Valais Libre

24 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

24 mai 1867 – Déclaration royale

Armoiries du Canada avec la devise A MARI USQUE AD MARE.

Armoiries du Canada avec la devise A MARI USQUE AD MARE.

Un bill privé unissant deux ou trois hameaux, ainsi est vue la loi qui obtient la sanction royale ce 24 mai 1867. L’Acte de l’Amérique du Nord britannique qui entrera en vigueur le 1er juillet suivant ne suscite pas beaucoup d’intérêt au parlement de Londres. Certains parlementaires anglais évoquent même la possibilité de céder le Canada aux États-Unis. La délégation qui représente les différentes colonies britanniques d’Amérique du Nord arrivera à convaincre que leur constitution leur permettra de se développer.

Le ministère anglais a laissé aux Canadiens le soin d’élaborer à leur gré leur nouvelle constitution et n’apportera aucun changement. La proclamation royale, dernière étape du processus législatif, consacre l’existence du nouveau dominion qui prend le nom de Canada. Colombie, Cabotie ou encore Boréalie sont les autres noms évoqués, mais Canada retiendra les suffrages de la majorité des parlementaires. Le gouvernement britannique garantit aussi un emprunt de trois millions de livres pour la construction d’un chemin de fer intercontinental.

Et dominatur a mari usque ad mare, Qu’il domine d’une mer à l’autre, le psaume 72 de la bible donne la devise du pays communément traduite par: d’un océan à l’autre. C’est bien ce qui a motivé la constitution de la Confédération canadienne. La volonté d’avoir un chemin de fer qui relie ces deux océans aura pesé lourd dans la balance au moment de convaincre les différentes colonies d’adhérer au nouveau dominion qui pourra, dès le 1er juillet 1867, voler de ses propres ailes, Londres ne conservant qu’un pouvoir symbolique sur la constitution.

 

 

23 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

23 mai 1967 – Mort de Lionel Groulx

Le chanoine Lionel Groulx

Le chanoine Lionel Groulx

Un peuple ne se sépare pas de son passé, pas plus qu’un fleuve ne se sépare de sa source, la sève d’un arbre, de son terroir. L’homme, l’historien, l’auteur de ces lignes meurt ce 23 mai 1967 dans la ville qui l’avait vu naître 89 ans plus tôt. Mais Lionel Groulx n’a pas passé sa vie à Vaudreuil, il a beaucoup voyagé. Il a été, en somme, le père spirituel du Québec moderne. Tout ce qui s’est fait ici depuis quelques années de marquant et de neuf porte l’empreinte de la pensée de Groulx. Claude Ryan, dans Le Devoir du 24 mai 1967 le décrit comme un pilier d’un Québec en pleine mutation.

Joseph Adolphe Lyonel Groulx, est né le 13 janvier 1878 à la ferme du rang des Chenaux à Vaudreuil. Son père décède cette même année et sa mère se remariera une année plus tard. Le jeune Groulx fréquente l’école des Frères Saint-Viateur, à Vaudreuil, avant d’entreprendre des études classiques au séminaire de Sainte-Thérèse de Blainville. De 1900 à 1903, il étudie la théologie au Grand séminaire de Montréal et est en même temps professeur au collège de Valleyfield. Il est ordonné prêtre le 28 juin 1903.

Il partira ensuite en Europe pour étudier la philosophie et la théologie à Rome et à Fribourg en Suisse. À son retour au pays, il inaugurera la première chaire d’histoire de l’Université de Montréal. Son implication dans la société sera forte. Il dirigera L’Action française, puis la Revue d’histoire de l’Amérique française. Lionel Groulx est l’auteur d’une œuvre littéraire imposante comprenant des ouvrages d’histoire, des essais, des romans, des conférences, des cours, des mémoires et de nombreux articles.

22 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

22 mai 2008 – Rapport Taylor-Bouchard

Charles Taylor (à gauche) et Gérard Bouchard (à droite)

Charles Taylor (à gauche) et Gérard Bouchard (à droite)

En ce qui concerne le port de signes religieux par les agents de l’État, nous recommandons qu’il soit interdit à certains d’entre eux (magistrats et procureurs de la Couronne, policiers, gardiens de prison, président et vice-présidents de l’Assemblée nationale). Mais pour tous les autres agents de l’État (enseignants, fonctionnaires, professionnels de la santé et autres), nous estimons que le port de signes religieux devrait être autorisé. Voilà une des trente-sept recommandations déposées ce 22 mai 2008 par la commission Taylor-Bouchard.

Au début 2007, le gouvernement libéral de Jean Charest avait créé la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles. Le philosophe Charles Taylor et le sociologue Gérard Bouchard étaient nommés à la tête de cette commission qui prendra le nom de ses deux coprésident. L’affaire d’Hérouxville est à l’origine de ce processus. En janvier 2007, ce village de Mauricie prit une initiative qui fit rapidement le tour du monde. Elle adopta un code de conduite pour les immigrants qui disait, entre autres, que la lapidation et l’excision des femmes étaient interdites.

De septembre à novembre 2007, la commission a tenu des audiences publiques dans 17 villes à travers toute la province afin de brosser un portrait des pratiques d’accommodements qui ont cours au Québec, d’analyser les différents enjeux et de formuler des recommandations. Les discussions publiques, les polémiques médiatiques ont été vives pendant les travaux et après le dépôt du rapport. La mort du jeune immigrant Freddy Villanueva, abattu par la police à Montréal en été 2008, provoqua quelques nuits d’émeutes. Malgré ce rapport, cette question reste un sujet polémique au Québec.

21 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

21 mai 1744 – Prise de fort Canseau

Prise de Louisbourg en 1745

Prise de Louisbourg en 1745

Deux mois avant les Anglais, les Français d’Amérique du Nord apprennent que la guerre a repris en Europe. Ils passent directement à l’offensive pour reprendre les territoires acadiens perdus en 1713. Ce 21 mai 1744, Joseph Dupont, sieur Duvivier, à la tête d’une troupe de 374 hommes, s’empare du fort de Canseau. Les Anglais ne résistent pas, leurs officiers ne savaient pas que leur pays était en guerre avec la France. Le petit fort de bois situé sur le détroit entre l’Acadie et l’île Royale est brûlé et ses occupants et la population alentour sont emmenés comme prisonniers à Louisbourg.

Cette expédition qui semble de peu d’importance aura pourtant des conséquences douloureuses. Le commandant de l’île Royale renvoie les Anglais à Boston après leur avoir fait promettre de ne pas prendre les armes contre la France dans un délai d’un an. Dès leur arrivée dans la ville britannique, ils s’empressent de décrire toutes les faiblesses de Louisbourg. La forteresse imprenable a des fortifications inachevées et déjà en mauvais état. Sa garnison est mal payée, trop peu nombreuse et ne dispose que de peu de munition.

Les Anglais enverront une flotte d’une centaine de voiliers assiéger la forteresse au printemps 1745. Duvivier, de son côté, poursuivra sa campagne en Nouvelle-Écosse et tentera en vain de prendre Annapolis, un autre poste aux mains des Anglais. Ce sera un échec, la population acadienne restera neutre dans ce conflit. Après 47 jours de siège, Louisbourg doit se rendre. C’est la stupeur en France, l’entrée du Saint-Laurent est perdue. Québec apprendra au début août la chute de Louisbourg qui reviendra dans le giron français en 1748 lors du traité d’Aix-la-Chapelle qui met fin à la guerre en Europe.

20 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

20 mai 1873 – Mort de George-Étienne Cartier

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Sir George-Étienne Cartier

Sir George-Étienne Cartier

ohn A. Macdonald est très ému. Il interrompt son discours pose la main sur le siège vide à ses côtés et fond en larmes. Ce 20 mai 1873, devant la Chambre des communes, le premier ministre du Canada annonce la mort de son compagnon de lutte depuis 20 ans. George-Étienne Cartier est mort à Londres à 6 heures du matin et le télégramme transatlantique que l’homme politique avait salué avec joie en 1866 amène la nouvelle à Ottawa en début d’après-midi. Le corps d’un des Pères de la Confédération reviendra au pays en juin et des funérailles suivies par une foule inégalée seront célébrées.

George-Étienne Cartier est né le 6 septembre 1814 dans le village de Saint-Antoine-sur-Richelieu à l’est de Montréal. La famille Cartier, marchands de père en fils, est au Canada depuis 1738 et l’arrivée de Jacques Cartier dit l’Angevin. Il n’avait aucun lien de parenté connu avec l’explorateur Jacques Cartier qui découvrit le Canada deux siècles plus tôt. George-Étienne étudiera chez les sulpiciens à Montréal puis fera son droit dans l’étude d’Édouard-Étienne Rodier où il découvrira les idées des patriotes. Il se lancera en politique en 1848.

Outre ce qu’il a fait pour l’avancement et la prospérité matérielle de notre patrie, M. Cartier peut revendiquer l’honneur d’avoir refondu la législation du Bas-Canada et de nous avoir dotés d’un cade de lois qui, sous ce rapport, nous élève au niveau de la nation la plus civilisée de l’Europe. Ces quelques mots parus dans La Minerve du 21 mai 1873 résument une partie de l’oeuvre politique de George-Étienne Cartier qui laissera son nom intimement attaché à la création de la Confédération canadienne de 1867.

 

19 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

19 mai 1845 – Départ de John Franklin

Le Terror pris dans les glaces

Le Terror pris dans les glaces

John Franklin, à la tête de 134 hommes d’équipage répartis sur deux navires, l’Erebus et le Terror, quitte la Tamise, ce 19 mai 1845. L’expédition s’en va vers le Grand Nord pour trouver un passage vers l’Asie et explorer les dernières parties inconnues de l’Arctique canadien. Le second secrétaire de l’Amirauté, sir John Barrow organise là son dernier voyage pour trouver le passage du Nord-Ouest et naviguer dans l’hypothétique mer polaire ouverte autour du pôle Nord. Marins et navires ne reviendront jamais et seront à l’origine de longues recherches.

Les navires étaient de robustes galiotes à bombes, mais pour la première fois ils étaient équipés d’hélices mues par moteur à vapeur. On avait tout mis en œuvre pour assurer la santé et le confort des officiers et des marins. Des chaudières à vapeur diffusaient de la chaleur par un réseau de tuyaux. Chaque navire transportait en quantités énormes des conserves préparées selon les méthodes les plus nouvelles. Il y avait de grandes bibliothèques et du matériel éducatif.

L’expédition fut aperçue pour la dernière fois le 22 juillet au nord de la baie de Baffin. Des recherches intensives menées à partir de 1847 ont permis de reconstituer une partie du drame. L’expédition passa l’hiver 1845/1846 sur l’île de Beechey où trois hommes moururent. Ils naviguèrent ensuite vers le sud du détroit de Pell avant d’être piégés dans les glaces au large de l’île du Roi-Guillaume en septembre 1846. Les rescapés tentèrent alors de se sauver par voie terrestre. On retrouvera de la vaisselle chez les Inuits et l’Érebus fut retrouvé en 2014 dans les eaux glacées du détroit de Victoria.

18 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

18 mai 1754 – Affaire de Jummonville

Mort de Jumonville

Mort de Jumonville

Les Français arrivent avec le drapeau blanc et Jumonville, sans méfiance, se dispose à lire son ultimatum. À ce moment-là, semble-t-il, les soldats anglais tirent sur la troupe. Jumonville, blessé, est achevé d’un coup de tomahawk par le chef iroquois. Voilà pour la version française, l’officier anglais soutiendra n’avoir eu connaissance d’aucune tentative de pourparlers. Qu’importe qui a raison, ce 18 mai 1754, Joseph Coulon de Villiers, sieur de Jumonville, meurt dans la vallée de l’Ohio. Cette affaire est la première scène d’un drame qui se conclura six ans plus tard avec la chute de Montréal.

Au milieu du XVIIIe siècle, les Français veulent coloniser la vallée de l’Ohio qui est le couloir naturel entre le Canada et la Louisiane. Ils vont construire plusieurs forts pour consolider leur position. Fort Duquesne s’érige alors au confluent des rivières Ohio et Monongahéla. Cette région est aussi très importante pour la colonie anglaise de Virginie trop à l’étroit dans son territoire qui voit la vallée de l’Ohio comme son expansion naturelle. Les Anglais construisent fort Necessity à proximité de fort Duquesne.

L’affrontement est inévitable. Le commandant de fort Duquesne envoie son adjoint Jumonville pour signifier aux Anglais que ce territoire est français et qu’ils doivent s’en aller. George Washington, jeune officier qui commande le fort anglais n’entendra jamais les arguments des Français. La mort de Jumonville fera scandale en France et une expédition punitive commandée par le frère de la victime viendra prendre fort Necessity un mois plus tard. Ce sera le premier épisode de la guerre qui mènera les Anglais à la conquête du Canada.

17 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

17 mai 1642 – Maisonneuve à Montréal

Monument de Maisonneuve à Montréal

Monument de Maisonneuve à Montréal

Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, Jeanne Mance et une cinquantaine de personnes débarquent, ce 17 mai 1642, sur l’île de Montréal. Une nouvelle ville va naître en Nouvelle-France. Ville-Marie sera pour longtemps l’avant-poste le plus périlleux de la colonie. Le lendemain, une première messe est dite sur l’île. La Société de Notre-Dame de Montréal qui est à l’origine de cette fondation a des motifs essentiellement religieux: la conversion des sauvages de la Nouvelle-France.

Les Relations des Jésuites, publiées régulièrement depuis 1632 attirent l’attention de plusieurs personnalités françaises. Jérôme Le Royer de la Dauversière, percepteur d’impôts à La Flèche sera l’initiateur de la Société Notre-Dame de Québec fondée en 1639. Elle se porte acquéreuse de l’île de Montréal et confie à un de ses jeunes membres, Paul de Chomeney, la tâche de fonder la nouvelle colonie nommée Ville-Marie. Le premier contingent arrive à Québec en été 1641, trop tard pour aller directement sur l’île de Montréal.

Malgré les réticences du gouverneur Montmagny et les menaces des Iroquois, Maisonneuve part, au printemps 1642, avec son contingent, pour occuper l’île. L’Hôtel-Dieu de Montréal est fondé par l’infirmière Jeanne Mance dès l’automne 1642, mais les débuts sont difficiles à cause de la menace permanente des Amérindiens. Maisonneuve devra aller recruter en France des soldats pour la défense de la ville. Elle se développe pourtant et, en 1658, Marguerite Bourgeoys y établit une école. Il faudra attendre 1701 et la grande paix avec les Iroquois pour que Montréal connaissent la sérénité et un développement plus rapide.

16 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

16 mai 1940 – Rapport Rowell-Sirois

 Joseph Sirois

Joseph Sirois

Il ne faudrait pas voir dans l’unité nationale et l’autonomie provinciale deux concepts qui se disputent les suffrages du citoyen […] l’unité nationale doit être fondée sur l’autonomie provinciale, et l’autonomie provinciale est impossible s’il n’existe dans tout le Canada un sens profond d’unité nationale. La commission royale Rowell-Sirois dépose, ce 16 mai 1940, son rapport d’enquête sur les relations entre le gouvernement fédéral et les provinces. Elle propose une définition des rôles qui favorise l’extension des charges et pouvoirs de l’État fédéral.

Formée par le gouvernement fédéral en 1937, cette commission qui prend le nom de ses deux présidents: Newton Rowell et Joseph Sirois, s’attarde particulièrement à examiner la distribution des pouvoirs législatifs entre les paliers de gouvernement à la lumière de l’évolution de la situation économique depuis la Confédération de 1867. Elle préconise notamment la dévolution des fonctions et des pouvoirs d’imposition au gouvernement fédéral, en lui laissant aussi la charge des programmes sociaux.

Qu’ Ottawa obtienne le pouvoir qu’il sollicite, et dans un avenir rapproché, disparaîtra le privilège des provinces d’organiser leur vie sociale, selon la conception que s’en font leurs habitants. L’Union nationale de Maurice Duplessis reçoit froidement les conclusions de ce rapport. Le rapport Rowell-Sirois amorce un nouveau chapitre des relations constitutionnelles tumultueuses entre le gouvernement fédéral et celui des provinces canadiennes, et en particulier avec le Québec.

 

 

15 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

15 mai 1704 – Claude de Ramezay

Claude de Ramezay

Claude de Ramezay

Ce 15 mai 1704, Claude de Ramezay succède à Philippe Rigaud de Vaudreuil au poste de gouverneur de la ville de Montréal. L’ancien gouverneur de Trois-Rivières arrive sur l’île en 1705 avec une réputation de bâtisseur qui l’a précédé. Il ne démentira pas celle-ci en érigeant les premiers remparts de la ville et en se faisant construire une demeure digne de son rang sur un terrain de la rue Notre-Dame. Le château Ramezay abrite aujourd’hui un musée et est devenu en 1929 le premier monument historique du Vieux-Montréal.

Claude de Ramezay est né à La Gesse en Bourgogne le 15 juin 1659 dans une famille de la noblesse française. Il arrive au Canada à 26 ans comme lieutenant dans les troupes de la marine. Il sera promu capitaine deux ans plus tard. En 1690, il devient gouverneur de Trois-Rivières. Il fortifiera la ville et fera également du commerce de fourrure pour assurer un train de vie que ne lui permettaient pas les seuls maigres émoluments de gouverneur de cette petite ville de moins de 500 habitants.

En 1699, il deviendra commandant des troupes canadiennes. Il laissera ce poste après cinq ans pour prendre la direction de la ville de Montréal. Après la construction de sa demeure, il fortifia la ville en faisant ériger un mur de 18 pieds de hauteur pour protéger Montréal. C’est l’ingénieur Chaussegros de Léry qui se chargea de cette tâche. Il se querella souvent avec le gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre de Rigaud de Vaudreuil. Claude de Ramezay mourra le 31 juillet 1724 à Québec.

 

 

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