Valais Libre

26 mai 2017

5 ans au Québec – épisode 21

Filed under: k. poésie — vslibre @ 7 h 40 min
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Capitale fédérale

La bibliothèque du parlement est un vrai bijou.

« Arrête la voiture, je vais descendre ici.Regarde-moi cette file,tu vas avoir le temps de stationner tranquillement avant de me rejoindre. » La queue s’étend sur plusieurs centaines de mètres le long de l’avenue Wellington. Une grosse heure plus tard, je tiens enfin mes précieux sésames dans les mains. Nous visiterons le parlement d’Ottawa à 11h10.

Nous ne sommes pas seuls en ce dimanche, la longue fin de semaine de la fête de la Reine a attiré du monde dans la capitale fédérale. Même si le festival des tulipes touche à sa fin les jardins de la ville sont encore bien fleuris. Une tulipe spéciale 150 ans de la Confédération canadienne a même été créée.

Notre patience est récompensée,les couloirs du parlement s’offrent à nous après une fouille rigoureuse digne des aéroports les mieux sécurisés. La fusillade de 2015 est encore fraîche dans les mémoires. Mélanie, notre guide ne nous en parlera pas. Elle va plutôt nous faire découvrir les méandres de l’adoption d’une loi sur le chocolat en parcourant les diverses salles du parlement.

Si la verte chambre du peuple, la salle des communes où siègent les députés et les ministres ne se laissent qu’entrevoir à travers des vitres, le sénat est beaucoup plus accessible. Impossible de s’asseoir sur les fauteuils rouges, mais au moins nous pouvons entrer dans ce cénacle.

Je resté bouche bée devant le bijou de ce parlement : sa bibliothèque. J’aurai presque envie de faire de la politique fédérale juste pour avoir accès à ces trésors. Les boiseries finement ciselées,les livres précieusement reliés, les bureaux aux sous-main précieux, les sièges capitonnés, tout concorde à la bibliothèque de mes rêves. La fine silhouette d’une jeune reine Victoria surveille l’ensemble avec classe.

Rien que pour ça, je reviendrai à Ottawa. Je dois avouer que je suis aussi tombé sous le charme du Canal Rideau. Nous l’avons parcouru samedi sur un bateau électrique qui glissait silencieusement sur les flots. Difficile de croire que ce havre de paix avait originellement une vocation militaire. Il devait fournir une voie plus sécuritaire entre Montréal et le lac Ontario. Plus au nord que le Saint-Laurent, il était éloigné de la menace américaine.

La guerre de 1812-1815 est bien loin aujourd’hui et l’invasion américaine plus pacifique. Une autre belle surprise de mon séjour dans la ville fédérale a été l’usage du français. On me répondait dans cette langue plus facilement que dans certains coins de Montréal. Vous me direz que Gatineau et le Québec sont juste de l’autre côté de la majestueuse rivière des Outaouais.

Samedi soir, les sénateurs d’Ottawa n’ont pas fait honneur à la majesté de leur ville, ils ont été écrasés par les pingouins du dieu Crosby, mais contrairement aux Canadiens de Montréal, ils ont été dans la course pour la coupe Stanley jusqu’à l’avant-dernière étape. Je n’ai pas vécu cette déception en symbiose avec la ville, le printemps de la capitale m’a rappelé que je détestais cette saison.

Mes allergies me l’ont rappelé. J’ai dû quitter plus tôt que prévu cette capitale choisie au milieu de nulle part en 1857 par la reine Victoria pour départager les autres prétendantes à ce titre. J’ai retrouvé Lévis et sa clinique où j’ai passé mon lundi des Patriotes. Eh oui, les Québécois ne veulent pas fêter leur reine, mais comme ils ne veulent pas perdre un jour de congé, ils ont trouvé un autre prétexte pour faire la fête…

Pour plus de photos cliquez ici

La visite du parlement se mérite.

 

 

 

11 février 2013

Quatrain aviné

Filed under: k. poésie — vslibre @ 15 h 09 min
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