Valais Libre

22 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

22 septembre 1663 – Première arrivée des Filles du Roy

Arrivée des 1ères filles du roy

Elles sont 36 à débarquer à Québec ce 22 septembre 1663. Leurs pas ne sont pas rassurés, mais ces premières Filles du Roy débutent une aventure peu commune. Recrutée et dotée par Louis XIV, elles ont quitté leur France natale pour venir peupler la Nouvelle-France. Ils sont nombreux les prétendants à les attendre à Québec, Montréal, Trois-Rivières ou ailleurs dans la province. Elles ne tarderont pas à se marier.

Devant les difficultés vécues par la colonie, le jeune roi Louis XIV qui gouverne seul depuis deux ans, décide de reprendre en main l’administration et le développement de ses territoires en Amérique du Nord. Il n’y a qu’une femme pour six hommes en âge de se marier dans la colonie, le roi décide donc d’envoyer des jeunes filles pour remédier à cette situation. Le roi assure non seulement leur traversée à ses frais, mais s’engage de plus à les vêtir et, pour certaines, les munir d’une dot d’au moins 50 livres afin de faciliter leur union.

Elles seront entre 750 et 1000 à immigrer durant les 10 ans que durera cette action. On a longtemps cru, à tort, qu’une majorité était des filles de mauvaises vie, les études récentes montrent que les conditions de recrutement étaient très strictes, même si une partie d’entre elles provenaient des orphelinats. Louis XIV réussit pleinement dans son entreprise puisque la population de la Nouvelle-France doubla entre 1666 et 1672.

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5 ans au Québec – épisode 38

Filed under: k. saga québécoise — vslibre @ 4 h 30 min
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Ma piste cyclable

Les restes de l’abbaye cistercienne des trappistines de Saint-Romuald

– Où est-ce que tu restes ?

– À Saint-Jean-Chrysostome.

– Tu fais du vélo ?

– Oui

– Eh bien, pour toi on construit une piste cyclable pour relier Saint-Jean au parcours des Anses le long du fleuve. Tu as déjà franchi l’autoroute 20 à vélo sur l’avenue Taniata ?

– Eh oui.

– Tu as de la chance d’être encore en vie !

Le maire de Lévis rit, mais il sait très bien que le passage sur un trottoir en béton défoncé est extrêmement dangereux pour les cyclistes. La circulation y est dense et rapide. Il n’y a pas eu de mort, en tout cas depuis que je suis au Québec, mais j’étais très heureux d’apprendre cette bonne nouvelle.

Je rencontrais le maire pour la rédaction d’un article promotionnel que je devais rédiger pour le journal Le Soleil au début 2016. En bon politicien, Gilles Lehouiller m’a demandé où j’habitais et, comme je suis résident de sa ville, il n’a pu s’empêcher de me faire une promesse. Il faut dire que l’article portait sur le développement du réseau des pistes cyclables sur le territoire de la ville de Lévis.

Et je dois avouer que nous sommes gâtés. Malheureusement, à l’automne 2016, les travaux promis, spécialement pour moi n’était pas terminé. Encore une promesse en l’air ! Pas tout à fait, car la semaine dernière, j’ai pu enfin emprunter MA piste cyclable. Elle était prête une année en retard. Peut-être que les élections municipales prévues en novembre prochain ne sont pas pour rien dans cette réalisation ?

Les hommes politiques sont bien les mêmes un peu partout à travers le monde. Mais, je dois avouer que question piste cyclable, je suis comblé. Les cinq nouveaux kilomètres qui longent la rivière Etchemin sont absolument magnifiques. Et, finalement, je suis bien heureux de partager cette piste avec de nombreux autres cyclistes. Je ne dois pas être le seul à qui le maire a fait cette promesse.

Avant de vous décrire la piste, un mot sur le nom de la rivière. Longue de 123 kilomètres, elle naît dans le massif des Appalaches pour se jeter dans le Saint-Laurent à Saint-Romuald. Oui, là où je joue au curling, d’ailleurs le nom de mon club est aussi Etchemin. Parce que les Etchemins sont des Amérindiens, de la famille des Algonquins qui ont peuplé le sud du Québec, le Nouveau-Brunswick et le Maine. Ils sont, aujourd’hui, environ 3000 à vivre dans ces mêmes régions.

Leur rivière est belle et la nouvelle piste qui longe m’a permis de découvrir de merveilleux rapides apaisants. Un peu plus loin, j’ai enfin découvert le fameux couvent cistercien dont j’avais entendu parler. C’est le couvent le plus… surprenant que j’ai vu. J’ai tout de suite pensé à la tombe de Jim Morrison que j’avais découvert à 20 ans au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Les graffitis sur les murs de béton nus sont de la même inspiration.

Je savais que les trappistines avaient quitté les lieux en 2002, mais ces ruines m’ont permis d’apprendre que deux incendies en 2007 et en 2008 ont terminé l’oeuvre destructrice. Ces restes appartiennent aujourd’hui à la raffinerie voisine. Peut-être que la nouvelle piste va faire renaître une nouvelle vocation pour ce promontoire à la vue magnifique sur la rivière Etchemin ?

Quant à moi, je ne peux que remercier le maire, je n’ai plus d’excuse pour ne pas me remettre un peu au vélo !

La rivière Etchemin

Il y a 150 ans dans le Confédéré… dimanche 22 septembre 1867

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
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Travaux à Saxon, choléra à Zurich et rumeurs valaisannes…

21 septembre 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 10 h 30 min
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Françoise Loranger (1913-1995)

Née à Saint-Hilaire le 18 juin 1913, Françoise Loranger est issue d’une famille de la grande bourgeoisie. Elle compte parmi ses aïeux de nombreux avocats, écrivains ou hommes politiques. Elle tirera de cet héritage une grande ouverture d’esprit, un sens aigu de la liberté et une soif de culture qui guidera ses pas durant toute sa vie.

Très tôt, l’écriture dramatique s’impose à elle. En 1939, sa rencontre avec Robert Choquette lui ouvre les portes de la radio. Elle écrira des romans-feuilletons. Sa carrière se tourne aussi vers les journaux. Nouvelles et textes divers seront publiés régulièrement. Dans les années 1960, elle sera directrice artistique au théâtre du Trident et professeure de création littéraire à l’Université Laval.

Son oeuvre montre la fierté qu’elle a de son milieu, elle le décrit avec finesse. Elle connaît rapidement beaucoup de succès. Elle se tourne dès les années 60 vers le théâtre qui lui donne beaucoup de liberté. Inspiré souvent d’événements d’actualité qui révèlent l’identité collective, son théâtre suscite beaucoup d’intérêt. Françoise Loranger s’éteint à 81 ans, le 5 avril 1995.

Medium saignant (1969)

Le Centre culturel de la ville est le théâtre de rencontres imprévues. Les animateurs préparent la salle pour le Mardi gras alors que le Conseil de ville doit siéger. On évitera l’esclandre, mais les délibérations auront lieu dans un décor en chantier. La réunion est ouverte au public qui est venu nombreux. On sent que les débats pourraient déstabiliser le maire.

En effet, on ne va pas tarder à parler d’un sujet fondamental et controverser: la langue. Quelques personnes ne parlent pas français et les débats doivent être traduits. Une demande intervient pour que la ville impose désormais le français. Les vannes sont alors ouvertes et les masques vont tomber. Les anglophones, les émigrants, les Canadiens français, tous vont en prendre pour leur grade.

C’est un peu la lutte des anciens et des modernes, les avis se choquent, les discussions s’enflamment, les identités se dévoilent. Démon de la peur, hors de moi. La litanie finale dévoile le contenu véritable de cette pièce atypique: la peur. La société québécoise vit dans la peur du lendemain, dans la peur de se prendre en main.

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

21 septembre 1932 – Départ de chômeurs pour l’Abitibi

Colons défrichant en Abitibi

Ils sont 84 personnes représentants une cinquantaine de famille à quitter Montréal pour l’Abitibi- Témiscamingue ce 21 septembre 1932. En pleine dépression qui frappe durement l’Amérique du Nord depuis le début des années 30, le ministre fédéral Wesley Gordon élabore un plan pour placer des chômeurs sur des terres.

Au mois de décembre 1932, ce seront 2876 personnes qui se seront établies sur des lots de colonisation. Le plan prévoit le versement de 600 $ sur deux ans à chaque père de famille chômeur qui accepte de s’établir sur une terre de colonisation. Malheureusement des citadins ne font pas forcément de bons agriculteurs. Un quart des familles reviendront rapidement en milieu urbain et d’autres délaisseront la terre pour occuper le travail de bûcheron ou de mineur.

Depuis la fin du 19e siècle, il s’agissait de la quatrième vague de colons en Abitibi-Témiscamingue. Dans les années 1940 et 1950, la croissance de population s’est poursuivie dans la région. Puis, à partir des années 1960, la région a été affectée par l’exode rural vers la ville. Cette situation est toujours une réalité.

20 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

20 septembre 1697 – Traité de Ryswick

Château de Ryswick

Tous les Pays, Villes, Places, Terres, Forts, Isles et Seigneuries, tant au dedans qu’au dehors de l’Europe, qui pourroient avoir été pris et occupés depuis le commencement de la presente Guerre, seront restitués de part et d’autre au même état, qu’ils étoient pour les Fortifications lors de la prise, et quant aux autres Edifices, dans l’état qu’ils se trouveront, sans qu’on puisse y rien detruire ny deteriorer, sans aussi qu’on puisse pretendre aucun dedommagement pour ce qui auroit pû estre demoli.

Le traité signé ce 20 septembre 1697 entre la France et l’Angleterre et ses alliés met un terme à la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Guillaume III d’Orange est reconnu comme roi d’Angleterre. Mais la petite ville de Ryswick dans les faubourgs de La Haye aux Pays-Bas aura une influence aussi en Amérique du Nord. L’article 8, cité en ouverture, redonnait à la France la colonie de Plaisance, la baie d’Hudson et l’Acadie, alors que l’Angleterre conservait sa colonie de Terre-Neuve.

Toutefois, les dispositions du traité de Ryswick ne furent jamais appliquées en ce qui a trait à la baie d’Hudson, car les commissaires désignés pour arriver à une entente sur le positionnement des postes anglais et français n’ont jamais réussi à s’entendre sur un protocole quelconque. À peine quatre ans plus tard, la guerre de succession d’Espagne éclatait. Le conflit qui déchira l’Europe allait s’étendre aussi à l’Amérique du Nord.

19 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

19 septembre 1747 – Arrivée de la Galissonière à Québec

La Galissonière

Le Northumberland, célèbre vaisseau de guerre Anglais capturé par les Français en 1744, arrive dans le port de Québec ce 19 septembre 1747. À son bord, Rolland-Michel Barrin1, comte de La Galissonière, est partagé dans ses sentiments. Il a accepté à contrecœur son nouveau rôle de gouverneur général de la Nouvelle-France. Il aurait préféré poursuivre sa carrière d’officier de la marine du roi de France, il ne se décida à partir pour Québec que lorsqu’on lui a fait envisager que sa présence y étoit nécessaire pendant la guerre.

Il faut dire que les Anglais ont capturé La Jonquière qui venait d’être nommé et que la situation de la Nouvelle-France n’est pas des meilleures. La guerre européenne de succession d’Autriche a ébranlé la fragile économie de la colonie. Le nouveau gouverneur s’aperçoit très vite des carences défensives et demande en vain à la métropole de nouvelles troupes et de nouveaux colons.

La Galissonière sera le premier à concevoir l’idée de réunir la Nouvelle-France à la Louisiane par une ligne de postes qui suivrait la vallée de l’Ohio. Il est convaincu que l’alliance du Saint-Laurent et du Mississippi donnera à la France une supériorité sur l’Angleterre non seulement en Amérique du Nord, mais aussi en Europe. Il n’ira pas au bout de ses idées puisqu’il demande son rappel en 1749, au grand regret des colons, le roi l’accepte, et le nomme chef d’escadre en 1750. Son successeur La Jonquière, libéré par les Anglais, tentera de poursuivre son plan.

Il y a 150 ans dans le Confédéré… jeudi 19 septembre 1867

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
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Vin gaspillé, bagne de Toulon et tzar empoisonné…

18 septembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

18 septembre 1967 – Ouverture des premiers CÉGEPS

Cégep de La Pocatière

12 Cégeps ouvrent leurs portes ce 18 septembre 1967. Ils sont les premiers à naître suite à la loi adoptée le 29 juin par l’Assemblée législative. Ces Collèges d’enseignement général et professionnel, communément appelés Cégep, constituent le niveau intermédiaire entre le cours secondaire et l’université.

Le projet de loi 21 avait été déposé en première lecture par le gouvernement unioniste de Daniel Johnson, le 27 janvier 1967. Il reçoit l’appui unanime des députés présents à l’Assemblée législative. Malgré la rapidité de mise en oeuvre, ce nouveau format de la formation intermédiaire découle d’un long processus de réflexion basé sur un premier modèle de base proposé par le rapport Parent et un second configuré par le Comité de planification de l’enseignement préuniversitaire et professionnel.

S’ils n’ont pas été improvisés au niveau de la table à dessin, les collèges d’enseignement général et professionnel ont, par contre, été créés dans l’urgence, la campagne électorale de juin 1966, qui ramène l’Union nationale au pouvoir, retardant d’à peine quelques mois les décisions concernant la réforme déjà enclenchée par le gouvernement libéral. Les enseignants devront, eux, s’adapter rapidement à cette nouvelle organisation.

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 4 h 30 min
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Jean-Aubert Loranger (1896 – 1942)

Jean-Aubert Loranger

Jean-Aubert Loranger voit le jour le 26 octobre 1896 à Montréal. Il est le premier enfant de la famille, son père est médecin.On ne sait que peu de chose sur sa jeunesse, sinon qu’il devient orphelin de père à 4 ans et qu’il suit des études. On le retrouve en 1918 où il assiste à des salons littéraires et participe à la rédaction de la revue Le Nigog, revue littéraire née de ces rencontres.

Il sera ensuite agent d’assurances avant de poursuivre une carrière à la régie des alcools. Il deviendra journaliste. En 1920 paraît son premier recueil de poésie: Les atmosphères. Un second, Poëmes, suivra en 1922. Il écrira ensuite beaucoup de contes qu’il publiera dans les journaux auxquels il collabore, notamment La Patrie et La Presse.

Peu après sa nomination de chef de l’information à Montréal-Matin, il décède le 28 octobre 1942 d’une crise aiguë de rhumatisme. Beaucoup de ses contes, parus dans différents journaux, seront publiés après son décès dans divers recueils posthumes.

Le passeur (1920)

Et le courant amena la chaloupe qui descendait seule, avec ses deux rames pendantes, comme deux bras qui ne travaillent plus, comme deux bras qui ne font plus rien. Ainsi se termine le conte qui ouvre le premier recueil de poésie de Jean-Aubert Loranger. Les atmosphères, le titre du recueil, illustre bien l’intention de l’auteur.

Prologue, le passeur, les reins, le vent, la tête, les vieilles rames, les vieilles rames (deuxième version), ensuite, l’ennui et le retournement, les chapitres rythment cette courte histoire qui nous amène dans les réalités d’une vie monotone, laborieuse, mais qui a tout son sens pour cet homme solitaire.

Le passeur passe sa vie à faire traverser la rivière. Hommes, animaux et marchandises trouvent place sur son bac ou sur sa chaloupe qu’inlassablement, entre deux siestes, il mène d’une rive à l’autre. Mais un jour, la fatigue se fait sentir. Bientôt, il sera remplacé par un passeur plus jeune. Il le regardera agir jusqu’au jour où il remontera sur sa chaloupe pour disparaître dans SA rivière.

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