Valais Libre

31 août 2018

366 histoires suisses

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31 août – Une mutinerie (1790)

Nancy

La garnison suisse de Nancy, le régiment Lullin-Châteauvieux pour être précis, formée en grande partie par des vaudois, entre en rébellion en ce 31 août 1790. Les considérations politiques n’y sont pour rien, mais un retard dans le paiement de la solde déclenche cette mutinerie.

Les Suisses s’emparent de la caisse de corps qui contient 150 000 écus, ouvrent les portes des cachots et obligent les officiers à distribuer l’or avant de les enfermer dans les cellules et de partir festoyer en ville. Des régiments suisses restés fidèles et la maréchaussée sont envoyés pour rétablir l’ordre.

Ils y parviendront après des combats qui ensanglantent les rues de Nancy. La répression s’abattra avec vigueur sur les meneurs. Les cantons confédérés se montrent implacables avec les mutins. Un sera condamné au supplice de la roue, 23 à la pendaison et 41 à trente ans de galère.

La France, Louis XVI en tête, demandera de la clémence, mais rien n’y fera. Les révolutionnaires français garderont de la méfiance envers une Confédération si implacable. Une année plus tard, les galériens suisses seront libérés par l’assemblée nationale et emmenés en triomphe à Paris. Leur bonnet rouge du bagne de Brest deviendra le bonnet phrygien, emblème de la révolution!

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30 août 2018

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30 août – Une école militaire (1819)

Général Dufour

Le colonel fédéral Goeldlin de Tiefenau est fier en ce 30 août 1819. Du haut de son estrade, il loue la sagesse de la Diète fédérale qui a instauré une armée fédérale afin d’assurer la neutralité suisse. Ainsi la première école militaire centrale ouvre ses portes à Thoune.

230 officiers et sous-officiers suivent les cours de cette première volée. Parmi les instructeurs, le lieutenant-colonel Guillaume-Henri Dufour, officier de génie, est voué à un grand avenir. Il prendra la direction de l’école en 1831 et sera nommé général en 1847 au moment de la guerre du Sonderbund.

Parmi les élèves célèbres de l’école de Thoune, un certain Louis-Napoléon Bonaparte qui deviendra l’empereur des Français sous le nom de Napoléon III suit la formation dans les années 1830.

L’école militaire de Thoune résulte de la volonté des autorités fédérales d’unifier les armées cantonales et de leur donner une formation de qualité. La décision prise en 1817 se concrétise rapidement et malgré quelques réticences assez vite surmontées, l’armée fédérale devient en quelques années une institution reconnue de la Confédération.

29 août 2018

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29 août – Disparition d’un pionnier industriel (1859)

Hans-Caspar Escher

Un pionnier de l’industrialisation de la Suisse s’éteint en ce 29 août 1859 à Herrliberg. Hans-Caspar Escher n’est plus, l’industriel qui avait déjà été remarqué par Goethe qui visitait son père, le capitaine Escher, alors qu’il avait 22 ans, a construit un empire industriel. Sa maison Escher Wyss & Co est un fleuron de l’industrie des machines suisses.

Hans-Caspar pressent très vite que l’effondrement des anciens régimes européens ouvre des opportunités nouvelles. Architecte, il construit des nombreux bâtiments importants, mais très vite c’est la nouveauté technique qui le fascine.

Les métiers à tisser sont les premiers instruments de l’industrialisation. Il profite du blocus continental napoléonien qui empêche les machines anglaises d’envahir le marché européen pour implanter fortement son entreprise. Il ne commettra pas l’erreur de beaucoup, il saura diversifier sa production. Les machines à tisser sont bientôt complétées par des machines pour le bois, des pompes diverses, des instruments pour la pâte à papier.

La construction de bateau à vapeur complètera la diversification. Ainsi, il résistera à l’invasion industrielle anglaise à la fin de la période napoléonienne. Son entreprise est mondialement connue. Il sera également un patron responsable puisqu’il sera le premier à créer des cantines et des maisons d’habitation pour ses ouvriers.

En 1831, il créera aussi une caisse facultative d’assurance maladie, invalidité et décès.

28 août 2018

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28 août – Un avion sur le Léman (1910)

L’avion d’Armand Dufaux survole le Léman.

Il est 5 h 35 en ce petit matin du 28 août 1910. Les champs marécageux aux abords de Noville dans le Chablais vaudois sont réveillés par un bruit inhabituel. Armand Dufaux décolle à bord d’un avion qu’il a construit avec son frère Henri. Le frêle aéroplane s’élève dans le ciel romand et fonce droit sur le lac Léman.

Les deux frères veulent gagner les 5 mille francs offerts par la Maison Perrot-Duval pour le premier avion qui traversera le Léman dans sa plus grande longueur. Le Club suisse d’aviation contrôle l’exploit. Quelques minutes après le décollage, Armand Dufaux franchit la ligne Saint-Gingolf/Montreux qui marque le départ. Il vole à 100m d’altitude.

Peu après, il chute brusquement. Heureusement, Dufaux arrive à redresser l’appareil à quelques mètres des flots. Il perdra encore la mince vitre de mica qui protège le pilote et devra finir la tête au vent. Sans lunettes, c’est un exploit.

Une heure plus tard, à 6 h 41 exactement un coup de canon retentit, la ligne d’arrivée est franchie. Armand Dufaux arrive tout juste à redresser son appareil pour franchir le muret qui borde la rive. Il se pose sans trop de mal. Un peu plus d’une année après l’exploit de Blériot qui a traversé la manche, l’aviation suisse fait une entrée remarquée avec cet exploit de plus de 80 kilomètres, nouveau record du monde.

Les frères Dufaux travaillent également sur un hélicoptère. Malheureusement, un associé peu fiable et de mauvaises affaires couleront les frères Dufaux et l’industrie aéronautique suisse rate ainsi son départ.

27 août 2018

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27 août – À la conquête de la Jungfrau (1893)

Jungfraubahn

Parfois, il faut savoir prendre de la hauteur pour que jaillissent de grandes idées. C’est ce qui est arrivé en 27 août 1893 à Adolphe Guyer-Zeller. L’industriel et ingénieur zurichois accomplit l’ascension du Schilthorn en compagnie de sa fille. Il profite du beau temps pour contempler les montagnes environnantes.

Son regard se porte irrésistiblement vers la Jungfrau. Un petit train à vapeur monte depuis quelques années jusqu’à la Petite-Scheidegg. On rêve d’aller plus haut, mais les obstacles semblent insurmontables. Observant attentivement la région, le Mönch, L’Eiger et la Jungfrau, une solution s’esquisse dans la tête de l’ingénieur.

Redescendu à Mürren, il dessine sur un bloc-note son idée. Le projet est lancé. Il demande une concession, le Parlement la lui accordera en 1894. En 1896 les premiers coups de pioche sont donnés et deux ans plus tard, le premier tronçon jusqu’à l’Eigergletscher est ouvert.

Ce n’est qu’en 1912, après 16 ans de travaux que la ligne atteint le Jungfraujoch, le projet n’ira pas plus loin. Le dernier ascenseur vers le sommet restera à l’état de projet.

Le créateur de cette merveille technique et de cet exploit ne verra jamais son œuvre terminée. Adolphe Guyer-Zeller meurt en 1899.

26 août 2018

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26 août – Une défaite victorieuse (1444)

Bataille de Saint-Jacques sur la Birse

La léproserie de Saint-Jacques-sur-la-Birse brûle en ce 26 août 1444, les Écorcheurs armagnacs du roi Charles VII avec à leur tête le dauphin Louis, futur roi Louis XI, massacrent les vaillants éclaireurs confédérés.

En trêve avec L’Angleterre après l’épisode de Jeanne d’Arc, le roi de France profite de l’offre d’alliance des Habsbourg d’Autriche pour occuper ses 40 000 terribles soldats mercenaires. Ils vont mater les Alsaciens qui veulent s’allier aux cantons confédérés.

Une garnison de Liestal en reconnaissance bouscule l’avant-garde des armées françaises. Les jeunes téméraires vont pousser l’audace jusqu’à attaquer le gros des troupes aux abords de la Birse. Ce sera un carnage. 20 fois moins nombreux, les Suisses résistent courageusement et se feront tuer un par un. Mais ils feront deux fois plus de victimes dans le camp adverse.

Le futur roi de France est impressionné et veut mettre de son côté des soldats si vaillants. Il n’annexera pas Bâle malgré la victoire et proposera une alliance aux Confédérés. C’est le début du service mercenaire suisse pour la France.

25 août 2018

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25 août – Un poète couronné (1512)

Glarean

Maximilien Ier du Saint-Empire dépose la couronne de poeta laueratus, poète lauréat, sur la tête du jeune Heinrich Loriti qui prend alors le nom de Glarean en l’honneur de ses origines. Le jeune homme de lettres est originaire de Glaris .

Il saura chanter, malgré l’éloignement, les beautés de son pays natal. Sa Description et panégéryque des treize louables cantons paraît à Bâle en 1514. Cette oeuvre magistrale traversera les siècles et est, encore aujourd’hui, un témoignage exceptionnel de ce temps.

Après un tour des frontières, le poète nous emmène dans les 4 bassins de la Thur, de la Limmat, de la Reuss et de l’Aar qui constituent le cœur de la Confédération. Il passe sous silence les défauts et glorifie les qualités de ce peuple paisible.

Y en a point comme nous!

24 août 2018

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24 août – Saint-Barthélémy (1572)

Massacre de la Saint-Barthélémy

Martin Koch, fribourgeois fourrier du duc d’Anjou reçoit dix mille livres du roi Charles IX pour avoir tué Coligny au petit matin du 24 août 1572… les massacres de la Saint-Barthélémy pouvaient débuter.

Durant plusieurs jours le sang coulera sur le pavé de Paris. Ce déchaînement de violence est le dernier acte d’une série de tension entre le clan des Guises et celui des Châtillon-Montmorency.

Les protestants sont chassés de France. Certains trouveront asile en Suisse, dont la veuve et les enfants de Coligny recueillis à Berne. Malgré cela le rôle de la garde suisse est central. Elle a protégé le roi Charles IX et laissé faire les massacres. Elle s’est ensuite servie lors des pillages des biens des protestants.

Épisode peu glorieux de nos mercenaires, ces journées resteront tâchées, mais la loyauté à un maître même s’il est un tyran finit toujours par se payer. Cette même garde suisse sera massacrée aux Tuileries près de deux cents ans plus tard.

23 août 2018

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23 août – Une tête roule à Genève (1519)

Philibert Berthelier

Le bourreau du duc de Savoie abat sa lourde hache. Une tête roule en cette fin d’été. Le duc de Savoie est satisfait, mais le peuple se désole et ne pardonnera pas au tyran cette infamie.

Philibert Berthelier qui vient de mourir est un ami de la liberté. Il a tout fait pour que sa ville garde ses libertés et que les franchises durement acquises soient reconnues par le duc de Savoie. Réfugié pour un temps à Fribourg dont il est aussi bourgeois, il réussit à faire accepter par les deux peuples un traité de combourgeoisie le 6 février 1519.

La fureur du duc atteint alors son paroxysme et la tête de Philibert Berthelier ne résistera pas. L’évêque le fera arrêté et décapité au château de l’Île le 23 août 1519.

Ironie de l’histoire, c’est exactement 7 ans plus tard, le 23 août 1526 qu’une alliance avec Berne et Fribourg donne la liberté à Genève.

22 août 2018

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22 août – Croix-Rouge (1864)

Convention de Genève

Seize représentants plénipotentiaires sont présents à Genève en ce 22 août 1864. Ils adoptent sans modification majeure la convention préparée par le Comité de Genève présidé par le Général Dufour. L’obligation de soigner les blessés sans distinction de nationalité, la neutralité et l’inviolabilité du personnel et des établissements sanitaires ainsi que le signe distinctif de la croix rouge sur fond blanc sont les bases de cette convention.

La formidable idée d’Henry Dunant se concrétise, les blessés et les malades de guerre voient leur sort s’améliorer. La terrible bataille de Solférino du 24 juin 1859 n’aura pas été vaine. Le jeune genevois en ressortira transformé et n’aura cesse de concrétiser cette idée.

Genève devient ainsi le centre mondial du droit de la guerre. Le travail est immense, mais il débute. Les Conventions de Genève seront réécrites et adaptées au temps au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, en 1949.

La Suisse peut être fière de ce 22 août, elle occupe depuis une place unique dans le concert des nations et sa responsabilité est grande. Sa voix doit continuer à se faire entendre.

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