Valais Libre

21 août 2018

366 histoires suisses

21 août – Une encyclopédie va naître à Yverdon (1762)

Fortuné Bartholomé de Félice

Fortuné Bartholomé de Félice arrive à Yverdon en ce 21 août 1762. Né à Rome en 1723, il fêtera ses 39 ans dans 3 jours. Marié à une Neuchâteloise, il s’établit dans la cité vaudoise pour y ouvrir une imprimerie.

Le parcours de Bartholoméo est des plus tourmentés. Moine, il a quitté les ordres et la ville de Naples à la suite d’une intrigue amoureuse. Après un passage à Venise, il arrive à Berne en 1757 où il embrasse la religion protestante.

Il travaillera à l’université de Berne avec le grand médecin, naturaliste et poète Albrecht von Haller qui le prendra sous son aile. Avec son imprimerie d’Yverdon Bartholoméo se lance dans l’édition et propose des ouvrages scientifiques.

Son œuvre majeure sera l’Encyclopédie dite d’Yverdon. Il fera paraître entre 1770 et 1780 48 volumes. Il veut améliorer l’encyclopédie parisienne de Diderot et d’Alembert. Il leur emprunte quelques articles, puisent d’autres dans les meilleures livres de l’époque, mais surtout rédige lui-même de nombreux. Contrairement à l’édition parisienne, il reste fidèle aux principes de la foi et de la tolérance.

Fortuné Bartholomé de Félice a trouvé refuge en Suisse et à servi sa terre d’accueil en diffusant la connaissance.

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2 juillet 2018

366 histoires suisses

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2 juillet – Gouverneur du Québec (1778)

Frédéric Haldimand

Vendredi dernier au soir arriva ici la frégate de Sa Majesté « La Montréal » à bord de laquelle était son Excellence le Général Haldimand et sa suite. Samedi à midi son Excellence débarqua. À cette occasion les rues furent bordées par les milices britanniques et canadiennes… Il fut salué par les vaisseaux dans la rade, et lorsqu’il vint à terre, par la garnison…

Le compte-rendu de la Gazette de Québec du 2 juillet 1778 montre toute la solennité avec laquelle le nouveau gouverneur Frédéric Haldimand fut reçu dans sa capitale. Sa tâche est difficile, l’armée britannique est en pleine débâcle, les troupes américaines menacent. Haldimand, par sa détermination, maintiendra le Canada sous souveraineté britannique.

François-Louis-Frédéric Haldimand est né à Yverdon le 11 août 1718. Très tôt attiré par une carrière militaire, il s’engage dès 1740 dans un régiment de l’armée prussienne qui combat dans la guerre de succession d’Espagne. Après un crochet par les armées des Pays-Bas, en 1756, il s’engage avec d’autres compatriotes, dans l’armée britannique en partance pour les États-Unis.

Après la conquête de la Nouvelle-France en 1760, sa maîtrise du français va lui permettre de gravir les marches de la hiérarchie. Gouverneur par intérim de Trois-Rivières, puis brigadier du Département du Sud en Floride, il sera nommé en 1778 Gouverneur de la province de Québec qui inclut, à l’époque, une grande partie de l’Ontario. Il restera en poste jusqu’en 1784. Il rentra ensuite à Yverdon où il mourut le 5 juin 1791.

11 février 2018

366 histoires suisses

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11 février – Canal d’Entreroches (1635)

Canal d’entreroches

… relier par un canal le lac Léman ou de Lausanne à celui d’Yverdon; dès iceluy, par la commodité des eaux et rivières qui s’y rencontrent, la navigation pourrait se faire jusqu’au Rhin. et par iceluy jusqu’à la mer océane, ce qui apporterait une commodité très avantageuse pour toutes sortes de commerce en Allemagne et aux Pays-Bas.

Le sieur Élie Gouret, seigneur de la Primaye en Bretagne et gentilhomme installé en Hollande, dépose, ce 11 février 1635, un mémoire au Gouvernement de Berne pour la construction d’un canal entre le lac Léman et le lac de Neuchâtel. Les Seigneurs de Berne trouvent le projet intéressant et lui octroie une concession.

Les travaux commenceront en 1638, Élie Gouret ayant réuni les fonds assez facilement. Le premier tronçon dans la plaine de l’Orbe est assez facile, les choses se gâtent pour le deuxième tronçon qui doit franchir une colline rocheuse. Retards, dépassements de crédit et difficultés techniques feront que la dernière partie ne sera jamais construite. Il manquera une douzaine de kilomètres pour atteindre le lac Léman.

Mais le canal entrera tout de même en service. Il sera en activité surtout en hiver. Le sel de Bex prendra cette voie vers le Nord, mais c’est surtout les vins vaudois qui transiteront par le Canal d’Entreroches. Être sur Soleure: voilà une expression bien connue, elle vient des bateliers qui menaient les barques transportant les tonneaux. Ils avaient une fâcheuse tendance à goûter leurs marchandises.

Le canal cessa son activité en 1829, les progrès routiers lui ont fait une concurrence acharnée et ont coulé les aspirations d’une liaison fluviale à travers la Suisse. Malgré de multiples tentatives de réanimation du canal, aucun projet n’a abouti depuis.

27 juin 2015

27 juin 1778 – Arrivée du gouverneur Haldimand

Un Suisse à Québec

 Frederick Haldimand

Frederick Haldimand

Je ferai mon devoir comme un soldat.C’est bien un soldat qui débarque à Québec ce 27 juin 1778. Frederick Haldimand vient prendre son poste de gouverneur de la province de Québec neuf mois après sa nomination en octobre 1777. Le mauvais temps persistant, puis l’hiver l’avaient empêché de rejoindre son poste et de quitter l’Angleterre avant le printemps. Le successeur de Guy Carleton qui avait démissionné avec fracas au printemps 1777 se trouve devant une tâche difficile. Il doit préserver la province de la crise américaine.

François-Louis-Frédéric Haldimand est né à Yverdon en Suisse le 11 août 1718. Il a donc soixante ans et une carrière de soldat bien remplie. Fils de petit fonctionnaire, le jeune Haldimand a très vite le goût de la carrière militaire. Comme c’est la coutume dans son pays natal, il s’engage comme mercenaire et comme officier dans l’armée prussienne. En 1756, on le retrouve comme officier dans l’armée britannique et il débarque à New York. Il ne sera pas de la campagne de 1759 sur Québec, mais prendra possession de Montréal en 1760. Comme il parle le français, il sera chargé d’organiser le rapatriement de l’armée française vaincue.

Après des missions à Boston et en Floride, il revient au Québec comme gouverneur en ce début d’été 1777. Il poursuivra dans la ligne de son prédécesseur en appliquant les principes de l’Acte de Québec avec l’appui du French Party au mécontentement des marchands anglais. Mais sa mission prioritaire est de conserver la province pour la couronne britannique. Il sera impitoyable avec les sympathisants de la révolution américaine. Après la paix, il oeuvrera pour trouver des terres aux loyalistes et aux alliés iroquois chassés des États-Unis.

Après la fin de sa mission en 1784, il se retirera sur ses terres en Suisse où il mourra en 1791.

2 juillet 2013

2 juillet

Gouverneur du Québec (1778)

2 juillet HaldimandVendredi dernier au soir arriva ici la frégate de Sa Majesté « La Montréal » à bord de laquelle était son Excellence le Général Haldimand et sa suite. Samedi à midi son Excellence débarqua. À cette occasion les rues furent bordées par les milices britanniques et canadiennes… Il fut salué par les vaisseaux dans la rade, et lorsqu’il vint à terre, par la garnison…

Le compte-rendu de la Gazette de Québec du 2 juillet 1778 montre toute la solennité avec laquelle le nouveau gouverneur Frédéric Haldimand fut reçu dans sa capitale. Sa tâche est difficile l’armée britannique est en pleine débâcle, les troupes américaines menacent. Haldimand, par sa détermination, maintiendra le Canada sous souveraineté britannique.

François-Louis-Frédéric Haldimand est né à Yverdon le 11 août 1718. Très tôt attiré par une carrière militaire, il s’engage dès 1740 dans un régiment de l’armée prussienne qui combat dans la guerre de succession d’Espagne. Après un crochet par les armées des Pays-Bas, en 1756, il s’engage avec d’autres compatriotes, dans l’armée britannique en partance pour les États-Unis.

Après la conquête de la Nouvelle-France en 1760, sa maîtrise du français va lui permettre de gravir les marches de la hiérarchie. Gouverneur par intérim de Trois-Rivières, puis brigadier du Département du Sud en Floride, il sera nommé en 1778 Gouverneur de la province de Québec qui inclut, à l’époque, une grande partie de l’Ontario. Il restera en poste jusqu’en 1784. Il rentra ensuite à Yverdon où il mourut le 5 juin 1791.

10 juin 2013

10 juin

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Jean-Jacques Rousseau en Suisse (1762)

10 juin RousseauEn entrant sur le territoire de Berne je fis arrêter, je descendis, je me prosternai, j’embrassai, je baisai la terre et m’écriai dans mon transport: Ciel, protecteur de la vertu, je te loue, je touche une terre de liberté! C’est ainsi qu’aveugle et confiant dans mes espérances je me suis toujours pasionné pour ce qui devait faire mon malheur… Jean-Jacques Rousseau ne le sait pas encore, mais en arrivant en Suisse, à Yverdon, chez son ami Daniel Roguin, il ne trouvera pas un exil de tout repos.

Condamné à Paris pour des motifs religieux, le citoyen genevois évite sa ville natale qui a mis son Contrat Social à l’index. Averti tard dans la soirée du 9 juin que le Parlement de Paris veut l’arrêter, Rousseau quitte précipitemment le Petit-Château de Montmorency où il est logé par le maréchal de Luxembourg.

Il arrive en Suisse le 10 juin 1762, mais sa pause en terre d’Yverdon sera courte. Berne, qui administre la région, fait comme Genève et prend un décrêt d’expulsion. L’écrivain trouvera refuge à Môtiers chez son amie Madame Boy de la Tour. La principauté de Neuchâtel dépend du roi de Prusse Frédéric II. Celui-ci accorde l’asile au paria.

L’année suivante, Rousseau renoncera à sa citoyenneté genevoise. Il utilise son temps à son Dictionnaire de la musique, mais ses écrits plus politique le rattrapent. La population de Môtiers le chasse en 1765. Rousseau poursuivra, après un crochet par l’ïle Saint-Pierre sur le lac de Bienne, son exil en Angleterre.

Il retrouvera la France en 1767 où il vivra plus ou moins clandestinement jusqu’à sa mort en 1778.

 

Autres 10 juin

1964,

Naissance à Lausanne de l’acteur Vincent Pérez

14 janvier 2013

14 janvier

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Pestalozzi s’installe à Yverdon (1804)

14 janvier PestalozziAyant appris qu’il serait possible que vous prissiez la résolution de quitter Berthoud et de venir en pays de Vaud, nous serions enchantés si notre ville pouvait devenir le séjour d’un citoyen de votre mérite, et nous ferions tout ce qui dépendrait de nous pour en augmenter les convenances. (…)

Enfin, Monsieur, vous trouveriez un peuple qui, jaloux de vous posséder, s’empresserait d’aller au-devant de tout ce qui pourrait rendre le séjour d’Yverdon agréable, et nous serions les premiers à lui donner l’exemple. Cette lettre datée du 14 janvier 1804 est adressée par les autorités de la cité vaudoise à Henri Pestalozzi.

Le pédagogue déjà célèbre ne va pas résister à une telle invite. Il fera d’Yverdon sa dernière étape. Il fut sauveur des pauvres dans sa ferme du Neuhof, père des orphelins à Stans, fondateur de l’école publique à Berthoud. Il va maintenant devenir un éducateur qui va rayonner en Europe.

Il réussira également à convaincre les autorités de créer un institut pour filles, un institut pour sourds-muets et un institut pour enfants pauvres. Malheureusement, Pestalozzi n’est pas un bon gestionnaire et, une fois de plus, les difficultés le rattrapent. La mort de sa femme Anna qui le soutenait depuis 40 ans lui porte un coup terrible en 1815.

En 1825, tout s’arrête, Pestalozzi quitte Yverdon ruiné. Il mourra deux ans plus tard chez son petit-fils à Brugg.

Autres 14 janvier

1880,

Mort de Johann Rudolf Schneider, politicien et médecin bernois qui canalisa les eaux du Jura.

1884,

Mort à Neuchâtel de l’industriel Philippe Suchard

1986,

Mort de François-Xavier Bagnoud dans un accident d’hélicoptère au Mali durant le rallye Paris-Dakar

25 octobre 2012

25 octobre

Rousseau quitte son île (1765)

 

Jean-Jacques Rousseau n’a pas de réussite avec la Suisse. Natif de Genève qui ne fait pas encore partie de la Confédération, il quitte la ville à 16 ans pour aller son périple auprès de Mme de Warens en Savoie avant de rejoindre Paris.

Même s’il revient parfois se ressourcer dans sa ville natale, il ne trouvera pas au pays la paix qu’il recherche. Après la parution de l’Émile et du Contrat social, condamné par le Parlement de Paris, il doit s’exiler. Genève n’est pas assez sûre, il se réfugiera tout d’abord à Yverdon.

Berne qui contrôle l’État de Vaud, n’est pas plus tendre avec le philosophe. Il est chassé. Il trouve alors refuge à Môtiers dans la principauté de Neuchâtel. Après trois ans, son passé le rattrape et le pasteur local le fait chasser à son tour. Il se réfugie alors sur l’Île Saint-Pierre sur le lac de Bienne.

Son séjour dépassera à peine un mois, les autorités de Berne l’expulse et le 25 octobre Jean-Jacques Rousseau doit fuir à nouveau. Il rejoindra l’Angleterre après un court crochet par Paris.

On ne m’a guère laissé passer que deux mois dans cette île, mais j’y aurais passé deux ans, deux siècles et toute l’éternité sans m’y ennuyer un moment… Quel bel agent touristique, il faisait!

 

Autres 25 octobre

 

912,

Mort de Rodolphe Ier, roi de Bourgogne, son fils Rodolphe II prend sa succession.

 

1474,

Berne déclare la guerre à Charles le Téméraire

 

1767,

Naissance à Lausanne du romancier et homme politique Benjamin Constant,

 

1848,

Arrestation de Mgr Marilley, évêque de Fribourg, emprisonné à Chillon

8 septembre 2012

7 septembre

Pestalozzi apprenti (1767)

 

Le jeune qui entre comme apprenti dans la ferme modèle de Tschifferli à Kirchberg a déjà 21 ans et semble un peu désabusé. Le jeune théologien zürichois Lavater a convaincu le patricien bernois, propriétaire et exploitant de cette ferme modèle de prendre sous son aile le jeune Johann Heinrich Pestalozzi.

Celui qui deviendra le père des orphelins de Stans, l’éducateur d’Yverdon, le pédagogue renommé qui traduira dans la pratique les préceptes de l’Émile de Jean-Jacques Rousseau n’est encore qu’un jeune homme désoeuvré et idéaliste.

Pestalozzi a interrompu ses études a 17 ans, un peu à cause de sa santé fragile, beaucoup par indécision. Sauver le monde n’est pas facile. Il faut trouver par quoi commencer. Il a de l’enthousiasme et la passion du bien public. Il se lance avec frénésie dans la culture de la terre avec l’aide de son maître.

Mais Pestalozzi n’a pas le sens des affaires. Il veut s’acheter des terres, construire une ferme, développer de nouvelles cultures… « Je suis arrivé chez Tschifferli en rêveur citadin et j’en suis reparti en rêveur paysan » écrira plus tard Pestalozzi.

Toutefois cette formation terrienne lui montre qu’il est aussi capable de réaliser des choses et pas seulement de rêver. Cela lui servira pour la suite.

 

Autres 7 septembre

 

1714,

Signature à Baden d’un traité de paix qui met fin à la guerre de succession d’Espagne entre la France et le Saint-Empire.

 

1801,

Ouverture de la Diète fédérale qui veut contester le projet de constitution de Napoléon en faisant de la Suisse un État unitaire, les fédéralistes soutenu par Napoléon reprendront vite le dessus.

 

1946,

Inauguration de la route qui franchit le col du Susten

21 août 2012

21 août

Une encyclopédie va naître à Yverdon (1762)

 

Fortuné Bartholomé de Félice arrive à Yverdon en ce 21 août 1762. Né à à Rome en 1723, il fêtera ses 39 ans dans 3 jours. Marié à une Neuchâteloise, il s’établit dans la cité vaudoise pour y ouvrir une imprimerie.

Le parcours de Bartholoméo est des plus tourmenté. Moine, il a quitté les ordres et la ville de Naples à la suite d’une intrigue amoureuse. Après un passage à Venise, il arrive à Berne en 1757 où il embrasse la religion protestante.

Il travaillera à l’université de Berne avec le grand médecin, naturaliste et poète Albrecht von Haller qui le prendra sous son aile. Avec son imprimerie d’Yverdon Bartholoméo se lance dans l’édition et propose des ouvrages scientifiques.

Son œuvre majeure sera l’Encyclopédie dite d’Yverdon. Il fera paraître entre 1770 et 1780 48 volumes. Il veut améliorer l’encyclopédie parisienne de Diderot et d’Alembert. Il leur emprunte quelques articles, puisent d’autres dans les meilleures livres de l’époque, mais surtout rédige lui-même de nombreux. Surtout, il reste fidèle aux principes de la foi et de la tolérance.

Fortuné Bartholomé de Félice a trouvé refuge en Suisse et à servi sa terre d’accueil en diffusant la connaissance.

 

 

Autres 21 août

 

1407,

Uri accorde la combourgeoisie aux barons de Sax-Misox qui vont lui céder, quelques années plus tard, le château de Bellinzone.

 

1732,

Naissance à Buochs (NW) de Johann Melchior Wyrsch, peintre

 

1948,

Accord entre le Conseil fédéral et l’organisation mondiale de la santé qui règle le statut juridique de l’institution

 

1950,

Naissance à Montreux du compositeur et chanteur Patrick Juvet

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