Valais Libre

30 avril 2015

30 avril 1987 – Accords du lac Meech

Question constitutionnelle

Brian Mulroney signe l'accord du lac Meech

Brian Mulroney signe l’accord du lac Meech

[…] la reconnaissance explicite du Québec comme société distincte; la garantie de pouvoirs accrus en matière d’immigration; la limitation du pouvoir fédéral de dépenser; la reconnaissance d’un droit de veto; la participation du Québec à la nomination des juges à la Cour suprême du Canada. Ces cinq conditions posées par le premier ministre Robert Bourassa permettraient une ratification de la Constitution canadienne par le Québec. La province avait refusé le rapatriement de la Constitution organisée par Trudeau au début des années 80.

Ce 30 avril 1987, le premier ministre du Canada, Brian Mulroney et les premiers ministres des provinces canadiennes s’entendent sur une solution à ce problème constitutionnel. Ils acceptent les conditions du Québec. C’est l’accord du lac Meech. Cet accord de principe sera confirmé en juin à Ottawa par la signature du texte officiel. Les provinces ont dès lors trois ans pour faire ratifier ce texte par leurs assemblées provinciales.

Le Québec sera le premier à entériner l’accord constitutionnel le 23 juin suivant. La Chambre des communes canadiennes l’acceptera en octobre par une très large majorité, mais la suite ne sera pas toujours aussi simple. Les provinces de Terre-Neuve et du Manitoba remettront en question cet accord. À l’échéance du délai, les deux provinces n’auront pas ratifié l’accord, celui-ci est donc un échec. Le processus qui devait amener le Québec à accepter la constitution prend fin sur ce rejet et le nationalisme québécois retrouvera un nouvel élan.

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29 avril 2015

29 avril 1627 – La compagnie de la Nouvelle-France

Amorce de la colonisation

Edit de fondation

Edit de fondation

C’est à savoir que les dits de Roquemont, Houel, Lataignant, Dablon, Duchesne et Castillon, tant pour eux que pour les autres, faisant le nombre de cent leurs associés, promettront faire passer au dit pays de la Nouvelle-France, deux à trois cents hommes de tous métiers dès l’année prochaine 1628, et pendant les années suivantes en augmenter le nombre jusqu’à quatre mille de l’un et de l’autre sexe, dans quinze ans prochainement venants, et qui finiront en décembre, que l’on comptera 1643.

Cet Acte pour l’établissement de la Compagnie des Cents associés pour le commerce du Canada fait à Paris ce 29 avril 1627 et signé par le cardinal de Richelieu crée la Compagnie de la Nouvelle-France communément appelée Compagnie des Cents associés. Champlain a réussi à convaincre le cardinal et voit ainsi l’avenir de sa Nouvelle-France s’éclairer. Les difficultés des premières années pourront être surmontées grâce à ce nouveau monopole et surtout cet apport d’argent qui va permettre la pérennité de Québec.

Chacun des cent associés a mis une mise de 3000 livres pour financer la compagnie qui obtient le monopole du commerce en Canada. Ce monopole est de 15 ans pour les fourrures et à perpétuité pour le reste. En contrepartie, la Compagnie doit installer à ses frais 4 000 colons, administrer la colonie, assurer la défense du territoire et se consacrer à la conversion des Amérindiens. Elle verra très vite les Anglais se dresser contre elle, les menaces iroquoises lui compliqueront la tâche qu’elle acquittera tant bien que mal jusqu’en 1663 où la compagnie est dissoute, la Nouvelle-France devenant alors une colonie royale.

28 avril 2015

28 avril 1760 – Bataille de Sainte-Foy

Victoire éphémère

Le chevalier de Lévis ralliant son armée

Le chevalier de Lévis ralliant son armée

[…] plus grande victoire française en Amérique, parce qu’elle a fait un jour trembler le sort de la ville de Québec et de toute l’Amérique. Cette affirmation de l’historien américain Francis Packman illustre parfaitement l’importance de ce 28 avril 1760 dans l’histoire de las Nouvelle-France. Le chevalier de Lévis qui s’est replié sur Montréal après la défaite des Plaines d’Abraham revient au printemps devant les murs de Québec pour reprendre la ville. James Murray, à la tête des troupes britanniques, sort des murs et se porte au-devant des Français.

L’affrontement aura lieu à Sainte-Foy, non loin des Plaines d’Abraham. Lévis dispose de 2600 soldats réguliers, 2400 miliciens et d’environ 1000 Amérindiens. Murray lui fait face avec près de 4 000 soldats aguerris, mais affaiblis par un hiver difficile. Les Anglais passent d’emblée à l’attaque et enfoncent les lignes françaises. Mais cet avantage initial ne durera pas, d’âpres combats ont lieu et, petit à petit, les Français qui connaissent mieux le terrain prennent le dessus. Après deux heures de combats et la perte de près de 1300 hommes tués ou blessés, Murray se replie derrière les murs de Québec.

Le siège de la ville peut commencer. Lévis fait creuser des tranchées pour s’approcher au plus près des murs. Murray organise quelques sorties nocturnes de volontaires pour retarder le travail des Français, mais ceux-ci commencent le 11 mai à bombarder la ville. La vue d’un seul pavillon français aurait opéré la reddition de la ville de Québec. Le voeu du gouverneur Vaudreuil ne se réalisera pas, la flotte anglaise arrivera en premier devant la ville. Lévis s’en retourne à Montréal, le sort de la Nouvelle-France est joué.

27 avril 2015

27 avril 1942 – Plébiscite sur la conscription

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Division canadienne

04.27 Conscription1942Consentez-vous à libérer le gouvernement de toute obligation résultant d’engagements antérieurs restreignant les méthodes de mobilisation pour le service militaire ? Ce 27 avril 1942, le Canada répond OUI à 63,7 % à la question posée par son gouvernement. Le Québec aura, comme lors de la conscription pour la Premième Guerre mondiale, une réponse toute différente. Le NON l’emporte à 71,2 % dans la province. Ce taux de rejet avoisine les 85 % si l’on ne prend en compte que les votes francophones. Le pays est à nouveau fortement divisé.

Ce vote de race, comme l’ont appelé certains, oblige le premier ministre MacKenzie King à faire preuve de prudence s’il ne veut pas plonger le pays dans une nouvelle crise. Le Gouvernement que je dirige ne présentera pas de mesures de conscription des Canadiens pour le service outre-mer. Cette déclaration du premier ministre en juin 1941 l’oblige à tenir un plébiscite pour se libérer de sa parole si le peuple est d’accord. Après l’entrée en guerre des États-Unis et l’évolution du conflit en Europe, les contingents de volontaires canadiens, près de 125 000 hommes s’étaient engagés, ne suffisent plus.

L’ambiance est électrique au Canada, les journaux anglophones traitent de lâches, de traîtres et de racistes les Canadiens-français. Mais, même s’il y a quelques troubles à Montréal, les choses se calment et finalement peu de troupes recrutées suite à la Loi sur la mobilisation des ressources nationales seront envoyées outre-mer. Le pari politique du premier ministre MacKenzie King est réussi. Il évite de s’embourber dans une crise politique et demeure au pouvoir jusqu’à sa retraite en 1948.

26 avril 2015

26 avril 1908 – Glissement de terrain à Notre-Dame-de-la-Salette

Rivière meurtrière

Glissement de terrain à Notre-Dame-de-la-Salette

Glissement de terrain à Notre-Dame-de-la-Salette

Les villageois s’élancèrent dehors et s’aperçurent que la moitié du village était disparue et que là où était la côte coulait un impétueux torrent. Là où étaient les fermes et leurs dépendances s’élevaient des pyramides de glace que les flots tourmentés de la Lièvre assaillaient de toute part. Quatorze maisons de ferme étaient disparues. Qu’étaient devenus les habitants? Où étaient les quarante personnes qu’abritaient ces maisons? Il n’y avait pas un être vivant dans cet amoncellement de ruines.

Cet extrait du journal La Patrie relate la tragédie qui a endeuillé, ce 26 avril 1908, le petit village de Notre-Dame-de-la-Salette. La rivière du Lièvre s’est déchaînée durant la nuit. Elle a emporté une large bande de terre et engloutit trois maisons. Les six occupants n’ont eu aucune chance. La coulée de terre qui se jette alors la rivière provoque une grande vague qui envahit le village. Les immenses blocs de glace transportés par l’eau détruisirent douze maisons et vingt-cinq autres bâtiments sur leur passage.

Le bilan sera très lourd, entre 33 et 37 personnes, toutes les sources ne sont pas d’accord, décèderont durant cette nuit tragique. Ce glissement de terrain est l’un des plus meurtriers de l’histoire du Canada. Les jours suivants, le village qui a perdu le 10 % de sa population dans la tragédie enterrera ses morts et s’attellera à la reconstruction. En 2013 et 2014, des travaux de stabilisation des talus qui longe la rivière le Lièvre ont été effectués pour prévenir une nouvelle catastrophe.

25 avril 2015

25 avril 1849 – Le feu au parlement de Montréal

Indemnisation des victimes de 1837/38

L'incendie du Parlement à Montréal, Joseph Légaré, 1849

L’incendie du Parlement à Montréal, Joseph Légaré, 1849

Au moment où son Excellence quittait le parlement pour se diriger vers la portière de son carrosse, il fut assailli par des milliers de pierres, de bâtons, d’oeufs frais et pourris. Un oeuf l’atteignit même au visage, les vitres de sa voiture volèrent en éclats, etc. […] J’arrête ici, car on crie présentement que le parlement est la proie des flammes et de la porte de ma boutique, je vois les flammes rouges illuminant le ciel. J’y vais. Dans une lettre à sa femme, W.R. Seaver, un commerçant de Montréal, décrit les événements de ce 25 avril 1849.

L’adoption de la Loi d’indemnisation pour le Bas-Canada qui permettait à tout habitant de la région qui avait subi des dommages causés, dans la plupart des cas, lors des représailles exercées par les forces britanniques lors des rebellions de 1837 / 1838, de recevoir une indemnité soulève l’ire des marchands britanniques de Montréal. La Montreal Gazette invite ses lecteurs à se rassembler au Champ-de-Mars. C’est bientôt 1500 manifestants qui envahissent le parlement où les députés siègent encore. Ils saccagent tout et le feu se propage rapidement.

Au soir de cette journée d’émeute, le parlement sera complètement détruit. Les manifestations de protestation dureront toute une semaine. L’ordre se rétablira péniblement et de nombreuses arrestations seront nécessaires. La session parlementaire sera suspendue et ne reprendra qu’une année plus tard à Toronto. En effet, la capitale du Canada-Uni sera transférée dans la ville ontarienne après ces événements.

24 avril 2015

Élections fédérales 2015 – II

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drapeauxDimanche 18 octobre 2015, lundi 19 octobre 2015: dans six mois des élections fédérales auront lieu en Suisse et au Canada. Ma passion de la politique, mon passé helvétique et mon présent canadien me poussent à vous parler de ces deux moments forts de la démocratie.
Canada et Suisse partagent une même structure de pouvoirs à trois étages, mais ces pouvoirs sont répartis de manières très différentes. C’est peut-être ce qui explique que les organisations politiques, les partis sont, eux aussi, structurés différemment.

Lorsque j’étais secrétaire cantonal du PLR Valais, en Suisse, je gérais le parti au niveau cantonal (l’équivalent du provincial au Canada), mais j’apportais aussi un soutien logistique et je coordonnais les programmes au niveau communal (municipal). Je faisais également partie du comité central fédéral et je m’occupais des campagnes nationales pour mon canton.

Au Canada, chaque niveau de pouvoir possède ses propres partis politiques. Il n’y a pas de liens entre les partis fédéraux, provinciaux et municipaux. Souvent, il n’y a pas d’équivalent dans chacun des étages.

Épisode 2: Les partis politiques

Canada

CanadaAu niveau fédéral, trois grands partis nationaux occupent la quasi-totalité des sièges de la Chambre des communes: le Parti conservateur, 166, le parti libéral, 34 et le Nouveau parti démocrate, 103. Le Bloc québécois, les indépendantistes en ont 4 et le parti vert en a 1, un représentant de la Colombie-Britannique.

Le parti conservateur, qui a la majorité absolue, forme donc un gouvernement majoritaire avec à sa tête le premier ministre Stephen Harper.  Ce parti est tout récent, puisqu’il a été créé en décembre 2003 par la fusion de l’Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur, mais il est l’héritier de plusieurs partis conservateurs qui ont jalonné l’histoire du Canada depuis sa création en 1867. Il est proche du conservatisme américain.

Le parti libéral est aujourd’hui dirigé par Justin Trudeau, le fils de l’ancien premier ministre Pierre-Eliott Trudeau. Longtemps considéré comme le parti gouvernant naturel du Canada, le parti libéral a occupé le pouvoir très souvent au cours du 20e siècle. Il défend une idéologie proche de la social-démocratie.

Le Nouveau parti démocrate canadien dirigé par Thomas Muclair est clairement un parti de gauche. Fondé en 1961, il est membre de l’Internationale socialiste. Le parti a de forts liens avec les mouvements syndicaux. Il a connu une très forte poussée, surtout au Québec, lors des dernières élections de 2011.

Le Bloc québécois a failli disparaître aux élections de 2011. Il a alors perdu 45 de ses 49 sièges pour ne garder que 4 députés. Fondé en 1991, le parti a une orientation de centre gauche et défend les indépendantistes québécois. Jusqu’aux élections de 2011, il avait toujours obtenu la majorité des sièges de la province.

Suisse

suisseTraditionnellement, quatre grands partis occupaient l’espace politique en Suisse et monopolisaient les sièges du gouvernement fédéral (élus par les Chambres fédérales): l’Union démocratique du centre, le Parti socialiste, le Parti libéral-radical et le Parti démocrate-chrétien. D’autres plus petits partis comme les verts, les verts libéraux et le Parti bourgeois démocratique occupent quelques sièges aux Chambres fédérales.

L’Union démocratique du centre (UDC) avec 62 sièges (56 au Conseil national et 6 au Conseil des États) est le plus grand parti de Suisse. Il prône une politique de droite, parfois taxée d’extrême droite et se caractérise par un discours nationaliste très fort.

Le Parti socialiste (PS) possède 57 sièges (46 au CN et 11 au CE). C’est un parti de gauche bien ancré dans l’histoire politique suisse. Il milite pour une extension des politiques sociales et un état plus interventionniste.

Le Parti libéral-radical est né de la fusion, dans les années 2000, du parti radical et du parti libéral, deux  partis historiques. Les radicaux sont à l’origine de la fondation de la Suisse moderne en 1848. Aujourd’hui, le parti possède 41 sièges (30 au CN et 11 au CE). Il prône une politique libérale et un état peu engagé.

Le Parti démocrate-chrétien issu des anciens conservateurs est aujourd’hui un parti qui s’urbanise. Traditionnellement fort dans les campagnes catholiques, il se recentre depuis quelques années avec une politique qui passe du centre droit au centre gauche. Il forme un groupe parlementaire avec le Parti évangélique qui possède 44 sièges (31 au CN et 13 au CE).

24 avril 1885 – Bataille de la Coulée des Tourond

première victoire

Bataille de la coulée des Tourond

Bataille de la coulée des Tourond

Dumont décida alors d’embusquer les forces de Middleton durant la journée à la coulée des Tourond, un ravin qui faisait méandre de la ferme des Tourond vers la rivière Saskatchewan Sud et descendait vers l’endroit où le ruisseau Fish se jetait dans la rivière. […] Le ravin constituait le type de piège naturel dans lequel, si tout se déroulait comme prévu, il était possible de prendre un petit corps d’armée dans un étau dont il ne resterait plus qu’à refermer systématiquement les serres jusqu’à ce que les survivants se rendent.

Ce récit tiré de la biographie de Gabriel Dumont écrite par George Woodcock en 1975 décrit l’idée du chef métis afin de retarder l’avancée des troupes canadiennes venues réprimer la Rébellion du Nord-Ouest. Ce 24 avril 1885, la Coulée des Tourond est le théâtre de la première bataille entre les forces métisses et les militaires canadiens. Bien qu’ils soient bien inférieurs en nombre et qu’ils aient perdu tout élément de surprise, les Métis, les Cris et les Dakotas n’en réussissent pas moins à empêcher les Canadiens emmenés par Middleton de poursuivre leur route vers Batoche, le centre de la rébellion.

Malgré cette défaite, Middletonprit Batoche le 9 mai suivant. Le grand chef de la rébellion, Louis Riel fut capturé le 15 mai, pendant que Dumont, Jackson et les autres chefs métis fuyaient à travers la frontière vers le Montana. Ce sera la fin de la Rébellion du Nord-Ouest. Louis Riel sera jugé, condamné à mort et exécuté par pendaison le 16 novembre 1885. Ce dénouement d’une révolte francophone dans l’Ouest canadien dégradera les relations entre le Québec et le Canada anglophone.

23 avril 2015

23 avril 1665 – Mauvais cabaretier

Vin trop cher

Cabaret (ici1760)

Cabaret (ici1760)

Il a été quérir du vin à pot chez lesdits Lemieux, trois ou quatre fois, lequel vin il a payé vingt-deux sols le pot, d’autant qu’ils ne voulaient lui en donner à moins. Pierre Créteil témoigne devant le tribunal du Conseil souverain. Son témoignage est corroboré par un second témoin qui se nomme Jacques Lozier qui, lui aussi, a acheté chaque jour un pot de vin au prix de vingt-deux sols. Le cabaretier Gabriel Lemieux et son épouse vont devoir s’expliquer.

Ils n’y parviendront pas et la femme reconnaîtra avoir vendu trois fois du vin à ce prix. Gabriel Lemieux demandera la clémence du tribunal, car il n’a pas fait cela plus de 10 fois et seulement parce qu’il avait acheté le vin bien cher. Lemieux et sa femme sont condamnés, ce 23 avril 1665, à dix écus d’amende et en cas de récidive, le coût de l’amende sera alors mémorable.

En ces débuts de la Nouvelle-France, nombre d’habitants ne sont souvent que de passage. Marchands, marins, militaires ou traiteurs de fourrures, ils sont nombreux à séjourner dans des auberges et les cabarets servaient à boire en petite quantité. Ne pas laisser place à l’ivrognerie, aux blasphèmes, aux jeux de hasard… Les dimanches lors de la messe l’établissement devait être vidé et fermé. Les règles étaient strictes, comme la fixation d’un prix maximum pour le pot de vin. En cas de plainte, le tribunal veillait.

22 avril 2015

22 avril 2001 – Sommet des Amériques

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Altermondialistes à Québec

 Les rues de Québec s'embrasent

Les rues de Québec s’embrasent

Mettre en place une zone de libre-échange au plus tard en décembre 2005 où seuls les pays démocratiques pourront participer, les conclusions du troisième sommet des Amériques sont pour le moins mitigées. Ce 22 avril 2001, Québec est bien plus sous le choc des manifestations de la veille que marqué par les fruits du sommet qui, durant trois jours, a réuni 34 chefs d’États américains dans la ville. La création de la zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) se présente mal. Elle ne verra d’ailleurs pas le jour en 2005.

Du 17 au 21 avril, un sommet des peuples avait rassemblé plus de 2000 personnes venues de 35 pays pour faire contrepoids au sommet officiel. Cuba, écarté du sommet des Amériques, car non démocratique, faisait partie de la rencontre altermondialiste. Pour clore ce sommet, une grande marche des peuples réunissant près de 60 000 participants pacifiques a sillonné la Basse-Ville de Québec le 21 avril. Ils n’ont pas tenté de pénétrer dans l’imposant périmètre de sécurité en Haute-Ville.

Par contre, des manifestants plus radicaux ont affronté les forces de l’ordre près de la côte d’Abraham en tentant de forcer les barrières délimitant la « zone rouge » interdite d’accès. 5148 bombes lacrymogènes et fumigènes, 903 balles de caoutchouc, 460 arrestations, le bilan policier du sommet a été lourd. La rencontre de l’organisation des États américains (OEA) qui se tient tous les trois ou quatre ans aura laissé des traces dans la ville. La visite de Georges W Bush et de ses collègues chefs d’État engendrera de nombreuses suites judiciaires qui déboucheront sur une révision des processus policiers.

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