Valais Libre

30 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

30 septembre 1700 – Mort de Louis Jolliet

Statue de Louis Jolliet au Parlement de Québec

En cette fin du mois de septembre 1700, le Canada voit s’éteindre le premier explorateur né sur son sol. Louis Jolliet disparaît peut-être dans l’une des deux seigneuries qu’il possédait sur la Côte-Nord. Établi comme cartographe et comme professeur d’hydrographie au Collège de Québec, un doute planera toujours sur sa fin mystérieuse.

Né le 21 septembre 1645 près de Québec, Louis Jolliet commence ses études à l’âge de 10 ans au Séminaire de Québec. Il est destiné à entrer en religion. Il reçoit les ordres mineurs le 16 août 1662. Comme il a un certain don musical, il est promu officier de musique au collège. Plus tard, il deviendra le premier organiste de la cathédrale de Québec.

Mais sa vocation bat vite de l’aile et un voyage en France en 1667, le convaincra de changer de voie. À son retour, il s’engage dans la traite de fourrure. En 1672, il est envoyé par le gouverneur Frontenac à la découverte du Mississippi. En 1679, il ira à pied jusqu’à la baie d’Hudson et en 1694, il cartographiera les côtes du Labrador. Louis Jolliet laissera de nombreux écrits et de nombreuses cartes. Il est le premier habitant de la Nouvelle-France, né dans la colonie, à s’être fait connaître internationalement de son vivant.

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29 septembre 2017

5 ans au Québec – épisode 39

Filed under: k. saga québécoise — vslibre @ 4 h 30 min
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Brave centenaire

On hisse la travée centrale du pont de Québec quelques instants avant qu’elle ne s’effondre en 1916.

Le pont de Québec a fêté ses 100 ans le 20 septembre dernier. Un pont centenaire, c’est bien ordinaire me direz-vous. En Suisse, il en existe depuis plus de mille ans. Alors, pourquoi s’énerver pour un banal pont qui a vu juste un petit siècle ?

Justement, parce que ce n’est pas un pont banal. C’est le dernier pont qui traverse le Saint-Laurent avant que celui-ci ne se jette dans l’océan Atlantique. Il a été construit à un endroit stratégique: là où le fleuve rétrécit, la définition du mot Québec en langue algonquine (amérindienne pour les non initiés).

Le premier pont impressionnant que j’ai vu à mon arrivée à Québec est son voisin, le pont Pierre-Laporte. Un magnifique pont suspendu avec ses arches qui chatouillent le ciel. Mais ce petit jeune qui date de 1970 ne fait que rehausser la majesté de son ancêtre. Enfin, la majesté un peu défraîchie quand même puisqu’aujourd’hui, le pont de Québec ressemble à un amas de rouille.

Depuis mon arrivée, je ne compte plus les plans et les études pour le repeindre. Mais on est au Québec, rien n’est simple. Déjà pour savoir qui doit le faire, c’est toute une histoire ! Est-ce le Canadien National (CN), la compagnie de chemin de fer qui est propriétaire du pont ? Est-ce le gouvernement fédéral qui l’a cédé en douce au CN il y a quelques années et qui pourrait bien le reprendre pour un dollar symbolique ? Est-ce les autres paliers de gouvernements ?

Un moment, j’ai cru que ça allait être les deux maires de Québec et Lévis de chaque côté du pont qui allaient s’y mettre. Le problème, c’est que la facture est quand même estimée à 400 millions de dollars. À ce prix là, on peut construire une patinoire pour une hypothétique équipe qui ne reviendra peut-être pas, mais c’est plus difficile de trouver des payeurs pour un monument historique.

Il faut dire que ce vénérable a causé du trouble (ou de la misère si vous préférez) avant même sa naissance. Le 29 août 1907, il s’effondre une première fois durant la construction à cause d’un ingénieur (Théodore Cooper) américain trop sûr de lui. Il voulait battre le record du monde de portée sans refaire les calculs. Il a pris ceux de sa dernière construction. Résultats: 76 morts.

On n’abandonne pas et on recommence. Le 11 septembre 1916, les deux avancées, nord et sud, sont prêtes, il ne reste plus qu’à hisser la travée centrale construire un peu plus loin au bord du fleuve. Des centaines de personnes viennent assister au treuillage de cette travée qui monte du fleuve. Arrivé presqu’en place, une erreur de manipulation et c’est le déséquilibre… la travée retombe à l’eau. Résultats: 13 morts.

On remet l’ouvrage sur le métier. On laisse la vieille travée au fond du fleuve et, cette fois, le pont est enfin terminé. Un premier train peut le traverser le 17 octobre 1917. Une légende raconte qu’avant, un curé envoie son chat, car il avait fait un pacte avec le diable et devait lui offrir la première âme qui le traverserait contre l’achèvement des travaux sans accident.

Les légendes du pont du diable se retrouvent partout. Gothard, Savièse, Québec… même combat, sauf qu’ici, on n’a pas osé aller jusqu’au bout et l’appeler pont du Diable… pour aller de Saint-Nicolas à Sainte-Foy ça aurait eu de l’allure !

Le pont de Québec vu de l’est.

Il y a 150 ans dans le Confédéré… dimanche 29 septembre 1867

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
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Pas de choléra à Collombey, amours russes et conseiller fédéral à Sion…

28 septembre 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 10 h 30 min
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Sonia Marmen (1962 – …)

Sonia Marmen

Née à Oakville en 1962 de parents québécois, Sonia Marmen a vécu en Ontario jusqu’à l’âge de quatre ans. Elle est d’ascendance anglaise. En 1966, le travail de son père ramenait toute la famille au Québec pour une dizaine d’années, avant un nouveau déménagement, en Nouvelle-Écosse qui la pousse à développer un engouement pour tout ce qui est celtique.

Deux ans plus tard, les Marmen rentrent au Québec. Sonia termine son secondaire à Sorel et y entreprend son cégep. Elle complète ensuite des études en denturologie à Longueuil et ouvre un cabinet dans la résidence même qu’elle a achetée avec son mari, à Sorel.

Après avoir pratiqué pendant dix-sept ans la denturologie, elle décide de se consacrer entièrement à l’écriture. C’est sa grande passion pour l’histoire qui l’a menée à l’écriture. Avec plus d’un demi million d’exemplaires vendus, les quatre tomes de sa très populaire saga Cœur de Gaël ont connu un énorme succès au Québec et dans la francophonie européenne, ainsi qu’en Allemagne et en Espagne.

Un espion dans Québec (2007)

Juillet 1759, la ville de Québec vit une période trouble, les Anglais sont sur le fleuve et investissent la Rive-Sud. Dans la ville, un jeune garçon surprend une conversation entre un Français et un Anglais. Va-t-il pouvoir prouver l’honneur de sa famille ? Cette question qui passionnera les jeunes lecteurs est le départ du roman de Sonia Marquez est le premier tome d’une trilogie. Paru en 2007, il nous permet de découvrir Guillaume Renaud.

Traité de poltron par son voisin Jacquelin, Guillaume va voler une bourse sur la place Royale de Québec pour impressionner son amie Émeline. Ils fuient dans les ruelles environnantes et se cachent dans une embrasure de porte. Là, ils surprennent une conversation qui pourrait mettre en danger la ville.

Le père de Guillaume a été accusé de traitrise. Blanchi par la justice, il n’a jamais pu réintégrer l’armée et est mort dans la rivière Saint-Charles. Sûrement par désespoir. Guillaume en veut à Charles Giffard, l’ami de son père qui veut maintenant remarier la mère de Guillaume. Mais avant tout, le jeune garçon veut se venger de Jacquelin.

Il emmène Émeline dans son scénario de vengeance, mais rien ne va comme prévu. Les deux enfants se retrouvent pris dans une affaire d’espionnage le jour où les Anglais commencent à bombarder Québec. Guillaume Renaud, malgré son jeune âge réussira un coup de force et sauvera l’honneur de la famille dans une histoire qui permettra aux jeunes lecteurs de vivre dans la ville de Québec en 1759.

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

28 septembre 1755 – Déportation des Acadiens

Départ des Acadiens

Vos terres, vos maisons, votre bétail et vos troupeaux de toutes sortes sont confisqués au profit de la Couronne, avec tous vos autres effets, excepté votre argent et vos mobiliers, et que vous-mêmes vous devez être transportés hors de cette province… C’est ordre est lu aux Acadiens dès le début du mois de septembre 1755. Ce 28 septembre, ils sont près de 25 navires emmenant 4800 exilés à voguer ensemble vers le Massachusetts.

Le conflit entre la France et l’Angleterre touchera durement ces francophones cédés à l’Angleterre par le traité d’Utrecht en 1713. Il nous semble que les Français de la Nouvelle-Écosse ne seront jamais de bons sujets de Sa Majesté… C’est pourquoi nous pensons qu’ils devront être expulsés aussitôt que les forces que nous avons dessein de vous envoyer seront arrivées en Nouvelle-Écosse. Dès 1720, les lords anglais préparent la déportation des Acadiens.

Dès septembre 1755, les villages sont encerclés, les familles sont séparées, la population est dispersée. La plupart sont envoyés aux États-Unis, quelques-uns en Angleterre, d’autres trouveront asile en France ou au Canada. Sur près de 18 000 Acadiens en 1755, la moitié périra soit des effets de la déportation, soit en tentant d’y échapper.

27 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

27 septembre 1918 – Grippe espagnole

Hôpital en 1918

Les autorités admettent qu’aux casernes de Saint-Jean-sur-Richelieu, l’épidémie de grippe espagnole devient plus sérieuse. Depuis avant-hier, le nombre des cas a augmenté de 355 à 450. Ce 27 septembre 1918, la presse parle enfin du sujet et mettent en garde la population. L’Action catholique consacre un dossier au sujet et livre les avis du Dr Simard et du Dr Jolicoeur qui s’opposent sur la gravité de la situation.

La polémique ne dure pas, car la situation devient vite critique. À Québec, le manège militaire est touché et mis en quarantaine. En octobre, le Bureau de santé forcera la fermeture des théâtres, des écoles, des tavernes et même des églises, en plus de restreindre les heures d’ouverture des magasins. La ville de Québec est pratiquement fermée durant un bon mois et les écoles, notamment dans Limoilou, servent d’hôpital.

Au final, la grippe espagnole qui disparaît en 1919, aura fait près de 500 morts dans la seule ville de Québec. Montréal est encore plus touchée avec environ 3500 victimes. Au total, il y aura près de 14 000 morts au Québec et peu de familles ne seront pas touchées. La situation dans le monde est encore plus grave puisqu’au final on évaluera entre 30 et 100 millions de morts selon les estimations. Cette épidémie aura fait bien plus de morts que le 10 millions de la Grande Guerre de 1914-1918.

26 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

26 septembre 1994 – Jacques Parizeau premier ministre

Jacques Parizeau

Le lieutenant-gouverneur Martial Asselin entend la prestation de serment du nouveau cabinet du premier ministre Jacques Parizeau ce 26 septembre 1994. Quelques jours auparavant, le 12 septembre, le parti québécois emmené par son chef Parizeau gagne largement les élections générales et peut former un gouvernement majoritaire. Il va pouvoir mettre en marche son principal objectif: un référendum sur la souveraineté.

Quelques jours après l’inauguration de la session, en décembre, il dépose un projet de loi créant 15 commissions régionales qui passeront l’hiver à entendre les citoyens désireux d’exprimer leur opinion sur le projet. Le 12 juin, Jacques Parizeau signe une entente avec Lucien Bouchard du Bloc québécois et Mario Dumont de l’Action démocratique du Québec, qui prévoit un an de négociations avec le Canada avant de déclarer l’indépendance.

Malgré cela, le 30 octobre 1995, on assiste à une victoire serrée du Non au référendum sur la souveraineté: 50.48% contre 49.52%. 2,324,697 personnes ont voté Non et 2,280,866 pour le Oui. Parizeau déclare que le Oui a été battu par l’argent et des votes ethniques. Ayant promis de partir si le Non l’emportait, il respecte sa promesse en démissionnant le lendemain comme chef du Parti québécois et premier ministre du Québec.

Il y a 150 ans dans le Confédéré… jeudi 26 septembre 1867

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
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Mort du juge Meizoz, perte de 20 000 Fr et interdictions vaudoises…

25 septembre 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 10 h 30 min
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Philip Marchand ( 19…- …)

Philipp Marchand

Philip Marchand, qui descend de colons français du Québec, est né et a grandi à Pittsfield dans le Massachusetts. Il est ensuite venu étudier à l’université de Toronto où il s’est finalement marié et établi. Dès 1971, il est journaliste pigiste pour différents magazines. Il travaillera également pour la radio et la télévision.

La biographie qu’il a rédigée en 1989 du gourou de la communication, Marshall McLuhan. The Medium and the Messenger, demeure un ouvrage de référence pour comprendre la vie et l’œuvre de McLuhan. Parmi ses autres livres se trouve un recueil de ses articles pour des magazines, Just Looking, Thank You, un roman policier, Deadly Spirits, et un recueil de ses critiques littéraires, Ripostes. Reflections on Canadian Literature.

Philip Marchand vit aujourd’hui à Toronto où il est critique littéraire pour le Toronto Star.

L’empire fantôme (2008)

De par très haut, très puissant, très invincible et victorieux prince Louys le Grand, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, quatorzième de ce nom, ce aujourd’hui 9 avril (…) ai pris possession (…) de ce pays de la Louisiane… René-Robert Cavelier de La Salle prononce ces paroles solennelles en ce début de printemps 1682 lorsqu’il atteint l’embouchure du Mississippi. L’explorateur est entouré de onze compagnons d’exploration pour ce moment historique.

Il bourlinguera encore 5 ans avant de trouver la mort le 19 mars 1687 victime d’un assassinat au Texas. Nous suivons ses pérégrinations en même temps que celles de Philip Marchand. L’auteur parcourt les traces de celui qui aurait pu faire basculer le destin de l’Amérique du Nord. En cette fin de XVIIe siècle, la présence française est importante et les découvertes, si elles avaient pu être valorisées aurait pu engendrer un empire.

Un empire francophone, s’étendant à plusieurs milliers de kilomètres au-delà du Québec, qui aurait été de religion catholique et dans lequel les peuples autochtones auraient pu jouer un rôle différent. La thèse de Marchand se défend, mais à défaut de se réaliser, elle laissera des traces francophones qui s’estompent petit à petit. Des Grands Lacs au delta du Mississippi, le périple vaut le détour.

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

25 septembre 1871 – Mort de Louis-Joseph Papineau

Louis-Joseph Papineau

La vie politique de ce grand homme est gravée, par le burin de l’histoire, en caractères indélébiles; les luttes qu’il a soutenues pour conserver intacte une constitution octroyée par la Grande-Bretagne, et dont l’oligarchie du Canada s’efforçait depuis longtemps d’arracher lambeau sur lambeau, sont inscrites en lettres de feu dans le cœur de ses compatriotes. Philippe Aubert de Gaspé a parfaitement résumé la place de celui qui décède ce 25 septembre 1871 dans son manoir de Montebello entre Ottawa et Montréal.

C’est la politique qui occupera la vie de Louis-Joseph Papineau. Après une formation au petit séminaire de Québec, il choisit une carrière d’avocat. Mais il s’ennuie très vite dans ces fonctions, il se tourne vers la politique. Élu député au Parlement du Bas-Canada en 1808, il présidera la chambre dès 1815. Chef du parti Canadien, il s’opposera de toute son énergie à la volonté anglaise de réformer la Constitution de 1791 pour réunir le Canada sous une seule colonie.

Son parti deviendra le parti des Patriotes en 1826. Après la rébellion des patriotes en 1837, il s’enfuit aux États-Unis, puis en France. Il rentrera au pays après l’amnistie de 1845. Il siègera au Parlement du Canada-Unis, mais il quittera les rangs du parti réformiste pour siéger en indépendant. Il se retire de la politique en 1854.

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