Valais Libre

31 mai 2012

Échos de la Pierre de Chrysostome – 15 – démocratie directe

Bureau

Mon cher Lynx,

Ici au Québec, on ne parle pas encore de mise à la retraite du chef du Gouvernement Jean Charest, même si beaucoup aimeraient le renvoyer dans un bureau fermé à double tour dont on perdrait la clé ensuite… Mais le chef résiste.

Les nouvelles de la crise étudiante ont maintenant fait le tour du monde. Après plus de 100 jours de crise, la rue ne semble pas se calmer. La situation paraît surréaliste pour l’habitué à la démocratie helvétique que je suis. Cette hausse des frais de scolarité si contestée aurait subit un référendum et l’histoire serait réglée depuis longtemps dans nos vallées.

Nul besoin de prendre la rue en otage, de perturber la circulation, de freiner l’économie et de désespérer les acteurs touristiques pour manifester son refus. Notre démocratie directe a du bon. Quand j’entends le bruit des casseroles tous les soirs et les allusions au régime de Pinochet, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la santé, la maturité politique de ma nouvelle région.

Où sont les repères? Où est l’histoire? Que se passera-t-il lorsqu’une véritable atteinte aux droits fondamentaux leur sera imposée? Comment la crédibilité des leaders d’opinion qui hurlent avec les loups pourra-t-elle survivre à ses exagérations?

Pour les jeunes universitaires, la hausse n’est pas anodine, mais mise en perspective avec les enjeux de notre monde développé qui doit affronter une crise économique de grande ampleur, elle fait partie des efforts indispensables.

Après un long mardi gras, il n’est pas facile d’entrer en carême.

1942 – La veuve Couderc, Georges Simenon (1903 – 1989)

Jean descend du bus pour rejoindre la veuve Couderc qui lui a souri. Il deviendra son valet. Elle n’a pas peur de ce repris de justice qui vient de sortir de prison après y avoir passé 5 ans. Jean a tué un homme plus pour fuir sa vie de fils de riche que pour retrouvé de l’argent perdu.

La veuve Couderc est heureuse d’avoir trouvé un allié pour lutter contre sa belle-famille qui veut lui reprendre la maison. Elle héberge son beau-père un peu fou, le baise de temps en temps pour le calmer. Jean couche aussi de temps en temps avec la veuve, mais sans amour. Il aime secrètement la petite cousine Félicie que la veuve exècre. Une altercation avec ses belles-sœur lui brisera la tête. Jean la soignera avant de la tuer. Il n’en pouvait plus de cette vie monotone.

Le monde paysan du Cher est décrit avec froideur, tout comme la vie des personnages et l’attente de Jean après son crime. Il sait qu’il ira à l’échafaud : Tout condamné… aura la tête tranchée. Il avait sauvé sa tête la première fois, mais il était obsédé par la guillotine.

museler la minorité

Des pratiques gouvernementales peu orthodoxes

Dès son installation au pouvoir au printemps 1857, le gouvernement conservateur, afin de consolider sa position, se fixe pour objectif prioritaire de prendre toutes mesures utiles afin de « museler la minorité radicale ». « Il faut à tout prix éloigner des affaires » tout élément susceptible de faire obstacle à leurs desseins pas forcément démocratiques et surtout ignorer «les observations de la minorité radicale »1. Dans cet esprit, les nouveaux dirigeants apportent un soin tout particulier au choix des hommes au moment de la nomination des fonctionnaires. Leur organe, la Gazette du Valais2, distille une série de recommandations aux nouveaux magistrats, leur conseillant de s’assurer de la « sincérité du nouvel employé » ; elle ne se gêne pas de leur expliquer que les radicaux, comparables à des loups qui, lorsqu’ils « se trouvent dans une trappe », sont « doux et câlins comme des agneaux » mais à peine reprennent-ils la clé des champs, « ils redeviennent loups »3; alors, la feuille cléricale met en garde les autorités qu’en les « enjoignant trop légèrement au char de l’État », elles prennent le risque « d’introduire dans la place un cheval de Troie. »

La politique d’exclusion ainsi instaurée par le régime conservateur se confirme lors de la nomination des préfets en 1857 ; en effet nous comptons seulement deux radicaux parmi ces élus : MM. Maurice Claivaz pour Martigny et Joseph Torrent pour Monthey4.

Depuis la cessation du Courrier du Valais, le parti libéral est contraint de supporter en silence les accusations de la Gazette, seul journal officiel qui a la parole dans le canton, qui se complait à propager de nombreux mensonges, comme lorsqu’elle affirme que « les chefs du parti libéral, occupent la plupart des fonctions publiques et les plus importantes dans la partie inférieure du canton ». C’est avec la ferme intention de ne pas laisser l’opinion publique s’égarer que Le Confédéré du Valais, créé en 18615, dénonce l’exclusion systématique pratiquée par le gouvernement conservateur et démontre aux citoyens, annuaire officiel – catalogue officiel du personnel étatique – à l’appui, combien les assertions de la chrétienne Gazette sont erronées6.

Les nouveaux dirigeants conservateur de 1857, aveuglés par l’exercice du pouvoir, restent sourds aux récriminations de la minorité radicale et peu leur importe de violer la loi civile sur les incompatibilités du 21 mai 1840, instaurée par le gouvernement radical, tant leurs efforts sont concentrés à « veiller à réduire l’opposition en lui interdisant le pouvoir».

1 Le Confédéré no 1 du mercredi 2 janvier 1861.

2 Dans son édition du 23 août 1857.

3 B. Fournier, p. 50.

4 B. Fournier, p. 40.

5 Le Confédéré du Valais, no 1 du jeudi 2 janvier 1862 – doc rg.

6 Le Confédéré du Valais, no 8 du samedi 26 janvier 1861 – doc rg.

30 mai 2012

Brèves du lynx du Mayen bleu – 17 – résidences post-présidentielles

Résidence secondaire

Nom de bleu ! Le Nicolas dispose désormais de bureaux gracieusement offerts par la République française ; la dette souveraine est abyssales mais les taux d’emprunts sont tellement plus favorables que ceux appliqués à l’Espagne ou à la Grèce pourquoi se priver d’emprunter pour faire la vie belle à ses anciens serviteurs ; quoique dans ce cas de figure on pourrait gloser sur la maxime « servir et non se servir ».

Bref, revenons à ce privilège – ils auraient été abolis le 4 août 1789 – dont bénéficie tout président de la République dès la fin de son mandat, savoir la mise à disposition d’un bureau et des accommodements y relatifs ; la procédure tient-elle compte des résultats, des réalisations de l’ancien président ? que nenni ! Point de méritocratie ici, cette notion convient au peuple et non à l’élite. Nous n’en rajouterons point aux détails relatifs à la superficie ni au nombre de pièces ni à rien d’autre, laissons ces ragots à la presse boulevardière de la cité de Lutèce.

Quelque chose me chicane néanmoins ; les Helvètes, dans le cadre des relations diplomatiques à peaufiner avec la Gaule voisine, n’auraient-ils pas du faire un geste gracieux ; par exemple mettre une résidence secondaire à la disposition de cet ancien homme d’état déchu ; la sérénité du mayen bleu doit certes être préservée, en revanche un chalet comme celui de Polanski ou de Johnny à Gstaad – avec un stöckli attenant pour loger Jack Lang ou Éric Woerth – eût été un beau geste.

1941 – L’homme pressé, Paul Morand (1888 – 1976)

Pierre Niox va vite. Il enchaîne les actions a une vitesse folle. Las d’attendre qu’on prenne sa commande, il saute derrière le bar se sert une bière tout en la buvant. Il mettra le même empressement pour aller de Paris en Provence, acheter le Mas Vieux et revenir à Paris. Son associé Placide ne le supportera plus et le quittera. Notre antiquaire ne s’en fera pas plus que cela. Il poursuivra sa route.

Pourtant le Mas Vieux changera sa vie. Le père Boisdoré qui lui a cédé sa maison mourra sans que ses trois filles ne retrouvent l’argent. La tribu entrera dans la vie de Pierre. Il finira par épouser Hedwige la plus calme des trois sœurs. Il tentera de se calmer, de vivre a un rythme décent. Il fera un enfant, mais n’arrivera, malgré tout ses efforts à patienter les neufs mois. Il voyagera, laissera sa femme rejoindre le nid des Boisdoré. Il reviendra à la naissance de sa fille, mais n’ouvrira pas la porte de la chambre d’hôpital : À quoi bon…

Loin des extrêmes point de salut

Comment les conservateurs ont conquis le pouvoir en 1857

« Il ne suffit pas de dire : nous avons perdu ; il faut dire comment on a perdu » ; alors suivons cet adage1 pour aborder quelques éléments responsables de l’échec des radicaux en 1857.

Dès 1855, nous observons le développement d’une campagne en faveur d’une collaboration entre citoyens radicaux et conservateurs, avec en ligne de mire un appel à la concorde dans le but d’effacer les derniers restes des luttes fratricides d’autrefois. C’est dans cet esprit que le Courrier du Valais, digne organe du gouvernement libéral, lance un appel à toutes les forces désireuses de constituer un groupement national, éloigné des extrêmes, pour œuvrer au développement pacifique des institutions libérales. Cette démarche de collaboration s’accompagne néanmoins d’une ferme volonté des libéraux de maintenir intégralement le contenu de leur programme, notamment la liberté de cité, la liberté de conscience et surtout la séparation complète du pouvoir religieux et du pouvoir civil2. Un acte fondé sur le désir d’établir une œuvre profitable à tous les citoyens, une intention certes louable que les radicaux paient chèrement lors des élections de mars 1857.

Alors que les libéraux tendent une main loyale à leurs adversaires politiques et tentent de les convaincre que « les réformes attendues pour amener la prospérité du pays n’ont pas de couleur politique», les conservateurs, obnubilés par l’exercice du pouvoir et surtout désireux de rassurer leurs alliés cléricaux, rejettent cette « politique de concessions mutuelles» préférant se confier aux « frêles avirons d’une majorité ». Face à ce constat, le gérant du Courrier3 déclare «il  ne nous reste plus qu’à passer la plume à une main plus habile » ; une décision assumée avec d’autant plus de détermination que cette politique de rapprochement a non seulement rencontré peu d’écho auprès des citoyens mais se trouve « condamnée par plusieurs de nos amis politiques4 ».

Le Courrier5reconnaît avoir été dupe de ses intentions généreuses à travailler à la pacification du pays. « Nous avons surestimé les promesses de nos adversaires, et jugé prématurément des hommes sur la foi de leurs paroles ; le moment actuel nous a décillé les yeux ».

Les Valaisans, de tradition catholique par nature, ne sont pas disposés à s’approprier les réformes progressistes instaurées par le régime radical ; surtout lorsque la Gazette affirme dans ses colonnes que leur « presse vivante » c’est leur « curé », que le « lieu de réunion » demeure l’église, répétant à l’envi qu’avec les libéraux, la religion est en danger ; faut-il dès lors s’étonner que des citoyens, ainsi instruits dans l’obscurantisme, se détournent des radicaux.

1 De Claude Bernard, médecin, fondateur de la médecine expérimentale.

2 Courrier du Valais, no 32 du samedi 14 mars 1857 – photo 7.4.2010/dsc01634/35.

3 M. Elie Gay.

4 Courrier du Valais, no 64 du dimanche 31 mai 1857 – photo 7.4.2010/dsc01653.

5 Courrier du Valais, no 129 du mercredi 30 décembre 1857 – photo 7.4.2010/dsc01681.

29 mai 2012

1933 – La condition humaine, André Malraux (1901 – 1976)

Tchen poignarde un homme durant son sommeil pour lui voler un papier. Grâce à cela Kyo et Katow, pourront armer les milices communistes. L’insurrection de Shanghai peut avoir lieu et vaincra avec l’arrivée des troupes de Tchang Kaï-Chek. Les communistes et les troupes du Kuomintang, alliés de circonstance, se méfient les uns des autres. Tchen se suicidera après avoir raté un attentat contre Tchang Kaï-Chek.

La répression sera terrible et les communistes seront exterminés en masse. Kyo avalera du cyanure pour éviter le supplice. Katow, lui, finira, comme la plupart, brûlé dans une chaudière de locomotive. Il n’a pas voulu éviter ce dernier supplice, il a préféré donner ses capsules de cyanure à deux compagnons terrorisés à l’idée de brûler vif.

Shanghai et la révolution chinoise de 1927 offre une toile de fond à Malraux pour nous brosser un portrait des passions humaines. La fin du capitalisme colonial qui domine l’Orient transpire dans l’absurdité de la vie des petits personnages pris dans la grande histoire.

Coupé de la base, la défaite est assurée…

6 décembre 1857, un 2e tour douloureux pour les radicaux 1

Le 26 novembre 1857, les treize députés libéraux-radicaux s’adressent aux électeurs libéraux de l’arrondissement du Bas-Valais, pour regretter la décision de notre « honorable compatriote », M. le Dr Joseph-Hyacinthe Barman, de ne pas accepter sa nomination ; alors que ses talents distingués auraient pu être si utiles à la commune patrie. Le temps disponible avant le scrutin du 6 décembre ne permet pas d’organiser une réunion afin de débattre d’une nouvelle candidature. Au vu d’une telle circonstance, les députés libéraux-radicaux, réunis en session parlementaire à Sion, proposent unanimement à leurs concitoyens, dans les colonnes du Courrier du Valais, la candidature de M. l’ancien Conseiller d’Etat, Maurice Barman pour le 2e tour de l’élection au Conseil national. Maurice Claivaz déclare son désistement à toute candidature.

Dès lors, deux candidats se trouvent en compétition : le radical Maurice Barman et le conservateur Camille de Werra ; sur les 4’927 votants le scrutin totalise 49 bulletins nuls ce qui donne une majorité absolue de 2’440 voix ; M. Barman en obtient 2’353 et son concurrent de Werra est élu avec 2’518 suffrages ; la différence de 335 voix ! Observons quelques résultats particulièrement intéressants : à Saillon, l’ensemble des 63 votants apportent leurs voix à Maurice Barman ; situation similaire à Leytron, Saxon et Bovernier ; à l’inverse, les 42 votants de Vollège sont unanimes à se prononcer en faveur de M. de Werra ; à Val-d’Illiez, les électeurs ont obéi aux injonctions de la Gazette du Valais, avec une participation doublée, passant de 67 à 114.

Le Valais est désormais représenté à la Chambre du peuple par quatre conservateurs : MM. Alexis Allet, Adrien de Courten, Antoine Luder et Camille de Werra ; les radicaux devront patienter jusqu’en 1860 pour retrouver leurs deux sièges avec l’élection de MM. Louis-Gaspard Barman et Joseph Torrent ; un retour qui encourage les libéraux à fonder Le Confédéré du Valais.

Les institutions actuelles ont de nombreux ennemis et leur conservatrice Gazette distille d’odieuses accusations et des attaques déloyales contre les hommes et les actes des deux précédentes législatures ; dans ses colonnes on promet tout, même l’abolition de l’impôt ; on peut y lire de trompeuses paroles tel l’abandon du culte ; il n’en fallait pas davantage pour aveugler une population crédule, toujours prête à se fier aux apparences et à oublier les leçons du passé. Néanmoins, des considérations d’une autre nature, contribuèrent également à la défaite du parti libéral : un manque de confiance dans ses chefs ainsi qu’une mutuelle entente entre eux, voire une absence d »énergie.

1 Courrier du Valais, no 111 du mercredi 28 octobre 1857 – photo 7.4.2010dsc01666 ; no 112 du samedi 31 octobre 1857 – photo 7.4.2010/dsc01667 ; no 114 du samedi 7 novembre 1857 – photo 7.4.2010/dsc01670/71 ; no 121 du mercredi 2 décembre 1857 – photo 7.4.2010/dsc01678 ; no 124 du samedi 12 décembre 1857 – photo 7.4.2010/dsc01679.

28 mai 2012

1958 – Le lion, Joseph Kessel (1898 – 1979)

Stop, vous ne pouvez pas aller plus loin ! L’injonction de Patricia est très claire. La réserve n’est pas ouverte à tout le monde, l’auteur va devoir gagner la confiance de la fille du gardien s’il veut s’aventurer dans ces lieux magiques. Il y parviendra rapidement et son séjour d’une nuit dans la savane africaine durera, durera…

Patricia a un ami inhabituel : King, un magnifique lion qui lui a été offert lorsqu’il était bébé. Aujourd’hui, ce grand mâle vit dans son immense territoire, mais il ne rate pas son rendez-vous avec la petite. Fascination, magie et féerie entourent leur lien, leur amitié. Les traditions Masaï jetteront tout ça à terre, le monde rattrapera Patricia. Cette fresque naturelle nous emmène dans un monde exotique où la pureté domine. Kessel est un peintre enchanteur.

Élu, mais démissionnaire

Octobre 1857, élection au Conseil national1

Ils sont en lice pour l’élection au Conseil national du 25 octobre 1857 : pour le Haut-Valais : les conservateurs Alexis Allet, conseiller d’Etat et Joseph-Antoine Clemenz ; pour le Centre : les conservateurs Adrien de Courten et le préfet de Rivaz ; pour le Bas-Valais, les conservateurs présentent MM. Antoine Luder, conseiller d’Etat et Camille de Werra ; les libéraux-radicaux : Dr Joseph-HyacintheBarman, Hippolite Pignat et Maurice Claivaz.

Dans son numéro du mercredi 28 octobre, le Courrier du Valais annonce dans un élan d’optimisme «  que l’élection de M. le Dr Barman est assurée et que l’on espère que M. Pignat obtiendra la majorité ». La réalité des résultats s’avère quelque peu différente : M. Alexis Allet est nommé pour l’arrondissement oriental ; dans celui du Centre, les libéraux, à défaut de candidat, se sont abstenus en grande partie, ce qui assure l’élection de M. Adrien de Courten ; pour l’arrondissement du Bas-Valais, MM. Luder et le Dr Joseph-HyacintheBarman sont élus ; Camille de Werra, Pignat, Maurice Claivaz n’obtiennent pas la majorité. Parmi les quatre élus nous en comptons trois nouveaux : MM. Luder, Dr Barman et Adrien de Courten ; seul M. Allet est reconduit.

La participation relativement faible – comme d’ailleurs généralement pour les élections fédérales – notamment du côté des électeurs conservateurs dans le Bas-Valais, phénomène relevé par la Gazette du Valais qui fustige les abstentionnistes ; ainsi dans des communes réputées conservatrices comme Troistorrents où sur 298 inscrits seuls 30 déposent un bulletin de vote ; il en va de même à Val d’Illiez avec 67 votants sur 227 inscrits. En revanche, les radicaux de Vouvry sont près de 80% à remplir leur devoir civique et les 218 votants apportent tous leur voix à MM. Barman et Pignat.

Ce dimanche 25 octobre représente une journée sombre pour les libéraux-radicaux ; des deux sièges qu’ils occupaient à la Chambre du peuple, il ne leur en reste plus qu’un seul. Néanmoins, le Courrier se console en relevant que « s’il a plu au Valais d’envoyer à Berne un réactionnaire de plus, Unterwald en enverra un de moins » ; il considère que finalement « deux ou trois députés réactionnaires de plus ou de moins à Berne », cela n’a d’importance qu’auprès « des faiseurs de statistiques ».

à l’issue de cette journée électorale les radicaux affrontent une autre difficulté : M. le Dr Joseph-Hyacinthe Barman refuse son élection. Une décision surprenante, peut-être motivée par les manœuvres de l’été 1857 fomentées à son égard, et orchestrées par certains conseillers fédéraux, par ceux qui convoitent son poste de ministre plénipotentiaire à Paris.

1 Courrier du Valais, no 113 du mercredi 4 novembre 1857 – photo 7.4.2010/dsc01668/69.

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