Valais Libre

31 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

31 octobre 1790 – Pétition pour une université

James McGill dans le parc de son université

Vos suppliants en conséquence prient humblement votre excellence qu’une université soit érigée dans cette province, dans laquelle la jeunesse puisse être instruite dans les langues et les sciences (la théologie exceptée) et que la dite université soit établie sur les principes et termes les plus libéraux; Qu’elle soit libre et ouverte à toutes dénominations chrétiennes, sans aucun égard aux différents principes de religion, et que votre excellence veuille bien leur accorder une charte de Sa Majesté…

Ce 31 octobre 1790, une pétition portant 175 signatures de Canadiens et de Britanniques demande à Carleton, devenu lord Dorchester, qu’une suite soit donnée aux dernières volontés du notaire Simon Sanguinet qui avait laissé un leg de 15 000 livres pour la création d’une université. Dorchester lui-même, dans une lettre au ministre de l’Intérieur, responsable des colonies, concernant les questions d’éducation, se déclare en faveur du projet.

Les résultats de l’enquête sur l’éducation instituée en 1787 ainsi que l’opposition de Mgr Hubert firent capoter le projet. Il faudra attendre 1821 et un legs d’un riche marchand écossais, James McGill, pour voir la création de la première université au Canada. En 1853, le Séminaire de Québec créa l’Université Laval qui sera la première université francophone.

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Il y a 150 ans dans le Confédéré… jeudi 31 octobre 1867

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Suspension du président de la Bâtiaz, échanges de certificats mortuaires et AG des instituteurs…

30 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

30 octobre 1995 – Deuxième référendum

Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Mario Dumont, trois leaders du Oui

Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec et de l’entente signée le 12 juin 1995 ? 50,58 % des Québécois répondent non à cette question ce 30 octobre 1995. L’écart entre le oui et le non a été de 54 288 voix sur près de 5 millions de votants soit un taux record de participation de 93,5 %.

Malgré les immenses moyens mis en oeuvre par le gouvernement fédéral pour soutenir le non au référendum, le résultat a été beaucoup plus serré que prévu. Par exemple, 3 jours avant le scrutin, quelque 150 000 Canadiens de toutes les provinces du Canada se sont donné rendez-vous à la Place du Canada, au centre-ville, pour ce que les organisateurs ont appelés un Unity Rally. Pour faire venir ces personnes, les organisateurs ont obtenu d’importantes réductions sur des billets d’avion d’Air Canada et des billets de train de Via Rail.

Le lendemain, tirant la leçon de cette défaite et conformément à sa promesse, le premier ministre du Québec, Jacques Parizeau donne sa démission. Le soir du référendum, il avait dénoncé la victoire de l’argent et du vote ethnique, critiquant surtout ainsi les dépenses illégales engagées par les forces fédéralistes du « non »2 et les communautés ethnoculturelles pour leur rejet massif du projet souverainiste. Il sera remplacé en janvier 1996 par Lucien Bouchard.

29 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

29 octobre 1764 – Des ordres en français

James Murray

Depuis quatre ans nous jouissons de la plus grande Tranquilité; Quel bouleversement vient donc nous l’enlever ? De la part de quatre ou cinq persones de Loy, dont nous respectons le Caractère, mais qui n’entendent point notre langue, et qui voudroient, aussitôt qu’elles ont parlé, nous puissions comprendre des Constitutions qu’elles ne nous ont point encore expliquées et auxquelles nous serons toujours prêts de nous soumettre, lorsqu’elles nous seront connües; mais comment les Connoître, si elles ne nous sont point rendües en notre Langue ?

94 parmi les plus importants marchands canadiens français se réunissent ce 29 octobre 1764. La demande des Anglais d’établir une Assemblée législative composée de sujets protestants leur est intolérable. Ils adressent une pétition au roi et au gouvernement britannique où ils demandent que les ordres du roi soient disponibles en français et qu’il soit possible à tous les Canadiens de participer au gouvernement.

Pourtant, après la proclamation royale de 1763, le gouverneur James Murray se voulait accommodant et son point de vue triomphera avec l’Acte de Québec en 1764 où la foi catholique sera permise et les lois civiles françaises garanties alors que le Code criminel sera, lui, britannique.

28 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

28 octobre 1748 – Paix d’Aix-la-Chapelle

Bête comme la paix ! L’adage fait rage en France après la signature, ce 28 octobre 1748, du traité de paix d’Aix-la-Chapelle qui met fin à la guerre de succession d’Espagne. Les grandes puissances européennes acceptent un retour au « statu quo ante bellum » Louis XV fait preuve de mollesse. Dans les colonies, la France abandonne Madras aux Indes et retrouve Louisbourg. Personne n’est content et rien n’est réglé.

Le gouverneur de la Nouvelle-France, le comte de la Galissonière, affirme: Tandis que la paix paraît avoir assoupi la jalousie des Anglais en Europe, elle éclate dans toute sa force en Amérique; et si on n’y oppose, dès à présent, des barrières capables d’en arrêter les effets, cette nation se mettra en état d’envahir entièrement les colonies françaises au commencement de la première guerre. L’avenir lui donnera trop vite raison.

La France a besoin du Canada pour tenir en échec les Anglais et la Galissonière propose un plan à son roi: bloquer les Anglais en Acadie, coloniser la région de Détroit, empêcher les Anglais de s’établir sur l’Ohio et reconquérir la baie d’Hudson. Pour réaliser son plan, il réclame au moins 10 000 nouveaux colons militaires. La Jonquière, successeur de la Galissonière dès 1749 travaillera dans le même sens, mais Louis XV n’entendra pas ses appels. La fin de la Nouvelle-France est proche.

27 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

27 octobre 1642 – Mort de Jean Nicolet

Jean Nicolet auprès des Amérindiens

Un fort coup de vent fait chavirer une chaloupe près de Sillery. Ce 27 octobre 1642 Jean Nicolet se noie dans le Saint-Laurent. Un des premiers explorateurs de l’Amérique du Nord disparaît tragiquement à 44 ans. En route vers Trois-Rivières pour délivrer un prisonnier iroquois que les Hurons s’apprêtaient à torturer, le commis de la Compagnie des Cent-Associés qui avait passé une grande partie de sa vie sur l’eau ne savait pas nager.

Né vers 1598 à Cherbourg en Normandie, Jean Nicolet arrive au Canada en 1618, au service de la Compagnie des Marchands de Rouen et de Saint-Malo. Envoyé par Samuel de Champlain auprès des Algonquins, il s’installe auprès d’eux et gagne leur confiance. À partir de 1624, il sera un interprète reconnu, un intermédiaire privilégié entre les colons venus d’Europe et les Amérindiens, ce qui lui confère déjà un réel prestige.

En 1634, à la demande de Champlain, accompagné de guides hurons et de quelques autres commerçants, Jean Nicolet est le premier à se lancer dans l’exploration des terres de l’ouest en direction d’une hypothétique mer de Chine. Il fera la paix avec les tribus amérindiennes et les convaincra de commercer avec les Français. Dès 1637, il obtient la concession d’une terre près de Trois-Rivières, il se remarie, il avait déjà une fille métisse, et aura deux nouveaux enfants. Une ville et une rivière portent aujourd’hui son nom.

5 ans au Québec – épisode 42

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Journée maritime

Le Saint-Laurent est beau !

Le 4e mardi du mois de novembre est, depuis 2002, la journée maritime québécoise. Cette journée, reconnue par l’Assemblée nationale du Québec, permet à la communauté maritime québécoise de rencontrer les ministres et les députés. Pourquoi je vous parle de cette journée ?

D’abord parce que la 17e avait lieu cette semaine, ensuite parce que je voulais profiter de cette occasion pour insister sur le fait que le Québec est une région maritime et, enfin, mais c’est plus anecdotique, parce que j’ai rédigé la majeure partie du cahier promotionnel paru dans le journal Le Soleil.

Mon boss m’a d’ailleurs très gentiment remercier sur Facebook. J’en ai profité, car ce n’est pas souvent que les écrivains fantômes sortent de l’ombre (merci Halloween !). Ce clin d’œil à mon ego réalisé, je peux en venir au cœur de mon sujet : Le Québec, région maritime.

Je vous l’ai dit souvent, la mer est omniprésente dans la région où je vis. La mer, c’est le fleuve Saint-Laurent, c’est le cordon ombilical de la province. Bien sûr, il y a le Nord, mais la vie du Québec se passe autour du Saint-Laurent.

Aujourd’hui, il y a 21 ports commerciaux de différentes importances au Québec. Les ports de plaisance ne font pas partie de ce décompte, pas plus que la quinzaine de ports éloignés de la baie du Saint-Laurent. Moi qui raconte que le commerce maritime local s’est arrêté au début du XXe siècle dans mes tours guidés, je dois revoir ma copie.

En travaillant ce dossier, j’ai appris que le temps et les moyens techniques n’ont pas vraiment changé les choses. Le Saint-Laurent reste un fleuve difficile à naviguer. Champlain en 1608 avait laissé son grand navire (le Don de Dieu) à Tadoussac et avait remonté le fleuve avec deux barques (avec 28 personnes à bord) pour venir fonder Québec. Un siècle plus tard, l’amiral Walker en 1711 voulait envahir Québec, mais sa flotte subit les foudres du fleuve à l’Île aux œufs. Ces deux exemples illustrent bien les dangers du fleuve.

Aujourd’hui encore, les navires commerciaux doivent faire appel à des pilotes du Saint-Laurent pour naviguer en sécurité malgré les marées, les courants, les bancs de sable et autres vents capricieux. Il en faut trois pour dompter la bête : un des Escoumins à Québec, un autre jusqu’à Trois-Rivières et un dernier pour amener le navire aux écluses de Saint-Lambert.

Ces pilotes brillamment formés ne sont que la partie immergée de la multitude des métiers de la mer qui occupent directement ou indirectement 18 000 personnes le long du Saint-Laurent et du Saguenay. La force économique du secteur des transports maritimes est donc indéniable.

Mais je ne vais pas vous inonder de chiffres, si vous êtes intéressé vous n’avez qu’à lire mon dossier spécial.

Pour les autres, je veux simplement vous partager, encore une fois, la beauté de cette mer nourricière qui fait que cette vallée est si belle. Je ne me lasse pas d’admirer ce fleuve, ses marées, ses embruns, ses couleurs changeantes. L’automne lui donne une robe multicolore, mais ce que je préfère c’est sa blancheur qui ne va pas tarder.

Car, ne le dites pas, mais l’hiver est à la porte. Le Québec transpire encore sous des températures hors norme, mais les signes de la fin de la belle ne trompent pas. Le temps de la série mondiale de baseball est arrivé et les malheurs des Canadiens emplissent les journaux…

Extrait de la page Facebook de mon boss

Il y a 150 ans dans le Confédéré… dimanche 27 octobre 1867

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Mort du juge Bussien, hospice du Gothard et fausse monnaie…

26 octobre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

26 octobre 1992 – référendum sur les accords de Charlottetown

L’Accord de Charlottetown est mort-né ! Le commentaire de Radio-Canada est aussi laconique que clair ce 26 octobre 1992. Le référendum tenu dans les provinces et territoires du Canada et au Québec est largement rejeté. 5 l’acceptent et 7 le rejettent, dont le Québec. Acceptez-vous que la Constitution du Canada soit renouvelée sur la base de l’entente conclue le 28 août 1992 ? 54,3 % des Canadiens ont répondu non à cette question.

Après le rapatriement unilatéral de la Constitution par le premier ministre Trudeau en 1982, les Accords du Lac Meech de 1987 avaient été un espoir de réconciliation. Malheureusement, les espoirs du premier ministre Brian Mulroney ont été de courte durée. Le Manitoba et Terre-Neuve ont refusé de le ratifier. En 1990, tout le processus doit reprendre.

Dans les deux années qui suivirent, l’avenir du Québec a dominé l’agenda national. Le gouvernement du Québec de Robert Bourassa a instauré en septembre 1990 la Commission Bélanger-Campeau pour discuter de l’avenir du Québec à l’intérieur ou à l’extérieur du Canada. En août 1992, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, ainsi que des représentants de l’Assemblée des Premières Nations conclurent l’Accord de Charlottetown qui redéfinissait l’organisation de la Confédération. En vain, le peuple rejetait ces efforts. La route pour le référendum de 1995 s’ouvrait.

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

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Pierre Perrault (1927 – 1999)

Pierre Perrault

Né le 29 juin 1927 à Montréal, Pierre Perrault suivra, dès 1948, des études de droit à l’Université de Montréal. En 1954, après des séjours à Paris et Toronto, il se lance dans la pratique du droit qu’il abandonnera deux ans plus tard pour se consacrer à l’écriture radiophonique. Sa série radiophonique Au pays de Neufve-France sera diffusée en 1956 et 1957.

Par la suite, il fera du cinéma et réalisera plus d’une quinzaine de films sur le vécu des gens de son pays. Acadiens, Abitibiens, Montagnais de la Côte-Nord, chasseurs, il brosse des portraits de terroir. Il est considéré comme l’un des plus grands cinéastes québécois.

Auteur et poète profondément humaniste, Pierre Perrault a suscité, au départ, plus d’intérêt en Europe que dans son Québec. Dès les années 80, il sera largement reconnu dans son pays et recevra de nombreux honneurs et récompenses. Pour la suite du monde qu’il a réalisé en 1963 avec Michel Brault reste un chef-d’oeuvre du cinéma.

Partismes (2001)

…partismes, du habre port de Sainct Malo, le bingtiesme jour d’apbril audit an mil cinq cens trente-quatre… Partismes dit le livre et tout commença. Il faut ce commencement pour comprendre l’histoire, pour comprendre Québec. Sa fondation, sa capitulation, la répression, la soumission, puis l’irréductible acharnement d’un petit peuple sans alliance.

Pierre Perrault rêvait d’écrire un grand livre sur le fleuve, un livre définitif, véritable synthèse de son oeuvre… L’auteur n’aura pas eu le temps d’arriver au bout de son voyage. Son éditeur a recueilli différents textes qui nous permettent de voyager sur les traces de Jacques Cartier. L’humble marin parti de Saint-Malo à la recherche d’or et d’un passage vers les richesses de la Chine de Marco Polo. Il ne ramènera que les diamants du Canada et de découvrira qu’un fleuve.

Mais quel fleuve ! La base d’une histoire française mal partie, François Ier et ses successeurs ne sauront trop que faire de ces quelques arpents de neige. Mais laissons au poète Michel Garneau, témoin avec l’auteur du retour sur les embruns du voyage de Jacques Cartier les derniers mots:

le Cartier qui m’ancêtre

c’est le Cartier du dire du fleuve

dans l’ancestralité de la langue

dont Cartier use

devers le roi et toute sa France

pour leur dire le dire de l’ailleurs

d’où je suis…

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