillet

Assassinat de Joseph Leu (1845)

20 juillet joseph leuDans la nuit du 19 au 20 juillet, un homme armé d’un fusil se glissa dans l’habitation de Leu, isolée et mal close, comme toutes les maisons de cette contrée ; connaissant la disposition des lieux, l’assassin traversa une première chambre, pénétra sans bruit dans celle où Joseph Leu reposait à côté de sa femme et de son enfant, le tua d’un coup de fusil tiré à bout portant et s’échappa avant que l’alarme eût pu être donnée…

La revue de la Suisse catholique décrit ainsi la fin du chef des catholiques lucernois. Joseph Leu d’Ebersol est assassiné le 20 juillet 1845 à son domicile à Ebersol dans le canton de Lucerne. Ce meurtre est emblématique des tensions religieuses qui déchirent la Confédération en ce milieu de 19e siècle. Corps-francs radicaux contre alliance du Sonderbund, il faudra attendre la fin 1847 et la guerre civile pour que la situation s’apaise.

Joseph Leu est né en 1800, après l’école communale, il s’occupera toute sa vie de l’exploitation agricole familiale. Il fera très tôt de la politique, il dirigera et administrera sa commune dès 1831, sera élu au Grand Conseil en 1831 et participera également aux deux constituantes lucernoises de 1831 et 1841. Ce paysan charismatique et dévot devint la figure de proue des forces catholiques démocratiques sur la scène lucernoise.

Dès 1839, il milite pour que les jésuites s’occupent de l’enseignement supérieur dans son canton. En réaction à la suppression des couvents en Argovie en 1841, il rappellera les jésuites à la tête du collège de Lucerne en 1844. Ce sera son arrêt de mort, les radicaux qu’il a défaits aux élections de 1841, ne le supporteront pas.

24 mai 2013

24 mai

Constitution fribourgeoise (1857)

24 mai FribourgLe 24 mai 1854, le peuple fribourgeois souverain adopte à une très large majorité la constitution qui lui est soumise. 14 355 oui contre seulement 1262 non, les parlementaires, élus en décembre 1856, ont réussi à élaborer une nouvelle charte cantonale qui convainc facilement les électeurs. Les changements imposés suite à la défaite du Sonderbund en 1847 sont loin.

Les radicaux fribourgeois avaient pris le pouvoir après l’effondrement de l’alliance catholique. Mais, ils n’ont jamais su s’assurer une majorité populaire. Leur anticléricalisme les ont détaché du peuple. Après l’arrestation de l’évêque de Fribourg en 1848 et son emprisonnement à Chillon, l’opposition conservatrice s’organise.

Le 24 mai 1852, près de 15 000 fribourgeois se réunissent à Posieux afin d’affirmer les droits des fribourgeois méconnus par les autorités fédérales et cantonales. À cette occasion, ils réclament aussi une nouvelle constitution, celle adoptée par le gouvernement radical en 1848 n’ayant jamais été soumise au scrutin populaire.

Une année plus tard, la révolte emmenée par Nicolas Carrard se termine dans le sang et la mort du meneur. En 1854, les élections nationales envoient une délégation entièrement conservatrice pour représenter Fribourg à Berne. Enfin, les élections du 7 décembre 1856 donne une large majorité conservatrice au Grand Conseil. Une nouvelle constitution est élaborée et acceptée par le peuple pour le 5 ème anniversaire du rassemblement de Posieux.

 

Autres 24 mai

1400,

Alliance de Glaris et des Ligues Grises

1788,

Sion est ravagé par un grand incendie

Page suivante »

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :