Valais Libre

4 mai 2014

Calendrier historique du Valais: 4 mai – 1998 – Meurtre au Vatican

Cédric Tornay

4 mai vaticanJ’espère que tu me pardonneras, car ce que j’ai fait, ce sont eux qui m’ont pousser (sic). Cette année, je devais recevoir la Benemerenti et le lieutenant-colonel me l’a refuser (sic). (…). J’ai juré de donner ma vie au pape et c’est ce que je fais. Je m’excuse de vous laisser tout seul (sic), mais mon devoir m’appelle. Dit (sic) à Sarah, Melinda et papa que je vous aime. Gros bisous à la plus grande maman du monde. Ton fils qui t’aime…

Ces mots attribués au vice-caporal Cédric Tornay semblent mettre un terme à l’affaire qui a secoué la Garde suisse pontificale. Le 4 mai 1998, trois personnes sont retrouvées mortes dans les murs de la cité épiscopale : Aloïs Estermann, le chef des gardes suisses, nommé la veille, son épouse et un jeune vice-caporal de la garde.

Pourtant tout n’est pas aussi simple. L’enquête a été bâclée, les conclusions rapides, et il reste de nombreux doutes sur la lettre laissée par le jeune valaisan à sa mère. Des enquêtes parallèles ont parlé d’homosexualité ou de meurtre des services secrets soviétiques auxquels aurait appartenu Estermann.

La vérité ne sera peut-être jamais découverte, mais cet événement a fortement ébranlé l’institution créée le 22 janvier 1506 par le pape Jules II. La dernière Garde suisse encore existante a été mise en cause dans la tourmente de ces meurtres, mais très vite l’entourage du pape Jean-Paul II a écarté l’hypothèse d’une dissolution.

Les Gardes suisses, ces détachements de mercenaires suisses servaient de garde rapprochée et protocolaire dans différentes cours européennes, étaient nombreuses dès le 15e siècle.

Publicités

4 mai 2013

4 mai

Meurtre au Vatican (1998)

4 mai tornayJ’espère que tu me pardonneras car ce que j’ai fait, ce sont eux qui m’ont pousser (sic). Cette année, je devais recevoir la Benemerenti et le lieutenant-colonel me l’a refuser (sic). (…). J’ai juré de donner ma vie au pape et c’est ce que je fais. Je m’excuse de vous laisser tout seul (sic), mais mon devoir m’appelle. Dit (sic) à Sarah, Melinda et papa que je vous aime. Gros bisous à la plus grande maman du monde. Ton fils qui t’aime…

Ces mots attribués au vice-caporal Cédric Tornay semblent mettre un terme à l’affaire qui a secoué la Garde suisse pontificale. Le 4 mai 1998, trois personnes sont retrouvées mortes dans les murs de la cité épiscopale : Aloïs Estermann, le chef des gardes suisses, nommé la veille, son épouse et un jeune vice-caporal de la garde.

Pourtant tout n’est pas aussi simple. L’enquête a été baclée, les conclusions rapides et il reste de nombreux doutes sur la lettre laissée par le jeune valaisan à sa mère. Des enquêtes parallèles ont parlé d’homosexualité ou de meurtre des services secrets soviétiques auxquels auraient appartenu Estermann.

La vérité ne sera peut-être jamais découverte, mais cet événement a fortement ébranlé l’institution créée le 22 janvier 1506 par le pape Jules II. La dernière Garde suisse encore existante a été mise en cause dans la tourmente de ces meurtres, mais très vite l’entourage du pape Jean-Paul II a écarté l’hypothèse d’une dissolution.

Les Gardes suisses, ces détachements de mercenaires suisses servaient de garde rapprochée et protocolaire dans différentes cours européennes, étaient nombreuses dès le 15ème siècle.

Autres 4 mai

1252,

Date du plus ancien droit de cité encore existant de Lucerne

1533,

Le chanoine Wehrli est tué à Genève ce qui provoque une rupture avec Fribourg.

1571,

Mort à Orthez (FR) du réformateur vaudois Pierre Viret

1622,

Victoire des Grisons sur les Autrichiens à Fläsch

1798,

Schwytz cesse la résistance contre les français et reconnaît la République Helvétique.

1847,

Mort à Clarens (VD) du philosophe chrétien Alexandre Vinet

24 mai 2012

Brèves du Lynx du Mayen bleu – 16: Travailler plus

Travailler plus pour …sauver le pays

Qu’en voilà une bonne idée, cet engagement patriotique que viennent de prendre les Portugais – en l’apprenant je me suis offert un porto ; nom de bleu, c’est vrai quoi ! c’est plus républicain que le « travailler plus pour gagner plus » à Nicolas afin que l’ouvrier parisien puisse, le samedi soir après le turbin, festoyer à la brasserie du Fouquet’s !

Les Portugais sont beaucoup plus pragmatiques en abandonnant quatre jours fériés – deux religieux et deux laïcs – et en sacrifiant trois de leurs vacances pour les offrir au dieu travail. Certes, en chrétiens respectueux de la hiérarchie pontificale, ils en ont obtenu l’aval du souverain pontife.

L’Europe se montre plurielle dans son arithmétique : en France, une technocrate bricolait une salvatrice équation pour résoudre le chômage en divisant le nombre d’heures légales dédiée au travail par le nombre de travailleurs pour obtenir le temps de travail permettant à tout un chacun d’avoir du boulot, avec comme résultat faramineux : trente-cinq heures ! Au moment où la gauche arrive au pouvoir en France, ayons une pensée pour le ministère « du temps libre » créé par François Mitterrand.

Revenons à l’arithmétique, celle des Portugais : somme de la dette diminuée par plus de travail et moins de vacances, voilà la réussite.

In fine, comme disent ceux qui ont fait St-Maurice, nos amis Lusitaniens ne font qu’appliquer la recette des libéraux-radicaux valaisans qui pendant des décennies serinaient le Vatican pour diminuer le nombre de jours chômés.

3 mai 2012

1914 – Les caves du Vatican, André Gide (1869 – 1951)

Le jeune Lafcadio tue sans raison le pauvre Amédée Fleurissoire rencontré inopinément dans un train entre Rome et Naples. Cet acte absolument gratuit, Lafcadio le fait par esprit de liberté, tout comme il a sauvé, la veille, courageusement, deux enfants pris dans un incendie. Sans le savoir, il a tué le beau-frère de son demi-frère récemment découvert, Julius de Baraglioul. Geneviève, la fille de Julius, est éperdument amoureuse de Lafcadio depuis qu’elle l’a vu sauver les enfants. La conversion d’Anthime-Armand Dubois, autre beau-frère de Julius, et les agissement de Protos, un ami de collège de Lafcadio qui fait croire à l’enlèvement du pape pour arnaquer des croyants crédules comme Fleurissoire, viennent compléter une intrigue particulièrement décousue.

André Gide a composé ce roman comme une « sotie », pièce politique jouée par des acteurs aux rôles prédéterminés qui étaient en vogue au 15ème siècle. Il joue avec les théories de l’acte gratuit. L’indécision finale de Lafcadio dont on ne sait pas s’il se dénoncera ou pas laisse le lecteur perplexe et le croyant offensé.

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :