Valais Libre

31 août 2015

31 août 1931 – Naissance de Jean Béliveau

Début d’une légende

Jean Béliveau

Jean Béliveau

Arthur Béliveau et Laurette Dubé-Béliveau sont très heureux ce 31 août 1931. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de donner le jour à une légende du hockey, mais ils se réjouissent de la venue au monde du petit Jean, le premier enfant d’une famille qui en comptera huit. Après ces premières années à Trois-Rivières, la famille déménagera à Victoriaville. Jean découvrira le hockey avec l’Académie Saint-Louis, puis avec les panthères de Victoriaville. Durant ces jeunes années, en plus du hockey, il jouera aussi au baseball, et il reçut même une offre d’une équipe professionnelle de ligue mineure.

Mais le hockey prend rapidement toute la place. À 16 ans, il rejoint les Tigres de Victoriaville, puis, à 18 ans, il participe à un camp d’entraînement des Canadiens de Montréal. Il joue alors pour les Citadelles de Québec. Il refuse l’offre des Canadiens et poursuit sa carrière à Québec. L’année suivante, il débute sa carrière senior avec les As de Québec. Il se joindra ensuite aux Canadiens de Montréal où il connaîtra une carrière exceptionnelle avec la conquête de 10 coupes Stanley entre 1955 et 1970, sans compter les multiples autres trophées.

Après l’annonce de la fin de sa carrière, son numéro 4 est retiré et il reçoit une offre pour poursuivre son travail avec l’organisation des Canadiens. Une année plus tard, en 1972, il est intronisé au Temple de la renommée du hockey sans attendre le délai normal de trois ans. En tant que membre de l’organisation des Canadiens, il verra encore son nom être gravé sept fois sur la coupe Stanley. Le Québec est en deuil. L’un des monuments de notre histoire, Jean Béliveau, est mort mardi à l’âge de 83 ans.C’est ainsi que Radio-Canada annoncera sa mort le 2 décembre 2014. Il aura droit à des funérailles nationales.

30 août 2015

30 août 1960 – Publication des Insolences du frère Untel

Littérature engagée

08.30C’est à la hache que je travaille. Le temps n’est pas aux nuances aux pays du Québec. Quand tout le monde parle joual, ce n’est pas le moment de surveiller ses ne … pas et ses ne … que. Si un homme est en train de dormir dans sa maison en feu, on ne le réveille pas au son de la petite sérénade nocturne de Mozart. On lui hurle de se réveiller, et s’il dort dur, on le taloche aller-retour. Le décor est posé ce 30 août 1960. Le frère Untel lance un cri d’alarme qui secouera le petit monde de l’éducation québécoise.

Parues d’abord sous forme de lettres dans le Devoir à partir de la fin 1959, les insolences du frère Untel suscitèrent de nombreuses réactions et déclenchèrent un feuilleton de réponses. Il en paraîtra une douzaine jusqu’en juin 1960. Ces lettres seront à la base du livre qui secoue l’automne québécois. Le frère Untel deviendra la cible de toutes les attaques et de tous les soutiens. Sa dénonciation du parler joual, mais surtout du milieu éducatif est un des signes de la Révolution tranquille qui naît dans la province.

Le frère Untel, Jean-Paul Desbiens de son vrai nom, est un frère mariste, un enseignant qui croit en son métier, mais qui se sent écraser par un système qui ne correspond plus aux besoins de l’époque. Il dénonce la peur qui plane sur ses frères en religion et en enseignement. Il donne même la parole à une soeur qui déclenchera aussi une vaste polémique. Son analyse froide, mais lucide de l’instruction au Québec rendra public un malaise qui empêche des évolutions nécessaires.

29 août 2015

29 août 1907 – Efffondrement du pont de Québec

Erreurs de calculs

 État du pont après l'écroulement du 29 Août 1907

État du pont après l’écroulement du 29 Août 1907

Il est 17 h 37 ce 29 août 1907. Un effroyablement craquement se fait entendre sur la rive sud du Saint-Laurent sur le chantier du pont de Québec. À 20 minutes de la fin de leur journée, une centaine d’ouvriers sont entraînés dans le vide. 76 y laisseront leur vie, les autres s’en sortiront plus ou moins blessés. 33 des victimes sont des Mohaws de la réserve de Kahnawake près de Montréal. Malgré un ordre d’arrêt donné par un ingénieur deux jours plus tôt, les travaux ont continué. Des erreurs de calcul sont la cause de ce désastre qui va retarder l’ouverture du pont de Québec d’une dizaine d’années.

Catastrophe nationale, un deuil épouvantable s’abat sur Québec. Le titre de La Patrie du lendemain est sans équivoque. Le journal montréalais relate en détail la chronologie de cette tragédie. Un procès conclura à la faute professionnelle. La Phoenix Bridge Company de Pennsylvanie et son ingénieur Théodore Cooper seront blâmés. Le pont dont les travaux avaient débuté au début du siècle arrivait presque au moment où ses arches parties du sud et du nord allaient se rejoindre.

Il faudra attendre les résultats de la commission d’enquête et le dégagement des tonnes d’acier tordu avant de voir les travaux reprendre sous la direction d’un nouvel ingénieur d’une compagnie montréalaise qui reprit tous les calculs. Un nouvel accident, le 16 septembre 1916, viendra endeuiller une nouvelle fois le chantier au moment de l’élévation de la partie centrale préfabriquée en causant la mort de treize personnes. Une année plus tard, le pont sera enfin achevé et premier train le traversera le 3 décembre 1917.

28 août 2015

28 août 1917 – Loi sur la conscription

Grande guerre

Soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale

Soldats canadiens durant la Première Guerre mondiale

Le Canada accepte-t-il de diminuer son effort dans la période la plus critique de la guerre où il s’agit de son héritage, de sa constitution et de sa liberté. Je suis sûr que la réponse de la Chambre et du pays sera la même, à savoir que le Canada ne peut et ne doit lâcher prise. Le premier ministre du Canada, le conservateur Robert Borden ira jusqu’au bout de son idée. Ce 28 août 1917, le gouverneur général du Canada promulgue Loi sur le service militaire obligatoire. Elle sera bientôt suivie par une proclamation ordonnant aux célibataires de 20 à 34 ans de s’enrôler.

La guerre en Europe s’enlise, au Canada l’enrôlement volontaire diminue. Les hauts salaires payés par les usines de munition et les besoins de l’agriculture retiennent les hommes au pays. En avril 1917, le Canada perd plus de 13 000 hommes au combat, mais il ne recrute que 5 500 volontaires. Borden malgré ses promesses antérieures songe à appliquer la conscription. Cette idée divise le pays. Les Anglophones au fort attachement sentimental à l’Angleterre s’opposent aux Canadiens français qui ne veulent pas de cet enrôlement forcé.

Finalement la Chambre des communes adoptera en juillet la loi par 102 voix contre 44, le Sénat en fera de même en août par 54 voix contre 25. Bien que des sanctions soient prévues pour punir ceux qui désobéiront à la nouvelle loi, cela n’empêchera pas une violente manifestation de se dérouler à Montréal, deux jours après la promulgation. Plusieurs policiers se rendront sur les lieux pour calmer les récalcitrants. Le lendemain, une autre altercation causera un décès.

27 août 2015

27 août 1758 – Les Anglais prennent Frontenac

Péril vers les Grands Lacs

Bataille de Fort Frontenac

Bataille de Fort Frontenac

Pierre-Jacques Payen de Noyan ne peut que capituler ce 27 août 1758. Le commandant du fort Frontenac ne peut compter que sur une cinquantaine de soldats français, quelques ouvriers et une centaine d’Amérindiens pour faire face aux 3000 Anglais qui assiègent son fort depuis deux jours. Le colonel John Bradstreet a réussi à ouvrir une brèche dans un bastion avec la force de ses canons. Il s’empare ainsi d’approvisionnement considérable destiné aux postes français de l’Ohio et de Niagara.

Ne fais-je consister la perte que nous faisons das cette place que dans celle de deux de nos plus grosses barques dont les Anglais sont en possession, tente de minimiser le gouverneur Vaudreuil. Il rejettera le blâme de la défaite sur le commandant Payen de Noyan, en affirmant qu’à 63 ans, il était trop vieux pour se battre. Mais, ne croyant pas que la région des Grands Lacs courait des dangers, Vaudreuil avait ordonné le retour des miliciens dans la colonie afin de faire la récolte des grains.

Malgré la belle victoire de Carillon, 1758 marque le début de la fin de la Nouvelle-France. Louisbourg est tombé quelque temps avant la perte du fort qui se situait à l’emplacement de l’actuelle ville de Kignston. Quelques mois plus tard, en novembre, fort Duquesne devenu aujourd’hui Pittsburgh, tombera à son tour. À l’aube de 1759, les routes vers Québec et Montréal sont ouvertes pour les Anglais, il ne reste que fort Niagara qui résistera jusqu’en juillet 1759 pour tenter de stopper l’hémorragie chez les Français.

26 août 2015

26 août 1977 – Adoption de la Loi 101

Le français s’impose

Camille Laurin et René Lévesque

Camille Laurin et René Lévesque

Le Québec est désormais et pour toujours français ! Camille Laurin, ministre d’État au Développement culturel, peut être fier de son travail. Par 54 voix contre 32, l’Assemblée nationale du Québec adopte, ce 26 août 1977 la Charte de la langue française aussi connue sous le nom de Loi 101. Le premier gouvernement du Parti québécois, dirigé par René Lévesque, marquera l’histoire du Québec. Cette loi adoptée durant la première année de la législature ancre la résolution à faire du français la langue de l’État et de la Loi aussi bien que la langue normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires.

Cette Charte fait du français la langue officielle du système judiciaire. Elle exige également que l’affichage et les autres formes de publicités commerciales ne se fassent qu’en français. Tous les enfants doivent fréquenter les écoles primaires et secondaires françaises, sauf ceux dont au moins un des deux parents a fait ses études primaires et secondaires en anglais au Québec. Enfin, la Loi 101 affirme la primauté du français au travail. Différentes parties de la loi seront contestées jusqu’en Cour suprême. Finalement, le chapitre proclamant le français langue de la législation et de la justice sera invalidé.

Il ne faisait pas de doute pour moi que le Québec majoritairement français, ne pouvait avoir qu’une seule langue officielle, commune à tous ses habitants, langue de la communication et de la cohésion sociale, langue d’usage de l’administration et de toutes les institutions qui en dépendent, langue de la vie collective, milieu de vie où se meurent avec aisance et bien-être ceux qui l’utilisent pour atteindre à leur plein développement sur tous les plans. Camille Laurin écrira quelques années plus tard les convictions qui ont conduit son action.

 

25 août 2015

25 août 1840 – Adresse aux électeurs de Terrebonne

L’Union en marche

Louis-Hippolyte Lafontaine

Louis-Hippolyte Lafontaine

L’Union est enfin décrétée! Le Canada dans la pensée du Parlement anglais ne doit, à l’avenir, former qu’une seule Province. Cette grande mesure politique, est-elle dans l’intérêt bien entendu des populations qu’elle a pour objet de soumettre à l’action d’une seule et même législature? Il faut laisser au temps la solution de ce problème. L’histoire dira que la force l’a imposée aux deux peuples du Bas et du Haut-Canada. Louis-Hyppolyte Lafontaine s’adresse, ce 25 août 1840 aux électeurs du comté de Terrebonne.

Un mois après l’adoption par Londres de l’Acte d’Union qui réunissait le Haut et le Bas-Canada, le futur copremier ministre avec Robert Baldwin de ce nouveau Canada, s’adresse à ses électeurs en voulant les convaincre d’adhérer au système mis en place par les Britanniques après la rébellion des patriotes de 1837 / 1838. Homme de compromis durant cette période mouvementée, il saura se faire respecter. Lors de son premier discours en tant que premier ministre, il parlera en français, langue alors interdite au parlement.

Outre l’égalité sociale, il nous faut la liberté politique. […] Le moyen d’obtenir cette liberté politique, si essentielle à la paix et au bonheur de ces colonies, et au développement de leurs vastes ressources […], c’est, en un mot […] le gouvernement responsable […] Ces mots prononcés à Terrebonne et gravés sur la plaque de son monument dans les jardins de l’Hôtel du Parlement à Québec témoignent de la conviction qu’avait Lafontaine en cette nouvelle Union et sa volonté d’en faire un outil politique au service de son peuple.

24 août 2015

24 août 1831 – Tocqueville au Canada

Visite d’études

Alexis de Tocqueville

Alexis de Tocqueville

Je viens de voir dans le Bas-Canada un million de Français, braves, intelligents, faits pour former un jour une grande nation française en Amérique, qui vivent en quelque sorte en étrangers dans leur pays. Le peuple conquérant tient le commerce, les emplois, la richesse, le pouvoir. Il forme les hautes classes et domine la société entière. Le peuple, conquis, partout où il n’a pas l’immense supériorité numérique perd peu à peu ses mœurs, sa langue, son caractère national. Trois mois après son passage au Canada, Alexis de Tocqueville s’inquiète pour l’avenir de la francophonie en Amérique du Nord.

Ce 24 août 1831, l’homme politique, philosophe et historien français arrive à Montréal. Parenthèse dans son voyage en Amérique, son séjour québécois durera jusqu’au 2 septembre. Sacuriosité l’a poussé à venir voir par lui-même cette nation française [qui] s’y est conservée intacte : on y a les mœurs et on y parle la langue du siècle de Louis XIV. Il sera surpris de ce qu’il découvre lors d’une enquête qui, comme à son habitude, se veut rigoureuse. Elle suit un plan bien établi avec des questions précises posées d’abord à des interlocuteurs choisis minutieusement, puis au grand public selon le hasard des rencontres.

Venu en Amérique pour un long séjour qui durera du 9 mai 1831 au 20 février 1832, Alexis de Tocqueville rédigera son chef-d’œuvre De la démocratie en Amérique en 1835. Il ne parlera que peu de son passage au Canada, sauf dans différentes correspondantes privées. Séduit par la beauté des paysages, il s’inquiètera du sort des autochtones, tout autant que celui des Français sous domination anglaise. Je n’ai jamais été plus convaincu qu’en sortant [de ce tribunal] que le plus grand et le plus irrémédiable malheur pour un peuple c’est d’être conquis, conclura-t-il après sa visite au tribunal de Québec.

23 août 2015

23 août 1711 – La flotte anglaise sombre dans le Saint-Laurent

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Walker à l’eau

Naufrage à l'Ile-aux-Oeufs

Naufrage à l’Ile-aux-Oeufs

Dans ces attentes, il s’éleva un vent de nord-est fort impétueux qui fit arriver à Kebec un gros navire de Roy, nommé «le Héros», qui avait passé au milieu de l’armée anglaise sans s’apercevoir l’un l’autre, qui était a l’Isle aux Œufs, et qui brisa en même temps plusieurs navires de nos ennemis contre les rochers, en sorte que plus de 4 mille hommes se noyèrent. On a trouvé leurs corps flottants sur le bordage de la mer à cet endroit. Ce récit de soeur Marie Morin dans les Annales de l’Hôtel-Dieu de Montréal décrit le naufrage de la flotte anglaise ce 23 août 1711.

Commandée par le sous-amiral sir Hovenden Walker, une impressionnante flotte composée de 19 navires de guerre et de 41 autres vaisseaux avec à leur bord plus de 11 000 hommes quitte Boston le 30 juillet. La reine Anne de Grande-Bretagne veut libérer les colons anglais du voisinage des Français du Canada. Après la prise de Port-Royal en 1710, le plan de 1711 consiste à faire attaquer Montréal par une armée qui remonte par la voie Hudson-Richelieu pendant qu’une flotte remonte le Saint-Laurent pour assiéger Québec.

Pris dans une tempête, mal guidé, Walker est incapable d’empêcher la catastrophe lors que sa flotte arrive à la hauteur de l’ile aux Oeufs. Contrairement au récit de soeur Marie Morin, ce seront sept navires de transport et un vaisseau de ravitaillement qui couleront. Il y aura environ 900 victimes. Après quelques jours d’errance pour sauver un maximum de monde et de marchandises, Walker décidera de faire demi-tour et de rentrer à Boston. Québec et la Nouvelle-France sont ainsi sauvées sans combattre, car les colonnes anglaises marchant vers Montréal renonceront lorsqu’elles apprendront le désastre.

22 août 2015

22 août 1899 – Grève des cordonniers de Québec

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Syndicalisme catholique

Cordonnier-artisan sur son saint-crépin. Les métiers du cuir, 1981, Presses de l'Université Laval.

Cordonnier-artisan sur son saint-crépin. Les métiers du cuir, 1981, Presses de l’Université Laval.

Une trentaine d’ouvriers de la chaussure se mettent en grève ce 22 août 1899 à Québec. Ils protestent contre la direction de la manufacture J.S. Langlois, qui paie un salaire moindre au taux fixé par le syndicat. Cette action des cordonniers qui appartiennent à des loges des Chevaliers du travail va donner l’occasion aux employeurs de nier le droit de leurs ouvriers de s’associer professionnellement. Ils ferment boutique privant de travail plus de 500 ouvriers. Ils exigent, pour la reprise du travail, que chaque ouvrier promette de ne faire partie d’aucune association.

Les travailleurs n’acceptent pas et la grève va s’étendre pour toucher près de 5000 travailleurs. La résolution du conflit passera par l’arbitrage de l’Église. Monseigneur Bégin, archevêque de Québec, appuiera ses décisions sur l’encyclique Rerum Novarum promulguée par le pape Léon XIII en 1891. Ce texte qui définit la doctrine sociale de l’église reconnaît aux ouvriers le droit de s’associer selon le métier ou la profession tout en exigeant qu’ils acceptent les conseils d’un conseiller moral. Le conflit se règle ainsi et le syndicalisme catholique fait un pas décisif au Québec.

Cette fin du XIXe siècle est marquée par une prospérité économique qui favorise l’industrialisation et l’urbanisation du Québec. Face aux nouveaux défis de cette société en transformation, les ouvriers ressentent le besoin de faire front commun et de se syndiquer. Les Chevaliers du travail se développent au Québec. Si une Fédération canadienne du travail se fonde à Kitchener en 1902, un syndicalisme typiquement québécois naît durant la même période. L’Église saura s’impliquer dans ces mouvements et développer son influence au sein du mouvement syndical.

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