Valais Libre

21 juillet 2017

5 ans au Québec – épisode 29

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Les canons de Frontenac

Frontenac repoussant l’offre de reddition de l’émissaire anglais : « La seule réponse que je ferai à votre général viendra de la bouche de mes canons et du feu de mes mousquets. » 1915, Charles William Jefferys — Bibliothèque et Archives Canada

Allez, Denis raconte-nous ton rêve ! Non, non … Oui, vas-y ! Bon d’accord. Moi, j’ai rêvé que je mangeais le cuissot de chevreuil… et je crois que mon rêve a dû être vrai, parce que ce matin au réveil, je n’ai retrouvé que les os ! Les deux jeunes enfants ne peuvent s’empêcher de rire.

Je suis content de moi, il ne me reste plus qu’à finir l’histoire. À leur raconter comment en bandant les yeux à l’émissaire anglais, en utilisant les os du cuissot de chevreuil, en faisant crier la foule, en jouant aux habitants repus et sans souci, le comte de Frontenac sauva sa ville.

Sans oublier de crier bien fort sa célèbre phrase: dites à votre amiral que je lui répondrai par la bouche de mes canons ! Vraiment, j’adore ce conte d’Honoré Beaugrand qui glorifie le sauvetage de la ville de Québec en automne 1690. La flotte anglaise commandée par l’amiral William Phips n’aura plus qu’à s’en retourner.

La ville de Québec ne se rend pas facilement. Cette citadelle presque imprenable ne deviendra anglaise qu’en 1759 après la célèbre bataille des plaines d’Abraham. Durant ses 150 premières années d’existence, elle sera française et la Nouvelle-France ne manque pas de héros légendaire. Un des plus truculents est bien le comte de Frontenac.

BUADE, LOUIS DE, comte de FRONTENAC et de PALLUAU, soldat, gouverneur général de la Nouvelle-France ; une des figures les plus turbulentes et les plus influentes de l’histoire du Canada, surtout connu comme l’architecte de l’expansion française en Amérique du Nord et le défenseur de la Nouvelle-France contre les attaques de la confédération iroquoise et des colonies anglaises ; né, après la mort de son père, le 12 mai 1622 à Saint-Germain-en-Laye ; mort le 28 novembre 1698 à Québec, inhumé dans l’église des Récollets de cette ville.

Voilà ce qu’en dit le dictionnaire biographique du Canada, mais il faut surtout retenir qu’il fut deux fois gouverneur général de la Nouvelle-France, soit de 1672 à 1682, puis de 1689 à sa mort en 1698. Aujourd’hui, c’est un personnage incontournable de la ville de Québec parce qu’il a donné son nom au Château Frontenac, l’hôtel qui trône en haut du cap Diamant et qui est certainement l’image la plus connue de la ville.

Louis de Buade, comte de Frontenac, est aussi une inspiration presque infinie pour les conteurs qui s’intéressent à la Nouvelle-France. Que ce soit ses crises d’autorité envers Monseigneur de Laval, le premier évêque de Québec ou sa propension à la fête et aux dépenses somptueuses, tout chez le comte en fait un personnage unique.

Je l’aime bien, parce qu’il me permet d’animer mes visites et ce me laisser aller au plaisir de raconter des histoires. C’est ce que j’ai pu faire en début de semaine avec une famille suisse. Ils avaient deux jeunes enfants. Je leur ai proposé une visite en leur racontant des histoires et Frontenac a été mon fil rouge.

Et ça a marché. Bon, peut-être que mon costume de la Nouvelle-France a aidé un peu, mais le tour de la vieille ville a semblé les intéresser. Quand, à 6 et 8 ans, on est prêt à monter les escaliers Casse-cou, à marcher presque deux heures sans se plaindre, il faut croire que le guide est intéressant ou alors, on est particulièrement bien élevé !

Le Château Frontenac la nuit…

14 juillet 2017

5 ans au Québec – épisode 28

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Même un ami !

Caricature de Serge Chapleau (1998)

Chez Jean Coutu, on trouve de tout même un ami ! Cette publicité mythique qui appartient aux 10 publicités marquantes du Québec selon le journal La Presse, me donne le sujet de cette chronique hebdomadaire. C’est en sortant de chez mon pharmacien que j’ai enfin trouvé mon sujet de la semaine.

Parce que oui, Jean Coutu est un pharmacien, certainement le plus connu au Québec puisqu’il a donné son nom à une chaîne de pharmacie qui compte aujourd’hui 419 établissements franchisés au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Ontario.

Son objectif principal? Vous offrir les avantages d’une grande chaîne de pharmacies tout en préservant cette qualité de service personnalisé offerte par un pharmacien de quartier. Voilà pour ce qu’en dit le site internet officiel du groupe.

Jean Coutu et Louis Michaud fondent leur première pharmacie, appelée « Pharm-Escomptes Jean Coutu » en 1969 à Montréal. Principe révolutionnaire à l’époque, ils basent leur commerce sur la vente de produits pharmaceutiques à escompte et sur des heures d’ouverture prolongées. (merci Wikipédia)

Le concept a réussi puisqu’aujourd’hui, le Groupe Jean Coutu, abrégé PJC (Pharmacies Jean Coutu) est le 4e au Canada. Son fondateur, du haut de ses 90 ans, il est né le 29 mai 1927 à Montréal, a toujours son franc-parler. Il n’hésite pas à donner son opinion sur l’actuel ministre de la Santé.

Ce qui m’a le plus étonné, c’est le manque de respect dans ce débat public, a-t-il lancé au cours de son discours. Un manque de respect avec des tactiques de négociations, de réductions d’honoraires (…) presque toujours injustifiées, a-t-il déclaré mardi dernier à l’occasion de l’assemblée annuelle des actionnaires de son entreprise.

Il faut dire que le milieu de la santé est un peu dans la tourmente permanente au Québec. Et l’omnipotent ministre de la Santé, Gaëtan Barrette règne en maître depuis 2014. Ce médecin radiologiste en impose. Il a des solutions et des réponses à tout et personne ne peut le faire dévier.

Mais je ne vais pas ici refaire la politique de la santé au Québec, comme dans la plupart des pays développés, ça coûte cher et ce n’est pas assez efficace !

Non, je vais vous faire part de ma surprise lorsque je suis rentré pour la première fois dans une pharmacie au Québec. On y trouve vraiment de tout. Cosmétiques: c’est normal, produits de soins corporels: c’est évident, papeterie: c’est plus particulier, chocolats et autres friandises: sûrement pour la santé, livres: pour le mal de tête, fleurs: et tout va pour le mieux !

Et j’en oublie, d’ailleurs, c’est là que je vais faire mes photos d’identité où il faut avoir l’air malade, sans sourire ni lunettes pour passer le test. L’impression de photos occupe une belle place au coin de la pharmacie de ma ville.

Au milieu de tout ça, il y a bien sûr les médicaments. Ceux sans ordonnance sont en libre-service dans des rayonnages abondants. Heureusement, il y a des employés pour nous conseiller et nous montrer que souvent, des produits génériques (fabriqués par le groupe PJC) ont la même composition pour un coût moindre.

Et, il y a les pharmaciens qui préparent nos prescriptions. C’est là que j’ai eu ma plus grande surprise pharmaceutique en arrivant au Québec. Je prends des médicaments tous les jours depuis 16 ans et mon opération de l’hypophyse. En Suisse, j’allais à la pharmacie avec mon ordonnance annuelle et on me remettait mes boîtes de médicaments pour six mois ou une année, comme je le désirais.

Rien de tout ça au Québec,  mes pilules pour un mois sont mises dans de petits contenants, pas question de me donner une boîte originale ! Et j’en ai pour un mois seulement, enfin presque, parce qu’après de multiples demandes, j’ai réussi à en avoir pour deux mois… mais ne dites rien, Jean Coutu c’est mon ami.

7 juillet 2017

5 ans au Québec – épisode 27

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Passeports

Donc je suis revenu au Canada le 5 juin 2016… et je ne suis pas reparti depuis. Il me reste à cliquer sur « calculer » et… Oui ! 1466 jours ! Pour 6 jours je suis admissible à la demande de citoyenneté canadienne. Quelques heures et bien des papiers plus tard, mon dossier est prêt.

Il me reste plus qu’à passer chez Jean Coutu pour aller faire mes photos passeport, car même s’il m’en reste de ma dernière transformation du permis de conduire, elle date de plus de six mois: donc, elles ne sont plus valables: je dois retourner ôter mes lunettes, ne pas sourire et fixer la caméra (parce qu’ici un appareil photo s’appelle une caméra) de la gentille préposée.

Je comprends mieux pourquoi Jean Coutu, le pharmacien chez qui on trouve tout, même un ami (ça, c’est leur slogan), fait aussi des photos. À 15 $ les deux portraits officiels valides que pour six mois, les pauvres immigrants ou autres citoyens sont vite tondus.

Mais bref, passons sur ces quelques détails, mon diplôme de l’Université de Dijon m’évite de devoir passer l’examen de français. Je suis rassuré, des fois qu’on voudrait tester mon orthographe sans mon programme Antidote adoré. Je n’aurai qu’à me préparer à l’examen de citoyenneté.

Une formalité, pensez donc ! Voilà ce que dit le site qui donne des conseils pour s’y préparer: Durant l’examen écrit ou l’audition, nous vous poserons des questions sur :

  • les droits, les libertés et les responsabilités des citoyens canadiens;
  • la démocratie du Canada;
  • la société canadienne et les façons d’y participer;
  • la géographie physique et politique du Canada; 
  • l’histoire sociale et culturelle ainsi que les symboles du Canada; 
  • l’histoire politique et militaire du Canada, y compris :
    • la monarchie,
    • le système politique, 
    • les divisions du gouvernement;

Un véritable jeu d’enfant !

J’ai posté ma demande le 3 juillet. Cette date est symbolique puisque le 3 juillet 2017, la ville de Québec fêtait ses 409 ans, deux jours avant, la Confédération canadienne fêtait son 150e anniversaire, une semaine après la fête nationale du Québec, qui lui, on ne sait pas trop quel âge il a… entre 409 et 150 ans…

Et le lendemain, le 4 juillet, c’était le tour des États-Unis de fêter leur anniversaire. Pour eux, je n’ai pas besoin de savoir l’âge, je n’aurai pas de question là-dessus même si c’est un peu de la faute des Canadiens s’ils ont déclaré leur indépendance le 4 juillet 1776.

Mais ça je vous le raconterai une autre fois, parce que je n’ai plus beaucoup de place. Mais rassurez-vous, même si j’ai posté ma demande, même si j’ai coché la case qui disait que j’étais prêt à prêter le serment à la Reine, je ne renie pas mon pays. Car, c’est le 1er août que je vais fêter ma vraie fête nationale.

J’ai beaucoup de chance, la Suisse et le Canada acceptent la double nationalité. J’espère avoir bientôt, même si le site Internet dit que les formalités seront traitées dans un délai de douze mois, deux passeports, ça sera pratique pour voyager et surtout, je n’aurai plus besoin de renouveler ma carte de résidence chaque cinq ans.

Je ne suis pas encore à la retraite, ma blonde non plus, mais c’est une bonne préparation pour que nous puissions vivre dans le pays de notre choix sans contrainte. Pour moi, ce sera un moment dans l’un et un moment dans l’autre, au rythme des saisons. C’est beau de rêver…

La bibliothèque du Parlement à Ottawa, bientôt accessible ?

30 juin 2017

5 ans au Québec – épisode 26

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Pierre Duval où un rêve réalisé…

Pierre Duval, futur héros de la Nouvelle-France

« On rêve tous d’avoir un grand frère qui nous sert de modèle, un grand frère qui finit premier. J’ai eu la chance d’avoir ce grand frère qui a été le premier. Jean, mon frère Jean Duval, a été même deux fois le premier, il a marqué l’histoire. Bon, ce qui est moins drôle, c’est qu’il a été le premier condamné à mort de la Nouvelle-France… »

Voilà, la glace est brisée, je peux commencer à conter. Mon estomac se dénoue et je vais pouvoir enchaîner avec plus de fluidité. Il y a longtemps que je rêve de cette soirée de contes. Une première tentative avait avorté il y a 18 mois pour des raisons indépendantes de ma volonté, mais ce soir ça y est, c’est parti.

La trentaine de convives du Bistro le Littoral de la Marina de Lévy vont devoir me supporter tout au long du repas. Je vais les laisser tranquille le temps de manger, mais sinon pas de pause. Quatre contes d’une vingtaine de minutes sont au programme.

Je me sens de mieux en mieux dans mon costume de la Nouvelle-France. J’ai choisi le gilet rouge plutôt que le bleu, je le trouvais plus voyant, même s’il fait moins français. J’ai eu de la chance, une société montréalaise les liquidait à moitié prix et il est arrivé par la poste une semaine avant ce merveilleux jeudi.

J’en ai rêvé de ce show à moi tout seul. Je devais avoir 16 ans, lorsque j’avais passé une nuit dans la montagne, dans une cabane de berger entre la Grand-Zour et Glarey avec mes amis Guy et Frédéric. Je les avais bassinés toute la nuit avec mon show à moi tout seul. Eux, ils en ont fait pas mal à deux et moi, j’ai enfin le mien !

Après l’histoire de Pierre Duval, enfin, surtout les mésaventures de son frère Jean qui a tenté de tuer Champlain au moment où naissait la ville de Québec en juillet 1608 et qui a fini pendu au bout d’une corde puis a vu sa tête exposée en haut du rempart en rondin pour montrer ce qu’il en coûtait de défier le maître, après les fondues parmesan (une fondue au fromage est une sorte de tomme panée au Québec), il est temps de passer au deuxième conte.

La chasse-galerie est au programme. J’adore cette légende d’Honoré Beaugrand qui raconte comment défier le diable en volant dans le ciel en canot pour s’échapper quelques heures des forêts du Grand Nord pour aller faire la fête auprès de nos blondes. Mais attention, gare aux clochers rencontrés en chemin, gare à ceux qui ne seront pas rentrés à l’aube. Comme moi, Pierre Duval, ils seront obligés d’errer éternellement dans l’espace et le temps.

Le filet de poulet aide à se remettre de nos émotions avant de plonger dans les eaux glacées du Saint-Laurent pour apercevoir la tête à Pitre. Ce pauvre Pitre Soulard, passeur, canotier téméraire qui défiait le fleuve au milieu du XIXe siècle et qui, une nuit d’imprudence perdit sa tête sectionnée par une glace rebelle comme le racontait Louis Fréchette.

Le dessert est le bienvenu pour retrouver le sourire après cette peur bleue. Bleue est la couleur préférée de notre dernier héros de la soirée : le comte de Frontenac. Louis de Buade, comte de Frontenac, a donné son nom au château qui domine la ville. Il a aussi sauvé la ville de l’envahisseur anglais.

Le cœur errant du héros de Québec conclut la soirée. J’ai adoré, les spectateurs me le diront aussi, ils sont tellement sympathiques. Certains m’ont même demandé une autre soirée en automne avec des contes à faire peur… J’y pense!

16 juin 2017

5 ans au Québec – épisode 24

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La Seigneurie de Lauzon
En 1629, une pointe rocheuse située au sud-est de Québec et qui était composée de deux buttes qui s’avançaient vers le fleuve St-Laurent sera nommée « Cap de Lévy » par Samuel de Champlain. Champlain a très peu exploré ce territoire, mais il s’aventura dans le secteur de la rivière Chaudière. Il rencontra des Iroquois hostiles. À cause de la présence des Iroquois, les Français s’aventuraient rarement sur la Rive-Sud de Québec à cette époque.

Ce n’est qu’en 1636 que le territoire fut acheté par Jean de Lauzon. (…) [Il] était conseiller au parlement de Paris, premier directeur de la Compagnie des Cent-Associés et il fut gouverneur de la Nouvelle-France de 1651 à 1656. Il n’a jamais eu l’intention de s’installer en Nouvelle-France ni d’y envoyer des colons. Jean de Lauzon s’occupa très peu de ses concessions en Nouvelle-France et la seigneurie de Lauzon restera vierge jusqu’en 1647.

La seigneurie mesurait 6 lieues de littoral (17,9 milles ou 28,8 km ) par 6 lieues de profondeur, c’est-à-dire 3 lieues en amont par 3 lieues en aval de l’embouchure de la rivière Chaudière (située près du pont de Québec).

Wikipédia est parfois un outil utile pour résumer simplement et clairement un sujet, d’autant plus lorsqu’on connaît l’auteur du cœur de l’article en question. Je vous parle aujourd’hui de la Seigneurie de Lauzon, parce que je suis en plein dedans !

Je vis au cœur de ce territoire qui est devenu aujourd’hui la ville de Lévis. Saint-Jean-Chrysostome, fait partie de Lévis depuis les fusions du début du XXIe siècle, mais dans une ville qui fait près de 30 km de long, il y a de la place pour quelques petits villages de 20 000 habitants.

En plus, je dois finaliser, ces jours, le No 145 de La Seigneurie de Lauzon, la revue de la Société d’histoire de Lévis. Il paraîtra d’ici la fin du mois de juin et j’en suis le fier rédacteur en chef. Je vous parle parfois des outils d’intégration. L’histoire en est un important.

Ma passion pour l’histoire s’est révélée grâce au 150e anniversaire du Confédéré. Elle ne m’a plus lâché depuis. J’ai suivi, il y a quelques années une formation de guide touristique pour la ville de Québec, j’ai découvert en détail l’histoire de la Nouvelle-France. J’ai rencontré aussi des gens passionnants dont certains sont devenus des amis.

Un Alsacien qui suivait le même cours m’a tiré vers la Société d’histoire de Lévis, ma profession de journaliste collant parfaitement avec le besoin de relève pour leur revue. Les émigrés savent se serrer les coudes. Depuis, au rythme des saisons, quatre fois par année, La Seigneurie de Lauzon est mon bébé. J’y découvre des auteurs et des sujets passionnants.

Dernièrement, j’ai eu une rencontre formidable avec Mme Eileen Reid Marcil, spécialiste de l’histoire navale du Saint-Laurent. À 94 ans, elle dégage une énergie folle. Les chantiers maritimes de Lévis n’ont pas de secret pour elle, pas plus que les grands voiliers qui seront de retour cet été dans la baie de Québec. Nous en reparlerons.

Mais l’histoire c’est aussi des racines. Je vous écris en un jour de Fête-Dieu. Pour le Saviésan que je suis, c’est important. Il y a une année je portais fièrement le costume des gardes pontificaux pour mon village. J’ai une pensée pour les gens de Drône, que leur journée soit belle.

Qu’on vive dans son endroit de naissance ou ailleurs dans le monde, l’histoire, les racines sont importantes. Si je sais d’où je viens, si je sais où je vis, je me sens chez moi partout.

Le comité de la Société d’histoire de Lévis entoure Mme Reid Marcil au vernissage de son livre.

2 juin 2017

5 ans au Québec – épisode 22

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Une semaine bien plate

Mon père

Écrire une chronique hebdomadaire n’est pas toujours de tout repos. Il y a des moments moins enthousiasmants que d’autres, où le sujet n’est pas évident à trouver. Cette dernière semaine du mois de mai en fait partie.

La région de Québec a bientôt besoin d’antidépresseurs. Le printemps fait semblant d’arriver après un hiver indéfiniment long. Depuis mon arrivée, je photographie la floraison des tulipes devant ma maison. Elles n’ont jamais fleuri si tard, près d’un mois après celles de 2012, de quoi justifier la formule de mon titre: pas seulement une semaine, mais une période bien plate.

Je peux ainsi vous laisser savourer une de ces belles expressions québécoises. C’est bien plate ! exprime parfaitement la déprime que peut engendrer une situation. Mais cette expression n’est pas assez forte pour exprimer la misère qui s’est emparée de moi jeudi dernier quand j’ai appris le résultat du FC Sion.

Si je parle de misère, ce n’est pas la misère québécoise qui n’est qu’une petite difficulté rencontrée dans la vie de tous les jours comme quand j’ai de la misère à me pencher pour attacher mes chaussures. Non, la misère que j’ai ressentie, c’est l’abyssale déception de voir une époque basculer dans les tréfonds de l’histoire.

La spécificité valaisanne, la singularité d’une région, la fierté d’une invincibilité fêtée à chaque descente sur Berne, puis sur Bâle, s’est délitée dans le gouffre genevois. Je suis sans mot devant le comportement d’une équipe qui, dans d’autres temps, aurait disparu dans le ventre des lions devant une foule hilare.

Cet événement n’a fait qu’amplifier la déprime ambiante. Pour ne rien arranger, ce jeudi 1er juin 2017 où je prends le clavier pour vous livrer cette chronique, mon père aurait eu 75 ans. Il nous a quittés depuis déjà près de 12 ans, mais il vit toujours dans ma mémoire et je suis sûr dans celle de plusieurs d’entre vous.

Cet anniversaire m’a remémoré sa blague sur « la fête des camés », eh oui, le premier joint… J’ai souri et j’espère que vous aussi, en pensant à sa joie de vivre, car mon père était un bon vivant. Il aimait les gens, leur faisait confiance. Ça ne lui a pas toujours souri, mais je ne conçois pas la vie autrement.

J’ai eu la chance de travailler une dizaine d’années avec lui avant que la maladie ne l’arrête. J’ai beaucoup appris. Je lui dois une partie de ce que je suis aujourd’hui. Pour le reste, ma mère qui a toujours été à ses côtés a accompli son oeuvre. Je profite de ces quelques lignes pour leur dire tout simplement merci.

Pour terminer sur une note plus positive, ce mois de mai 2017 sera aussi celui où j’ai décroché une partie de mon rêve d’écrivain. Une rencontre improbable faite il y a deux ans pour un publireportage a débouché sur une collaboration incroyable. Je rédige la biographie d’un homme bien connu à Québec qui a vécu en direct l’histoire de la province depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Je ne peux pas encore dire son nom, mais l’aventure est passionnante. Je passe mes journées dans ses archives, puis en entretien, pour enfin écrire un chapitre de sa vie. J’en suis au cinquième en 1964, il m’en reste une trentaine avec l’espoir de rejoindre l’actualité à la fin de l’année. Après avoir écrit une histoire du Valais, je me plonge dans un pan de celle du Québec.

Comme quoi vivre ailleurs est aussi source de rencontres improbables, incroyables et riches.

Les tulipes fleurissent enfin à Saint-Jean-Chrysostome.

18 mai 2017

5 ans au Québec – épisode 20

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On court à Sainte-Claire

Un bénévole prêt 🙂

Sainte-Claire est un village de 3300 habitants dans Bellechasse au bord de la rivière Etchemins. Si je vous en parle, c’est parce que ma blonde y travaille. Samedi passé, le tout jeune club de course local y organisait sa première compétition. J’y étais comme bénévole.

Une magnifique arche gonflable aux couleurs de la Caisse populaire Desjardins nous ouvrait la place en bordure de la piste cyclable. Je vous ai déjà parlé des beautés de la cycloroute de Bellechasse il y a cinq ans, je n’insisterai pas. C’est toujours aussi beau !

L’idée de reconvertir une ancienne voie de chemin de fer en piste cyclable est juste géniale. Une deuxième arche plus petite que la précédente, tout noir avec simplement l’inscription Prévost en blanc signale la ligne de départ. J’ai le même mot écrit sur le devant de mon magnifique chandail orange.

Derrière, c’est écrit « bénévole ». Prévost est le plus grand employeur du village. La compagnie qui construit des autobus emploie 650 personnes à Sainte-Claire. Elle est aussi très impliquée dans la vie communautaire et ça se voit.

À notre arrivée après une petite quarantaine de kilomètres en voiture jusqu’à l’école Morissette en suivant le parcours quotidien de ma blonde, nous faisons un rapide passage au gymnase de l’école. Quelques bénévoles, la secrétaire et des enseignants sont prêts pour la distribution des dossards. Deux heures avant le départ, les premiers coureurs arrivent.

Le temps de raconter notre rencontre avec une petite famille de renards vue au bord de la route, les chemins de campagne sont plus bucoliques que les bouchons de la ville, et nous voilà partis pour rejoindre le départ. Dix minutes à pied nous font plus de bien que l’attente du bus-navette.

Christine, la prof de sport et Kathleen, la fan de course nous accueillent. Les initiatrices de cette première course sont des enseignantes qui maîtrisent parfaitement leur sujet. Tout est prêt, nous n’avons plus qu’à sortir les médailles et à préparer le tableau des cubes énergie.

Ces cubes sont virtuels, il faut 15 minutes d’activité physique pour en avoir un. L’école en cumule un maximum. Tout est en place et après le discours du directeur de l’école qui remercie tout le monde pour son implication, le warm up peut commencer. L’échauffement musical fait monter l’ambiance.

« Tu ne cours pas ? » « Non, tu ne distribues que de l’eau au ravitaillement, ça ne vaut pas la peine! » Richard, le chum de Kathleen rit de ma réponse. Elle cadre avec l’ambiance, mais nous n’avons pas le temps de jaser, la course va partir et lui doit vite rejoindre son poste au kilomètre 2.5.

Les coureurs vont parcourir 5 ou 10 kilomètres en faisant un aller-retour sur la piste cyclable avant que les plus petits, souvent accompagnés de leurs parents ou de leurs aînés qui ont déjà couru, parcourent 2 kilomètres sur la piste. En tout, près de 250 coureurs auront reçu une belle médaille.

J’ai distribué les premières, puis quelques jeunes filles du club de course qui ont fini dans les meilleures ont pris le relais. Je n’ai plus eu qu’à les approvisionner. 640 cubes énergie ont été cumulés ce qui représente 160 heures de sport.

Une belle réussite pour un samedi matin où même la météo a été conciliante. Ceux qui critiquent sans cesse l’école et ses acteurs devraient participer à ces beaux moments, ils verraient qu’au Québec, comme je l’ai vécu en Suisse, l’école est avant tout l’affaire de passionnés.

L’échauffement est essentiel.

12 mai 2017

5 ans au Québec – épisode 19

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Je cours Qc

Toute la panoplie du parfait coureur, y compris le brunch d’arrivée…

La marée est basse, mais le bruit des vagues résonne contre les rochers. La brume se disperse lentement, Québec s’aperçoit de l’autre côté du fleuve. Il fait frais, mais il ne pleut pas. Un Nordet (vent frais du Nord-Est) frisquet souffle, mais heureusement dans le dos. Il est 8 h 12, le corral vert est libéré. Ma première course de la saison commence.

Je cours depuis 2013, depuis ma deuxième année au Québec. J’avais besoin d’une remise en forme, je l’ai trouvée dans la course à pied. Jamais je n’aurai cru pratiquer ce sport un jour. Je tente de pratiquer régulièrement depuis, je tiens d’ailleurs un tableau de mes entraînements qui m’indique que j’ai couru 1407,2 km entre le 13 mai 2013 et le 10 mai 2017. Malgré ce nombre imposant, courir n’est toujours pas un besoin, mais une corvée.

Pour me motiver, je m’inscris à quelques courses chaque année. Je me rappelle mon premier 5 km sur les plaines d’Abraham un dimanche matin pluvieux de juin 2013. Ma blonde m’encourageait en criant: « ne va pas trop vite ! » Elle craignait pour ma santé. Ce jour-là, je réussis à battre mon objectif pour 3 secondes. Mon destin de coureur était joué.

Courir à Québec est devenu ma référence. Cette organisation qui proposait cinq ou six courses par année m’a permis de m’entraîner régulièrement. L’année dernière, elle a été rachetée par le groupe Gestev et a pris le nom cette année de: Je cours Qc. La course est une activité pratiquée par de nombreux Québécois.

Nous étions 3 500 dimanche dernier à longer le Saint-Laurent du côté de Lévis. J’ai pris part au 10km du demi-marathon Oasis (merci au commanditaire qui distribuait des jus de fruit à l’arrivée). Les deux premiers kilomètres furent difficiles. Le froid et l’engourdissement me tenaillaient. Le printemps est long à venir cette année.

Les trois derniers n’ont pas été beaucoup mieux, j’avais trop chaud. Je me suis trop habillé. Je n’aurai dû faire que les cinq kilomètres du milieu. Mais, j’aurai manqué la beauté du paysage. La course, surtout à mon rythme, permet d’apprécier le décor qui défile lentement.

La course suivait le parcours des Anses. Cette piste cyclable est un bijou de la région. Elle longe le fleuve sur une quinzaine de kilomètres dans la ville de Lévis. Voir le Château Frontenac émerger de la brume de l’autre côté du fleuve est magique. Je me suis arrêté pour prendre une photo, mais je me suis aperçu à l’arrivée que mon téléphone ne l’a pas voulu.

Trop en sueur ou trop nul techniquement: je ne sais pas. Je garde cette image dans ma tête. Si vous voulez la voir, vous n’avez qu’à vous entraîner comme moi. Car en Suisse aussi, il y a des courses magiques. Il y a une année, ma dernière course était la Monthey d’Illiez. Un ami, il reste mon ami malgré cet épisode, avait oublié que j’étais vieux et que je courais à plat.

J’ai eu le plaisir de voir mon nom au début de la liste des résultats si on commençait par la fin… J’ai mis une année à m’en remettre, mais j’ai retrouvé le courage et ce n’est pas un dimanche pluvieux qui allait m’arrêter. Le plaisir est toujours très grand quand ça achève. J’ai mis 10 minutes de plus qu’il y a deux ans, mais j’ai pu reprendre l’entraînement cette semaine.

Vivement dans un mois pour la descente royale, après le Saint-Laurent, les chutes Montmorency et les souvenirs de la Nouvelle-France seront au rendez-vous. J’ai hâte de vous raconter tout ça.

La photo de pub de l’événement remplace, les nuages en moins, ma photo ratée.

5 mai 2017

5 ans au Québec – épisode 18

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Fin de saison et vins

Lance-pierres de mes débuts en Suisse, Club Etchemin et Hadlow 1862, trois époques, trois chandails… J’ai 5 mois pour les repasser avant la reprise.

« Mais comment ils font ceux qui perdent le septième match de la coupe Stanley ? » La question de mon ami Denis fait bien rire autour de la table. Nous sommes un peu moins de 500 personnes dans la grande salle du Juvénat de Saint-Romuald pour la soirée finale du 52e tournoi des 4 bouts. Mon équipe est réunie à la table 10.

Quelques heures plus tôt, en début d’après-midi, nous terminions notre saison sur une très mauvaise partie. Notre onzième du tournoi a été la pire. Je ne sais pas si c’est la pression ou la fatigue, mais nous avons, pour une fois, tous été mauvais en même temps. Contre Michel Blais, le président du club Etchemins, ça n’a pas pardonné. Une défaite de 4 à 1.

Dire que si j’avais réussi ma dernière pierre, nous pouvions aller en tir de barrage. Je m’en veux encore. Pourtant quand j’ai lâché cette maudite pierre, j’étais convaincu que c’était bon. Elle avait la bonne trajectoire et la force me semblait idéale. Au début, j’étais rassuré qu’elle ne courbe pas trop vite, ça lui permettait de passer la garde.

Mais après, elle devait courber. Elle est restée droite jusqu’à la fin. Je n’ai pas monté la rouge sur la jaune pour tenter de marquer deux points. La désillusion a été grande. La grande finale du 52e 4 bouts nous échappait. La pression a été trop forte, j’aurai dû refaire un tour au salon des vins de Québec comme la veille.

Car c’est vendredi soir que nous avons été les meilleurs. J’avais passé la journée en compagnie de Gilles Besse de Vétroz. Président de Swiss Wine Promotion, il était à Québec pour vanter les mérites des vins suisses. Quand j’ai vu cette programmation il y a quelques semaines, je me suis rappelé que j’étais journaliste occasionnel pour Rhône FM et j’ai donc demandé une accréditation pour ce salon des vins.

Nous avions mangé le jeudi soir avec Gilles, Max La Roche, un importateur de vins suisses au Québec et son fils. C’était la semaine Québec Exquis où 22 tables de la ville préparent un menu du terroir en collaboration avec des producteurs locaux. Les chefs concoctent un menu original pour un prix modique.

Chez Boulay, bistro boréal, sur la rue Saint-Jean nous a accueillis. Filet de thon divin qui m’a fait oublier le reste et quelques vins québécois choisi par l’expert ont illuminé la soirée. Le lendemain, j’ai repris la dégustation au palais des congrès. Heureusement, pas les 57 vins suisses présents (il y avait 1500 vins au total), mais j’ai retrouvé le Cayas de Jean-René Germanier.

Ces vins sont un peu trop chers pour avoir un grand avenir au Québec, mais Rodolphe, le serveur de Chez Boulay, a été séduit. Il y a des chances qu’on retrouve quelques vins suisses dans ce restaurant renommé du Vieux-Québec. On l’a convaincu la veille de venir déguster, il a tenu parole et il a été conquis. Enfin, c’est ce qu’il a dit sur les ondes de Rhône FM (http://www.rhonefm.ch/fr/share/news-1-826814).

Cette journée m’avait bien détendu et, le vendredi soir, Serge Moineau, champion policier québécois de curling, et aussi un ami, n’a pas résisté à l’équipe Hadlow 1862, clin d’oeil au premier club de curling de Lévis. Nous avions suivi le thème de cette année qui mélangeait LNH et histoire des quartiers de Lévis. Nous avons dominé le groupe des Stars de Hadlow, puis gagné notre quart de finale.

Mais à quoi ça sert de gagner la demi-finale si c’est pour perdre la finale ?

Gilles Besse entouré de l’équipe du stand suisse au Salon international des vins et spiritueux de Québec

28 avril 2017

5 ans au Québec – épisode 17

Filed under: k. saga québécoise — vslibre @ 4 h 30 min
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J’ai raté la Cage aux sports

Le Centre Belle vu de ma loge en 2013 au moment de l’échauffement

Price quitte son filet, l’attaque à six des Canadiens se déploie et prend d’assaut le but de Lundqvist. Le temps s’écoule, il reste vingt secondes à ce sixième match de la série, Montréal tourbillonne, mais Les Rangers récupèrent la rondelle et dégagent. L’image est prise depuis le filet, la rondelle s’amène et, à 17 secondes de la fin du temps réglementaire, New York marque un troisième but.

J’imagine la stupéfaction dans la Cage aux sports. Le silence qui s’installe pour quelques secondes. Le désespoir qui se lit sur les visages. Très vite, quelques murmures reprennent, les mots deviennent distincts, les discussions augmentent, on cherche les premiers coupables. La colère succède à la déception. Les supporters sont exigeants. J’imagine, car, je n’étais pas à la Cage aux sports samedi dernier, j’ai assisté à ce dénouement tragique depuis mon salon.

Pourtant, les astres étaient alignés cette année. Après 25 ans d’attente, les Canadiens devaient gagner leur 25e coupe Stanley. Leur gardien miracle Carey Price n’a pas été blessé. Le remplacement de l’entraîneur à mi-saison avait permis de retrouver de l’énergie et de finir le championnat régulier en tête de la section. New York avait été battu trois fois en trois parties en saison régulière. Tout devait se jouer en finale de conférence au troisième tour, avant le sacre ultime contre la conférence de l’Ouest.

Je ne verrai pas encore pour cette année la rue Sainte-Catherine à Montréal s’enflammer. Je dois me contenter des émotions vécues sur l’avenue de la Gare et sur la Planta. Attention à la malédiction du chiffre 25: ça se jouera un 25 mai, mais heureusement pour Sion ce ne sera que la 14e coupe. Je m’égare, je raterai aussi ce rendez-vous.

Inutile de vous dire que le hockey est une religion qui dépasse au Québec ce que le football peut être à Sion. J’ai eu la chance d’aller une fois au Centre Bell voir jouer les Canadiens, il y a quelques années. J’en garde un souvenir intense. Invité, j’ai vécu cette expérience dans une loge en compagnie de quelques Suisses. Saint-Louis devait être l’adversaire qui avait gagné, mais peu importe, c’était au début de la saison.

Ce n’est qu’au moment des séries que ce sport devient intense. Il faut vivre un match décisif dans un bar sportif, la Cage aux sports est l’enseigne la plus connue, pour comprendre un peu cette religion. Je sentais samedi dernier que je devais y aller, mais après ma journée au curling (deux parties au tournoi 4 bouts), la fatigue l’a emporté et un septième match aurait lieu lundi.

Il n’y a pas eu de septième match. Les Canadiens sont en vacances. New York l’a emporté 4 parties à 2, 3 à 1 au sixième match. Tout le reste n’est plus que littérature. Les journaux expliquent en long et en large que c’est la faute de Price qui a été ordinaire, du capitaine Pacioretty qui n’a pas marqué en série, du directeur général Bergevin qui n’a pas su bâtir une équipe qui résiste au printemps…

Bref, d’ordinaire 75% des pages sportives sont consacrées aux Canadiens, pour quelques jours ce taux augmente. Mais dès que le « post-mortem » sera achevé, les spéculations sur la saison prochaine vont reprendre et 2018 sera la bonne année. Il ne fait aucun doute que « ça sent la coupe ! » Pendant ce temps, Québec attend le retour des Nordiques et le centre Vidéotron est toujours vide.

Une Cage aux sports joyeuse quand les Canadiens gagnaient… (lapresse.ca)

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