Valais Libre

23 juin 2017

5 ans au Québec – épisode 25

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Le pays de l’humour

Yann Lambiel et Pierre Naftule étaient mes hôtes en 2013 pour un grand moment d’humour et d’amitié.

« Non, mais je vous rassure, je ne suis pas si méchante en réalité et en plus c’est Louis qui écrit les textes du spectacle ! » Véronique Cloutier se sent obligée d’un aparté avec les spectateurs, car elle est vraiment assez vache avec son mari. Elle peut bien tenter de s’excuser, nous le savons, nous les hommes du Québec qu’ici c’est les femmes qui commandent.

Mes lecteurs masculins me diront que c’est un peu partout pareil à travers le monde, mais non, j’ai testé deux pays et le Québec arrive premier ! En plus, celle qui est sur scène est une des femmes incontournables du Québec. Véro est partout, à la télé, à la radio, dans son magazine, etc., et on lui demande son avis sur tout.

À 43 ans, la Montréalaise enchaîne les succès et même quand ça va moins bien, comme avec sa dernière émission « Mon beau programme , de sa propre chaîne Véro.tv qu’on trouve sur l’application Tou.tv de Radio-Canada, et bien elle s’en sort avec honneur pour mieux repartir dans un nouveau projet.

Une femme en or qui, même si elle n’a que son diplôme de secondaire, n’hésite pas à dire: « Les filles ne vous laissez pas baratiner par un universitaire, vous êtes capable de gagner beaucoup plus d’argent que lui ! » Tout ça en ayant trois enfants encore jeunes et qui ne sont pas de tout repos à garder si on en croit l’appel Skype qu’elle a passé durant le spectacle.

Parce qu’en plus elle se débrouille bien sur scène, même si ça devrait être la spécialité de son mari Louis Morisette. L’acteur, scénariste et humoriste a quelques mois de plus que sa conjointe, mais il est dépassé à peu près sur tout le reste, sauf peut-être sur sa capacité d’autodérision. C’est un peu notre arme ultime à nous les hommes.

Pourtant, ce n’est pas le succès qui manque à l’auteur de nombreux « Bye Bye », l’émission phare du dernier jour de l’année sur Radio-Canada. Aujourd’hui, la série Plan B connaît un franc succès, mais tout ça n’est rien à côté de l’omniprésence de sa femme (j’exagère un peu, mais que voulez-vous, je dois bien me plier aux règles de mon pays d’accueil: les femmes sont meilleures…)

Même si Véro tenait que sur le logo présenté pour leurs nouvelles aventures, le V soit infiniment plus grand que le L, le spectacle que j’ai dégusté aux côtés de ma blonde en fin de semaine dernière s’appelait « Les Morissette » et dans un pays où il n’est pas question que les femmes osent même imaginer dans un cauchemar prendre le nom de leur mari, c’est un très beau succès.

Le Québec est un peu l’Eldorado de l’humour. L’École nationale de l’humour y est pour beaucoup. Louis Morissette est un finissant de l’année 1996 et cette école fournit régulièrement des artistes de talents. Montréal a son festival « Juste pour rire », la ville de Québec n’est pas en reste avec « ComediHa! »

Anciennement appelé « Grand Rire », ce festival d’humour qui fait sourire la ville au début juin me vaut quelques excellents souvenirs. C’est là que j’ai fait la connaissance de Yann Lambiel, je l’ai suivi quelques années pour Rhône FM. Il est venu manger à la maison avec Pierre Naftule, un grand moment inoubliable.

Être loin de son pays, c’est aussi l’occasion de rencontres inimaginables avec des compatriotes.

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20 mars 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

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Roch Carrier (1937 – …)

Roch Carrier

Roch Carrier

Roch Carrier naît le 13 mai 1937 à Sainte-Justine dans la Beauce québécoise. Il étudiera à l’Université du Nouveau-Brunswick, à l’Université de Montréal et à la Sorbonne à Paris. Il obtiendra un doctorat en littérature. Il sera enseignant dans divers collèges et universités du Québec avant d’entrer à la bibliothèque nationale du Canada qu’il quitte en 2004.

Il débute sa carrière littéraire en 1956 avec la publication d’un recueil de poésie Les jeux incompris. Son recueil de contes Jolis deuils publié en 1964 lui vaudra de nombreux prix et la reconnaissance publique. Sa réputation deviendra internationale en 1968 avec la sortie de son roman sur la conscription à l’époque de la Deuxième Guerre mondiale La guerre, yes, Sire!

Roch Carrier écrit également pour les enfants, avec le regard des enfants. Le chandail de hockey, son oeuvre pour enfant la plus connue. Un extrait de ce texte se trouve sur les billets de 5 $. Il sera repris aussi en film et en dessin animé.

L’homme dans le placard (1991)

carrier-livreNicole et Pierre Martin aiment leur maison de campagne au bout du Chemin de la montée douce. C’est l’automne, comme tous les dimanches soir, ils rentrent sur Montréal pour une nouvelle semaine de travail. Le moment de dépression hebdomadaire passé, le couple est heureux de penser à leur amie Charlotte qui va passer une semaine dans leur havre de paix.

Mais le séjour de Charlotte et de son amie Johanne, une jeune actrice, va vite tourner à l’aigre. Un homme sorti brusquement du placard de la chambre de Johanne la fait fuir. Elle se blesse au bras en brisant la fenêtre. Cette nuit troublée va mettre en émois le village, peu habitué à une telle agitation.

L’enquête sera difficile. L’inconnu n’a laissé aucune trace, la maison n’a pas été forcée. On découvrira dans ses moments de crise le fond de la société. Jalousie, racisme latent, provocation, les personnalités s’agite. Pierre Martin sera soupçonné et sa femme demandera le divorce après avoir découvert qu’elle est trompée. Charlotte qui a couché avec Martin emportera son secret dans la mort avec Johanne qu’elle aime secrètement.

17 janvier 2017

Nicolas Voide : un vrai PDC !

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À qui Nicolas Voide tend-il la main ? (photo Nouvelliste)

Dans ma chronique de cette semaine, je vais à nouveau vous proposer une anecdote concernant un des candidats au Conseil d’État. Comme le titre un peu provocateur vous le suggère, je vais évoquer celui que certains n’hésitent pas à désigner comme un traître. Pourtant Nicolas Voide est un archétype du magistrat conservateur historique.

Je n’ai pas vécu directement la petite histoire que je vais vous narrer, mais en journaliste consciencieux que je suis, j’ai deux sources qui m’ont raconté la même chose, je peux donc vous la partager.

Histoire de tournus

Ça se passe en 2009, quelque temps après les élections cantonales. Je viens de faire mon retour au parlement comme député-suppléant, mais surtout, je suis secrétaire du PLR Valais et du groupe parlementaire éponyme. Lors de la préparation de la session inaugurale de cette législature, la question du tournus à la présidence du Grand conseil était centrale.

Cette rotation établie par le bureau du parlement et respectée ensuite par les groupes parlementaires est un peu une affaire d’initiés, mais elle illustre bien les rapports de forces. Aussi loin que porte mon souvenir, le tournus était bien établi avec sur une législature trois places pour le PDC ( un du bas, un du centre et en alternance un jaune ou un noir du haut).

Les minoritaires avaient la place restante, longtemps l’apanage des seuls radicaux. La montée des socialistes n’a rien changé. Le PDC a gardé ses trois places et a laissé le soin aux autres de s’arranger. Quand un socialiste montait au perchoir, les radicaux attendaient 8 ans pour retrouver leur tour. En 2009, avec la montée de l’UDC, il fallait tenter de renégocier cette formule magique.

Majoritaire !

C’est ici qu’entre en scène notre Nicolas imposant. Membre du bureau du Grand conseil, il mit rapidement un terme à ces débats. Il fit taire les minoritaires: « Le PDC garde ses  trois places et les autres s’arrangent avec ça. Ce sera ainsi tant que le PDC sera majoritaire ! » Citée de mémoire de ce qu’on m’a rapporté, si cette formule n’est pas exacte mots à mots, elle reflète la pensée du leader conservateur.

La discussion fut ainsi close. Même si le PDC avait perdu sa majorité absolue des suffrages, il gardait une majorité des sièges. Toute l’arrogance et la suffisance des vieux majoritaires étaient incarnées par le fidèle Nicolas qui suivait les traces de son père et des anciens leaders. Une affirmation digne de Pierrot Moren.

Je n’étais plus là en 2013, je vivais depuis une année au Québec, mais lors d’un passage en Suisse je retrouvais un de mes informateurs, toujours membre du bureau du Grand conseil, et je lui fis part de ma stupéfaction en apprenant que les minoritaires qui avait subi le diktat « voidien » n’avaient rien trouvé de mieux que de lui offrir le sacre suprême en élisant à la deuxième vice-présidence malgré la perte de la majorité absolue du PDC.

Ainsi en 2015, un symbole du conservatisme valaisan était récompensé en devenant premier citoyen de la république.

Qu’aujourd’hui il suive un chemin qui ne convient pas à ses dirigeants, il n’y a rien d’étonnant. L’arrogance et la suffisance ne disparaissent pas comme un enchantement. Le sauveur du conservatisme semble avoir une mission et même s’il doit s’allier avec le diable, il la remplira.

Voilà une petite anecdote qui éclairera un peu votre choix… ou pas !

12 juillet 2016

Histoire du Canada – 12 juillet

Les restes de la Place royale, gravure de Richard Short

Les restes de la Place royale, gravure de Richard Short

29 mars 2016

Histoire du Valais – 29 mars

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29 mars PresseEcriteEnValais

13 mars 2016

Histoire du Valais – 13 mars

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Dr Gugelmineti

Dr Gugelmineti

21 février 2016

Histoire du Valais – 21 février

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Hospice du Simplon

Hospice du Simplon

4 février 2016

Mon caucus

Filed under: b. Du Lys dans les Étoiles,Uncategorized — vslibre @ 7 h 45 min
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160203 caucusLundi dernier 1er février, la course à la Maison-Blanche a véritablement débuté. Le marathon durera jusqu’en novembre prochain. Je vous invite en Iowa pour vous plonger dans un univers de démocratie directe à la mode américaine.

J’observe ce processus de la frontière nord des USA. Je n’ai pas vécu en direct le caucus, mais je vous propose un récit en « je » pour plus de vie. Cette description se fonde sur un reportage de Radio-Canada, des articles de La Presse, du Soleil et même du site internet de la RTS.

18 h 30 – J’arrive à la maison communautaire d’un quartier de banlieue de Des Moines. La bâtisse est vivante, des enfants jouent dans une salle, plusieurs personnes s’activent en cuisine. Je suis le parcours fléché qui me mène à la grande salle où va se dérouler le caucus du parti démocrate pour ce quartier. Quelques personnes sont déjà là.

19 h – La salle est bien remplie. Un bénévole ferme la porte, plus personne n’entrera depuis maintenant. Le caucus peut commencer. Une animatrice nous explique rapidement le processus. Je comprends pourquoi la salle a été vidée de ses chaises: elle invite les partisans de Bernie Sanders a se regrouper au fond à gauche, ceux d’Hillary Clinton au fond à droite, les supporters de Martin O’Malley devant à droite et les indécis devant à gauche.

J’ai décidé de prendre le parti de Martin O’Malley, je me sens vite très seul. Sur la centaine de personnes présentes, nous sommes trois à nous retrouver tout devant, à la droite de l’oratrice. Elle nous explique alors que notre candidat n’atteignant visiblement pas les 15 % d’appuis, il ne participera pas à la suite du processus. Je vais devoir choisir une autre position.

19 h 20 – Les représentants de Sanders et de Clinton viennent tour à tour au micro pour vanter les mérites de leurs favoris. Ils me laissent de marbre. Je ne suis pas plus avancé pour choisir entre l’ancien maire de Burlington et l’ancienne première dame. La maîtrise des dossiers de l’une contre la fraîcheur de l’autre, la sécurité du déjà vu en balance avec l’audace d’une nouveauté de 75 ans… mes pieds hésitent.

Car c’est bien avec les pieds que je dois me prononcer. L’animatrice divise ensuite la salle en deux : sur sa gauche les Sanders et sur sa droite les Clinton. Elle invite les indécis et les partisans de Martin O’Malley de profiter du temps restant avant le vote pour aller s’informer en voyageant dans la salle. Notre position debout encourage les mouvements.

J’aperçois ma cousine du côté des Clinton, je m’approche d’elle. Elle me sourit et commence un discours des plus convaincants. J’ai envie de rester là, mais je me fais soudainement tirer par le bras. Ma mère m’entraîne presque de force de l’autre côté de la salle. Elle me présente un bénévole de l’organisation Sanders. Le discours est rodé, huilé, ripoliné, je n’ai qu’à me laisser convaincre.

20 h 15 – J’ai hésité, j’ai pesé les arguments, j’ai souri à ma mère, puis j’ai marché jusque vers ma cousine. Beaucoup d’autres ont fait comme moi, ils ont écouté d’un côté, penché de l’autre, puis revenu sur leur pas. L’animatrice reprend la parole. Elle nous demande de nous positionner définitivement. Quelques indécis se tiennent sur la ligne, quelques-uns ont préféré quitter la salle. Tout se calme.

20 h 30 – Le décompte commence. Du haut de son estrade, l’animatrice semble circonspecte. Nous frisons la parité. Après un nouveau décompte, elle peut annoncer fièrement que nous penchons du côté Clinton. La différence n’est pas visible à l’oeil, mais les partisans de Sanders reconnaissent leur défaite. Il n’y aura pas besoin de tirer au sort pour déterminer le vainqueur. Le calme retombe, tout le monde attend les résultats des autres caucus.

Cette démocratie directe s’est vécue à travers tout l’État. L’Iowa donne le départ, il a révélé Barak Obama il y a 8 ans, Hillary y avait fini troisième et son inexorable glissade commençait. Elle gagne de justesse cette année. En face chez les républicains, les caucus sont organisés différemment. Les votes à main levée sont au programme. Trump a perdu face à Cruz, Marco Rubio pourrait émerger… Les courses seront encore longues avant le duel final de novembre.

2 janvier 2016

Histoire du Canada – 2 janvier

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James Wolfe meurt sur les plaines d'Abraham.

James Wolfe meurt sur les plaines d’Abraham.

8 juillet 2015

8 juillet 1758 – Victoire de Carillon

Sursaut français

Victoire des troupes de Montcalm à Carillon par Henry Alexander Ogden

Victoire des troupes de Montcalm à Carillon par Henry Alexander Ogden

Le soleil se couche sur ce 8 juillet 1758, le général anglais James Abercrombie ordonne à ses troupes de se replier vers le lac George. Quatre fois supérieures en nombre, les troupes anglaises viennent de subir une défaite humiliante. Elles laissent sur le terrain près de 2000 hommes morts ou blessés, ainsi que de nombreuses armes et munitions. En face, le général français Montcalm triomphe. Il n’a perdu qu’une centaine hommes morts et moins de 300 blessés. Fort Carillon est la première victoire du général français dans la guerre de Sept Ans.

La bataille eut lieu à Ticonderoga, dans l’actuel État de New York, au sud du lac Champlain. Les Anglais venaient de dépasser le lac Saint-Sacrement et voulaient remonter la vallée du Richelieu pour prendre Montréal. Les près de 16 000 hommes pensent ne faire qu’une bouchée du Fort Carillon qui protège la vallée. Montcalm se porte avec moins de 4 000 hommes à la défense du fort. Il édifie des défenses à l’avant du fort. La bataille aura lieu à l’extérieur du fort.

James Acrombie est sûr de ne faire qu’une bouchée des Français et des Canadiens. Il commettra un nombre incroyable d’erreurs tactiques pour offrir la victoire à Montcalm qui n,en demandait pas tant. Ce succès remontera le moral de la province qui est en fâcheuse posture et qui souffre des restrictions imposées par cette guerre qui voit, peu de temps après, les Anglais prendre Louisbourg sur la côte Atlantique et ainsi contrôler l’entrée du Saint-Laurent. La fin de la Nouvelle-France se dessine, le succès de fort Carillon sera finalement inutile.

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