Valais Libre

25 mai 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 10 h 30 min
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Jacques Ferron (1921 – 1985)

ferron-portraitNé à Louisville le 20 janvier 1921, Jacques Ferron suivra des études classiques au collège au collège Jean-de-Brébeuf à Trois-Rivières. Malgré deux renvois, il obtient son diplôme, puis poursuit ses études à l’Université Laval. Il sera docteur en médecine en 1945. Il débutera sa carrière de médecin à l’armée, puis s’établira deux ans en Gaspésie avant de revenir à Montréal. Il passera une grande partie de sa vie médicale à Ville Jacques-Cartier, aujourd’hui Longueuil.

Ce sera le médecin qui entretiendra l’écrivain. Je serai mon propre mécène… Jacques Ferron se définit lui-même ainsi. Il se met à écrire activement depuis 1948. D’abord pour le théâtre avant d’explorer l’univers des contes et des romans. Il publiera plus d’une trentaine de titres et collaborera activement à diverses revues.

Il donnera également un volet politique à sa démarche. Il sera un militant indépendantiste et socialiste. Il tentera d’apporter sa médiation lors de l’arrestation de trois membres du Front de libération du Québec, recherchés pour l’enlèvement de Pierre Laporte. Ses écrits auront également un volet politique. Jacques Ferron meurt le 22 avril 1985 à Longueuil à la suite d’un arrêt cardiaque.

Les confitures de coings (1972)

ferron-livreFrançois Ménard s’enfonce dans la nuit. Il a rendez-vous avec Frank Archibald Campbell. Un coup de fil étrange déclenche l’aventure. Elle va l’entrainer dans les méandres de la ville nocturne. Pensant à une erreur, il fait une farce à son interlocuteur et lui donne rendez-vous à une adresse à Montréal. Il doit lui amener un cadavre.

François emporte avec lui un pot de confiture de coings préparé par sa femme Marguerite. Il ne veut pas la réveiller, pour ne pas l’inquiéter. Il prend un taxi et apprend alors que l’adresse du rendez-vous est la morgue de Montréal. Il y retrouve un colosse aux accents anglophones connu dans son enfance.

La rencontre est violente, mélange de force brute et de souvenirs irréels. Le passé se mélange au présent. La vérité, la réalité et le rêve s’entremêlent. Frank finira par mourir après avoir mangé la confiture de coings et François rentrera paisiblement chez lui. Il se réveille auprès de sa femme, se prépare comme d’habitude pour aller travailler. Il a juste un peu vieilli durant la nuit.

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

25 mai 1995 – Les Nordiques vendus

La Une du Soleil sur le départ des Nordiques

La Une du Soleil sur le départ des Nordiques

Les nouvelles exigences de l’industrie du hockey, la taille du marché de Québec et l’absence d’une aide gouvernementale adéquate sonnent le glas des Nordiques de Québec. L’annonce, ce 25 mai 1995, de la vente du club de hockey de la Capitale nationale vient assommer les fans de la région. Marcel Aubut, un des propriétaires, annonce en conférence de presse que les Nordiques ont été vendus au groupe américain Comsat Video pour la somme de 75 millions de dollars américains. L’équipe devient l’Avalanche du Colorado et prend la direction de Denver.

Les Nordiques de Québec ont été créés en 1972 et faisaient partie de l’AMH, l’Association mondiale de hockey, une ligue concurrente de la Ligue nationale de hockey (LNH). Les deux ligues fusionneront en 1979 et les Nordiques poursuivront leur carrière dans la compétition la plus prestigieuse du monde du hockey. Avez-vous toujours de l’intérêt pour nous? Nous sommes prêts! Ces quelques mots de Peter Stasny adressé par téléphone à Marcel Aubut lancent une rocambolesque évasion qui va permettre de voir les trois frères Peter, Anton et Marian jouer pour les Nordiques après leur évasion de la Tchécoslovaquie.

Le printemps 1995 est celui de tous les espoirs sportifs, les Nordiques terminent en tête de l’Association de l’Est. Ça sent la coupe Stanley à Québec. Malheureusement, le 16 mai le rêve prend fin avec l’élimination face aux Rangers de New York. Quelques jours plus tard, le couperet tombe et c’est l’Avalanche du Colorado qui gagnera la coupe Stanley dès la saison suivante. Les dirigeants de l’époque voulaient un nouveau Colisée. Il ouvrira ses portes en 2015, vingt ans après la vente de l’équipe.

24 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

24 mai 1867 – Déclaration royale

Armoiries du Canada avec la devise A MARI USQUE AD MARE.

Armoiries du Canada avec la devise A MARI USQUE AD MARE.

Un bill privé unissant deux ou trois hameaux, ainsi est vue la loi qui obtient la sanction royale ce 24 mai 1867. L’Acte de l’Amérique du Nord britannique qui entrera en vigueur le 1er juillet suivant ne suscite pas beaucoup d’intérêt au parlement de Londres. Certains parlementaires anglais évoquent même la possibilité de céder le Canada aux États-Unis. La délégation qui représente les différentes colonies britanniques d’Amérique du Nord arrivera à convaincre que leur constitution leur permettra de se développer.

Le ministère anglais a laissé aux Canadiens le soin d’élaborer à leur gré leur nouvelle constitution et n’apportera aucun changement. La proclamation royale, dernière étape du processus législatif, consacre l’existence du nouveau dominion qui prend le nom de Canada. Colombie, Cabotie ou encore Boréalie sont les autres noms évoqués, mais Canada retiendra les suffrages de la majorité des parlementaires. Le gouvernement britannique garantit aussi un emprunt de trois millions de livres pour la construction d’un chemin de fer intercontinental.

Et dominatur a mari usque ad mare, Qu’il domine d’une mer à l’autre, le psaume 72 de la bible donne la devise du pays communément traduite par: d’un océan à l’autre. C’est bien ce qui a motivé la constitution de la Confédération canadienne. La volonté d’avoir un chemin de fer qui relie ces deux océans aura pesé lourd dans la balance au moment de convaincre les différentes colonies d’adhérer au nouveau dominion qui pourra, dès le 1er juillet 1867, voler de ses propres ailes, Londres ne conservant qu’un pouvoir symbolique sur la constitution.

 

 

23 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

23 mai 1967 – Mort de Lionel Groulx

Le chanoine Lionel Groulx

Le chanoine Lionel Groulx

Un peuple ne se sépare pas de son passé, pas plus qu’un fleuve ne se sépare de sa source, la sève d’un arbre, de son terroir. L’homme, l’historien, l’auteur de ces lignes meurt ce 23 mai 1967 dans la ville qui l’avait vu naître 89 ans plus tôt. Mais Lionel Groulx n’a pas passé sa vie à Vaudreuil, il a beaucoup voyagé. Il a été, en somme, le père spirituel du Québec moderne. Tout ce qui s’est fait ici depuis quelques années de marquant et de neuf porte l’empreinte de la pensée de Groulx. Claude Ryan, dans Le Devoir du 24 mai 1967 le décrit comme un pilier d’un Québec en pleine mutation.

Joseph Adolphe Lyonel Groulx, est né le 13 janvier 1878 à la ferme du rang des Chenaux à Vaudreuil. Son père décède cette même année et sa mère se remariera une année plus tard. Le jeune Groulx fréquente l’école des Frères Saint-Viateur, à Vaudreuil, avant d’entreprendre des études classiques au séminaire de Sainte-Thérèse de Blainville. De 1900 à 1903, il étudie la théologie au Grand séminaire de Montréal et est en même temps professeur au collège de Valleyfield. Il est ordonné prêtre le 28 juin 1903.

Il partira ensuite en Europe pour étudier la philosophie et la théologie à Rome et à Fribourg en Suisse. À son retour au pays, il inaugurera la première chaire d’histoire de l’Université de Montréal. Son implication dans la société sera forte. Il dirigera L’Action française, puis la Revue d’histoire de l’Amérique française. Lionel Groulx est l’auteur d’une œuvre littéraire imposante comprenant des ouvrages d’histoire, des essais, des romans, des conférences, des cours, des mémoires et de nombreux articles.

Quand la bureaucratie s’enlise.

Filed under: b. Du Lys dans les Étoiles — vslibre @ 4 h 30 min
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Cet harfang des neiges a été croqué sur le vif par une caméra de surveillance du ministère des Transports.     Photo : Robert Poeti/Twitter (radio-canada.ca)

Le 14 mars dernier, une tempête de neige d’une rare ampleur a déferlé sur le Québec. Deux personnes sont mortes dans la région de Montmagny et l’autoroute 13 sur l’île de Montréal a été bloquée, 300 véhicules ont dû passer la nuit dans la tempête. Suite à ces événements, un ancien sous-ministre et ex-patron de la police a produit un rapport qui laisse songeur.

Si les tristes événements qui ont vu deux automobilistes perdre la vie dans le coin de Montmagny ne sont pas mentionnés dans ce rapport, c’est qu’il n’y a pas grand-chose à dire. La fatalité est pour beaucoup dans ces disparitions, la témérité a fait le reste. Une tempête de neige dans la campagne québécoise, c’est un peu comme une tempête de sable dans le Sahara: vaut mieux passer à côté!

Un de mes amis curleurs devait passer chercher sa femme qui travaille à l’hôpital à Lévis ce soir-là pour rentrer chez eux une vingtaine de kilomètres dans les terres. À peine sorti de la ville, il a dû faire demi-tour, la visibilité était nulle. Ils ont passé la nuit à l’hôpital. Ce comportement plein de bon sens, les Québécois le connaissent bien.

Il aurait sauvé la vie des enlisés de Montmagny. Voulant absolument rentrer chez eux, ils ont disparu sous un banc de neige à quelques dizaines de mètres d’une maison. Les secours en motoneige ne les ont jamais trouvés malgré un contact téléphonique. Même la route avait disparu. Ce n’est que le lendemain que les malheureux ont été repérés.

Immunité des responsables

Tout autre est la situation sur l’autoroute 13 à Montréal. On parle ici d’une autoroute qui traverse les villes de Montréal et de Laval du nord au sud. On est en pleine ville et malgré cela, 300 véhicules et leurs occupants ont passé la nuit dans la tempête, parce que des camionneurs ont refusé de se faire remorquer. Par chance, il n’y a pas eu de mort.

Florent Gagné, ancien sous-ministre des transports et ex-patron de la Sécurité du Québec (SQ), la police provinciale, a relevé une cascade de failles et émis 28 recommandations. « Le niveau politique, les cadres du Ministère à Québec et la haute direction de la SQ ne sont pas blâmés, n’ayant jamais été informés de l’urgence de la situation sur la 13, » écrit Denis Lessard dans la Presse.

Les chefs ne savaient pas, donc ils peuvent s’en laver les mains. Drôle vision du sens des responsabilités. La météo, puis la réalité extérieure ont montré à tous les Québécois que ce 14 mars allait être une tempête hors du commun. Les chefs de la sécurité n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’aller se coucher, personne ne leur a dit qu’il y avait du danger !

Gabegie bureaucratique

« Mais pour comprendre vraiment ce qui ne va pas à Transport Québec, il faut lire autre chose: le rapport interne du Ministère sur les ratés de l’organisation le jour de cette tempête, » propose Yves Boisvert dans sa chronique du samedi 20 mai dans la Presse. Il met en exergue quelques éléments de ce rapport:

Ce rapport interne parle de la « nécessité pour le Ministère d’améliorer sa capacité à répondre aux prochains événements exceptionnels afin d’optimiser sa contribution à une société québécoise résiliente aux catastrophes de toutes natures ».

Cette optimisation se fera en renforçant « une vision ministérielle intégratrice de la sécurité civile d’abord par une gouvernance inspirante. Celle-ci soutiendra l’actualisation d’une démarche de planification mobilisatrice en synergie avec une gestion proactive des risques et une gestion concertée des opérations ».

Voilà pour les objectifs, maintenant, entrons plus précisément dans l’évaluation: « le centre de coordination de la sécurité civile effectue depuis au moins 3 ans des bilans annuels des réalisations, y compris des bilans des plans d’action opérationnels annuels, mais [que] les contenus examinés touchent davantage aux structures et s’intéressent marginalement à la fonctionnalité ».

Et pour ce 14 mars: « Bien que la prévision ait sous-estimé de moitié les précipitations durant la tempête de mars 2017, aucune donnée de surveillance continue n’a permis au Ministère d’ajuster son niveau d’alerte et de mobilisation. »

On se sent bien protégé ! Avec un tel jargon, on est au moins sûr que personne ne se sent visé et qu’à la prochaine tempête, tout ira pour le mieux. L’hiver est encore loin. On se rassurera de savoir que le Ministère a des caméras sur le réseau qui permettent de voir un harfang des neiges qui vient les saluer (voir photo du 7 janvier 2016), mais pas 300 voitures bloquées dans la neige…

Lég: Cet harfang des neiges a été croqué sur le vif par une caméra de surveillance du ministère des Transports.     Photo : Robert Poeti/Twitter (radio-canada.ca)

Il y a 150 ans dans le Confédéré… jeudi 23 mai 1867

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
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Finances de Saint-Gingolf, religieuse enceinte, enchères à Saint-Léonard et théâtre à Sion…

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22 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

22 mai 2008 – Rapport Taylor-Bouchard

Charles Taylor (à gauche) et Gérard Bouchard (à droite)

Charles Taylor (à gauche) et Gérard Bouchard (à droite)

En ce qui concerne le port de signes religieux par les agents de l’État, nous recommandons qu’il soit interdit à certains d’entre eux (magistrats et procureurs de la Couronne, policiers, gardiens de prison, président et vice-présidents de l’Assemblée nationale). Mais pour tous les autres agents de l’État (enseignants, fonctionnaires, professionnels de la santé et autres), nous estimons que le port de signes religieux devrait être autorisé. Voilà une des trente-sept recommandations déposées ce 22 mai 2008 par la commission Taylor-Bouchard.

Au début 2007, le gouvernement libéral de Jean Charest avait créé la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles. Le philosophe Charles Taylor et le sociologue Gérard Bouchard étaient nommés à la tête de cette commission qui prendra le nom de ses deux coprésident. L’affaire d’Hérouxville est à l’origine de ce processus. En janvier 2007, ce village de Mauricie prit une initiative qui fit rapidement le tour du monde. Elle adopta un code de conduite pour les immigrants qui disait, entre autres, que la lapidation et l’excision des femmes étaient interdites.

De septembre à novembre 2007, la commission a tenu des audiences publiques dans 17 villes à travers toute la province afin de brosser un portrait des pratiques d’accommodements qui ont cours au Québec, d’analyser les différents enjeux et de formuler des recommandations. Les discussions publiques, les polémiques médiatiques ont été vives pendant les travaux et après le dépôt du rapport. La mort du jeune immigrant Freddy Villanueva, abattu par la police à Montréal en été 2008, provoqua quelques nuits d’émeutes. Malgré ce rapport, cette question reste un sujet polémique au Québec.

21 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

21 mai 1744 – Prise de fort Canseau

Prise de Louisbourg en 1745

Prise de Louisbourg en 1745

Deux mois avant les Anglais, les Français d’Amérique du Nord apprennent que la guerre a repris en Europe. Ils passent directement à l’offensive pour reprendre les territoires acadiens perdus en 1713. Ce 21 mai 1744, Joseph Dupont, sieur Duvivier, à la tête d’une troupe de 374 hommes, s’empare du fort de Canseau. Les Anglais ne résistent pas, leurs officiers ne savaient pas que leur pays était en guerre avec la France. Le petit fort de bois situé sur le détroit entre l’Acadie et l’île Royale est brûlé et ses occupants et la population alentour sont emmenés comme prisonniers à Louisbourg.

Cette expédition qui semble de peu d’importance aura pourtant des conséquences douloureuses. Le commandant de l’île Royale renvoie les Anglais à Boston après leur avoir fait promettre de ne pas prendre les armes contre la France dans un délai d’un an. Dès leur arrivée dans la ville britannique, ils s’empressent de décrire toutes les faiblesses de Louisbourg. La forteresse imprenable a des fortifications inachevées et déjà en mauvais état. Sa garnison est mal payée, trop peu nombreuse et ne dispose que de peu de munition.

Les Anglais enverront une flotte d’une centaine de voiliers assiéger la forteresse au printemps 1745. Duvivier, de son côté, poursuivra sa campagne en Nouvelle-Écosse et tentera en vain de prendre Annapolis, un autre poste aux mains des Anglais. Ce sera un échec, la population acadienne restera neutre dans ce conflit. Après 47 jours de siège, Louisbourg doit se rendre. C’est la stupeur en France, l’entrée du Saint-Laurent est perdue. Québec apprendra au début août la chute de Louisbourg qui reviendra dans le giron français en 1748 lors du traité d’Aix-la-Chapelle qui met fin à la guerre en Europe.

20 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

20 mai 1873 – Mort de George-Étienne Cartier

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Sir George-Étienne Cartier

Sir George-Étienne Cartier

ohn A. Macdonald est très ému. Il interrompt son discours pose la main sur le siège vide à ses côtés et fond en larmes. Ce 20 mai 1873, devant la Chambre des communes, le premier ministre du Canada annonce la mort de son compagnon de lutte depuis 20 ans. George-Étienne Cartier est mort à Londres à 6 heures du matin et le télégramme transatlantique que l’homme politique avait salué avec joie en 1866 amène la nouvelle à Ottawa en début d’après-midi. Le corps d’un des Pères de la Confédération reviendra au pays en juin et des funérailles suivies par une foule inégalée seront célébrées.

George-Étienne Cartier est né le 6 septembre 1814 dans le village de Saint-Antoine-sur-Richelieu à l’est de Montréal. La famille Cartier, marchands de père en fils, est au Canada depuis 1738 et l’arrivée de Jacques Cartier dit l’Angevin. Il n’avait aucun lien de parenté connu avec l’explorateur Jacques Cartier qui découvrit le Canada deux siècles plus tôt. George-Étienne étudiera chez les sulpiciens à Montréal puis fera son droit dans l’étude d’Édouard-Étienne Rodier où il découvrira les idées des patriotes. Il se lancera en politique en 1848.

Outre ce qu’il a fait pour l’avancement et la prospérité matérielle de notre patrie, M. Cartier peut revendiquer l’honneur d’avoir refondu la législation du Bas-Canada et de nous avoir dotés d’un cade de lois qui, sous ce rapport, nous élève au niveau de la nation la plus civilisée de l’Europe. Ces quelques mots parus dans La Minerve du 21 mai 1873 résument une partie de l’oeuvre politique de George-Étienne Cartier qui laissera son nom intimement attaché à la création de la Confédération canadienne de 1867.

 

19 mai 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

19 mai 1845 – Départ de John Franklin

Le Terror pris dans les glaces

Le Terror pris dans les glaces

John Franklin, à la tête de 134 hommes d’équipage répartis sur deux navires, l’Erebus et le Terror, quitte la Tamise, ce 19 mai 1845. L’expédition s’en va vers le Grand Nord pour trouver un passage vers l’Asie et explorer les dernières parties inconnues de l’Arctique canadien. Le second secrétaire de l’Amirauté, sir John Barrow organise là son dernier voyage pour trouver le passage du Nord-Ouest et naviguer dans l’hypothétique mer polaire ouverte autour du pôle Nord. Marins et navires ne reviendront jamais et seront à l’origine de longues recherches.

Les navires étaient de robustes galiotes à bombes, mais pour la première fois ils étaient équipés d’hélices mues par moteur à vapeur. On avait tout mis en œuvre pour assurer la santé et le confort des officiers et des marins. Des chaudières à vapeur diffusaient de la chaleur par un réseau de tuyaux. Chaque navire transportait en quantités énormes des conserves préparées selon les méthodes les plus nouvelles. Il y avait de grandes bibliothèques et du matériel éducatif.

L’expédition fut aperçue pour la dernière fois le 22 juillet au nord de la baie de Baffin. Des recherches intensives menées à partir de 1847 ont permis de reconstituer une partie du drame. L’expédition passa l’hiver 1845/1846 sur l’île de Beechey où trois hommes moururent. Ils naviguèrent ensuite vers le sud du détroit de Pell avant d’être piégés dans les glaces au large de l’île du Roi-Guillaume en septembre 1846. Les rescapés tentèrent alors de se sauver par voie terrestre. On retrouvera de la vaisselle chez les Inuits et l’Érebus fut retrouvé en 2014 dans les eaux glacées du détroit de Victoria.

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