Valais Libre

30 juin 2018

366 histoires suisses

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30 juin -Bataille d’Arbedo (1422)

Bataille d’Arbedo

La nuit tombe sur la région d’Arbedo, la bourgade au nord de Bellinzone est en flamme. Les troupes du duc de Milan Philippe-Marie Visconti écrasent les Confédérés. Ceux-ci, avec l’arrivée tardive de quelques bandes de pillards, font une sortie désespérée qui leur permet de remonter la vallée en direction du col du Gothard. Mais ce 30 juin 1422, l’influence de la Confédération sur le Tessin touche au point zéro.

Dès le début du 15e siècle, les Uranais sont entrés en libérateur en Léventine. Le contrôle des deux versants du col du Gothard était essentiel. Ils prennent le contrôle de Bellinzone en 1419. Le duc de Milan leur propose alors de racheter la ville et les forteresses de Bellinzone. Face au refus des Uranais, il envoie en avril 1422 le condottiere Francesco Bussone, le Carmagnola, qui s’empare en quelques jours de Bellinzone et remonte vers le nord.

Uri appelle les autres cantons à l’aide. Ceux-ci tardent à répondre ne se sentant pas menacés. Un contingent de 2 500 hommes descend la Léventine en juin et met vainement le siège devant Bellinzone. Ils se replient ensuite sur Arbedo pour attendre l’arrivée des renforts confédérés. Mais la discipline n’est pas grande, des groupes quittent la ville pour piller les environs.

Le 30 juin, Francesco Bussone fond, avec 16 000 hommes sur les Confédérés. Vite submergés par le nombre, les Suisses reculent et s’adossent au mont Arbino. Ils résistent héroïquement et leur percée, à la nuit tombée, permet de sauver toutes leurs bannières. En remontant la vallée, ils rencontrent les renforts. Mais c’est trop tard, le bas de la vallée est perdu. En 1426, un capitulat, un traité de paix, signé avec le duc de Milan rétablit les franchises douanières. Dès 1440, la conquête du Tessin reprit de plus belle, mais en attendant, les affaires tessinoises divisent la Confédération.

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29 juin 2018

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29 juin – Paul Klee (1940)

Paul Klee

So blau wie Schnee

So Paul wie Klee…

Le romancier, prix Nobel de littérature en 1946, Hermann Hess a exprimé en quelques mots l’essentiel et les contradictions de Paul Klee. Le peintre qui meurt à Locarno ce 29 juin 1940 est un artiste majeur de la première moitié du vingtième siècle. Peintre et pédagogue, il sera une figure marquante du Bauhaus allemand.

Né à Münchenbuchsee près de Berne le 18 décembre 1879, Klee est initié très tôt au dessin par sa grand-mère maternelle. Après l’obtention de sa maturité, il va en Allemagne étudier la peinture, notamment à l’Académie des beaux-arts de Munich. Entre 1900 et 1906, il voyage en Europe pour parfaire sa formation. Il reviendra à Munich où il se mariera avec une pianiste qui lui donnera un fils, Félix, en 1907.

Dès 1910, il expose régulièrement en Suisse et en Allemagne. Il connaît un succès grandissant. Il passera la première guerre mondiale en Suisse, avant de se lancer dans l’aventure du Bauhaus allemand. Il y enseignera la peinture avec une grande liberté. La montée du fascisme et l’arrivée des nazis le mettront au ban de la bonne société allemande. Il sera considéré comme un artiste phare de l’art dégénéré.

Klee plonge totalement ses racines dans la tradition romantique et symboliste, mais, d’un autre côté, il est toujours plus proche des avancées les plus récentes de la peinture. Depuis 2005, Berne lui consacre un musée où l’on retrouve une grande partie de son oeuvre. C’est un bel hommage pour celui que la Suisse a tellement tardé à accepter comme citoyen que sa naturalisation est arrivée quelques jours après sa mort.

28 juin 2018

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28 juin – En vapeur sur le Léman (1823)

Le Guillaume Tell dans le port d’Ouchy
aquarelle anonyme, sd, achat co P. Diserens, antiquaire, rue Mercerie, 2003
Description sommaire (auto) : Aut: anonyme. Titre (post.) : Le port d’Ouchy, côté est. Date: 1823-1836.
Tech. gén: dessin; dessin. Tech. spéc: aquarelle; crayon; plume; encre. Mots clés: Lausanne; port; hôtel de
l’Ancre; maison Panchaud; halle; château d’Ouchy; tour; bateau à vapeur Le Guillaume Tell; drapeau suisse;
cheminée; roue à aube; chaloupe; dais; proue. Image: MHL136469; haute définition (1).
Etat de la fiche : avancé

Ils sont nombreux massés sur les rives du lac à regarder passer ce bateau à l’allure si particulière. Des bateliers décident, dix jours après l’inauguration officielle du Guillaume Tell, de le défier. Ils ont beau ramer ce 28 juin 1823, le vapeur n’a aucune peine à les distancer. L’idée du diplomate américain Edward Church a tôt fait de conquérir le coeur des riverains.

Construit à Bordeaux, le Guillaume Tell relie tous les jours Genève à Ouchy en 6 heures. À l’époque, il fallait une journée de diligence sur des chemins défoncés pour rallier les deux villes. Horaire fixe, confort, chauffage en hiver, le vapeur rallie tous les suffrages. Les deux cents places du navire de Church sont régulièrement prises d’assaut. Le pari est réussi.

Une année plus tard, le Winkelried, autre navire genevois vient en concurrence. En 1826, ce sera le Léman, nouveau monstre du lac pouvant emmener 500 personnes, qui lance la compétition entre Genève et Lausanne pour la suprématie sur le lac. En 1844, les trois compagnies principales signent un accord de rapprochement.

Finalement, l’arrivée du train en 1855 accélèrera le mouvement et en 1873 naîtra la compagnie générale de navigation (CGN). Loin de ces soucis concurrentiels, Edward Church qui a revendu son Guillaume Tell à la fin 1823 s’en ira développer les bateaux à vapeur sur le lac de Constance en 1824. En 1826, ce sera le tour du lac de Neuchâtel, en 1834 de celui de Zurich. Ce mode de navigation deviendra, avant la fin du XIXe siècle, un fleuron du tourisme helvétique.

27 juin 2018

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27 juin – Pacte avec Zoug (1352)

Peu importe que la ville soit prise, je la reprendrai quand j’aurai le temps! Cette réponse du duc Albert d’Autriche, pourtant dit Le sage, a le don d’irriter les Zougois retranché dans leur ville. Ils décident de capituler et signent, ce 27 juin 1352 un pacte d’alliance avec la Confédération. Le duc d’Autriche n’aura pas besoin de se fatiguer, la ville repassera sous sa tutelle quelques semaines plus tard, le 1er septembre, lors de la paix de Brandebourg.

Les premières conquêtes militaires de la toute jeune Confédération n’ont pas fait long feu. La puissance du duc d’Autriche est telle que Zurich et Lucerne préfèrent s’incliner que d’affronter frontalement l’Autriche. Ils avaient conquis Glaris sans combattre, la région s’est jetée dans leurs bras. Quelques semaines de siège leur offrent Zoug.

Pourtant la ville résiste fièrement. Ils font face au canon utilisé pour la première fois. Mais après 15 jours de siège, ne voyant pas venir les renforts autrichiens, ils s’inquiètent et envoient un messager au duc. Sa réponse les jettera dans la Confédération.

Après ces conquêtes, les confédérés donneront un statut de pays sujet à Glaris. Zoug, région plus stratégique mérite un pacte d’alliance plus équitable. On trouve une première mainmise des villes sur les campagnes. Malgré le retour sous le giron autrichien quelques semaines plus tard, les deux cantons gardent l’année 1352 comme date à commémorer.

Zoug attendra 13 ans et la mort de Rodolphe IV, le fils d’Albert, pour réintégrer pleinement la Confédération. Glaris se libèrera en 1388 lors de la bataille de Naefels.

26 juin 2018

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26 juin – La soupe au lait de Kappel (1529)

Soupe au lait de Kappel

Broute chez toi! Le pauvre bougre qui a dépassé la ligne de démarcation reçoit les remontrances des deux parties, mais bien vite les rires reprennent le dessus. La soupe au lait est partagée fraternellement par les deux camps qui se font face ce 26 juin 1529. Après ce petit-déjeuner partagé en toute fraternité, catholiques et protestants n’ont plus le goût de se battre.

Vous autres Confédérés, vous êtes de drôles de gens. Lors même que vous êtes divisés par quelque différend, vous ne faites qu’un et n’oubliez pas votre vieille amitié! Le bourgmestre de Strasbourg, venu en médiateur reste ébahi par la mentalité de ce peuple décidément pas comme les autres. Il faut dire que dans chaque camp on retrouve des mercenaires qui ont combattu côte à côte dans les campagnes d’Italie.

Pourtant, tout avait mal commencé un mois plus tôt. Le 29 mai, Schwytz brûlait Jakob Kaiser, un pasteur protestant venu prêcher la Réforme sur ses terres. Zwingli, qui avait pris l’ascendant sur la ville de Zurich déclare la guerre aux cantons catholiques. Avec peine, il organise une armée. Les autres régions protestantes n’ont pas très envie de s’engager dans un conflit.

Zwingli marche vers les catholiques. Les troupes se font face dans la région de Kappel à la frontière du canton de Zoug. Une médiation est voulue par une majorité de cantons. Les hommes des deux camps sont si proches qu’ils peuvent se parler aisément. Beaucoup d’anciens mercenaires d’Italie se reconnaissent. Les catholiques, montagnards, ont du lait en abondance. Ils amènent un chaudron de lait et demandent aux citadins d’y jeter du pain. Ainsi se résout le premier conflit confessionnel de la Confédération. La trêve sera de courte durée. Les protestants profitent de cette paix pour continuer leur expansion, mais deux ans plus tard, lors de la deuxième guerre de Kappel, Zwingli perdra la vie et les catholiques garderont pour deux siècles la maîtrise de la Confédération.

25 juin 2018

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25 juin – Discours à la nation (1940)

Marcel Pilet-Golaz

Oui, je le dis bien prises d’autorité. Oh ! ne nous y trompons pas, les temps que nous vivons nous arracheront à nombre d’habitudes anciennes, confortables, indolentes – je n’ose employer l’expression pépère, qui répondrait exactement à ma pensée. Qu’importe ! N’allons pas confondre routine, ornière desséchée, avec tradition, sève vivifiante qui monte du tréfonds de l’histoire…

Ces paroles du discours prononcé par le président de la Confédération, Marcel Pilet-Golaz, ce 25 juin 1940 seront mal reçues par la population. Au moment de la capitulation française, au moment où le régime hitlérien triomphe en Europe, au moment où le pays est cerné par les gouvernements fascistes, beaucoup y voient un alignement sur la pensée dominante.

Surtout que le Président parle également de renaissance: …le temps est venu de la renaissance intérieure. Chacun de nous doit dépouiller le vieil homme… Ce discours a été approuvé par l’ensemble des membres du Conseil fédéral, mais il suscite la controverse, d’autant plus que quelques mois plus tard, en septembre, Pilet-Golaz reçoit des membres du mouvement national suisse, un mouvement prohitlérien.

Il admet que la guerre touche à sa fin, mais surtout, il ne parle pas du rôle de l’armée ni n’emploie les termes de démocratie et de neutralité. En réaction, une quarantaine d’officiers de l’armée avec des relais dans la population civile fonde une société secrète prête à désobéir aux autorités en cas de capitulation du conseil fédéral. Ils préparent un mouvement de résistance.

Le moment est crucial pour le pays qui se trouve isolé au centre de l’Europe. Heureusement, l’histoire verra la chute du nazisme. La conjuration sera découverte par les chefs de l’armée et ses instigateurs modestement punis. Il reste de ce discours une vision ambigüe et les réelles pensées de Pilet-Golaz seront toujours sujettes à interprétations diverses.

Courage et résolution, esprit de sacrifice, don de soi, voilà les vertus salvatrices. Par elles, notre Patrie libre, humaine, compréhensive, accueillante, poursuivra sa mission fraternelle, qu’inspirent les grandes civilisations européennes… La conclusion du Président permet de garder l’espoir.

24 juin 2018

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24 juin – Paracelse (1527)

Paracelse

Les feux de la Saint-Jean brûlent à Bâle comme un peu partout ailleurs, mais dans la cité rhénane, ce 24 juin 1527, va se jouer un moment fort de l’histoire de la médecine. Paracelse, un jeune médecin d’origine schwytzoise récemment installée en ville, jette au feu le fameux Canon medicinae d’Avicenne. Ce geste va être assimilé à celui de Luther brûlant la bulle du pape.

Philippe Aurélien Thèophraste Bombast de Hohenheim a 37 ans. Fils de médecin, né à Einsielden, il a fui, avec sa famille, la misère des Guerres de Souabe pour grandir en Carinthie autrichienne. Il a obtenu son doctorat de médecine à Ferrare en 1516. Depuis, ayant pris le nom de Paracelse, il voyage à travers l’Europe.

Paracelse est un anticonformiste. Il ne suit pas les enseignements des livres. Pour lui, seule l’expérience est source de savoir: ce qui compte, c’est les découvertes de laboratoire. Son arrogance lui attire l’hostilité de la plupart des autres médecins européens. En 1527, il s’établira à Bâle grâce à l’appui d’Érasme dont il a brillamment soigné un ami.

Son geste de la Saint-Jean lui vaudra une grande renommée. Le Canon medicinae est le livre médical de référence à l’époque. Mais très vite, Paracelse se met à dos la majorité du milieu bâlois. Il reprend à nouveau la route à travers l’Europe et devient, selon ses termes, un savant vagabond. Il mourra à Salzbourg à 48 ans, possiblement d’un cancer du foie causé par les nombreuses vapeurs de mercure qu’il a respirées durant ses expérimentations.

Paracelse laisse une oeuvre colossale et importante. Il a révolutionné les pratiques médicales.

23 juin 2018

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23 juin – Plébiscite jurassien (1974)

Les trois districts du nord du Jura, Delémont, Porrentruy et les Franches-Montagnes disent largement oui à la création d’un nouveau canton contrairement aux quatre districts du sud qui disent non à ce premier vote. Ce 23 juin 1974 marque la véritable création du 23e canton suisse: Le Jura. Le processus aboutira définitivement le 24 septembre 1978 par le vote de l’ensemble du pays.

La lutte a été longue depuis que le congrès de Vienne a attribué le Jura à la Suisse et plus particulièrement au canton de Berne. C’est en 1917, pendant la Première Guerre mondiale qu’est créé le Comité pour la création d’un canton du Jura. 30 ans plus tard, un Comité d’action pour la défense des droits du Jura est fondé en réaction au refus d’attribuer les travaux publics à un conseiller d’État francophone.

Dans les années 1960, la lutte devient plus violente avec le Front de libération du Jura et surtout les jeunes militants du Groupe Bélier. Pour tenter de faire face à la situation, le gouvernement bernois nomme une Commission des Vingt-quatre qui déposera son rapport en 1968. Elle préconisera une série de votes en cascade pour que la population puisse se déterminer librement.

Le premier plébiscite du 23 juin 1974 décide de la fondation d’un nouveau canton. Les deux plébiscites suivants en 1975 permettent d’affiner les frontières cantonales. Enfin, en 1978, la Confédération entérine le nouveau canton qui voit officiellement le jour le 1er janvier 1979. Le district de Laufon qui a refusé de quitter le canton de Berne lors de ce processus décidera de rejoindre Bâle-Campagne en 1994 à la suite du scandale des Caisses noires.

Ce scandale a mis en lumière le soutien des autorités bernoises aux loyalistes jurassiens. Il montre que, même si la violence n’est plus de mise, la question jurassienne n’est pas résolue. Une Assemblée interjurassienne a été créée en 1994 pour restaurer un dialogue constructif.

22 juin 2018

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22 juin – Morat (1476)

Bataille de Morat

Les canons du duc de Bourgogne n’ont pas le temps de refroidir avant d’être recharger que les hallebardiers de la Confédération font irruption au coeur du camp de Charles le Téméraire. La panique est totale. Le duc parvient à s’enfuir, mais le plus grand nombre doit se battre au corps à corps. C’est un massacre. Ce 22 juin 1476 à Morat, le Téméraire subit sa deuxième défaite en quelques mois face aux Confédérés.

Pourtant, après la déroute de 2 mars sous les murs de Granson, Charles le Téméraire avait juré de se venger: je renoncerai à l’Empire plutôt que de retarder le moment où je pourrai écraser, passer par le fil de l’épée, ce peuple de brutes grossières. Il reconstitue une armée encore plus puissante avec des mercenaires d’Italie et de Savoie. Des archers anglais viennent compléter son dispositif.

Fribourg lui semblant une prise trop difficile, il marche sur Morat avant de fondre sur Berne. La place est défendue par Adrien de Bubenberg qui fait des miracles pour retenir les troupes bourguignonnes. Les tours et les murailles sont renversées, nous n’avons plus que nos corps à opposer à l’ennemi. Mais tant qu’une goutte de sang coulera dans nos veines, aucun de nous ne cèdera. Bubenberg est héroïque avec ses hommes. Il en faudra du courage pour résister au siège qui dure depuis le 9 juin.

Mais le 22 juin au matin, les renforts confédérés arrivent sous la pluie. À midi, le duc ne voyant aucun signe de bataille passe à table. Le dispositif d’alerte est allégé. C’est alors que les Confédérés fondent sur le camp bourguignon. Après des débuts laborieux, les assauts débordent l’artillerie du duc et la palissade qui protégeait l’armée de siège est percée.

Entre 10 000 et 12 000 hommes du Téméraire laissent leur vie sur le champ de bataille contre seulement 400 Confédérés. La déroute de Charles le Téméraire sera totale en janvier 1477 lorsqu’il perdra la vie à Nancy. La Confédération gagne en prestige militaire, mais profite moins territorialement que la France et l’Autriche qui seront les grands vainqueurs de la chute de la Bourgogne.

21 juin 2018

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21 juin – Laupen (1339)

Bataille de Laupen

La fine fleur de la chevalerie romande laissera la vie sur le champ de bataille de Laupen. Les comtes de Valangin et de Nidau, le fils unique du comte de Savoie, l’avoyer de Fribourg sont quelques-unes des victimes de marque des Bernois à la bataille de Laupen. Ce 21 juin 1339 est une grande victoire pour la ville de Berne qui avait osé défier l’autorité de l’Empereur Louis de Bavière.

Voulant se distancer de la tutelle autrichienne, Berne s’allie tout d’abord avec la Savoie, avant de se tourner vers le Hasli, l’Oberland et les premiers Confédérés. Les gains territoriaux et économiques des Bernois effraient ses voisins, y compris les comtes de Savoie. Ils forment une coalition redoutable autour de l’Empereur Louis de Bavière et des évêques de Lausanne et de Bâle.

Les coalisés attaquent la forteresse de Laupen où six cents Bernois sont retranchés. Elle résiste héroïquement durant quelques jours permettant à Berne de rameuter ses alliés. En fin d’après-midi du 21 juin, Rodolphe d’Erlach fait face aux ennemis de la cité sur les arrières de Laupen. Deux armées de près de 6 000 hommes s’affrontent. Adossés à la forêt, les Bernois ont l’avantage du terrain et vont en profiter.

2 000 morts et 27 bannières conquises plus tard, Berne triomphe. Fribourg, La Savoie, L’Autriche doivent traiter avec les vainqueurs et ne se relèveront jamais tout à fait de ce désastre. La bataille permettra aussi le rapprochement définitif de Berne et des Confédérés. Ils scelleront leur alliance dans le pacte du 6 mars 1553 qui verra Berne adhérer à la Confédération.

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