Valais Libre

16 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

16 décembre 1932 – Immigration en Abitibi-Témiscamingue

Défrichage en Abitibi

1) être chômeur; 2) être sous l’assistance publique ou exposé à le devenir à brève échéance; 3) avoir une expérience agricole rudimentaire; 4) être en bonne santé et avoir un physique le rendant apte aux travaux de la ferme; et 5) être courageux, travailleur, économe et avoir les qualités nécessaires au défricheur: voilà les 5 conditions pour être admissible au plan Gordon.

Pour lutter contre la crise économique mondiale provoquée par le krach boursier d’octobre 1929, les gouvernements du Québec et du Canada ont élaboré un programme de colonisation en Abitibi-Témiscamingue. Les familles volontaires reçoivent une allocation de 600 $, repartie sur deux ans, dont 500 $ leur sont versés la première année pour couvrir les frais de transport et de construction d’une maison.

Ce 16 décembre 1932, les derniers bénéficiaires de ce programme s’établissent sur les lots de colonisation. Au final, près de 6 000 personnes, dont environ 2 800 Québécois, auront pris le chemin de la colonisation. L’indemnité accordée sera vite dépensée et de nombreux colons devront compléter leur revenu dans les chantiers forestiers et miniers avoisinants. De nouveaux villages naissent à cette occasion et d’autres plans suivront jusqu’à la fin de la crise après la Deuxième Guerre mondiale.

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15 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

15 décembre 1914 – Lettre au ministre des Mines

Travail dans les mines

À moins que ces riches intérêts mettent en valeur ces régions, les richesses demeureront cachées et négligées durant longtemps, comme ce fut le cas dans le passé. Dans une lettre reçue au ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, ce 15 décembre 1916, Théo Dion, superintendant des Mines, illustre la philosophie d’un gouvernement incapable de développer ses richesses naturelles.

Il termine même en suggérant à son ministre de retirer les permis individuels de prospection pour inciter les fortes institutions financières à s’intéresser elles-mêmes au développement du pays. En pleine guerre mondiale, le gouvernement du Québec s’intéresse moins que les autres provinces aux changements économiques qui bouleversent la société. L’État hésite à intervenir pour remédier aux malaises créés par l’industrialisation et l’urbanisation.

L’assistance sociale et l’éducation sont toujours assurées par l’Église et les institutions privées de charité. Seule la nomination d’un agent des salaires raisonnables en 1915 pour créer une échelle des salaires payés aux employés des entreprises qui reçoivent des contrats publics. La politique des bonnes routes amorcées en 1912 permet d’avoir 3200 km de routes améliorées en 1917. Cette politique économique conservatrice contribue à de belles années de surplus budgétaires uniques dans l’histoire du Québec.

14 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

14 décembre 1961 – Première femme députée

Marie-Claire Kirkland-Casgrain

Le comté de Jacques-Cartier est le théâtre d’une élection historique ce 14 décembre 1961. Marie-Claire Kirkland-Casgrain est la première femme élue à l’Assemblée nationale lors d’une élection partielle. Après la mort de son père, le docteur Kirkland, elle décide de briguer ce siège sous la bannière du parti libéral. Elle sera brillamment réélue en 1962 lors du renouvellement du Parlement. Le premier ministre Jean Lesage la nommera dans son cabinet, faisant d’elle la première femme ministre.

Les femmes ont obtenu le droit de vote au Québec en 1940, mais c’est seulement en juillet 1947, dans une élection partielle, qu’une première femme, Mae O’Connor, s’est présentée, sans succès, devant l’électorat. On comptait trois candidates aux élections générales de 1952, sept en 1956, mais aucune en 1960. Dès sa nomination, Marie-Claire Kirkland-Casgrain allait travailler à l’amélioration de la condition féminine.

En 1964, elle présente le projet de loi 16 qui met fin à l’incapacité juridique de la femme mariée, modifiant du coup le Code civil de la province de Québec. Elle siègera jusqu’en 1973 où elle se retirera après avoir été nommée juge à la cour provinciale. Il faudra attendre 1976 pour voir plusieurs femmes siéger simultanément au Parlement de Québec. Elles seront alors 5 à être élues en même temps. Pauline Marois sera, en 2012, la première femme à devenir première ministre du Québec.

13 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

13 décembre 1963 – Monstre de Pont-Rouge

Léopold Dion

Coupable ! Les jurés n’auront mis que quelques minutes, ce 13 décembre 1963, pour déclarer coupable de meurtre Léopold Dion. Faute de preuves formelles, seule la mort du jeune Pierre Marquis lui sera imputée. Le juge Delacroix le condamnera alors à mort en avril 1964. En appel, la Cour suprême le reconnaîtra aussi coupable, mais sa peine de mort sera commuée en prison à vie. Le monstre de Pont-Rouge est mis ainsi hors d’état de nuire.

Avec mes deux maudites mains, j’ai fait quatre petits saints, cette déclaration de Léopold Dion après avoir entendu sa sentence prouve que trois autres enfants sont bien morts entre ses mains. Le 20 avril 1963 Guy Luckenuck, un enfant de 12 ans qui vit au Saguenay se balade sur les plaines d’Abraham en entendant son autobus qui doit le ramener dans sa ville après ses cours de piano au conservatoire. Déguisé en photographe, Dion l’entraîne avec lui pour une séance de photos.

On retrouvera son corps plus tard entre Saint-Augustin et Sainte-Catherine. Le 5 mai, Michel Morel, 10 ans et Alain Carrier, 8 ans tombent dans le même piège et subissent le même sort. Le 26 mai, Pierre Marquis, 13 ans est lui aussi trompé par le faux photographe et meurt près de la tombe du jeune Guy. Mais Dion a été repéré la veille par un autre enfant qui a refusé ses photos. Il est arrêté le lendemain.

Léopold Dion sera poignardé à mort et mutilé le 17 novembre 1972 par Normand Champagne, un codétenu.

12 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

12 décembre 1828 – Fondation The Montreal Vindicator

Attaque du Doric Club

Justice pour toutes les classes; monopoles et privilèges pour aucune.Telle est la devise du journal qui voit le jour ce 12 décembre 1828. Un médecin d’origine irlandaise, Daniel Tracey en est le fondateur. Le Irish Vindicator and Canada General Advertiser est un bi-hebdomadaire qui se veut le porte-parole de la Society of the Friends of Ireland au Bas-Canada. Dès ses débuts, il soutient les luttes des leaders réformistes libéraux Daniel O’Connell en Irlande et Louis-Joseph Papineau au Bas-Canada.

Après la disparition en décembre 1828 du Canadien Spectator, The Vindicator devient la voix anglaise des patriotes du Canada . Il travaillera de concert avec le journal francophone La Minerve pour soutenir les luttes de la majorité parlementaire bas-canadienne, dirigée par Louis-Joseph Papineau. En 1932, Daniel Tracey est emprisonné en compagnie de Duvernay le rédacteur en chef de La Minerve. La popularité des deux hommes et de leur titre ne fera alors qu’augmenter.

Tracey est élu député, mais n’aura qu’à peine le temps de siéger, il est emporté par le choléra asiatique. Son adjoint, le docteur O’Callaghan lui succèdera à la rédaction en chef après un intérim de quelques mois de John Thomas. Le journal garde la même ligne et soutient les 92 résolutions de Papineau. Ses presses sont détruites par le Doric Club le 6 novembre 1837, un dernier numéro paraîtra encore sur les presses de La Minerve le 9 décembre.

11 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

11 décembre 1931 – Statut de Westminster

Signature du traité de Westminster

Les lois ou dispositions législatives adoptées par le parlement d’un dominion après l’entrée en vigueur de la présente loi ne sont pas invalides ni inopérantes du fait de leur incompatibilité soit avec le droit de l’Angleterre, soit avec les lois existantes ou ultérieures du Parlement du Royaume-Uni ou leurs textes d’application, le Parlement du dominion ayant parmi ses pouvoirs celui d’abroger ou de modifier ces lois ou textes dans la mesure où ils font partie du droit du dominion.

Le deuxième alinéa de l’article 2 de la loi adoptée ce 11 décembre 1931 établit une égalité législative entre le Parlement d’Ottawa et celui de Londres. De fait, les dominions britanniques deviennent pleinement indépendants et le roi Georges V devient le roi des nouveaux royaumes indépendants d’Australie, de Nouvelle-Zélande, d’Afrique du Sud et du Canada. Le gouvernement britannique ne peut plus légiférer pour un dominion, sauf à la demande et avec l’accord de celui-ci.

Après consultation entre le gouvernement fédéral et les provinces, on décide également que la Constitution canadienne demeurera à Londres et sera l’apanage exclusif du Parlement britannique. De l’ancien état des choses, il ne reste que le droit d’appel au Conseil privé. On établit aussi la pratique de laisser au premier ministre du Canada le soin de désigner le gouverneur général.

10 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

10 décembre 1924 – Go Habs Go !

Henri et Maurice Richard

Le cri de ralliement des partisans des Canadiens de Montréal aurait résonné pour la première fois ce 10 décembre 1924 au Forum. Ironiquement c’est leurs adversaires du jour, les supporters des Maroons de Montréal qui auraient scandé Go Habs Go pour se moquer des partisans francophones des Canadiens. C’était lors de la première partie des colocataires du Forum de Montréal dans leur nouvel Aréna.

Créées en cette année 1924, Les Maroons représentent la communauté anglaise de la ville alors que les Canadiens sont l’équipe des francophones depuis 1909. Les parties entre les deux clubs sont âprement disputées. Pendant ce temps, dans les gradins, insultes et invectives, parfois mêmes bagarres entre les deux groupes linguistiques, sont monnaie courante. Les Canadiens gagneront de match 5 à 0.

Un autre 10 décembre marquera l’histoire des Canadiens. En 1975, le plus grand champion individuel de la LNH, Henri Richard, est honoré. Son chandail numéro 16 est retiré. En 20 saisons avec le Tricolore, dont les quatre dernières en tant que capitaine, le petit frère de Maurice Richard, surnommé le « Pocket Rocket » a soulevé la coupe Stanley à 11 reprises, disputant un record d’équipe de 1 256 matchs en saison régulière.

9 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

9 décembre 1858 – Mort de Robert Baldwin

Robert Baldwin

Le domaine de Spadina près de Toronto est en deuil ce 9 décembre 1858. Son propriétaire Robert Baldwin vient de décéder. Il sera inhumé 4 jours plus tard dans le cimetière familial entouré d’une des foules les plus nombreuses qu’ait connues l’histoire de la province en pareille occasion, vint rendre hommage à l’homme d’État décédé. Entre 1842 et 1843, puis entre 1848 et 1851, Baldwin forma un gouvernement avec Louis-Hippolyte La Fontaine.

Né à York, aujourd’hui Toronto, le 12 mai 1804, Robert Baldwin est le fils d’un médecin et avocat d’origine irlandaise. Il étudie à l’école d’un ministre anglican de York, commence l’apprentissage du droit dans le cabinet de son père en 1820 et est admis à la pratique du droit en 1825. Il exercera sa profession à York pendant plus de vingt ans. Il commencera, presque malgré lui, une carrière politique en 1830.

Très marqué par le décès de son épouse, il souffrira de dépression qu’il arrivera à masquer derrière une façade de santé fragile. Il contribuera à la fondation de l’université laïque de Toronto. La contribution de Baldwin à la coopération entre francophones et anglophones fut l’un de ses legs les plus importants à la politique canadienne. Faits caractéristiques, ses quatre enfants fréquentèrent des écoles francophones du Bas-Canada et lui-même était très embarrassé d’être unilingue.

8 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

8 décembre 1852 – Fondation de l’Université Laval

Université Laval vers 1900

Ce 8 décembre 1852, Victoria, reine du Royaume-Uni, signe la charte fondatrice d’une nouvelle maison d’enseignement: l’Université Laval. Première université d’expression française en Amérique, elle permettra à l’élite intellectuelle francophone catholique du Québec de se préparer aux carrières libérales. Quatre Facultés – médecine, droit, théologie et arts – ouvriront peu à peu leurs portes. La fondation de l’Université est avant tout l’œuvre de Louis-Jacques Casault (1808-1862), professeur de physique au Séminaire de Québec et supérieur de cette institution.

En 1851, les évêques du Québec demandent qu’une université catholique et française soit créée le plus tôt possible. En mars 1852, l’abbé Casault propose son projet d’établissement d’une université québécoise attachée directement au Séminaire et dont l’autorité suprême serait l’archevêque de Québec. Avec la charte fondatrice, le Séminaire de Québec, fondé en 1663 par François de Montmorency-Laval, premier évêque de la Nouvelle-France, devient une véritable université.

Les Canadiens français ont enfin leur établissement d’enseignement supérieur. En 1878, il ouvre une succursale à Montréal qui deviendra l’Université de Montréal en 1920. À l’étroit dans le Vieux-Québec, l’Université Laval décide de s’installer sur des terres agricoles plus à l’ouest, à Sainte-Foy. En 1950, on dessine les plans d’un vaste campus qui est devenu de nos jours la Cité-Universitaire.

7 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

7 décembre 1763 – Instructions royales

Vue de Montréal en 1852

Et afin de parvenir à établir l’Église anglicane, tant en principe qu’en pratique, et que lesdits habitants puissent être graduellement induits à embrasser la religion protestante et à élever leurs enfants dans les principes de cette religion, Nous déclarons par les présentes que c’est Notre intention […] que tout l’encouragement possible soit donné à la construction d’écoles protestantes […]. Les instructions royales datées de ce 7 décembre 1763 invitent le gouverneur Murray à développer l’instruction britannique dans la province nouvellement conquise.

Dans ces instructions, nul n’invite à pousser les Canadiens à abandonner leur langue, les Anglais espéraient que ceux-ci feraient les efforts nécessaires pour apprendre la langue anglaise. Mais l’éducation n’est pas très développée chez les Canadiens. Seule une trentaine d’écoles primaires poursuivent leur travail après la conquête et le Séminaire de Québec doit s’improviser collège classique pour combler le vide laissé par la fermeture du Collège des Jésuites.

Vers 1790, la population protestante du Canada compte 17 écoles pour 10 000 habitants, alors que les 160 000 Canadiens français en ont une quarantaine. Le gouverneur lord Dorchester amorce une grande enquête en 1787 qui aboutit deux ans plus tard à de sérieuses tentatives pour établir des structures scolaires complètes. Il faudra attendre 1821 pour voir la fondation du collège McGill qui deviendra la première université en 1829.

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