Valais Libre

20 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

20 novembre 1841 – Naissance de Wilfrid Laurier

Wilfrid Laurier

La petite maison au bord de la rivière l’Achigan, à Saint-Lin-de-Lachenaie, actuellement Saint-Lin–Laurentides, est en fête ce 20 novembre 1841. Carolus Laurier et Marie-Marcelle Martineau accueillent la naissance d’un garçon qu’ils prénomment Wilfrid. Après des études à l’école primaire du village, un passage dans le village anglophone voisin de New Glasgow, des études classiques au collège de l’Assomption, Wilfrid Laurier sortira diplômé en droit de l’Université McGill de Montréal en 1864.

Il fera ses débuts politiques en 1871 lorsqu’il est élu député libéral à l’Assemblée législative de Québec pour le district électoral de Drummond-Arthabaska. En 1874, il quitte la politique provinciale et est élu député fédéral. En 1877, il devient ministre du Revenu. Après la défaite des libéraux en 1878, il se retire de la politique active. Il reviendra en 1887 lorsqu’il succède à Édouard Blake comme chef du Parti libéral fédéral. Chef de l’opposition, il mène son parti à la victoire en 1896 et devient alors le premier Québécois francophone à diriger le gouvernement fédéral.

Il conservera le pouvoir pendant 15 ans. Les réalisations du gouvernement Laurier sont spectaculaires : profitant d’une prospérité économique, le Canada connaît une grande expansion du commerce, la construction des chemins de fer transcontinentaux, l’ouverture sur l’immigration, la création de nouvelles provinces (Alberta et Saskatchewan en 1905), le développement et la spécialisation de l’agriculture. Mais en 1911, il est battu et entre à nouveau dans l’opposition. Il restera le chef des libéraux jusqu’à sa mort le 17 février 1919.

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150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

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Gabrielle Roy (1909 – 1983)

Née en 1909 à Saint-Boniface qui fait aujourd’hui partie de Winnipeg dans le Manitoba, Gabrielle Roy y suit sa formation primaire avant d’entrer à l’école normale de Winnipeg. Elle enseignera quelque temps dans quelques écoles rurales du Manitoba avant de faire un premier voyage en Europe en 1937. Elle étudie l’art dramatique à Londres, puis à Paris.

Elle amorce alors une carrière dans l’écriture en livrant quelques articles dans un journal. La Deuxième Guerre mondiale la renvoie au Canada où elle poursuit son travail de pigiste, tout en préparant des romans. Son premier, Bonheur d’occasion, paru en 1945, marquera son époque et lui vaudra la reconnaissance, d’autant plus que sa traduction anglaise connaitra également le succès.

Elle se mariera en 1947, séjournera avec son mari en Europe. Elle rentrera au Québec en 1950 et vivra dès lors entre Québec et Rivière-Saint-François. C’est là qu’elle rédigera l’essentiel de son oeuvre. Écrivaine essentielle de la littérature francophone canadienne, Gabrielle Roy recevra de nombreux prix et publiera régulièrement jusqu’à sa mort en 1983.

Cet été qui chantait (1972)

Le Québec c’est l’hiver, mais Gabrielle Roy nous fait découvrir que c’est aussi l’été. Cet été qui chantait est une ode au calme et à la plénitude. La narratrice évoque une vie estivale dans Charlevoix auprès de ses amis Berthe et Aimé. Les arbres, les oiseaux, le fleuve, tout est là pour chanter une saison exquise où l’on veut emmagasiner un maximum de chaleur. L’hiver est toujours proche au Québec.

La mare de monsieur Toung est un premier rendez-vous. Les dialogues naïfs, mais tendres avec cette grenouille qui finira dans le ventre du héron donnent le ton. Chaque histoire donne sa touche au tableau final. Les oiseaux parlent dans le ciel, répondent aux préoccupations des terriens, accompagnent la narratrice et ses amis tout au long de ses cartes postales estivales.

Et soudain, sans qu’on y prenne garde une histoire est plus mélancolique, voire triste. Il y a tout d’abord la vieille Martine qui a quitté quelques jours sa maison de retraite pour revoir son fleuve. Rencontre touchante de trois femmes, deux jeunes et la vieille qui nous fait voir la vie dans son essentiel. Puis, l’enfant morte, souvenir des débuts d’une jeune maîtresse d’école dans le Manitoba qui vit la mort avec sa classe: le coeur de la vie…

19 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

19 novembre 1794 – Traité de Jay

Traité de Jay

Il existera entre Sa Majesté britannique, ses héritiers et successeurs, et les États-Unis de l’Amérique ainsi qu’entre leurs domaines, territoires, cités, villes et peuples de toute dénomination sans exception de personnes et de lieux, respectivement, une paix ferme, inviolable et universelle, et une amitié vraie et sincère. John Jay, juge en chef de la Cour suprême des États-Unis et le baron de Grenville, plénipotentiaire du roi Georges III, signent à Londres, ce 19 novembre 1794, une entente entre les deux pays.

Malgré le traité de Paris de 1783, des litiges subsistent entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. L’occupation britannique de forts sur le territoire américain dans la région des Grands Lacs est contestée par les Américains qui réclament également des compensations pour les navires, marchandises et esclaves confisqués durant la guerre d’indépendance. Georges Washington, président des États-Unis, veut éviter une nouvelle guerre, il envoie à Londres John Jay pour négocier.

Ce traité pose aujourd’hui quelques problèmes au Canada à cause de la question des Amérindiens. Ceux-ci ont obtenu le droit de s’installer et de travailler aux États-Unis sans restriction ainsi qu’une exemption des droits de douane sur les biens qu’ils transportent au-delà des frontières. Le Canada n’a jamais reconnu ce traité et des conflits ont régulièrement cours au sujet des droits de douane, notamment en Ontario.

18 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

18 novembre 1869 – Mort de Joseph Guibord

Joseph Guibort

La mort à Montréal, ce 18 novembre 1869, du typographe Joseph Guibord allait déclencher une polémique qui ne s’achèvera que 5 ans plus tard devant les tribunaux. Membre de l’Institut canadien de Montréal, le pauvre homme allait payer chèrement son appartenance à cet organisme mis à l’index par Monseigneur Bourget.

Celui qui persiste à vouloir demeurer dans le dit Institut ou à lire ou seulement garder le sus-dit annuaire sans y être autorisé par l’Église se prive lui-même des sacrements à l’heure de la mort. La sentence était claire et la paroisse refusa le droit d’inhumer sa sépulture dans la partie catholique du cimetière de la Côte-des-Neiges. Sa veuve, soutenue par des membres de l’Institut canadien poursuivit devant les tribunaux le curé et les marguilliers de la paroisse de Notre-Dame.

En 1870, la Cour supérieure du Québec rappela à l’église son rôle et ordonna l’enterrement de Guibort au cimetière. Ce jugement fut cassé tant par la Cour d’appel du Québec que par la Cour du banc de la reine. Finalement, en 1874 le Comité judiciaire du Conseil privé à Londres, le plus haut tribunal de l’Empire, ordonna le déménagement du corps de Joseph Guibort au sein du secteur catholique du cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Ce qui fut fait sous escorte militaire et policière en septembre 1875.

17 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

17 novembre 1965 – Accord culturel Canada/France

Christian Foucher et Paul Guérin-Lajoie

Animés d’un égal désir de développer les échanges entre les deux pays dans le domaine de la culture, de la science, de la technique et des arts, persuadés que cette coopération contribuera à renforcer les liens d’amitié traditionnelle qui unissent la France et le Canada, également attachés à favoriser la diffusion de la langue française… La France et le Canada signent à Ottawa, ce 17 novembre 1965, un accord culturel d’une durée de cinq ans.

Depuis la fin du 19e siècle, le Québec est actif sur la scène diplomatique internationale et tout particulièrement du côté de Paris. Longtemps basé sur l’action personnelle de certains de ses gouvernants, ce travail ouvre de nouveaux marchés et fait connaître le Québec aux touristes étrangers. Ces activités restent sporadiques jusque dans les années 1960 où elles s’organisent dans des délégations générales sous l’autorité de différents ministères.

1961 marque un tournant, le gouvernement libéral du Québec affirme son droit d’agir directement avec l’extérieur, sans passer par Ottawa, pour ses domaines de compétences. En février 1965, le Québec signe avec la France un accord de coopération en matière d’éducation. Le gouvernement fédéral mène en parallèle ses propres discussions pour ne pas laisser ce champ uniquement aux provinces. L’accord culturel de ce mois de novembre 1965 se veut un cadre pour les démarches provinciales.

Il y a 150 ans dans le Confédéré… dimanche 17 novembre 1867

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Échanges postaux avec l’Amérique, budget fédéral et affaires romaines…

5 ans au Québec – Épisode 45

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Un hiver en préparation

Un tapis jaune pour préparer l’hiver

Nous voici déjà à la mi-novembre. L’automne laisse déjà place à l’hiver. Tout va très vite cette année dans la tradition. L’été des Indiens (comme on dit ici) s’est terminé brutalement. En une semaine, la température du vendredi matin (c’est mon point de repère hebdomadaire) a chuté de 13 à -7 degrés.

Tout a commencé le mercredi entre ces deux jours repères. Alors que je sortais pour prendre le bus pour m’en aller travailler le matin, il neigeait des feuilles jaunes d’érable. À mon retour, tôt dans l’après-midi, mon gazon était recouvert d’un merveilleux tapis couleur soleil.

Le soleil était aussi dans le ciel même s’il ne jouait pas son rôle de chaufferette. Quelques coups de râteaux plus tard, le vert gazon avait repris le dessus grâce à l’énergie de ma blonde. Mais le lendemain, tout était à recommencer.

Ce qu’il y a de bien avec ce combat contre les feuilles, c’est qu’on sait qu’on finit toujours par le gagner. Si ce n’est pas à la force des bras, le froid nous aide beaucoup en ratatinant les feuilles et l’arbre, aussi majestueux soit-il, finit par s’épuiser et perdre ses derniers atours.

Cette lutte contre la chute des feuilles n’est que le début de la préparation à l’hiver. Parce que oui, l’hiver se prépare. Déjà que notre corps doit prendre le temps de s’acclimater. C’est froid parce que c’est l’automne. Avec la même température au printemps, on aura chaud! Mon collègue Fred a raison. Tout est question d’habitude. Les -5 ou 0 degrés qui nous font grelotter aujourd’hui nous sembleront des chaleurs tropicales en avril après avoir survécu aux – 45 ressentis avec le facteur éolien.

Ce sacré facteur éolien qui transperce nos maigres enveloppes pour s’attaquer directement à nos os ne m’a pas trop fait sacrer (eh oui, au Québec on sacre, on ne jura pas) lorsqu’est arrivé le temps de recouvrir notre beau gazon de sa toile protectrice. Je ne sais pas si c’est l’expérience, mais à ma 5e édition, tout m’a semblé facile.

L’hiver est tellement long et exigeant, la neige longtemps présente, qu’il faut préparer le terrain à subir sans trop de dommage cette période rêvée des amateurs de blanc (et là je ne parle pas de mes amis qui le préfère en ballon). Une toile facilitera le ramassage de la terre et de roches (petits cailloux en québécois) qu’inévitablement la souffleuse va envoyer sur notre terrain.

Les routes sont vite nettoyées après chaque tempête de neige, mais les terrains en bordure dégustent. Il faut bien mettre la neige quelque part, car elle ne veut pas fondre lorsque le thermomètre est en dessous de zéro. Elle va donc s’accumuler jusqu’en avril. Les petits cèdres (qu’on appelle thuyas en Europe) doivent aussi être solidement emballés pour résister à la pression des souffleuses.

Comme d’habitude, à la mi-novembre tout est prêt. Il y a juste mon baril qui récupère l’eau du toit pour l’arrosage du jardin que j’ai tardé à vider. Il est un peu gelé et j’ai beau le mettre au soleil, je ne suis pas sûr de l’assécher avant le printemps. Les maringouins auront aussi une patinoire cet hiver.

Bref, la préparation est faite. Il ne manque qu’une chose : la neige. Pour la première fois depuis mon arrivée au Québec, elle n’a pas fait de visite en octobre. Je crois qu’elle est restée prise en Valais à ce qu’on m’a dit. Soyez sympa, laissez-là venir chez nous. Je suis prêt, je l’attends.

Cèdre emballé, hiver préparé

16 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

16 novembre 1885 – Pendaison de Louis Riel

pendaison de Louis Riel

Héros, sauveur ou traître, le personnage qui se balance au bout d’une corde ce 16 novembre 1885 ne laisse pas indifférent. Louis Riel a été la voix des Métis durant près de 20 ans. Il est considéré par beaucoup comme le père du Manitoba. Son exécution dans les quartiers de la Police à cheval du Nord-Ouest à Regina au Saskatchewan soulève des controverses. Les drapeaux sont mis en berne dans la province de Québec et les patriotes portent le crêpe du deuil.

Louis Riel est né le 22 octobre 1844 dans la colonie de peuplement de la rivière Rouge, dans la Terre de Rupert. Une de ses grands-mères était métisse, il fait partie de cette communauté. Il fait ses études à Saint-Boniface et, sous les conseils de l’évêque Taché, se prépare à la prêtrise. La mort de son père vient changer ses plans. Il devient commis dans un cabinet d’avocats pour subvenir aux besoins de sa famille.

En 1869, il prend la tête de la rébellion de la rivière Rouge qui s’oppose à l’arpentage de la Terre de Rupert et forme un gouvernement provisoire. L’exécution d’un résistant anglais le fait fuir aux États-Unis en 1870. Élu plusieurs fois à la Chambre des communes, Riel n’osera pas siéger. Il souffre d’anxiété et doit se faire soigner sous de faux noms à Montréal et Québec. De retour au pays en 1884, il reprend la tête de la rébellion. Il sera arrêté, jugé et exécuté en 1885.

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

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Ringuet (1895 – 1960)

Ringuet

Natif de Trois-Rivières, Philippe Panneton fera ses études classiques à Joliette, puis à Trois-Rivières. Il se destinera ensuite à la médecine et à Québec et à Montréal. À 25 ans, sa licence terminée, il s’embarque pour l’Europe où il se spécialisera en otho-rhino-laryngologie.

À son retour au Québec, il exercera comme médecin à Montréal puis à Joliette entre 1923 et 1940. Il poursuivra sa carrière comme professeur à la faculté de médecine de l’Université de Montréal. Il mènera ses activités professionnelles de front avec une intense production littéraire.

Trente Arpents, paru en 1938 le fait connaître du grand public. Le roman est considéré comme un classique de la littérature québécoise. Ringuet, il a pris ce pseudonyme du nom de sa mère, collaborera à de nombreux périodiques et sera membre fondateur, puis président de l’Académie canadienne-française.

Philippe Panneton décèdera en 1960 à Lisbonneau Portugal où il était ambassadeur du Canada depuis 1956.

L’Héritage (1946)

Albert Langelier a quitté la ville pour s’en venir cultiver la terre à Grands-Pins. Un héritage inattendu l’a sorti de sa pauvre vie citadine. Orphelin, confié aux soeurs, il a grandi tant bien que mal. Son métier de débardeur ne lui permet pas de grands espoirs, alors cette terre à tabac est porteuse de promesse.

Il n’aura jamais connu son père Baptiste Langelier. Fruit d’un mariage rapide et raté, l’enfant avait été confié au soeur. Son arrivée sur la terre promise est enfin un espoir de réussite. Malheureusement, la terre est ingrate et l’acclimatation difficile. On n’aime pas les étrangers dans le coin. Seule La Poune, une jeune orpheline qui faisait le ménage de Baptiste le prendra en affection. Une terrible sécheresse jetera à terre les espoirs du nouveau cultivateur.

Il ne pourra que retourner à la ville, mais dans sa main, il emmène Marie, dite La Poune. Ringuet décrit un terroir dur et ingrat où les sentiments et la vie intérieure du héros dépasse le chant de la terre.

15 novembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

15 novembre 1976 – Victoire du parti québécois

René Lévesque

Je n’ai jamais pensé que je pouvais être aussi fier d’être Québécois que ce soir. On n’est pas un petit peuple, on est peut-être quelque chose comme un grand peuple… René Lévesque est acclamé par des salves d’applaudissements interminables ce 15 novembre 1976. Le nouveau premier ministre est surpris de cette victoire inespérée. La promesse d’être un bon gouvernement et de tenir un référendum avant toute décision de souveraineté-association a convaincu l’électorat.

La victoire du parti québécois (PQ) est très large. Il rafle 71 sièges sur 110 et obtient 41 % des suffrages. René Lévesque est largement élu avec près de 22 500 voix d’avance dans sa circonscription de Taillon à Montréal. Les libéraux perdent le pouvoir qu’ils détenaient depuis 1970, ils ne restent que 26 députés élus. Leur chef Robert Bourassa est battu dans sa circonscription de Mercier par le péquiste Gérald Godin.

Le PQ adopte au cours de sa campagne électorale une stratégie voulant rassurer l’électorat. Mise au point par Claude Morin, cette stratégie de l’étapisme propose la réalisation graduelle de l’indépendance. Elle rassure l’électorat en veut aux libéraux pour les troubles sur les chantiers de la baie James et pour les coûts des Jeux olympiques de Montréal qui ont pris l’ascenseur. Le déclenchement anticipé des élections n’aura pas souri à Robert Bourassa.

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