Valais Libre

23 juin 2018

366 histoires suisses

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23 juin – Plébiscite jurassien (1974)

Les trois districts du nord du Jura, Delémont, Porrentruy et les Franches-Montagnes disent largement oui à la création d’un nouveau canton contrairement aux quatre districts du sud qui disent non à ce premier vote. Ce 23 juin 1974 marque la véritable création du 23e canton suisse: Le Jura. Le processus aboutira définitivement le 24 septembre 1978 par le vote de l’ensemble du pays.

La lutte a été longue depuis que le congrès de Vienne a attribué le Jura à la Suisse et plus particulièrement au canton de Berne. C’est en 1917, pendant la Première Guerre mondiale qu’est créé le Comité pour la création d’un canton du Jura. 30 ans plus tard, un Comité d’action pour la défense des droits du Jura est fondé en réaction au refus d’attribuer les travaux publics à un conseiller d’État francophone.

Dans les années 1960, la lutte devient plus violente avec le Front de libération du Jura et surtout les jeunes militants du Groupe Bélier. Pour tenter de faire face à la situation, le gouvernement bernois nomme une Commission des Vingt-quatre qui déposera son rapport en 1968. Elle préconisera une série de votes en cascade pour que la population puisse se déterminer librement.

Le premier plébiscite du 23 juin 1974 décide de la fondation d’un nouveau canton. Les deux plébiscites suivants en 1975 permettent d’affiner les frontières cantonales. Enfin, en 1978, la Confédération entérine le nouveau canton qui voit officiellement le jour le 1er janvier 1979. Le district de Laufon qui a refusé de quitter le canton de Berne lors de ce processus décidera de rejoindre Bâle-Campagne en 1994 à la suite du scandale des Caisses noires.

Ce scandale a mis en lumière le soutien des autorités bernoises aux loyalistes jurassiens. Il montre que, même si la violence n’est plus de mise, la question jurassienne n’est pas résolue. Une Assemblée interjurassienne a été créée en 1994 pour restaurer un dialogue constructif.

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22 juin 2018

366 histoires suisses

22 juin – Morat (1476)

Bataille de Morat

Les canons du duc de Bourgogne n’ont pas le temps de refroidir avant d’être recharger que les hallebardiers de la Confédération font irruption au coeur du camp de Charles le Téméraire. La panique est totale. Le duc parvient à s’enfuir, mais le plus grand nombre doit se battre au corps à corps. C’est un massacre. Ce 22 juin 1476 à Morat, le Téméraire subit sa deuxième défaite en quelques mois face aux Confédérés.

Pourtant, après la déroute de 2 mars sous les murs de Granson, Charles le Téméraire avait juré de se venger: je renoncerai à l’Empire plutôt que de retarder le moment où je pourrai écraser, passer par le fil de l’épée, ce peuple de brutes grossières. Il reconstitue une armée encore plus puissante avec des mercenaires d’Italie et de Savoie. Des archers anglais viennent compléter son dispositif.

Fribourg lui semblant une prise trop difficile, il marche sur Morat avant de fondre sur Berne. La place est défendue par Adrien de Bubenberg qui fait des miracles pour retenir les troupes bourguignonnes. Les tours et les murailles sont renversées, nous n’avons plus que nos corps à opposer à l’ennemi. Mais tant qu’une goutte de sang coulera dans nos veines, aucun de nous ne cèdera. Bubenberg est héroïque avec ses hommes. Il en faudra du courage pour résister au siège qui dure depuis le 9 juin.

Mais le 22 juin au matin, les renforts confédérés arrivent sous la pluie. À midi, le duc ne voyant aucun signe de bataille passe à table. Le dispositif d’alerte est allégé. C’est alors que les Confédérés fondent sur le camp bourguignon. Après des débuts laborieux, les assauts débordent l’artillerie du duc et la palissade qui protégeait l’armée de siège est percée.

Entre 10 000 et 12 000 hommes du Téméraire laissent leur vie sur le champ de bataille contre seulement 400 Confédérés. La déroute de Charles le Téméraire sera totale en janvier 1477 lorsqu’il perdra la vie à Nancy. La Confédération gagne en prestige militaire, mais profite moins territorialement que la France et l’Autriche qui seront les grands vainqueurs de la chute de la Bourgogne.

21 juin 2018

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21 juin – Laupen (1339)

Bataille de Laupen

La fine fleur de la chevalerie romande laissera la vie sur le champ de bataille de Laupen. Les comtes de Valangin et de Nidau, le fils unique du comte de Savoie, l’avoyer de Fribourg sont quelques-unes des victimes de marque des Bernois à la bataille de Laupen. Ce 21 juin 1339 est une grande victoire pour la ville de Berne qui avait osé défier l’autorité de l’Empereur Louis de Bavière.

Voulant se distancer de la tutelle autrichienne, Berne s’allie tout d’abord avec la Savoie, avant de se tourner vers le Hasli, l’Oberland et les premiers Confédérés. Les gains territoriaux et économiques des Bernois effraient ses voisins, y compris les comtes de Savoie. Ils forment une coalition redoutable autour de l’Empereur Louis de Bavière et des évêques de Lausanne et de Bâle.

Les coalisés attaquent la forteresse de Laupen où six cents Bernois sont retranchés. Elle résiste héroïquement durant quelques jours permettant à Berne de rameuter ses alliés. En fin d’après-midi du 21 juin, Rodolphe d’Erlach fait face aux ennemis de la cité sur les arrières de Laupen. Deux armées de près de 6 000 hommes s’affrontent. Adossés à la forêt, les Bernois ont l’avantage du terrain et vont en profiter.

2 000 morts et 27 bannières conquises plus tard, Berne triomphe. Fribourg, La Savoie, L’Autriche doivent traiter avec les vainqueurs et ne se relèveront jamais tout à fait de ce désastre. La bataille permettra aussi le rapprochement définitif de Berne et des Confédérés. Ils scelleront leur alliance dans le pacte du 6 mars 1553 qui verra Berne adhérer à la Confédération.

20 juin 2018

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20 juin – Le mil chaud de Zurich (1576)

Arrivée des Zurichois le 20 juin 1576 à 19:00 Aquarelle de E. Schweitzer, 1893, Illustration, aus: Adolphe Auguste Seyboth, Strasbourg historique et pittoresque depuis son origine jusqu’en 1870, Strassburg 1894. (Stadtarchiv Zürich V.L. 160.)

C’est à bon droit, sans doute, que vous vous étonnez de nous voir apporter un aussi piètre cadeau que l’est cette bouillie de mil ; mais sachez que ce ne doit être qu’un symbole ! Si jamais, ce qu’à Dieu ne plaise, Strasbourg devait être dans la détresse, elle a des amis qui viendront à son secours avant qu’un plat de mil n’ait eu le temps de refroidir. L’allocution de Gaspard Thoman termine une aventure extraordinaire: une grande descente du Rhin de Zurich à Strasbourg en un temps record.

En 1576, un grand concours de tir à l’arbalète et à l’arquebuse a lieu à Strasbourg. Un groupe de Zurichois décide de montrer qu’on peut arriver par bateau à Strasbourg en un temps record. Ils veulent renouveler un exploit mythique datant d’un peu plus de cent ans. Ils en avertissent le magistrat de la ville de Strasbourg.

Le départ a lieu à 1 h du matin, ce 20 juin 1576. La foule est nombreuse sur les quais de la Limmat. À bord du bateau, on a cinquante-quatre mariniers et quelques personnalités, conduites par Gaspar Thomann, riche marchand de fer de Zurich. Une marmite de mil surchauffée est placée dans un tonneau de sable, au milieu de la barque. On veut démontrer qu’on peut arriver à Strasbourg avant que le mil refroidisse.

L’expédition arrive à Bâle à 10 h du matin. Elle est accueillie avec enthousiasme. Lorsqu’à 20 h, elle s’engage dans le centre de Strasbourg, la foule sur les quais est immense. Elle accueille les Suisses par un tonnerre d’applaudissements. Les Zurichois lancent aux spectateurs des Simmerling ou craquelins, qu’ils avaient tenus au chaud.

En 1870, les Zurichois tinrent leur promesse et volent au secours de la population de Strasbourg pour évacuer femmes, vieillards et enfants assiégés par l’armée allemande. La marmite historique, endommagée par un incendie est aujourd’hui au musée historique et la Place de Zurich à Strasbourg commémore le lieu du débarquement des Suisses.

19 juin 2018

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19 juin – De la Linth (1798)

Hans-Conrad Escher

L’Helvétie possède dans la chute de ses nombreux cours d’eau des réserves de forces vives d’une valeur inappréciable. Si nous savons utiliser ces forces, nous pourrons accomplir des prodiges impossibles à d’autres nations, malgré toutes les machines à vapeur du monde. Hans-Conrad Escher prononce ces paroles devant le Grand conseil helvétique ce 19 juin 1798.

À 31 ans, élu un peu malgré lui dans ce nouveau conseil de la jeune République helvétique sous le contrôle des Français, le jeune scientifique est un précurseur. Il prêche un peu dans le désert, son appel ne trouve que peu d’écho. Très engagé politiquement, il attendra la fin des turbulences de la République helvétique pour se lancer dans le projet de sa vie: la correction de la Linth.

En effet, malgré sa déclaration sur l’énergie et l’eau, il laissera à Hans Caspar Escher le soin de fonder la société Escher Wyss en 1805 qui deviendra un leader dans la fabrication des turbines hydroélectriques. Hans-Conrad préfère assainir les terrains marécageux entre les lacs de Walenstadt et de Zurich. Il lance un vibrant appel à la nation afin de financer ces travaux colossaux.

Hans-Conrad Escher dirigea financièrement et techniquement le projet en tant que président de la commission de la Linth, de 1807 à 1822. Le canal de la Linth, dernier maillon de l’assainissement fut inauguré en 1823, une année après la mort d’Escher.

Ces travaux servirent de modèle à de nombreux ouvrages hydrauliques en Suisse. La Diète conféra à titre posthume, en juin 1823, à Hans-Conrad Escher et à ses descendants, l’épithète de la Linth

18 juin 2018

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18 juin – Une sorcière décapitée (1782)

Mort d’Anna Göldi

Glaris est en fête, Glaris est en émois, tout dépend du côté selon lequel on se place. La foule est accourue en masse. Au centre de la place se dresse l’échafaud. L’épée du bourreau monte vers le ciel puis s’abat prestement sur le billot. La tête d’Anna Göldi roule. La sorcière est décapitée. La justice semble être rendue, mais l’histoire réparera cette injustice.

Anna Göldi est une modeste servante. Elle est née 48 ans plus tôt à Sennwald dans le canton de Saint-Gall. Issue d’une famille pauvre, elle oeuvre dans la région comme servante. Elle aura trois enfants, dont le deuxième meurt étouffé dans sa couverture. La mère est condamnée pour cet accident. Pour se faire oublier, elle part pour Glaris où elle est engagée chez le docteur Tschudi pour s’occuper des cinq enfants de la famille.

Anna-Miggeli, la deuxième fille du docteur, tombe brutalement malade. On accuse Anna Göldi de l’avoir ensorcelée. On retrouve des épingles dans les aliments. La jeune enfant en cracherait même par la bouche. Anna préfère quitter la place, la petite a des crises de plus en plus violentes. On ramène la servante, la petite s’apaise. C’est la preuve de la culpabilité de la sorcière.

Un procès est intenté. Anna Göldi avoue tout sous la torture. Les autorités voulant éviter le scandale, la sorcellerie commence à être passée de mode, la condamnent pour empoisonnement. L’affaire déchire Glaris où la famille Tschudi est influente. Rien n’y fait, la pauvre femme termine sa vie sous l’épée du bourreau. Elle est la dernière sorcière exécutée en Suisse et, semble-t-il, en Europe.

La dernière sorcière d’Europe a été réhabilitée le 27 août 2008. Le parlement glaronnais a innocenté Anna Göldin, 226 ans après sa condamnation par l’Église et sa décapitation. Il a qualifié son procès de meurtre perpétré par la justice.

17 juin 2018

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17 juin – Bataille du Stoss (1405)

Bataille du Stoss

Une troupe de chevaliers à cheval lourdement arnarché avançant péniblement sur un chemin détrempé, une pluie de rochers et de troncs d’arbre qui s’abat subitement sur eux, des paysans vociférants qui dévalent la montagne pour terminer le travail, la bataille du col du Stoss qui relie les villes d’Appenzell et d’Alstätten, a repris, ce 17 juin 1405, une tactique prisée des débuts de la Confédération.

Le duc Frédéric IV de Habsbourg n’a pas hésité à répondre à l’appel de l’Abbé de Saint-Gall et des bourgeois de la ville pour venir mater la rébellion des Appenzellois. L’occasion de venger son père Léopold III mort quelques années plus tôt à Sempach est trop belle. La région qui se rebelle n’est pas la même, mais qu’à cela ne tienne, ces paysans vont être remis à l’ordre.

Sa troupe de plus de 1000 hommes a repris facilement la ville d’Alstätten, elle se dirige ensuite vers Appenzell en passant par le col du Stoss. Là, elle est surprise par une pluie de rochers et de troncs. Elle est ensuite décimée et mise en fuite par les Appenzellois. Plus de 400 Autrichiens y laisseront leur vie contre une vingtaine d’Appenzellois. Le duc parviendra à s’enfuir.

Commémorée comme un moment clé de l’indépendance d’Appenzell, cette bataille a donné naissance à de nombreuses légendes. Uli Rotach est une de ces figures légendaires. Il aurait combattu une douzaine d’Autrichiens adossé à une maison en feu avant de succomber héroïquement. Les femmes d’Appenzell prennent aussi une part importante dans l’imagerie populaire. En se déguisant en hommes, elles auraient également contribué à la victoire.

Réalités ou légendes peu importe, la bataille du Stoss reste une étape importante du rapprochement d’Appenzell à la Confédération. Une chapelle rappelle cet épisode.

16 juin 2018

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16 juin – Bibracte (-58)

Divico

Cette double bataille fut longue et acharnée. Quand il ne leur fut plus possible de supporter nos assauts, ils se replièrent, les uns sur la hauteur, comme ils l’avaient fait une première fois, les autres auprès de leurs bagages et de leurs chariots. Pendant toute cette action, qui dura de la septième heure du jour jusqu’au soir, personne ne put voir un ennemi tourner le dos. On se battit encore autour des bagages fort avant dans la nuit les Barbares avaient en effet formé une barricade de chariots et, dominant les nôtres, ils les accablaient de traits à mesure qu’ils approchaient ; plusieurs aussi lançaient par-dessous, entre les chariots et entre les roues, des piques et des javelots qui blessaient nos soldats. Après un long combat, nous nous rendîmes maîtres des bagages et du camp.

Ce récit de la bataille de Bibracte est relaté par Jules César lui-même dans sa Guerre des Gaules. À la mi-juin de l’an 58 avant Jésus-Christ, les Helvètes avec à leur tête Divico sont stoppés dans leur élan par un César parti à la conquête des Gaules.

Quelques mois auparavant, la tribu avait décidé d’abandonner leur terre, trop étroite et trop pauvre pour conquérir de nouveaux horizons. Pour être sûrs de ne pas revenir, ils brûlent villes et villages. Ils sont plus de 200 000 à marcher sur Genève. Mais César leur barre la route une première fois.

Ils passeront par le Jura et franchiront la Saône. César, reparti sur Rome chercher des renforts, rattrape et détruit l’arrière-garde qui n’a pas encore franchi la rivière. La bataille décisive a lieu à Bibracte, près de l’actuel Autun. Les Helvètes sont vaincus et doivent rentrer sur leurs terres et reconstruire ce qu’ils ont brûlé.

15 juin 2018

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15 juin – Jean-Paul II (1984)

Jean-Paul II à la rencontre des évêques suisses

Le pape Jean-Paul II rencontre la conférence des évêques suisses et les représentants du clergé ce 15 juin 1984 à Einsielden. Arrivé en Suisse le 11 juin pour une visite apostolique, il quittera le pays le 17 après une semaine bien remplie. Un premier passage à Genève en 1982, un deuxième en juin 1984, Jean-Paul II fera encore un troisième voyage helvétique en 2004.

Son périple de 1984 est le plus long. Le souverain pontife aura visité 14 villes, rencontré le Conseil fédéral in corpore, partagé des échanges nourris avec le clergé un peu partout à travers le pays et ordonné des prêtres. Mais les liens entre ce pape charismatique et la Confédération ne sont pas toujours simples.

Il faut dire que la Suisse, avec sa démocratie directe, son pouvoir décentralisé et son refus des hiérarchies rigides, ne correspond pas au modèle du Vatican. Rome voit d’un mauvais œil cette démocratie qui remet en cause la sacro-sainte infaillibilité du Pape et se permet de discuter les positions du Vatican sur le rôle des femmes, la régulation des naissances, le célibat des prêtres ou encore le divorce.

Un véritable choc des cultures qui atteint son apogée lorsque le Pape nomme comme évêque de Coire un certain Monseigneur Haas, un pion servile aux idées rétrogrades dans la partie d’échecs engagée avec la Suisse. Malgré cela, Jean-Paul II a aussi ses groupies. Des jeunes qui vivent souvent à l’opposé des recommandations pontificales, mais qui pour rien au monde ne manqueraient une intervention de ce pape qui fut très aimé.

14 juin 2018

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14 juin – Romainmôtier (928)

Abbatiale de Romainmôtier

Adélaïde de Bourgogne lègue, ce 14 juin 928 ou 929, il reste un petit doute sur la retranscription de l’année, le monastère de Romainmôtier à Odon, le second abbé de Cluny. Elle l’avait reçu en cadeau de son frère Rodolphe Ier, roi de Bourgogne au moment de son accession au trône. Peu avant sa mort, la première duchesse de Bourgogne lèguera le monastère à la grande maison de Cluny.

C’est la première date précise qui reste de l’histoire du monastère. L’Église actuelle fut construite un peu plus tard, entre 996 et 1028, mais le monastère est bien plus ancien. C’est entre 430 et 470 que Romain et Lupicin s’installent dans le haut vallon du Nozon avec une petite communauté. Détruit par les Barbares, le lieu est redécouvert par des disciples de Saint-Colomban vers 630. En 753, le pape Étienne II, en route pour rencontrer Pépin-le-Bref à Saint-Denis, s’y arrête et place le monastère directement sous la protection de Rome.

Après un bref passage dans les propriétés de la famille de Bourgogne, le monastère devient un lieu prisé par les abbés de Cluny qui le développeront grandement. La maison passera sous la règle de Saint-Benoît. Convoité par la maison de Grandson, Romainmôtier restera sous la juridiction de l’Abbaye de Cluny. Au début du XIIe siècle, un prieur présidera à la gestion de l’établissement.

Le 4 décembre 1501, on célèbre le mariage de Philibert de Savoie et de Marguerite d’Autriche, ce sera un des derniers grands moments du monastère. En 1536, le Pays de Vaud est occupé puis annexé par les Bernois. La date du 3 janvier 1537, jour de la mort de Théodule de Riddes, le dernier prieur, marque la fin de la vie monastique à Romainmôtier. Seule l’Église fut conservée et dédiée au culte paroissial.

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