Valais Libre

31 décembre 2015

Écouter l’histoire !

Sans nom-1Ne manquez pas, dès demain sur http://www.vslibre.worpress.com un éphéméride de l’histoire du Valais et de l’histoire du Canada/Québec vous sera offert. Même pas besoin de lire, juste écouter…

Pour ne rien manquer, suivez-moi sur le blog, sur Facebook ou sur Twitter. Deux fois 1 minute 30 d’histoire pour bien commencer la journée (9h en Suisse et au Québec)

Et pour les Valaisans qui veulent s’accompagner du texte, le livre « 366 histoires du Valais » est toujours en vente en librairie, dans les kiosques et à la bibliothèque de Savièse ou sur http://www.dulysdanslesetoiles.com

2016 : Une année pleine d’histoire !

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30 décembre 2015

Une année électorale

Filed under: a. Valais Libre — vslibre @ 10 h 14 min
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Les cinq leaders canadiens

Les cinq leaders canadiens

151230 Suisse

Le Conseil national suisse

L’heure est au bilan de fin d’année. Ils sont nombreux et variés, touchant tous les domaines. Si les attentats, l’État islamique et la crise des immigrants ont laissé une marque sanglante et durable sur 2015, je vais profiter de mon double regard sur la société québécoise et valaisanne pour revenir sur l’automne électoral qui a vu mes deux régions connaître des élections fédérales.

Le dimanche 18 octobre, la Suisse votait, le lundi 19 octobre, le Canada votait. Ces deux dates montrent déjà une différence: en Suisse, on vote le dimanche, au Canada, c’est toujours sur un jour de travail. D’un côté le vote par correspondance est généralisé et l’on se déplace aux urnes le samedi ou le dimanche selon un rituel courant, on vote au minimum quatre fois par année, de l’autre, une seule journée de vote ou alors un vote anticipé la fin de semaine précédente, le tout sous le contrôle d’un directeur des élections.

Deux systèmes démocratiques si différents…

Cette organisation est le reflet de deux systèmes démocratiques bien différents, de deux mondes politiques qui ne fonctionnent pas selon les mêmes règles. La Suisse est le royaume de la démocratie directe et son système électoral en découle directement. Le Canada est une monarchie constitutionnelle fédérale à régime parlementaire, la reine Élisabeth II est reine du Canada, les élections sont empreintes de cette solennité.

En Suisse, une foule de candidats plus anonymes les uns que les autres sont les rois dans leur cercle électoral, dans leur canton. Au Canada, seuls les chefs de parti sont connus. La campagne a tourné autour de cinq personnalités, dont trois pouvaient prétendre au poste de premier ministre. Les candidats des différents comtés n’étaient qu’à peine connus de leurs électeurs.

Les 200 membres du Conseil national sont élus au système proportionnel et sont un reflet très fidèle de l’électorat. La Suisse est diverse et ses représentants le sont aussi. Les 338 députés de la Chambre des communes sont élus dans 338 circonscriptions selon un scrutin uninominal majoritaire à un tour (le candidat qui obtient le plus de voix est élu). Le Canada est représenté par des membres de partis qui dominent leur région.

Le gouvernement suisse est toujours de 7 ministres, membres du Conseil fédéral et élus par le Conseil national et le Conseil des États (constitué par 2 représentants élus pour chaque canton). Les 4 plus grands partis sont représentés dans ce gouvernement collégial qui doit travailler ensemble. Le Canada est dirigé par un premier ministre qui est le chef du parti qui obtient le plus de sièges à la Chambre des communes. Celui-ci constitue son cabinet. Il fait face à une opposition dirigée par le chef du deuxième parti représenté à la Chambre. Il nomme les membres du Sénat.

Et pourtant une même désillusion !

Tout pourrait opposer ces deux mondes. Je pensais suivre deux campagnes électorales bien différentes. J’ai dû revoir mes idées préconçues. Finalement, si l’on lève un peu le regard, si l’on écarte l’anecdotique, si l’on embrasse l’essentiel, tout est très semblable. Les systèmes électoraux ne changent pas l’électrice ou l’électeur.

Au-delà des réactions des commentateurs politiques, j’ai suivi les prises de paroles des citoyens ordinaires dans mes deux régions et j’ai été très surpris d’y retrouver une même désillusion. On allait voter sans conviction, parce qu’il fallait bien passer par là. Si l’on écarte les militants, l’immense majorité semblait résignée.

En Suisse, le système proportionnel ne semblait pas amener de grands changements, on allait voter parce qu’il le fallait bien. Au Canada, après une décennie de pouvoir conservateur, on voulait du changement, mais les deux challengers semblait diviser le vote, on s’apprêtait à se résigner à un gouvernement minoritaire. Peu d’enthousiasme, beaucoup de cynisme, l’exercice démocratique des deux côtés de l’Atlantique était une corvée plus qu’un plaisir.

Finalement, la Suisse se retrouve avec un parlement nettement plus à droite et un gouvernement rééquilibré et le Canada avec un jeune premier ministre glamour qui peut s’appuyer sur une solide majorité parlementaire. Les commentateurs se sont un peu trompés, plus au Canada qu’en Suisse, mais la politique s’est imposée dans les deux cas. De quoi redonner de l’espoir et surtout démontrer que la démocratie est un exercice vivant. Même pour ceux qui n’y croient plus, elle reste le meilleur moyen d’organiser la société.

Et juste ça, c’est une sacrée leçon d’espoir pour notre monde de 2016 qui pointe son nez !

22 décembre 2015

La grève, est-ce bien nécessaire ?

Filed under: a. Valais Libre — vslibre @ 15 h 25 min
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Source: csn.qc.ca

Source: csn.qc.ca

L’actualité de ces derniers jours au Québec a été marquée par l’accord trouvé entre le gouvernement et sa fonction publique. La convention collective du secteur public, échue depuis la fin mars 2015, pourra être renouvelée pour 5 ans. Une année de tension entre rigueur budgétaire et défense des conditions de travail a abouti à un compromis. Les syndicats assurent que leur mouvement de grève a été décisif.

Grève dans les hôpitaux, dans les écoles ou dans des services publics, l’automne a été chaud au Québec. Le gouvernement libéral au pouvoir depuis avril 2014 a fait de la rigueur budgétaire et du retour à l’équilibre des finances provinciales la priorité du début de son mandat. Le retour dans les chiffres noirs lui a donné une marge pour conclure cet accord.

Rien n’était pourtant gagné au début du mois de décembre. Une offre d’une hausse de 3,5 % sur 5 ans contre une demande de 13,5 %, une retraite à 62 ans contre un statu quo à 60 ans, les positions semblaient inconciliables. Malgré les grèves tournantes de novembre et du début décembre, la situation semblait bloquée et l’on se dirigeait tout droit vers une loi spéciale et des conditions de travail imposées par le gouvernement.

Alors, comment expliquer ce revirement et cet accord avec une hausse de 9 à 10 % sur 5 ans et une retraite à 61 ans ? Les chefs syndicaux plaident pour la victoire de leur mobilisation alors que le gouvernement se félicite que les premiers résultats de leur gestion rigoureuse leur ont donné la possibilité d’aller à la rencontre des demandes de leurs employés.

Un vrai compromis suisse à la veille de Noël ! Quoique je ne sois pas sûr que la Suisse fasse encore longtemps exception dans les rapports de travail. Les grèves de la fonction publique genevoise témoignent d’un changement dans les comportements.

J’ai été 20 ans enseignant en Valais et jamais nous n’aurions imaginé faire la grève. Jamais cette possibilité n’a été évoquée dans nos discussions. J’ai été délégué durant de longues années à la SPR (Société pédagogique romande) devenue SER (Syndicat des enseignants romands) et je me souviens de discussions houleuses, mais pas de grèves en vue.

Pourtant, durant toute cette période, nos conditions de travail ont évolué plutôt favorablement. Nous avons connu une revitalisation dans les années 80, puis une longue période de stagnation où seule l’inflation retouchait notre rémunération. Malgré cela, les discussions entre les dirigeants de la SPVal (Société pédagogique valaisanne) et le gouvernement ont toujours été cordiales.

Alors, la grève est-elle vraiment un moyen de pression adéquat pour la fonction publique ? À chacun son avis. Au final, chacun trouve toujours des éléments de satisfaction pour faire croire que son camp a gagné. Si je reviens à la situation québécoise, je constate que la prime de 500 $ promise à tous les employés en cette fin d’année 2015 revient, en moyenne pour le gouvernement, à rembourser la retenue de salaire faite après 3 journées de grève… Les uns exultent, les autres sont restés dans leur cadre budgétaire.

17 décembre 2015

Cédrika, Sarah, savoir ou espérer ?

Filed under: a. Valais Libre — vslibre @ 13 h 36 min
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Cédrika Provencher (Québec Secours)

Cédrika Provencher (Québec Secours)

Sarah Oberson (Médiathèque Valais)

Sarah Oberson (Médiathèque Valais)

La découverte du crâne de Cédrika Provencher dans une forêt près de Trois-Rivières a suscité une grande émotion à travers tout le Québec et bien au-delà. La disparition de la fillette en 2007 avait causé l’émoi, aujourd’hui l’espoir de la revoir vivante est mort. Cette histoire se rapproche de celle de Sarah Oberson qui a disparu en Valais en 1985 et dont on est toujours sans nouvelle.

La découverte faite par trois chasseurs le vendredi 11 décembre a réveillé une bien triste histoire. Cédrika Provencher a disparu le 31 juillet 2007, elle serait partie à la recherche d’un chien perdu. On retrouvera son vélo dans la soirée, mais aucune trace de la fillette de 8 ans. Après une forte mobilisation et des jours de recherche, l’enquête a piétiné et aucune piste n’a donné de résultats jusqu’à cette découverte.

« Avec la grosseur du crâne, on a senti qu’on avait affaire à Cédrika Provencher ». Pascal Lanthier, un des chasseurs à l’origine de la découverte, n’avait pas tort. Le lendemain, la Sûreté du Québec identifiait formellement les restes de Cédrika Provencher. L’émotion a immédiatement envahi la province. Il faut dire que cette affaire était toujours présente dans bien des mémoires.

« Maintenant, le deuil peut commencer à se faire tranquillement », dit le père de Cédrika dans un message sur Facebook. Martin Provencher, huit ans après la disparition de la famille affirme qu’il peut entamer un processus de guérison.

Le grand-père de Cédrika, Henri Provencher, à l’origine de la Fondation Cédrika Provencher, a tenu lui aussi à remercier les chasseurs et toute la population pour leur soutien, mais il n’a pas pu s’empêcher d’avouer que cette nouvelle était un choc terrible qui déchirait le coeur de toute la famille.

Une famille qui sait maintenant et qui peut espérer que la vérité éclate au grand jour. La Sûreté du Québec déploie les grands moyens pour ratisser la région. L’enquête n’est plus celle d’une disparition, mais d’un meurtre et un suspect est dans leur ligne de mire. Les éléments recueillis après la disparition sont complétés par de nouveaux témoignages et les découvertes de terrain.

Cette affaire me replonge dans le drame qui s’est joué à Saxon le 28 septembre 1985. Là aussi, en fin d’après-midi, on ne retrouvera que le vélo de la petite Sarah. Malgré les recherches, des images diffusées à travers tout le pays, la fillette restera introuvable.

Une fondation sera, là aussi, créée pour venir en aide à l’enfance en souffrance et plus particulièrement aux disparitions. Malgré des relances épisodiques, l’enquête est au point mort. 30 ans après la disparition, la famille ne sait toujours rien.

Cédrika Provencher est morte, Sarah Oberson est introuvable: entre savoir et espérer, quel est le meilleur sentiment ? Impossible de trancher, il n’y a que des familles atteintes, meurtries, touchées à jamais.

16 décembre 2015

COP21: Est-on devant un réel changement ?

COP21196 pays signataires se sont engagés à travailler ensemble pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2 °C, voire à moins de 1,5 °C” “Les États présents à la COP21 ont ratifié le premier accord universel de lutte contre les changements climatiques. Reste maintenant à savoir comment ils vont le mettre en application”. Les médias du monde entier (ici le site américain Grist qui reprend le contenu de l’accord au complet et le journal suisse Le Temps, cités par Courrier International) signalent l’accord signé à Paris le samedi 12 décembre 2015.

Le quotidien suisse poursuit : “Ils entendent ainsi éviter les pires dommages des changements climatiques tels qu’anticipés par la communauté scientifique: sécheresses et baisse des récoltes, augmentation du nombre d’événements météorologiques catastrophiques, montée du niveau des océans et submersion des terres côtières, etc. Mais après les applaudissements et les marques de satisfaction de samedi, il va falloir traduire l’accord dans les faits, ce qui représente un défi majeur.”

Et ce chantier énorme est loin d’être gagné, car si chacun s’entend pour dire que c’est le dernier moment pour agir, tout le monde n’est pas prêt à se mettre réellement en action. Les changements sont difficiles. “À partir de 2020, date d’entrée en vigueur du texte, les pays devront présenter de nouveaux objectifs de réduction d’émissions tous les 5 ans, avec l’impossibilité de les revoir à la baisse. Le texte ne prévoit toutefois pas de sanction en cas de non-respect des engagements”, poursuit Le Temps.

De nouveaux modèles énergétiques

Les pays signataires se sont donc engagés à présenter régulièrement des objectifs de réductions des émissions de gaz à effet de serre. C’est là leur seule contrainte, car pour tenir ces engagements, il faudra absolument de profondes mutations énergétiques. Chaque pays devra entamer des réformes importantes. En seront-ils capables ?

Pour réussir, il faudra que l’union sacrée entre population, scientifiques et politiques aille au-delà de l’état de grâce parisien. Un mois après les attentats qui ont ébranlé la capitale française, personne n’a osé se distinguer en jouant une partition solo. Il faut espérer que cela ne soit pas un effet de manche, mais une prise de conscience fondamentale.

La fin des énergies fossiles

Pour la première fois, l’évocation d’une société sans énergies fossiles a été faite au plus haut niveau par des décideurs politiques. On fixe même la deuxième moitié de ce siècle pour toucher à cette nouvelle société. 35 ans, c’est demain à l’échelle de l’histoire. Un changement aussi majeur fera partie de l’histoire s’il se concrétise.

Mais, est-il vraiment envisageable ? J’aimerais y croire en entendant le secrétaire d’État américain John Kerry qui souligne l’engagement non seulement des États, mais de tous les acteurs socio-économiques:

Les décisions les plus importantes dans la lutte contre le réchauffement ne viendraient pas des États, mais du milieu des affaires, qui dispose désormais d’un signal clair de l’engagement international en faveur des énergies renouvelables.”

Une nouvelle économie

Qui aurait imaginé, il y a à peine cinq ans, que de telles déclarations soient possibles ? Si les changements climatiques s’accélèrent, les politiques semblent aujourd’hui prêts à réagir, mais, si nous voulons éviter des catastrophes en chaîne, il faudra que l’économie s’adapte. Elle s’adaptera seulement si elle sent qu’elle en sortira gagnante.

Comme nous l’avons toujours prôné, les changements dans le domaine environnemental ne seront efficaces et de grande ampleur qu’en allant avec les milieux des affaires. Eux seuls ont aujourd’hui les moyens de rendre possibles les mutations nécessaires. Le monde politique doit mettre en place les conditions-cadres qui accompagneront et faciliteront ces changements.

On a fini de parler, maintenant au travail !

4 décembre 2015

Crashes Ice Québec 2015 – Anaïs Morand

Filed under: b. Du Lys dans les Étoiles — vslibre @ 7 h 05 min

Surprise au Crashes Ice Québec 2015 : Anaïs Morand qui a participé aux JO de Vancouver en patinage artistique était de la partie ! Ses explications:

Changement de discipline pour Anaïs Morand: les lames de patinage artistique ne sont pas les mêmes que pour la descente sur glace !

Changement de discipline pour Anaïs Morand: les lames de patinage artistique ne sont pas les mêmes que pour la descente sur glace !

Crashes Ice 2015 – Avant-saison – Analyse Derek Wedge

Filed under: b. Du Lys dans les Étoiles — vslibre @ 6 h 32 min

Derek Wedge, champion du monde en 2013, analyse la future saison d’Ice cross downhill à quelques minutes de la première course de Québec:

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Derek Wedge sur le podium de champion du monde à Québec en 2013

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