Valais Libre

31 août 2019

Molière-Corneille, les mensonges d’une légende

Filed under: f. livres divers — vslibre @ 13 h 03 min
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« Il y a vingt mille vers de Corneille que bientôt on ne pourra plus signer Molière. Les poètes comprendront sans peine que l’auteur de Sganarelle n’ait pas écrit sitôt après, à quarante ans, L’École des Femmes. On n’apprend à l’âge d’Arnolphe ni le violon, ni la danse de ballet, ni la virtuosité suprême du vers et du style cornéliens. Je sais bien que tout est simple pour la crédulité des moliéristes, même ce que Molière leur raconte sur les naissances miraculeuses des Fâcheux et de Psyché. Mais les élèves de Paul Lacroix [célèbre moliériste] entendent peu de chose à l’Histoire et moins encore à la dramaturgie. Et rien à l’âme de Corneille », voilà ce qu’écrivait Pierre Louÿs en 1919.

Jean-Baptiste Poquelin – Molière

« La polémique ne date pas d’hier. Déjà de son vivant, certains « critique » avaient mis en doute la paternité des œuvres de Molière. Récemment, une étude informatique très sérieuse a accrédité la thèse que Pierre Louÿs avait soutenue en son temps : derrière l’auteur du Misanthrope se cacherait le fantôme de Corneille. » (4ede couverture)

Philippe Vidal, écrivain, metteur en scène et scénariste, fou d’histoire s’attache à démontrer les différences entre la légende et la réalité de la vie de Jean-Baptiste Poquelin. Enquête minutieuse avec des témoignages de l’époque et des analyses plus récente, ce livre déboulonne quelques mythes sans pour autant verser dans un « anti-moliérisme » primaire.

Sa vie quasi légendaire est passée au crible des documents de l’époque. Non, Molière n’a pas vécu dans la pauvreté, non, il n’a pas été rejeté par son père. Quand il entre dans l’Illustre Théâtre qui connaîtra des débuts difficiles, il en devient rapidement le directeur, non pas par son talent d’acteur ou d’écrivain, mais parce qu’il en est le financier principal grâce à l’argent de son père qui n’hésitera jamais à le soutenir.

Excellent directeur de compagnie théâtrale, il a le sens du marketing comme on dirait aujourd’hui. Il sait faire progresser sa troupe et gagner en notoriété jusqu’à devenir le protégé de Louis XIV. Ce talent est indéniable.

Par contre, comme auteur, c’est plus discutable. Jean-Baptiste Poquelin, il le dit lui-même ne travaille pas vite, pourtant certaines pièces sont écrites en quelques jours ! C’est que derrière ce travail acharné et talentueux se cache un autre génie : Pierre Corneille.

Les deux hommes se sont rencontrés à Rouen pour la première fois en 1643, mais, malgré les vœux de celui qui a pris le nom de Molière sans qu’on ne sache d’où vient ce pseudonyme, la collaboration tarde et ne viendra qu’une dizaine d’années plus tard. Corneille poète reconnu et adulé depuis la parution du Cid en 1637.

Ce n’est que 15 ans plus tard, en 1658 que les deux hommes se retrouvent à Rouen. Un a besoin d’argent, l’autre en a. L’un est un tragédien reconnu qui ne peut sortir de son style sans engendrer le scandale et l’autre a besoin de textes rapidement pour satisfaire des commandes que sa troupe doit jouer. Tout est en place pour une collaboration fructueuse.

Le 1erseptembre 1662, Claude Le Petit, écrivain et poète est brûlé Place de Grève à Paris pour avoir écrit en autres Le Bordel des Muses. On ne rigole pas avec les blasphémateurs et ceux qui s’amusent des puissants. C’est un avertissement pour Pierre Corneille qui n’osera jamais s’affirmer dans la comédie.

Pierre Corneille

Pourtant le génie créateur de Corneille est aussi valable pour la comédie. Il se rapproche de Molière en venant habiter à Paris. Dès lors, leur collaboration sera aussi secrète que fructueuse. Molière peut se consacrer à ce qu’il aime, faire rire et faire prospérer sa compagnie théâtrale.

Le Bouffon du roi est un administrateur hors pair. Ce qui lui importe c’est d’être reconnu comme un grand acteur. Il écrit bien un peu, surtout des scènes de bastonnades et autres bouffonneries qui plaisent au public. C’est pourquoi tant de pièces semblent inégales entre la perfection littéraire de Corneille et l’exubérance maladroite de Molière.

Après 15 ans de collaboration, le 17 février 1673 après la 4eet dernière représentation du Malade imaginaire, Molière quitte définitivement la scène. Il ne laisse aucun manuscrit, chose unique pour un écrivain. Corneille vivra encore 10 ans, mais sa dernière pièce publiée, Surena, date de 1674.

Tout porte à croire que la rencontre entre un personnage hors du commun et attachant et un grand dramaturge en quête de liberté fut des plus fructueuses pour la littérature.

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20 août 2019

L’intendant Bigot – 1872

Filed under: e. Auteurs québécois,Uncategorized — vslibre @ 13 h 17 min

Joseph Marmette (1844 – 1895)

Joseph Marmette

Né à Saint-Thomas de Montmagny en 1844, Joseph Marmette fait ses études classiques au Petit Séminaire de Québec et au collège Regiopolis de Kingston avant de s’inscrire en droit à l’Université Laval en 1865. Peu avant la fin de ses études, il quitte l’université et trouve un emploi.

Il trouve un emploi de commis de bureau à la Trésorerie de la Province de Québec. En 1882, il est nommé à Ottawa agent spécial de l’immigration pour la France et l’Italie, ce qui lui offre la possibilité de voyager régulièrement en Europe.

Dès son adolescence Joseph Marmette écrit. D’abord des vers, mais très rapidement son intérêt pour le roman historique et le roman d’aventures se développe. Sa première œuvre, Charles et Éva, paraît en 1866. Par la suite, il publie bon nombre de romans historiques, essais, récits et souvenirs. Il meurt en 1895.

L’intendant Bigot (1872)

Le vieil homme qui meurt dans la nuit de Noël 1755 à l’entrée du palais de l’intendant François de Bigot vient de lancer un mauvais présage à l’homme qui se croit tout permis en Nouvelle-France. La mort de M. de Rochebrune, vieux gentilhomme qui a vaillamment servi la France est due aux fraudes de l’intendant.

Bigot n’est pas seulement épris de Mme de Péan. Même s’il a fait la fortune du mari pour mieux profiter de la femme, l’intendant ne peut se retenir devant une jeune fille.  Il les fait enlever par son serviteur pour en profiter dans son château de Charlesbourg. Malheureusement pour lui, il ne sait pas que celle qu’il vient de faire enlever est la fille de Rochebrune et la promise d’un fier officier, Raoul de Beaulac.

Les temps sont sombres pour Québec, la chute de la Nouvelle-France est le décor de ce drame qui va de surprise en surprise. Finalement la jeune fille vivra et épousera son prince charmant. Quant à l’intendant Bigot, après avoir croupi dans les geôles de la Bastille, il finira par nourrir un requin.

31 décembre 2018

366 histoires suisses

Filed under: cb calendrier historique de la Suisse — vslibre @ 9 h 00 min
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31 décembre – Retour sur une année (1707)

Le Messager boiteux est là pour compiler les événements de l’année écoulée, pour fournir une foule d’informations sur le vaste monde et surtout pour prévoir l’année à venir. Il nous dit le temps qu’il va faire, rythme les travaux de la campagne et diffuse les bons préceptes.

En ce début de 18e siècle, l’almanach apporte, une fois par année, ce que la presse nous livre tous les jours aujourd’hui. … description des quatre saisons, la fertilité de la terre, des guerres, des maladies, des éclipses et autres événements qui doivent arriver pendant cette année 1707, avec une relation curieuse des choses les plus remarquables arrivées en Europe depuis le mois de novembre de l’an 1705, le tout fidèlement composé, recueilli et mis sous la presse par Antoine Souci, nommé le « Messager boiteux ».

Comment ne pas acheter un almanach vendu avec une telle publicité? Son succès perdure, même si aujourd’hui l’almanach a un goût de désuétude. Vendu à la criée sur les marchés d’automne, il est aux yeux des Romands de cœur bien plus qu’un outil pratique ou un élément de folklore, mais un agenda agréable et rassurant qui les lie irrésistiblement à l’histoire agricole de leur région.

Le Fribourgeois Jean-Luc Sansonnens, amputé d’une jambe en 1988 suite à un accident de moto, assure aujourd’hui le rôle du Messager boiteux.

30 décembre 2018

366 histoires suisses

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30 décembre – Libérations (1813)

Genève au XIXe

La déroute de Napoléon a des conséquences immédiates pour la Suisse. Les armées autrichiennes avancent dans le pays. Avant leur arrivée, les notables français s’enfuient pour éviter des combats. Ce 30 décembre 1813, Genève et le Valais sont des cantons libres. Ils ne font plus partie de la France.

Au moment où les troupes autrichiennes débouchent entre le Jura et le lac du côté de Versoix, 22 bourgeois genevois emmenés par Pictet de Rougemont constituent un gouvernement provisoire. Le lendemain, l’ancien syndic Ami Lullin proclame la restauration de la république de l’Ancien Régime. Cependant, les magistrats sont conscients que Genève ne peut plus former un État isolé et se tournent vers les anciens alliés suisses en demandant l’entrée de la république dans la Confédération helvétique.

Les Autrichiens veulent également couper les communications vers l’Italie, c’est pourquoi un détachement est envoyé en Valais. Les habitants de Saint-Maurice réussissent à empêcher la destruction prévue du pont de Saint-Maurice. Les Autrichiens arrivent à Sion le 30 décembre également. Comme Genève, le Valais entre dans le giron de la Confédération.

Il faudra attendre le congrès de Vienne et 1815, pour que les deux deviennent des cantons suisses.

29 décembre 2018

366 histoires suisses

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29 décembre – Un chantre de la liberté de conscience (1563)

Sébastien Castellion

Tuer un homme ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme. Quand les Genevois ont fait périr Servet, ils ne défendaient pas une doctrine, ils tuaient un être humain : on ne prouve pas sa foi en brûlant un homme, mais en se faisant brûler pour elle…

L’homme qui s’exprimait ainsi vient de mourir à Bâle, ce 29 décembre 1563, dans la pauvreté. Sébastien Castellion succombe à l’excès de travail, peut-être des privations, à coup sûr des épreuves qui avaient miné sa vie et usé son tempérament avant l’âge. Ainsi explique les biographes la fin du théologien protestant.

Jeune étudiant à Lyon, il découvre la doctrine protestante et fait la connaissance de Jean Calvin. Il logera même chez le maître lors de son exil à Strasbourg. Castellion est pédagogue. Ses dialogues sacrés feront le tour de l’Europe. Mais le problème du droit à l’opinion personnelle en matière de foi dans le nouveau régime de l’Église finira par éloigner les deux hommes.

Castellion quittera Calvin et Genève pour s’installer à Bâle comme professeur de grec à l’université. C’est de là qu’il lancera sa cause du siècle après l’exécution de Servet à Genève. Il déclenchera un grand mouvement de liberté de conscience au sein de la Réforme.

Accusé d’hérésie, il est rejeté par la communauté réformée et il mourra dans l’indigence à 48 ans, entourés de quelques étudiants et fidèles disciples qui prendront soin de sa femme et de ses huit enfants.

28 décembre 2018

366 histoires suisses

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28 décembre – Naissance d’un grand juriste international (1874)

Max Huber

La juridiction internationale tire surtout sa valeur de l’élément d’ordre moral, voire spirituel, qu’elle contient; elle est appelée à réaliser l’idée de la justice, de l’impartialité, de l’indépendance totale à l’égard des facteurs de force, d’opportunité, de prestige, qui déterminent la politique. La magistrature a toujours quelque chose d’un sacerdoce, car la justice qu’elle représente est d’ordre moral…

Juge à la Cour permanente de la Haye dès sa création en 1922, président de 1926 à 1927, Max Huber ne considère pas le règlement judiciaire comme la panacée assurant la paix universelle : il tend plutôt vers la conciliation. On lui doit deux grands principes de droit international : celui de la plénitude, l’État peut exercer l’ensemble de ses prérogatives sur son territoire sans limites, et celui de l’exclusivité de la compétence territoriale, l’État est le seul à pouvoir intervenir sur son territoire : principe de non-ingérence, qui découleraient de la souveraineté de l’État sur son territoire.

Max Huber, né ce 28 décembre 1874 à Zurich, consacrera sa vie à servir son pays et les valeurs qu’il incarne. Professeur de droit international, il assumera aussi la présidence du Comité international de la Croix-Rouge. Il décèdera le 1er janvier 1960 à Zurich.

27 décembre 2018

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27 décembre – Effets secondaires de la guerre de Cent Ans (1375)

Bataille de Fraubrunnen

La guerre de Cent Ans qui déchira l’Europe et la France en particulier entre 1337 et 1453 fut une succession de campagnes entrecoupées de périodes de trêves plus ou moins longues. Durant ces pauses, les troupes devaient être occupées. Elles décimèrent plusieurs régions rurales.

La jeune Confédération ne fut pas épargnée. Enguerrand VII de Coucy, comte de Soissons et de Bedford, profite en automne 1375 d’une trêve pour rassembler des mercenaires afin de réclamer la succession de son grand-père maternel, le duc Léopold Ier d’Autriche, celui-là même qui fut vaincu par les Confédérés 60 ans plus tôt à Morgarten.

Le duc régnant, Léopold III, rejette les prétentions d’Enguerrand, mais ne fait rien pour s’y opposer. Il fait le vide sur le territoire d’Argovie et laisse les paysans se débrouiller. Des milliers de pillards anglais et français déferlent sur la campagne suisse. Ils sèment la terreur et le désarroi.

Petit à petit, une résistance s’organise. Le peuple des campagnes, abandonné par les bourgeois enfermés dans leurs villes, est excédé et commence à s’en prendre à ses agresseurs.

Büttisholz, Anet, Bienne, les victoires des paysans se multiplient aux environs de Noël 1375. Des centaines de Gugler, ainsi nommé par les paysans à cause de leurs casques à boule, sont massacrés. Le combat décisif a lieu ce 27 décembre à Fraubrunnen dans le Mittelland bernois. L’avoyer de Berne Ulrich de Bubenberg surprend les troupes d’Ivo de Galles qui prenaient leurs aises dans le couvent. Les Gugler sont sévèrement battus. Enguerrand de Coucy se retire devant tant de résistance.

Finalement, ces épisodes ont permis aux Confédérés de raffermir leur unité. Léopold III qui avait déserté le secteur voudra retrouver son autorité sur la région. Mal lui en prit puisqu’il perdit la vie en 1386 à la bataille de Sempach.

26 décembre 2018

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26 décembre – Le Département du Simplon (1810)

Emblème du passage de Napoléon dans la vallée du Simplon

Considérant que la route du Simplon, qui réunit l’Empire [français] à notre Royaume d’Italie, est utile à plus de soixante millions d’hommes ; qu’elle a coûté à nos trésors de France et d’Italie plus de dix-huit millions, dépense qui deviendrait inutile si le commerce n’y trouvait commodité et parfaite sûreté ;

Que le Valais n’a tenu aucun des engagements qu’il avait contractés, lorsque nous avons fait commencer les travaux pour ouvrir cette grande communication ;

Voulant d’ailleurs mettre un terme à l’anarchie qui afflige ce pays, et couper court aux prétentions abusives de souveraineté d’une partie de la population sur l’autre,

Nous avons décrété et ordonné, décrétons et ordonnons ce qui suit :

Le Valais est réuni à l’Empire [français]

Ce territoire formera un département sous le nom de département du Simplon…

Ce département fera partie de la 7e division militaire.


Il en sera pris possession sans délai, en notre nom, et un commissaire général sera chargé de l’administrer pendant tout le reste de la présente année.


Tous nos ministres sont chargés de l’exécution du présent décret 

Voilà, en 5 articles, le Valais entrait dans l’Empire de Napoléon. 16 nouveaux Départements sont créés en 1810 dont la Hollande, Hanovre ou encore Le Tibre (Rome), le Valais est bien entouré.

Ce 26 décembre 1810, les principaux magistrats du pays et des grands dignitaires du clergé en présence du général César Berthier sont réunis pour la prestation de serment.

Pour trois ans, le Valais est français. Sion, la préfecture, s’ancre définitivement dans la partie francophone. Cette parenthèse laissera au moins des grands axes routiers qui assureront une certaine prospérité à la vallée.

25 décembre 2018

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25 décembre – Albert Anker débute la peinture (1853)

Albert Anker

L’examen approche, et je puis le passer. Mais tous mes anciens doutes sur ma vocation m’assaillent plus vivement que jamais. Chaque nuit, mes rêves me transportent dans mes ateliers de peintres où je me vois assis avec joie à mon travail; chaque matin je me réveille surpris d’être un théologien. Le domaine de l’art m’apparaît comme un vrai paradis perdu…

L’homme qui écrit cette lettre à son père en ce jour de Noël 1853 est déchiré. Le jeune homme de 22 ans vient de prendre une décision cruciale. Albert Anker devient peintre. La peine qu’il cause à son père, qui finalement acceptera le choix de son fils, le marquera pour le restant de ses jours.

À la fin de sa vie, il expliquera pourquoi sa peinture est restée très léchée, très précise : Il fallait au moins que ma peinture fut assez ressemblante, que mes tableaux lui fassent plaisir. Durant toute sa carrière, il est demeuré très figuratif, sa peinture était son métier. Elle plaisait, cela suffisait.

Pourtant, il existe de lui des esquisses, des aquarelles, des études qui auraient pu faire d’Albert Anker un génie novateur. Il resta toute sa vie insatisfait, n’osant pas être lui-même. Ses dons exceptionnels n’ont pas été exploités. Sa décision de Noël 1853 l’a poursuivi toute sa vie.

24 décembre 2018

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24 décembre – Un sapin moderne (1880)

Premier sapin électrique

Théodore Turrettini reste bouche bée. La vision du sapin de Noël de la famille de Thomas Edison laisse sans voix le jeune ingénieur suisse. Venu se perfectionner en électricité chez le génial inventeur, le jeune genevois est sous le charme. Il découvre, ce 24 décembre 1880, le premier sapin de Noël illuminé de bougies électriques.

Le réveillon à Menlo Park, rebaptisé Edison en 1954, restera fortement gravé dans la mémoire de Théodore Turrettini. Il reviendra en Suisse, à Genève, pour y développer l’électricité. Les forces motrices du Rhône seront sont œuvre majeure.

Il sera le bâtisseur de la centrale électrique de la Coulouvrenière à Genève entre 1883 et 1886. Sa renommée deviendra internationale et il retournera aux États-Unis pour participer à un important projet aux chutes du Niagara. Fort de cette réussite, il construira l’usine genevoise de Chèvres qui fut lors de son ouverture une des plus importantes centrales au fil de l’eau.

Pour en revenir à Noël, c’est à New York en 1882 qu’un arbre de Noël est illuminé à l’électricité pour la première fois en public. Edward Johnson, un collègue de Thomas Edison, décore un arbre avec un fil garni de 80 petites ampoules électriques qu’il a lui-même fabriquées.

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