Valais Libre

30 avril 2014

Calendrier historique du Valais: 30 avril – 1300 – Anselme de Saxon décapité

Lutte contre l’évêque

30 avril SaxonLe bourreau est au travail ce 30 avril 1300 sur le Grand-Pont à Sion. Le chevalier Anselme de Saxon est décapité, ses propriétés sont confisquées au profit de la ville et de l’évêché de Sion. Une vingtaine d’autres conjurés subiront le même sort. Leur tentative de s’emparer du fort de Tourbillon a échoué. La fermeté de l’évêque Boniface de Challant dompta ainsi les derniers rebelles.

Après la mort de l’évêque Pierre d’Oron en février 1287, le siège épiscopal resta vacant jusqu’au 15 décembre 1289. Durant cette période, les nobles de la Tour, de Rarogne, de Naters, de Viège et

de Moerel s’emparèrent de plusieurs fiefs appartenant à l’Église de Sion. Après la nomination de l’évêque Boniface Challant, ils se révoltèrent et prirent les armes contre lui. En 1294, ils furent battus par une armée épiscopale composée de paysans dévoués à l’évêque.

Malgré leur reddition, quelques seigneurs locaux tentèrent de prendre le tout nouveau château construit par l’évêque. L’assaut de Tourbillon échoua et la tête des principaux conjurés roula sur le pavé de Sion. Un traité avec Berne permit à l’évêque de connaître un répit, mais son successeur Aymon de Châtillon eut à nouveau à faire à la famille de la Tour qu’il bâtit dans une bataille près de Tourtemagne en août 1318.

Le dernier combat entre un évêque et les de la Tour se déroula au château de la Soie en 1375 lorsque l’évêque Guichard Tavelli fut défenestré par Antoine de la Tour. Ce meurtre entraîna le bannissement de la famille.

29 avril 2014

Calendrier historique du Valais: 29 avril – 1691 – Mort de Gaspard Stockalper

Roi du Simplon

29 avril Stockalper Kaspar--469x239Le Roi du Simplon est mort, vive le roi… La formule rituelle qui annonçait la mort des rois de France aurait pu retentir ce 29 avril 1691. Gaspard Stockalper s’éteignait à l’âge de 82 ans. L’homme qui aura marqué profondément le XVIIe siècle valaisan disparaît réhabilité après avoir été condamné à mort et banni. Ses carrières tant politique qu’économique laisseront une empreinte durable dans la vallée qui l’a vu naître.

C’est à Brigue le 14 juillet 1609 qu’il voit le jour. Fils du châtelain de Brigue, il ira à l’école des jésuites de Venthône avant de faire son droit à l’université de Fribourg-en-Brisgau dans le sud de l’Allemagne. Un voyage à travers l’Europe lui permettra de se lancer dans le commerce. Très vite, son sens des affaires lui permettra d’acquérir une position dominante dans le commerce du sel dont il détiendra le monopole dès 1647 et dans le trafic des marchandises en Valais.

Sa fortune et sa situation lui valurent nombre de jalousies. Alors grand bailli, il est destitué et condamné par la Diète en 1678. Stockalper s’enfuit alors à Domodossola avec une partie de sa fortune. Ayant fait amende honorable, il rentrera triomphalement en 1685. Il pourra ainsi mourir dans son palais de Brigue. Une immense fortune, des relations dans toute l’Europe un canal et un palais qui portent son nom, Gaspard Stockalper aura aussi marqué l’histoire du Valais par ses qualités d’homme politique et de magistrat, d’entrepreneur, de bâtisseur et de bienfaiteur.

28 avril 2014

Suzanne Jacob (1943 – …)

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JacobNée à Amos en Abitibi le 16 février 1943, Suzanne Jacob fréquente, au primaire et au secondaire, l’école Sainte-Thérèse d’Amos, elle poursuit ensuite des études classiques au Collège Notre-Dame de l’Assomption de Nicolet. Elle suivra, dans la même ville, l’Atelier de théâtre ainsi que l’École de musique. Elle étudiera à l’Université de Montréal les lettres l’histoire de l’art .

En 1968, elle débutera une carrière de chansonnière et enseignera de 1969 à 1974 le français langue seconde, et donnera, partout au Québec, divers spectacles de poésie, monologues et chansons. En 1978, elle fonde avec Paul Paré la maison d’édition Le Biocreux, et diversifie dès lors ses activités littéraires et artistiques.

Disques, dramatiques pour la radio, télé-théâtres, tournées de spectacles au Québec et à l’étranger, chroniques, scénarios de films, nouvelles, recueils de poèmes, romans et essais se succèderont dès lors à un rythme soutenu. Poète et écrivain reconnu, son roman Laura Laur lui a valu le Prix du Gouverneur général et le Prix Paris-Québec en 1984.

Fugueuses (2005)

Jacob livreN’aie pas peur, ce ne sera rien… Nathe tente de rassurer au mieux Xavier. Il sait qu’il va replonger dans la tourmente. La disparition de Blanche était inéluctable. La belle-mère de Xavier, l’arrière grand-mère de Nathe, s’est enfuie vers le nord avec Aanaq. Sa dernière compagne amérindienne amène vers une mort digne l’aïeule de cette famille tourmentée.

Les destins se croisent à travers les 4 générations de filles. Les transmissions sont difficiles entre Blanche et Françoise, entre Françoise et Émilie, entre Émilie et Alexa ou Nathe. Secrets de famille, maladie et excès plus ou moins organisés, la vie n’est qu’une succession de fuites, de fugues. Au fil des pages, les tortures, les abus et les amours interdits se succèdent. Parfois des destins d’hommes viennent se mêler à ces parcours féminins.

Ulysse, l’ami adopté qui veut retrouver sa mère usine, Antoine, l’oncle, le frère qui tente de survivre ou encore Cécile et François, le couple maudit, ces personnages viennent relever les histoires, embrouiller les pistes, compliquer les situations. Cette saga familiale oscille entre humour, tendresse et drame. Elle nous entraîne dans des tourbillons plus tumultueux que ceux du Saint-Laurent, mais tout aussi savoureux.

Calendrier historique du Valais: 28 avril – 1615 – Jésuites à Venthône

Études classiques

28 avril VenthôneDès sa montée sur le siège épiscopal en 1604, l’évêque Adrien II de Riedmatten pense aux jésuites pour l’aider à renforcer la prédication et l’éducation de la jeunesse. Le Valais catholique est alors menacé par le développement des idées de la Réforme. Le mouvement prend de l’ampleur ce 28 avril 1615 lorsque le père Claude Aquaviva, Général de la Compagnie, réunit le gymnase d’Ernen à celui de Venthône.

C’est en 1607 que deux premiers jésuites arrivent de Lucerne à Ernen en franchissant le col du Grimsel. Ils y ouvrent une école de latin. Dans le Valais romand, le curé de Saint-Maurice de Lacques au-dessus de Sierre écrit également au nonce du pape pour lui demander un père jésuite. Arrivés en 1608, deux jésuites y ouvrent une classe classique. L’année suivante, ils déménagent à Venthône pour profiter de meilleurs locaux dans la demeure de François de Preux.

Peu de temps après la réunion de 1615, près de 300 jeunes gens des meilleures familles du pays suivront l’enseignement des jésuites. En 1625, le pensionnat de Venthône sera déménagé à Brigue où les autorités de la ville avaient sollicité leur présence. C’est 1625 également que fut fondé le collège des jésuites à Sion. Mais en 1627, les jésuites sont expulsés du Valais lors de la Diète de Loèche. Ils reviendront dès 1653.

27 avril 2014

Calendrier historique du Valais: 27 avril – 1487 – Veille de bataille à Crevola

Prémisses de défaite

27 avril CrevolaAlbin von Silenen, le frère de l’évêque de Sion est à la tête de près de 6000 Valaisans. Ce 27 avril 1487, il est rejoint par 1000 Suisses lorsque soudain ils se trouvent en face des troupes du duc de Milan. Une violente escarmouche a lieu à Beura tout proche de Domodossola. Prudent, Albin von Silenen donne l’ordre à ses hommes de remonter la vallée vers le Simplon avec le butin amasser lors du pillage du Val Vigezzo.

Le lendemain matin à l’aube, les Valaisans se retrouvent encerclés entre le pont de l’Orco et le pont de Crevola. Le combat sera opiniâtre, mais funeste pour les troupes de l’évêque de Sion. Entre 1000 et 2000 Valaisans, le nombre varie selon les sources, y laisseront leur vie. Les deux chefs seront blessés. Le rêve de l’évêque Jost von Silenen d’étendre son influence à la vallée d’Ossola semble prendre fin.

Un traité est signé avec le duc de Milan le 23 juillet 1487. Malgré cela, la situation reste tendue et des pâturages dans la région de Gondo sont fréquemment sources de conflits locaux. Une guerre faillit éclater à nouveau en 1494, mais on fit appel à des arbitres. Une convention est signée en janvier 1495 et après une dernière tentative de l’évêque en mars, la limite est définitivement fixée le 26 juin 1495. La défaite de l’évêque Jost von Silenen dans le val d’Ossola affaiblit sa position en Valais et le chef des patriotes Georges Supersaxo en profita pour le chasser du Valais en 1496. 

26 avril 2014

Calendrier historique du Valais: 26 avril – 2006 – Patrouille des Glaciers

première édition double

26 avril patrouille des glaciersIl est 22 h 00 ce mercredi 26 avril 2006, les premières patrouilles de la 12e édition de la Patrouille des glaciers s’élancent depuis Zermatt. Pour la première fois, devant le succès des inscriptions, deux courses, une le mercredi et une le vendredi, sont prévues entre Zermatt et Verbier. Au final 3747 prendront le départ de cette édition marquée par une polémique sur l’absence de contrôle antidopage.

Les capitaines Rodolphe Tissières et Roger Bonvin ont eu l’idée durant la mobilisation de 39/45 de tester l’endurance de leurs hommes à travers une course de patrouille de 3 soldats entre Zermatt et Verbier. La première course eut lieu en avril 1943. Lors de la troisième édition, en 1949, une patrouille disparut dans une crevasse du Mont Miné. La course fut interdite.

Elle renaîtra en 1984 grâce à l’impulsion de René Martin et Camille Bournissen. La Patrouille des glaciers est à nouveau organisée par l’armée, mais des patrouilles civiles, hommes et femmes, peuvent y participer. Un petit parcours entre Arolla et Verbier a été ajouté au programme. La course a lieu chaque deux ans en avril. Les éditions 1986, 2002 et 2012 durent être interrompues à cause des mauvaises conditions météorologiques.

25 avril 2014

Calendrier historique du Valais: 25 avril – 1589 – Chute de Thonon

Valais entre Savoie et Berne

Charles-Emmanuel Ier de Savoie

Charles-Emmanuel Ier de Savoie

Lorsque les troupes du Seigneur de Sancy, ambassadeur extraordinaire du roi de France Henri III, s’emparent de Thonon ce 25 avril 1589, le Valais se trouve dans une bien curieuse posture. Allié de Charles-Emmanuel de Savoie depuis le traité de 1569, ils font partie de la coalition française emmenée par Berne pour reprendre le pays de Gex et le Chablais au duc de Savoie.

Sancy assure les Valaisans qu’ils n’auront pas à combattre le duc Charles-Emmanuel. On ne sait pas s’il a tenu parole, mais le Valais offre à Sancy d’occuper à leurs frais la Savoie jusqu’à la Dranse de Thonon. Ils écrivent alors au duc qu’ils ont, par cette action, empêché les Français et les Bernois de pousser leurs conquêtes si près d’eux et qu’ils sont prêts à lui remettre ces territoires si tel est son bon vouloir.

Charles-Emmanuel remerciera ses alliés du zèle et de l’affection qu’ils ont pour lui. Le roi de France en pleine guerre de religion devra replier ses troupes et le duc de Savoie reprendra l’initiative et signera un traité avec Berne le 11 octobre 1589. Après le départ de Sancy, le Valais remet au duc le territoire occupé jusqu’à Thonon et le 16 décembre 1590 l’alliance de 1569 est renouvelée à la Majorie à Sion et une partie du corps de Saint-Maurice et son épée est remis au duc de Savoie en guise d’amitié.

24 avril 2014

Calendrier historique du Valais: 24 avril – 1936 – Peuple valaisan

Dernière parution

24 avril presse socialisteLa disparition d’un journal est souvent une triste nouvelle. Ce 24 avril 1936 le Peuple Valaisan cesse de paraître. L’organe des socialistes avait pris la succession du Falot, sous-titré Cri du Peuple, le 7 octobre 1927. Le journal des socialistes valaisans entre en sommeil, il se réveillera le 8 janvier 1953 lorsqu’il reprendra une parution hebdomadaire.

La presse de gauche en Valais a débuté avec le XXe siècle. De 1901 à 1905, La Lutte d’Ulrich Gailland est imprimée à Lausanne. Entre 1909 et 1913, La Justice, éditée à Monthey toujours par Ulrich Gailland prendra le relais. Viendra ensuite le Tour du Falot de Clovis Pignat qui paraîtra une première fois entre 1914 et 1919, puis entre 1925 et 1927. L’Avenir comblera le vide entre ces deux périodes.

Très proche du Droit du Peuple de Léon Nicole, le premier Peuple Valaisan disparait au profit du Petit Valaisan qui paraîtra entre 1936 et 1939. La guerre donne un coup d’arrêt à la presse valaisanne de gauche qui réapparait en 1946 avec Le Travail qui durera jusqu’à la fin 1952 pour laisser sa place à la deuxième époque du Peuple Valaisan qui cessera de paraître le 12 octobre 2012. Peuple.vs paraît toutes les deux semaines depuis le 8 février 2013.

23 avril 2014

Pierre Perrault (1927 – 1999)

PerraultNé le 29 juin 1927 à Montréal, Pierre Perrault suivra, dès 1948, des études de droit à l’Université de Montréal. En 1954, après des séjours à Paris et Toronto, il se lance dans la pratique du droit qu’il abandonnera deux ans plus tard pour se consacrer à l’écriture radiophonique. Sa série radiophonique Au pays de Neufve-France sera diffusée en 1956 et 1957.

Par la suite, il fera du cinéma et réalisera plus d’une quinzaine de films sur le vécu des gens de son pays. Acadiens, Abitibiens, Montagnais de la Côte-Nord, chasseurs, il brosse des portraits de terroir. Il est considéré comme l’un des plus grands cinéastes québécois.

Auteur et poète profondément humaniste, Pierre Perrault a suscité, au départ, plus d’intérêt en Europe que dans son Québec. Dès les années 80, il sera largement reconnu dans son pays et recevra de nombreux honneurs et récompenses. Pour la suite du monde qu’il a réalisé en 1963 avec Michel Brault reste un chef-d’oeuvre du cinéma.

Partismes (2001)

perrault partismes…partismes, du habre port de Sainct Malo, le bingtiesme jour d’apbril audit an mil cinq cens trente-quatre… Partismes dit le livre et tout commença. Il faut ce commencement pour comprendre l’histoire, pour comprendre Québec. Sa fondation, sa capitulation, la répression, la soumission, puis l’irréductible acharnement d’un petit peuple sans alliance.

Pierre Perrault rêvait d’écrire un grand livre sur le fleuve, un livre définitif, véritable synthèse de son oeuvre… L’auteur n’aura pas eu le temps d’arriver au bout de son voyage. Son éditeur a recueilli différents textes qui nous permettent de voyager sur les traces de Jacques Cartier. L’humble marin parti de Saint-Malo à la recherche d’or et d’un passage vers les richesses de la Chine de Marco Polo. Il ne ramènera que les diamants du Canada et de découvrira qu’un fleuve.

Mais quel fleuve ! La base d’une histoire française mal partie, François Ier et ses successeurs ne sauront trop que faire de ces quelques arpents de neige. Mais laissons au poète Michel Garneau, témoin avec l’auteur du retour sur les embruns du voyage de Jacques Cartier les derniers mots:

le Cartier qui m’ancêtre

c’est le Cartier du dire du fleuve

dans l’ancestralité de la langue

dont Cartier use

devers le roi et toute sa France

pour leur dire le dire de l’ailleurs

d’où je suis…

Calendrier historique du Valais: 23 avril – 1976 – Chappaz

Valais divisé

23 avril ChappazUne œuvre d’allure juvénile qui ferait penser aux gosses jaloux et cruels qui font pipi sur les châteaux de sable plus jolis de leurs camarades… La critique de Roger Pitteloud dans le journal conservateur Valais Demain est virulente. Ce 23 avril 1976 la polémique déclenchée par Maurice Chappaz et son oeuvre Les Maquereaux des cimes blanches monte encore d’un cran.

Traité de communiste par le Nouvelliste à cause de son pamphlet contre l’industrie du tourisme qui saccage, selon lui, le Valais authentique, Maurice Chappaz divise alors son canton. Le poète doit subir toutes les insultes et beaucoup de mauvaise foi. Vive Chappaz cette inscription peinte en lettre géante sur la falaise derrière l’abbaye de Saint-Maurice par des étudiants du collège illustre le soutien dont bénéficiait l’écrivain.

Né à Bagnes le 21 décembre 1916, Maurice Chappaz grandit dans une famille de notable. Neveu du conseiller d’État Maurice Troillet qui siègera durant 40 ans au gouvernement, il étudiera au collège de Saint-Maurice, puis aux Universités de Lausanne et Genève. Il quittera les études pour manger des crêpes en paix selon son expression. Il épousera Corina Bille avec qui il formera un couple d’écrivains reconnus par de nombreuses distinctions et de nombreux prix pour leurs oeuvres qui chantent le Valais.

Maurice Chappaz décèdera le 15 janvier 2009 à Martigny.

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