Valais Libre

15 avril 2016

Histoire du Canada – 15 avril

Voltigeurs de Québec à l'entraînement

Voltigeurs de Québec à l’entraînement

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15 avril 2015

15 avril 1812 – Début du recrutement des Voltigeurs

Naissance d’un régiment

Voltigeurs de Québec à l'entraînement

Voltigeurs de Québec à l’entraînement

[…] les armes devront être des carabines d’infanterie légère avec des buffleries noires; l’uniforme sera gris avec collet, parements et boutons noirs, et de courtes bottes canadiennes. Des bonnets légers en peau d’ours. Le gouverneur général George Prevost autorise, ce 15 avril 1812, la mise sur pied d’un nouveau régiment francophone qui prend le nom de Voltigeurs de Québec. La menace d’une guerre imminente avec les États-Unis pousse les Britanniques à consolider leurs forces en Amérique du Nord.

Les premiers Voltigeurs sont originaires du Bas-Canada qui les paye. Ils ne font pas partie de l’armée britannique régulière, ils sont clairement et distinctement « canadiens ». Leur premier commandant est le major Charles-Michel de Salaberry qui a reçu le mandat de recruter ce régiment. Avec 264 hommes recrutés dès les trois premières semaines, l’enrôlement s’annonce facile, mais la suite sera un peu plus lente. Le régiment comptera 438 soldats en mars 1813.

Au moment de la bataille de Châteauguay le 26 octobre suivant, les Voltigeurs canadiens comptaient 29 officiers et 481 sous-officiers et miliciens. Ce sera le premier haut fait d’armes du régiment sera suivi par bien d’autres. Rébellion du Nord-Ouest, guerre des Boers, première et deuxième Guerres mondiales, guerre de Corée, le régiment de réserviste est toujours actif aujourd’hui dans l’Armée de terre des Forces canadiennes.

31 août 2012

Saga québécoise – épisode 31 – Tatoo militaire de Québec

La musique de concert de l’armée du Chili était aussi présente à Québec.

La foule est dense au pied du château Frontenac. L’atmosphère est très agréable en ce samedi après-midi, les grandes chaleurs qui ont marqué l’été québécois semble faire une pause. Même l’humidité qui étouffe habituellement les respirations n’est pas au rendez-vous. Les conditions sont excellentes pour le défilé des musiques militaires.

Un défilé des musiques militaires c’est un peu un défilé de festival des fanfares, la politique en moins et la discipline militaire en plus. Rien d’étonnant donc de retrouver dans les rues de Québec les mélodies rythmées, fortes et entraînantes qui nous invitent à marcher au pas. Les ascendances françaises et anglaises du lieu sont un mélange parfait pour ce style musical.

Le festival international de musiques militaires de Québec a germé dans la tête de Monsieur Jacques Du Sault. En 1998, il approche tout naturellement les forces armées canadiennes pour réaliser son rêve. Il désire offrir à la population de Québec des concerts gratuits et des défilés qui mettent en valeur les sites enchanteurs du Vieux-Québec.

Quelques militaires enthousiastes le rejoignent et un groupe voit le jour. Sous la direction du lieutenant-colonel Yvan Lachance, ancien commandant du régiment Les Voltigeurs de Québec et aujourd’hui président du festival, l’équipe donne naissance au rêve de Monsieur Du Sault.

Avec le temps, le festival a pris de l’ampleur et il attire aujourd’hui des musiciens militaires des quatre coins de la planète. Il constitue un rendez-vous incontournable de la fin d’été. Plus de 15 000 nuitées sont générées par le nombreux publics qui assistent aux multiples animations proposées.

Ils arrivent bientôt? Le jeune garçon qui nous accompagne montre quelques signes d’impatience, mais son attente touche à sa fin. Un alignement de hauts drapeaux rouges se détachent sur la façade du château Frontenac. Les notes de musiques noires qui ornent ces étendards ne laissent planer aucun doute, le défilé commence.

La garde en rouge du Royal 22ème régiment ouvre la marche avec leur grand chapeau en peau noir et leur magnifique uniforme rouge. Les cadences militaires vont bon train : Autriche, Allemagne, France, les nations européennes sont bien représentées. Entre les différents corps de musique, quelques effigies géantes agrémentent le défilé. Celle du lieutenant-général Roméo Dallaire est particulièrement émouvante. Elle rappelle son engagement au Rwanda où il a tout fait pour s’opposer au génocide, allant même jusqu’à désobéir aux ordres de l’ONU, en vain. De retour, il n’eut cesse de dénoncer l’attentisme des nations à travers un livre et un documentaire « Blood in the mobile ».

Il était au centre du spectacle de l’année dernière, un grand moment d’émotion! Mon ami Frank me raconte que les fastes du Tattoo de Québec donnent leur pleine mesure lors des spectacles au Colisée. Il ne les rate jamais depuis son arrivée au Québec. Frank est ma belle rencontre de cette fin de semaine. C’est lui qui m’a encouragé à venir voir ce spectacle.

31 ans que je ne l’avais pas revu… eh oui, depuis que nous allions à l’école ensemble à Savièse. Il en a fait du chemin. Frank est installé au Québec depuis 14 ans. Le cœur l’a aussi attiré de l’autre côté de l’Atlantique. Nous nous étions retrouvé sur Internet, mais pas encore rencontré. Le Tatoo a permis ces retrouvailles.

Une journée passée ensemble à visiter la basilique Saint-Anne de Beaupré, à partager un repas dans le Vieux-Québec et maintenant à apprécier les musiques militaires. Nous poursuivrons encore quelques évocations du passé autour d’une bière au Pub Saint-Patrick. Le chef d’entreprise qu’est devenu Frank recevait également un couple d’ami de Conthey. Québec avait des airs de Valais en ce dernier samedi d’août.

Saint-Jean-Chrysostome

jeudi 30 août 2012

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