Valais Libre

19 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

19 octobre 1988 – Ouverture du Musée de la Civilisation

Musée de la civilisation

À quoi servirait-il de s’afficher comme un musée de la personne et de l’aventure humaine si nos visiteurs avaient le sentiment d’arriver simplement dans une place publique ou dans un centre commercial en entrant au Musée de la civilisation ? Le personnel d’accueil est formé et prêt à recevoir les visiteurs ce 19 octobre 1988. Le bâtiment est terminé et le montage des expositions achevé, tout est prêt pour le début de l’aventure.

Le Musée de la civilisation est situé sur la rue Dalhousie au cœur de la Vieille Capitale, près de la place Royale, à deux pas du Vieux-Port. Construit dans le cadre de la revitalisation du quartier historique de la Basse-Ville de Québec, il assure de multiples fonctions culturelles. Comme prévu, en intégrant à son complexe muséal la maison Estèbe (construite en 1752) et de la Banque de Québec (fondée en 1818; l’immeuble date de 1863), il agit comme moteur de développement du quartier historique.

En 2013, à l’occasion du 25e anniversaire de son inauguration, le musée pouvait s’enorgueillir d’avoir été visité par près de 15 millions de personnes. À cette occasion, il change de nom et devient Les Musées de la civilisation puisqu’il englobe aussi le Musée de l’Amérique francophone, le Musée de la Place Royale et le Musée historique Chevalier.

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18 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

18 octobre 1646 – Décapitation du père Jogues

Père Isaac Jogues

La fuite me sembloit horrible, il faut disois-je en mon cœur, que mon corps souffre le feu de la terre, pour delivrer ces pauvres ames des flammes de l’Enfer, il faut qu’il meure d’une mort passagere, pour leur procurer une vie eternelle… Ces paroles du père Isaac Jorgues ont une résonnance particulière ce 18 octobre 1646. Son fait quatre ans plus tôt vient de se réaliser. Sa tête scalpée est fixée au bout d’une perche sur la palissade d’un camp iroquois.

Les Iroquois approvisionnent en fourrures les Hollandais tandis que les Français traitent avec les Hurons. La pénétration française dans le continent devient une menace pour le fructueux commerce des Iroquois. La guerre est inévitable. Elle éclate en 1641 et durera 25 ans. Le père de la Société de Jésus Isaac Jorgues sera médiateur dans certains épisodes de la première phase de cette guerre.

Né à Orléans en 1607, il est envoyé en Nouvelle-France en 1636 pour convertir les Amérindiens. Ses missions auprès des Hurons se passent très bien, mais en 1642, il est capturé par les Iroquois. Après 13 mois de tortures et de supplices insupportables, ceux-ci décidèrent qu’il serait brûlé vif. Toutefois, les calvinistes hollandais de Fort Orange (aujourd’hui Albany dans l’état de New York) lui offrirent une occasion de s’évader en se cachant dans un bateau. Après un retour en France, il revint poursuivre sa mission et voulut servir la paix auprès des Iroquois. Il paiera de sa vie sa foi missionnaire.

17 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

17 octobre 1970 – Pierre Laporte retrouvé mort

Un corps gît dans une Chevrolet

Il est 22 h 45 ce 17 octobre 1970. Des militaires ouvrent le coffre d’une Chevrolet stationnée à Saint-Hubert à proximité de l’aéroport militaire. Ils découvrent à l’intérieur le corps de Pierre Laporte. Le ministre du Travail et de la Main d’oeuvre a été tué par le Front de libération du Québec (FLQ). Tout s’est précipité ce samedi soir. À 21 h 30 un journaliste de la radio CKAC reçoit un communiqué annonçant la mort du ministre et le lieu où a été déposé son corps.

Le ministre Pierre Laporte a été enlevé par la Cellule Chénier du FLQ une semaine auparavant, le samedi 10 octobre, cinq jours après un premier enlèvement qui visait l’attaché commercial du Royaume-Uni, James Richard Cross. Les négociations entre le gouvernement et le FLQ ne donneront rien . À la demande du Québec, le premier ministre du Canada, Pierre-Eliott Trudeau décrète la Loi sur les mesures de guerre le 16 octobre 1970. Il met à disposition l’armée pour soutenir la police du Québec.

Le matin du 16 octobre, la Sûreté du Québec arrête près de 500 personnes soupçonnées d’appartenance au FLQ. Le lendemain, la mort de Pierre Laporte sème la consternation. Le capital de sympathie du FLQ disparaît soudainement et l’opinion publique bascule dans la loi et l’ordre. Le 3 décembre James Richard Cross sera libéré et ses ravisseurs exilés à Cuba. Les ravisseurs de Pierre Laporte seront tous arrêtés en décembre et condamnés à de lourdes peines de prison. Une autopsie conclura à une mort par étranglement, mais certains militants parleront d’une mort accidentelle.

16 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

16 octobre 1690 – Les Anglais devant Québec

Attaque de la ville de Québec en 1690

Dites à votre général que je ne connais point le roi Guillaume et que le prince d’Orange est un usurpateur, qui a violé les droits les plus sacrés du sang en voulant détrôner son beau-père (…) Non, je n’ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons et à coups de fusil, qu’il apprenne que ce n’est pas de la sorte qu’on envoie sommer un homme comme moi, qu’il fasse du mieux qu’il pourra de son côté, comme je ferai du mien.

Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France a une réponse cinglante envers l’amiral William Phips. Celui-ci était arrivé avec une flotte de 34 navires et 2300 hommes devant Québec ce 16 octobre 1690. Partie de Boston au mois d’août, la flotte anglaise fait partie d’un plan de conquête de la Nouvelle-France par terre et par mer élaboré au début du mois de mai à Albany par les représentants de New York, du Massachusetts, de Plymouth et du Connecticut.

À l’annonce de l’arrivée de la flotte ennemie, Frontenac regroupe ses hommes dans Québec. Ils sont près de 3000 à assurer la défense de la ville. Les Anglais débarquent dans le secteur de Beauport et des navires bombardent la ville, mais leur attaque sera vaine. Les Français ripostent avec force et le 24 octobre Phips renonce. Sa flotte lève l’ancre. L’amiral anglais aura perdu près de 600 hommes, les Français déplorent 6 tués et une vingtaine de blessés.

15 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

15 octobre 1700 – Fondation de la compagnie du Canada

peau de castor

Le gouverneur Louis-Hector de Callières et son intendant Jean Bochart de Champigny fondent, ce 15 octobre 1700, la Compagnie du Canada pour tenter de faire face à la grave crise du marché des peaux de castor. Tous les négociants furent tenus de faire partie de la compagnie, beaucoup devinrent actionnaires puisque le capital de 50 livres n’était éligible que 9 ans plus tard.

Depuis la disparition de la compagnie des Indes occidentales en 1674, le privilège de la traite appartenait au Domaine du roi. Devant les énormes stocks, 850 000 peaux de castor en surplus, le roi envisage une diminution du prix. Les changements de mode en métropole font qu’on utilise moins de peaux de castor, mais surtout les guerres européennes ont affaibli le marché. Plutôt que d’accepter une baisse de prix, la colonie fonde la Compagnie du Canada qui achète le monopole de la traite dans le domaine royal.

Les débuts sont difficiles, la compagnie doit emprunter pour payer les droits. Elle doit ensuite gérer les surplus. Elle se trouve dans une impasse, soit elle continue d’acheter les peaux de castors et file vers la faillite, soit les Indiens iront vendre leur chasse aux Anglais. La métropole, convaincue que les difficultés sont le fruit d’une mauvaise gestion, ne viendra pas en aide et en 1706, la compagnie cesse ses activités en revendant ses droits à des métropolitains. La colonie souffrira beaucoup de cette crise économique.

13 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

13 octobre 1710 – Victoire anglaise à Port-Royal

Fort Anne

Les habitants du fort et de la province resteraient dans leurs biens (…) pendant deux ans, s’ils n’aimaient mieux en sortir avant ce temps. Et que ceux qui voudront y rester le pourront en prêtant serment de fidélité à la princesse de Danemark. Le gouverneur Daniel d’Auger de Subercas ne peut que signer cette capitulation et remettre le fort de Port-Royal ce 13 octobre 1710.

Après un siège de 8 jours et devant le rapport de force disproportionné, environ 3400 Anglais faisant face aux 300 Français du Fort Anne, le gouverneur capitule pour éviter toute effusion de sang inutile. La volonté anglaise exprimée par la reine Anne en 1709 de libérer les colons anglais du voisinage des Français du Canada trouve une première concrétisation.

Les renforts partis d’Angleterre suite à cette décision atteignent Boston en 1710, mais ne se sentent pas assez fort pour attaquer directement Québec. Ils se rabattent sur Port-Royal, la capitale de l’Acadie passe définitivement aux Anglais et est immédiatement renommée Annapolis-Royal. Cette conquête fut un élément clé dans les négociations de 1711–1713 pour l’Amérique du Nord. Ce fut la création d’une nouvelle colonie britannique, la Nouvelle-Écosse, ce qui entraîna des conséquences graves pour les Acadiens et les Micmacs.

12 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

12 octobre 1957 – Prix Nobel de la Paix

Lester Bowles Pearson

Ce 12 octobre 1957, le futur premier ministre canadien Lester Bowles Pearson reçoit le prix Nobel de la paix en reconnaissance de son rôle diplomatique dans le règlement de la crise du canal de Suez en 1956. Le comité de sélection déclara que Pearson avait « sauvé le monde ». La Force de maintien de la paix des Nations unies était une création du diplomate canadien et il est considéré comme le père du concept moderne du maintien de la paix.

Celui qu’on surnommait familièrement Mike est né le 23 avril 1897 à Newtonbrook en Ontario. Il étudia à l’Université de Toronto et fut un sportif accompli. Trop jeune pour s’enrôler lors du premier conflit mondial, il se porta volontaire pour le corps médical. En 1916, il entra dans l’aviation. À la fin de la guerre, il poursuivit ses études et décrocha une maîtrise d’histoire moderne en 1925 à Oxford en Angleterre.

De retour au pays, il enseigna à l’université avant d’entrer au Département des Affaires extérieures du Canada. Il jouera un rôle important dans la fondation de l’ONU et de l’OTAN. Lester Bowles Pearson sera premier ministre du Canada de 1963 à 1968 dirigeant successivement deux gouvernements libéraux minoritaires. Il décèdera le 27 décembre 1972 à Ottawa.

11 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

11 octobre 1946 – Le clergé encourage la colonisation agricole

colons sur les chantiers

S’il n’est pas inutile d’apprendre la géographie des états étrangers, il importe davantage de connaître la carte de notre pays, de savoirs les beautés naturelles et les ressources que recèlent, par exemple, le Nord-Ouest québécois, le nouvel Ontario et l’Ouest canadien. Nos jeunes gens surtout doivent être mieux renseignés sur nos centres de colonisation, sur les forêts à défricher, les cantons à prendre, les paroisses à créer…

Ce 11 octobre 1946 l’épiscopat de la province de Québec publie une lettre collective en faveur de la colonisation agricole. La colonisation, notre salut ! est une illustration des préoccupations économiques du clergé dans un Québec qui s’ouvre au monde en plein développement industriel au sortir de la Deuxième Guerre mondiale.

Maurice Duplessis qui revient au pouvoir en 1944 est lui aussi partagé entre son désir de moderniser l’économie du Québec et son attachement aux valeurs ancestrales. Opposé aux nationalisations, le premier ministre favorisera l’entreprise privée pour assurer le développement d’une industrie québécoise. Il fera systématiquement appel aux capitaux américains plutôt que canadiens. Il contribuera à une forme paternaliste des relations de travail et s’opposera aux syndicats.

10 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

10 octobre 1864 – Conférence de Québec

participants à la conférence

Il fait froid, il vente et la pluie tombe sans discontinuer ce 10 octobre 1864. Pourtant rien n’arrête les 33 délégués de la Province du Canada, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard ainsi que les deux observateurs de Terre-Neuve. Après l’euphorie de la conférence de Charlottetown, ils sont bien décidés à aboutir à un projet de fédération. Le décor enchanteur de l’édifice qui se trouvait à la place de l’actuel château Frontenac contribue à l’avancée de l’examen de 72 résolutions.

Le maintien du lien avec la Grande-Bretagne; les pouvoirs résiduaires laissés à l’autorité centrale; un système bicaméral comprenant une chambre basse où la représentation serait proportionnelle à la population et une chambre haute où la représentation se fonderait sur l’égalité régionale plutôt que sur l’égalité provinciale; le gouvernement responsable à l’échelle fédérale et provinciale; la nomination par la couronne britannique d’un gouverneur général, voilà les principales bases arrêtées par les délégués.

Ces résolutions seront reçues très inégalement dans les diverses colonies. Les Maritimes sont largement opposées alors que l’Ouest y adhère totalement. Le Québec, entre deux est partagé. Toutefois, ces 72 résolutions serviront de base de travail à la conférence de Londres qui aboutira à l’Acte d’union de l’Amérique du Nord britannique en 1867.

9 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

9 octobre 1964 – Visite de la Reine Élisabeth II

Échauffourée à Québec

L’assemblée du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) est mouvementée ce vendredi 9 octobre 1964. La réunion se termine dans le calme, mais elle aura une conséquence fâcheuse. La peur de désordres amène néanmoins la police de Québec à encadrer la visite de la reine prévue le lendemain par un imposant dispositif de sécurité.

La reine Élisabeth II est accueillie par Jean Lesage. À certains endroits, les forces de l’ordre semblent d’ailleurs plus nombreuses que les spectateurs qui redoutent des actes de violence. Cela n’empêche pas les policiers de la ville de Québec d’utiliser la force pour disperser les attroupements, ce qui incitera des journalistes témoins des événements à baptiser cette journée le «samedi de la matraque».

C’était le quatrième voyage officiel au Canada pour la jeune reine Élisabeth II, alors âgée de 38 ans. Ce voyage, qui se déroulait du 5 au 13 octobre,  avait comme objectif principal de célébrer le 100e anniversaire des conférences ayant mené à la Confédération, soit les conférences de Québec et de Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard). Mon ardent désir est que personne parmi mes peuples ne subisse la contrainte… Cette phrase prononcée par la reine devant le Parlement de Québec allait prendre une tournure ironique durant cette journée mouvementée.

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