Valais Libre

29 mars 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

29 mars 1632 – Traité de Saint-Germain-en-Laye

Traité de Saint Germain en Laye

Traité de Saint Germain en Laye

Les armes & munitions contenues en la deposition du Sieur Champlain, ensemble les marchandises & ustenciles qui furent trouvées a Québec lors de la prise, seronc rendues ou en espece, ou en valeur, selon que le porte la deposition du dit Sieur de Champlain. Ce 29 mars 1632, le poste de traite de Québec est rendu aux Français par le traité de Saint-Germain-en-Laye. L’épisode des frères Kirke est terminé. Le même jour, un traité pour le rétablissement du commerce entre les deux pays est conclu.

En 1627, la France de Louis XIII et l’Angleterre de Charles 1er se déclarent officiellement la guerre. Le conflit va se répercuter jusque dans la colonie française du Nouveau Monde. Après une première tentative qui échoue en 1628, la flotte anglaise des frères Kirke est devant Québec en 1629. Champlain, à court de vivres et de munitions, doit capituler et abandonner la colonie. Mais, la guerre entre la France et l’Angleterre avait pris fin trois mois avant cette capitulation. La prise de Québec est donc illégale.

Le roi d’Angleterre, bien qu’il reconnaisse l’illégalité de la conquête, refuse de restituer les territoires pris par les frères Kirke, arguant du non-paiement de la dot de son épouse, Henriette, soeur de Louis XIII. Le roi de France mettra trois ans pour finir de payer cette dot. Le traité de Saint-Germain-en-Laye met un point final à cette affaire. Champlain revient à Québec au printemps 1633 pour rebâtir la colonie malmenée par les Anglais.

 

 

 

28 mars 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

28 mars 1808 – Baronne de Riedesel

Frédérika de Riedesel

Frédérika de Riedesel

La campagne que j’ai traversée est très pittoresque. Chaque habitant a une bonne maison qu’il prend grand soin de chauler chaque année. Comme les fils et aussi les gendres, dès que mariés, se construisent près de leurs parents, de très jolies paroisses croissent rapidement autour d’eux, et voilà pourquoi ces gens se donnent le nom d’habitants plutôt que paysans. L’auteur de cette description extraite de Voyage de mission en Amérique entre en agonie ce 28 mars 1808 à Berlin en Allemagne.

La baronne de Riedesel, née Frédérika von Massow, décèdera le lendemain. Elle a voyagé au Canada en compagnie de son mari, lieutenant-colonel des troupes brunswickoises au service de l’Angleterre entre 1777 et 1783. Avec trois enfants en bas âge, elle partagea toutes les fatigues de la guerre ainsi que la captivité de son mari. Les lettres qu’elle écrivit pendant cette époque peignent vivement et sous un jour ne sont pas toujours favorables aux révolutionnaires américains les événements de cette guerre.

Ces lettres ont été mises en ordre par son gendre maréchal à la cour de Prusse et imprimées à un petit nombre d’exemplaires à Berlin en 1799. Elles seront plus largement diffusées en 1801 après le décès du mari de la baronne. Devenue veuve, la baronne de Riedesel terminera sa vie en s’occupant de distribuer de la nourriture aux pauvres et en parrainant un orphelinat militaire. Ses textes seront repris au milieu du XXe siècle dans Cinq femmes et nous, un livre publié au Québec par B. Dufebvre.

 

 

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

28 juillet 1576 – On aperçoit le Labrador

Martin Frobisher

Terre, terre, le vigile du Gabriel pousse le cri bien connu et tant espéré des marins au long cours. Ce 28 juillet 1576, le vaisseau commandé par Martin Frobisher aperçoit le Labrador. L’équipage mouille à Resolution Island. Après avoir atteint l’embouchure de la baie qui porte aujourd’hui son nom, Frobisher remonte ce passage vers l’ouest. Il croit que c’est un détroit. Il découvre l’île de Baffin. Il rentrera en Angleterre au cours du mois d’août pensant avoir trouvé de passage vers la Chine.

En cette fin de XVIe siècle, l’Angleterre de la reine Élisabeth cherche à atteindre les richesses de Cathay, c’est ainsi que Marco Polo avait nommé la Chine. L’Angleterre possède une marine importante. Elle abandonne la Méditerranée pour se lancer à l’assaut de l’Atlantique. Elle cherche un passage bien plus au nord que les Espagnols et surtout que les Français. Le succès du premier voyage de Frobisher amène la fondation de la Compagnie de Cathay avec le but principal de trouver des mines d’or.

La compagnie financera les deux voyages suivants du marin né en 1535 dans le Yorkshire. Lors de son troisième voyage en 1578, Frobisher est à la tête de 15 navires. La compagnie projette d’établir une colonie dans le détroit de Frobisher. L’absence d’or mettra fin à ce projet de colonisation. En 1583, sir Humphrey Gilbert prendra possession de ces territoires au nom de la reine. Il obtient la soumission des pêcheurs de la région. D’autres suivront, mais le passage du Nord-Ouest reste une énigme, malgré cela l’Angleterre possède la région et des conflits sont à prévoir avec la future Nouvelle-France.

 

 

Le vote par correspondance et la fraude électorale.

Filed under: b. Du Lys dans les Étoiles — vslibre @ 4 h 30 min
Tags: ,

 

Comme la plupart d’entre vous, je pensais en avoir fini avec les élections cantonales 2017. Un nouveau gouvernement, un nouveau Grand conseil, le travail pouvait commencer, le Valais en a bien besoin. Non, tout n’est pas encore fini. Des fraudes semblent avoir entaché le 2e tour. L’interminable feuilleton continue. Trop loin pour savoir en détail ce qui se passe, je vais vous partager un peu d’histoire, quelques souvenirs et des considérations sur le vote par correspondance généralisé.

Ce n’est pas la première et sûrement pas la dernière fois qu’un résultat électoral est soupçonné de fraude. Tous les militants un peu passionnés ont des histoires savoureuses à raconter. Si elles font le bonheur des initiés, elles n’ont jamais vraiment entraîné des changements significatifs à la volonté populaire. J’évoque une de ces incongruités dans mon éphéméride historique « 366 histoires du Valais » paru aux Éditions du Lys dans les Étoiles et que vous pouvez retrouver sur mon blogue:on vote à Törbel.

Ce 25 octobre 1925 n’est que la pointe de l’iceberg. Bourrage des urnes dans une commune de montagne, remplacement de bulletin de vote au moment du dépouillement dans une grande commune de plaine, l’histoire des élections valaisannes offrirait de la matière pour une belle anthologie des petites fraudes démocratiques. Chaque commune doit avoir son lot d’histoires croustillantes qui, sans avoir modifié le résultat, font partie du folklore local d’un autre temps.

Vote par correspondance

Avec la généralisation du vote par correspondance, les soupçons de fraudes deviennent plus grands. La procédure qui se veut facile et incitative devait augmenter significativement la participation. C’est peut-être le cas, mais j’en doute. Par contre, elle multiplie les occasions de fraudes pour les personnes malintentionnées ou tout simplement les militants un peu trop enthousiastes.

Je me souviens des premières occasions de ce vote par correspondance ou des militants fouillaient ou se postaient près des poubelles à papier des grands immeubles résidentiels de la plaine du Rhône pour récupérer les enveloppes jetées négligemment par des citoyens peu intéressés par la chose démocratique ou tout simplement ignorants des nouvelles procédures. Une petite invention de signature (personne n’a de registre, donc de contrôle) et le tour est joué.

Les manipulations plus institutionnelles sont aussi inquiétantes. Comme les communes ont une réserve d’enveloppes extérieures pour en redonner aux citoyens qui ont mal ouvert la leur et que cette réserve n’était (je ne sais pas si ça a changé) pas contrôlée, la porte était ouverte aux manipulations. Facile pour un employé indélicat, surtout dans les petites communes, d’ouvrir, le soir ou la nuit venue, quelques enveloppes déposées à la maison de commune, de changer le vote et de remettre le tout dans une nouvelle enveloppe.

À certains endroits sensibles, durant les élections communales 2008, des agents de police devaient accompagner des employés communaux pour relever la boîte postale et s’assurer que les enveloppes étaient ensuite mises directement dans une urne scellée. Tout peut changer si vite dans les petites communes. Pour les plus grandes et a fortiori pour un vote cantonal, il faudrait une fraude massive quasi impossible pour changer l’issue d’un scrutin.

Voter, un devoir

La plupart de ces dérives viennent du vote par correspondance qui se veut une incitation à l’acte de voter. C’est vrai que cette procédure facilite les choses, mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Ici, au Québec, le vote se fait sur une seule journée, une journée de travail où les employeurs doivent libérer leurs employés le temps nécessaire pour accomplir leur devoir au début ou à la fin de la journée.

Ainsi le vote est l’expression d’une volonté d’un moment bien circonscrit, pas dilué sur trois semaines comme chez nous. La fraude est plus difficile. Certes, le système peut paraître archaïque avec les isoloir en carton (journée d’élection), mais il mérite réflexion.

Au final, la qualité des candidats, la qualité plus que l’âpreté du débat doivent être les facteurs incitatifs. Dans un monde idéal, des citoyens bien informés éliraient les meilleurs gouvernants. C’est vers cet idéal qu’on devrait tendre. Le chemin est encore long, mais n’oublions pas que la Suisse et avec elle le Valais font partie des régions du monde où cet idéal démocratique est le plus proche de la réalité.

Il y a 150 ans dans le Confédéré – Jeudi 28 mars 1867

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
Tags:

Agriculture en progrès à Riddes, secret de la dépêche, concours, graines et scies…

0328

27 mars 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 13 h 00 min
Tags: ,

Nicole Castéran (1954 – …)

Nicole Castéran

Nicole Castéran

Géographe et traductrice, Nicole Castéran a publié de nombreux articles dans diverses revues d’histoire, préparé des rapports de recherche et signé à titre de coauteure plusieurs livres d’histoire. Elle fait preuve dans ses écrits d’une grande sensibilité et d’un exceptionnel talent de conteuse.

Après la parution en 2010 du roman Les Saisons du destin – Une année en Nouvelle-France, aux Éditions Libre Expression, elle signe une série en deux tomes, dont L’Œil du diable – 1689 est le dernier.

 

 

Les saisons du destin (2010)

casteran-livre1749 en Nouvelle-France. Une guerre vient de prendre fin. La suivante couve déjà. (…) Quatre personnages historiques nous entrouvrent une fenêtre sur leur vie: une dame de la haute société, un militaire, un prêtre et un scientifique… Nicole Castéran nous convie à suivre Élisabeth Bégon, Pierre de Repentigny, le père Joseph Bonnécamps et Pehr Kalm tout au long des saisons ce cette année 1749.

Élisabeth Bégon fait partie de la haute société de Montréal, depuis la mort de son mari, elle rêve de rejoindre son fils en France. Elle finira par convaincre son père de l’accompagner et arrivera à Brest le 4 novembre 1749. Elle tenait un journal destiné à son gendre. Quelques cahiers nous sont parvenus, ils retracent son parcours.

Pierre de Repentigny doit fuir Québec après le meurtre, dans un mouvement de colère de son logeur. Sa carrière est compromise. Il espère le pardon du roi. Les archives judiciaires suivent son parcours. Réhabilité, il finira par recevoir la croix de Saint-Louis qu’il convoitait tant.

Le père Bonnécamps a laissé une relation de son expédition dans la vallée de la Belle-Rivière. Il séjournera quelque temps en France pour parler de son voyage puis reviendra comme professeur de mathématique à Québec.

Pehr Kalm tenait quotidiennement son journal sur ses découvertes botaniques. Disciple de Linné, celui-ci reprendra à son compte les découvertes du scientifique suédois qui écoutera les conseils des habitants de la vallée du Saint-Laurent et n’ira pas plus au nord.

Ces 4 destins réunis nous offrent un portrait vivant d’un Québec qui se prépare à passer sous la domination anglaise.

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

27 mars 1838 – Suspension de l’Acte constitutionnel

Lord Durham

Lord Durham

Environ quatre mois après avoir proclamé la loi martiale dans le district de Montréal, le Gouverneur Gosford suspend, ce 27 mars 1838, l’Acte constitutionnel de 1791 et fait instaurer un Conseil spécial afin de diriger le parlement sans assemblée législative. La rébellion des patriotes durement réprimée à la fin de 1837 qui s’était réveillée en février 1838 entraîne de fortes mesures de répression. Londres envoie Lord Durham comme nouveau gouverneur chargé d’enquêter et de faire un rapport sur la nature des problèmes qui avaient provoqué l’insurrection armée en novembre 1837.

Un plan par lequel on propose d’assurer le bon gouvernement du Bas-Canada doit inclure les moyens de mettre un terme à l’agitation des conflits nationaux au sein de la législature, en fixant, une fois pour toutes, le caractère national de la province. Je n’ai aucun doute quant au caractère national qui doit être donné au Bas-Canada; il doit être celui de l’Empire britannique; celui de la majorité de la population de l’Amérique britannique; celui de la grande race qui sera, dans très peu de temps, prédominante sur tout le continent nord-américain.

Lord Durham propose l’assimilation des Canadiens-Français afin de prévenir tout nouveau conflit. Il suggère l’unification du Haut et du Bas-Canada dans une province unie où les francophones seraient minoritaires. Malgré l’émergence des Frères Chasseurs en novembre 1838, les patriotes seront matés et l’Acte d’Union sera adopté par Londres en 1940. Le Canada connaît alors un parlement unique.

 

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

27 juillet 1831 – Le géant Mailhot

La roche déplacée par Modeste Mailhot

Monsieur Mailhot passe partout en Amérique et en Europe pour l’homme le plus colossal du siècle; il pèse 619 livres; il a 6 pieds 4 1/2 pouces de haut: il a 7 pieds de tour; chacune de ses cuisses mesure 3 pieds 10 pouces, et son mollet a 3 pieds 4 1/2 pouces de tour. Il jouit avec cela d’une très bonne santé, et toutes ses facultés mentales et corporelles sont en pleine vigueur. Ce 27 juillet 1831, l’Hôtellerie de Mailhot annonce que dès le 17 août suivant le phénomène vivant de l’âge, le géant Modeste Mailhot sera visible pour 1 $ de 10 h à midi et de 4 h à 9 h de l’après-midi.

Modeste Mailhot s’était rendu célèbre non seulement par sa taille, mais aussi par sa force herculéenne.

D’après la légende, en 1810, des travailleurs s’affairaient à améliorer un tronçon de route à l’est du village de Deschaillons, et il y avait là une énorme pierre qu’on n’avait pu dégager malgré le travail de la matinée.  Une surprise attendait les hommes de corvée à leur retour au travail. L’énorme pierre n’était plus là, elle avait été dégagée et roulée en dehors de la route par le géant Modeste lui-même. La pierre est toujours visible au bord de la route 138 et est aujourd’hui ornée d’une plaque commémorative.

Né le 9 juillet 1763 à St-Pierre-les-Becquets, Modeste est l’avant-dernier d’une famille de douze enfants dont seulement la moitié s’est rendue à l’âge adulte. Veuf deux fois, il se mariera trois fois et aura 9 enfants. De nature paisible, sa force le fera remarquer et il rencontrera le roi Guillaume IV qui lui remettra une prime de 100 Louis d’or lors d’un voyage en Angleterre en 1830. À sa mort, le 28 février 1834, il faudra 12 porteurs pour transporter son cercueil.

26 mars 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

26 juillet 1758 – Prise de Louisbourg

La capitulation de Louisbourg

Les cloches de Boston vont sonner presque un jour entier. Ce 26 juillet 1758, l’Angleterre fête une grande victoire. La forteresse française de Louisbourg vient d’être prise. Le chevalier de Drucourt n’a pas d’autres choix que la capitulation. Cernée, affaiblie et sans espoir de renfort, la garnison ne peut rien devant des forces bien supérieures. Les honneurs militaires sont même refusés aux Français. Ils brûleront certains drapeaux pour ne pas que l’ennemi ne s’en empare.

Louisbourg tombe pour la deuxième fois. Déjà prise en 1745, la forteresse de l’Île du Cap Breton a été rendue par un traité en 1748 à la fin de la guerre de Succession d’Autriche. Le sursis n’aura duré que dix ans. La situation stratégique de Louisbourg qui permet de contrôler les pêches le long des bancs de Terre-neuve et surtout l’entrée du Saint-Laurent est trop importante pour que les Anglais ne mettent pas un maximum de force pour la conquérir. Leur supériorité sur l’Atlantique empêchera tout renfort d’arriver depuis la France.

Les portes du Saint-Laurent sont maintenant ouvertes. Après la victoire française de Carillon au début du mois, l’espoir change de camp. Un mois plus tard, fort Frontenac dans la région des Grands Lacs tombera à son tour. La guerre de Sept Ans prend une très mauvaise tournure en cette année 1758. L’hiver sera terrible et annonce la fin de la Nouvelle-France. Supérieurs sur les mers, les Anglais avanceront inéluctablement vers Québec puis Montréal. La France perdra définitivement ses possessions en Amérique du Nord.

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

26 mars 1663 – Fondation du Séminaire de Québec

Petit séminaire de Québec vers 1920

Petit séminaire de Québec vers 1920

Quatre ans après son arrivée au Québec, François de Laval fonde le séminaire de Québec. Le futur évêque de Québec établit, ce 26 mars 1663, un lieu d’enseignement pour former les futurs membres du clergé de la colonie. S’inspirant de l’esprit du concile de Trente, la société de prêtres diocésains a des attributions bien plus larges que les modèles de la France métropolitaine. Quelques semaines plus tard, le roi Louis XIV confirme l’ordonnance promulguant la création du Séminaire de Québec.

Au mois d’octobre suivant, un mandement établissant la dîme au Canada donnera au Séminaire les moyens de réaliser son oeuvre. Le 9 octobre 1665, le Séminaire de Québec, à la demande de Mgr de Laval, est rattaché au Séminaire des Missions Étrangères de Paris. Le monogramme SME, toujours visible aujourd’hui, apporte également des soutiens précieux de la capitale française. Toujours selon les recommandations du concile de Trente qui s’est achevé en 1542, Mgr de Laval désire fonder une école pour les jeunes enfants afin de forger très tôt une éducation religieuse.

En 1668, le petit séminaire est créé pour convertir les jeunes autochtones à la foi catholique et d’héberger les garçons étudiant aux collèges des Jésuites. Les tentatives de conversion des Amérindiens ne connaîtront pas beaucoup de succès, mais le petit séminaire perdurera pour servir de lieu d’enseignement pour les enfants se préparant à entrer au grand séminaire, dédié à la formation des prêtres. Le Séminaire de Québec est à l’origine de la création du réseau des collèges classiques qui s’est étendu au Canada français et de la fondation de l’Université Laval en 1852.

Page suivante »

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :