Valais Libre

17 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

17 décembre 1792 – Première session du parlement du Bas-Canada

Première session dans la chapelle épiscopale de Québec

Ils sont 50, 35 francophones et 15 anglophones, les députés du Bas-Canada qui se réunissent pour la première fois, ce 17 décembre 1792. Cette première session du Parlement s’ouvre à Québec dans l’ancien palais épiscopal. La chapelle de cet édifice aujourd’hui disparu accueille les premières délibérations. Très vite, la question de la langue va enflammer les discussions de la Chambre basse qui n’a en définitive que peu de pouvoir.

Après la conquête anglaise, la colonie est régie par l’Acte de Québec de 1774, puis en 1791 l’Acte constitutionnel divise la province en deux entités: le Haut et le Bas-Canada. Les premières élections prévues par cette nouvelle législation ont lieu en été 1792. La population anglophone ne compte que peu dans le Bas-Canada, elle élit tout de même 30 % des députés. Les Canadiens-français semblent avoir négligé un peu ces élections.

Les élus, obligés de délaisser leurs affaires au profit de la politique, ne recevaient alors aucune indemnité parlementaire. Cette Chambre d’assemblée partage le pouvoir législatif avec un Conseil législatif nommé par le gouverneur qui garde le pouvoir exécutif et qui peut en tout temps exercer son droit de veto. Il peut également dissoudre l’assemblée et provoquer de nouvelles élections selon son bon vouloir. Ce système durera jusqu’à la rébellion de 1838. L’Acte d’Union de 1840 réunira à nouveau le Haut et le Bas-Canada sous une même juridiction.

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16 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

16 décembre 1932 – Immigration en Abitibi-Témiscamingue

Défrichage en Abitibi

1) être chômeur; 2) être sous l’assistance publique ou exposé à le devenir à brève échéance; 3) avoir une expérience agricole rudimentaire; 4) être en bonne santé et avoir un physique le rendant apte aux travaux de la ferme; et 5) être courageux, travailleur, économe et avoir les qualités nécessaires au défricheur: voilà les 5 conditions pour être admissible au plan Gordon.

Pour lutter contre la crise économique mondiale provoquée par le krach boursier d’octobre 1929, les gouvernements du Québec et du Canada ont élaboré un programme de colonisation en Abitibi-Témiscamingue. Les familles volontaires reçoivent une allocation de 600 $, repartie sur deux ans, dont 500 $ leur sont versés la première année pour couvrir les frais de transport et de construction d’une maison.

Ce 16 décembre 1932, les derniers bénéficiaires de ce programme s’établissent sur les lots de colonisation. Au final, près de 6 000 personnes, dont environ 2 800 Québécois, auront pris le chemin de la colonisation. L’indemnité accordée sera vite dépensée et de nombreux colons devront compléter leur revenu dans les chantiers forestiers et miniers avoisinants. De nouveaux villages naissent à cette occasion et d’autres plans suivront jusqu’à la fin de la crise après la Deuxième Guerre mondiale.

15 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

15 décembre 1914 – Lettre au ministre des Mines

Travail dans les mines

À moins que ces riches intérêts mettent en valeur ces régions, les richesses demeureront cachées et négligées durant longtemps, comme ce fut le cas dans le passé. Dans une lettre reçue au ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, ce 15 décembre 1916, Théo Dion, superintendant des Mines, illustre la philosophie d’un gouvernement incapable de développer ses richesses naturelles.

Il termine même en suggérant à son ministre de retirer les permis individuels de prospection pour inciter les fortes institutions financières à s’intéresser elles-mêmes au développement du pays. En pleine guerre mondiale, le gouvernement du Québec s’intéresse moins que les autres provinces aux changements économiques qui bouleversent la société. L’État hésite à intervenir pour remédier aux malaises créés par l’industrialisation et l’urbanisation.

L’assistance sociale et l’éducation sont toujours assurées par l’Église et les institutions privées de charité. Seule la nomination d’un agent des salaires raisonnables en 1915 pour créer une échelle des salaires payés aux employés des entreprises qui reçoivent des contrats publics. La politique des bonnes routes amorcées en 1912 permet d’avoir 3200 km de routes améliorées en 1917. Cette politique économique conservatrice contribue à de belles années de surplus budgétaires uniques dans l’histoire du Québec.

5 ans au Québec – épisode 49

Filed under: k. saga québécoise — vslibre @ 4 h 30 min
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Jour de tempête

Une belle tempête de neige, c’est toujours bien pour commencer l’hiver.

Le Québec et le Valais ne sont pas si éloignés. Si le Valais a connu sa première tempête hivernale durant la dernière fin de semaine, la région de Québec a eu la sienne mardi et mercredi. Soixante-dix centimètres (eh oui, le Québec ne sait pas plus compter que les Français, septante pour ceux qui savent…) à Sion contre une grosse vingtaine à Québec.

Mais les difficultés routières ont été très semblables. J’ai lu quelques récits découragés sur Facebook. Quelques amis ont connu des galères dans le Chablais et ont dû passer une nuit à l’hôtel. Ici, deux carambolages à quelques kilomètres de chez moi ont inauguré l’hiver, heureusement avec seulement des blessés légers et des dégâts matériels.

Si le style de conduite des énormes trucks (camions) qui sillonnent les autoroutes québécoises mériterait une analyse détaillée, je la laisserai à des spécialistes et je vais vous narrer une autre spécificité de la Belle Province (c’est ce qui était écrit sur les plaques d’immatriculation du Québec avant que l’actuelle devise Je me souviens ne s’impose en 1978).

Les jours de tempête, les écoles sont fermées. Ainsi mardi, ma blonde (inutile de vous rappeler que ce qualificatif n’a rien de péjoratif au Québec), a reçu un coup de téléphone à 6 h 00 pour lui dire qu’elle avait congé. Elle a appelé deux collègues pour poursuivre la chaîne téléphonique et s’est recouchée. La neige pouvait tomber en paix.

Les parents et les élèves apprendraient la nouvelle par la radio qui égraine chaque matin de tempête la liste des commissions scolaires qui ferment leurs écoles ou par les sites internet. Ils savent qu’en cas de doute, il vaut mieux s’informer avant de trouver les portes closes. Car, on ne badine pas avec la sécurité.

La neige tombe peut-être moins abondamment qu’en Valais, mais sa structure légère et la force des vents sont dévastatrices. La température oscille entre -10 et -15 degrés ces jours, mais le vent fait qu’on ressent plutôt des – 20. C’est encore acceptable. Au plus froid de l’hiver des – 40, -45 ressentis ne sont pas rares.

Le vent soulève et disperse la neige en créant un brouillard opaque et des congères qui peuvent surprendre facilement les automobilistes. Une belle tempête de neige peut se comparer à une tempête de sable dans le désert. L’hiver dernier, des téméraires ont payé leur audace de leur vie (la bureaucratie s’enlise).

Ces épisodes débutent souvent la nuit et se terminent dans la journée. Il est donc facile pour les commissions scolaires de décider de fermer pour la journée. Celle de cette semaine est arrivée durant la matinée, mais la décision a été facilitée par une mauvaise expérience de l’année dernière où la fermeture des écoles décidées vers midi avait contraint certains élèves à dormir à l’école.

Ces journées de tempête ne sont pas des jours d’école en moins. Elles font partie des journées pédagogiques. Au Québec, les élèves ont beaucoup moins de congés qu’en Valais. La semaine est de 5 jours d’école sans interruption et il n’y a que deux semaines de congé à Noël et une semaine de relâche au début mars.

Mais, environ une fois par mois, il y a une journée pédagogique où seuls les enseignants vont à l’école, les élèves ont congé. Six de ces journées sont réservées pour les tempêtes. Ainsi le congé de mardi entraînera la suppression d’une journée pédagogique au printemps. Une manière simple de s’adapter aux réalités du climat.

Les trucks (camions) sont téméraires.

Il y a 150 ans dans le Confédéré… dimanche 15 décembre

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
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Programme du parti du mouvement, un baron bien imprécis et ciment à vendre…

14 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

14 décembre 1961 – Première femme députée

Marie-Claire Kirkland-Casgrain

Le comté de Jacques-Cartier est le théâtre d’une élection historique ce 14 décembre 1961. Marie-Claire Kirkland-Casgrain est la première femme élue à l’Assemblée nationale lors d’une élection partielle. Après la mort de son père, le docteur Kirkland, elle décide de briguer ce siège sous la bannière du parti libéral. Elle sera brillamment réélue en 1962 lors du renouvellement du Parlement. Le premier ministre Jean Lesage la nommera dans son cabinet, faisant d’elle la première femme ministre.

Les femmes ont obtenu le droit de vote au Québec en 1940, mais c’est seulement en juillet 1947, dans une élection partielle, qu’une première femme, Mae O’Connor, s’est présentée, sans succès, devant l’électorat. On comptait trois candidates aux élections générales de 1952, sept en 1956, mais aucune en 1960. Dès sa nomination, Marie-Claire Kirkland-Casgrain allait travailler à l’amélioration de la condition féminine.

En 1964, elle présente le projet de loi 16 qui met fin à l’incapacité juridique de la femme mariée, modifiant du coup le Code civil de la province de Québec. Elle siègera jusqu’en 1973 où elle se retirera après avoir été nommée juge à la cour provinciale. Il faudra attendre 1976 pour voir plusieurs femmes siéger simultanément au Parlement de Québec. Elles seront alors 5 à être élues en même temps. Pauline Marois sera, en 2012, la première femme à devenir première ministre du Québec.

13 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

13 décembre 1963 – Monstre de Pont-Rouge

Léopold Dion

Coupable ! Les jurés n’auront mis que quelques minutes, ce 13 décembre 1963, pour déclarer coupable de meurtre Léopold Dion. Faute de preuves formelles, seule la mort du jeune Pierre Marquis lui sera imputée. Le juge Delacroix le condamnera alors à mort en avril 1964. En appel, la Cour suprême le reconnaîtra aussi coupable, mais sa peine de mort sera commuée en prison à vie. Le monstre de Pont-Rouge est mis ainsi hors d’état de nuire.

Avec mes deux maudites mains, j’ai fait quatre petits saints, cette déclaration de Léopold Dion après avoir entendu sa sentence prouve que trois autres enfants sont bien morts entre ses mains. Le 20 avril 1963 Guy Luckenuck, un enfant de 12 ans qui vit au Saguenay se balade sur les plaines d’Abraham en entendant son autobus qui doit le ramener dans sa ville après ses cours de piano au conservatoire. Déguisé en photographe, Dion l’entraîne avec lui pour une séance de photos.

On retrouvera son corps plus tard entre Saint-Augustin et Sainte-Catherine. Le 5 mai, Michel Morel, 10 ans et Alain Carrier, 8 ans tombent dans le même piège et subissent le même sort. Le 26 mai, Pierre Marquis, 13 ans est lui aussi trompé par le faux photographe et meurt près de la tombe du jeune Guy. Mais Dion a été repéré la veille par un autre enfant qui a refusé ses photos. Il est arrêté le lendemain.

Léopold Dion sera poignardé à mort et mutilé le 17 novembre 1972 par Normand Champagne, un codétenu.

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 9 h 00 min
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Pierre Vadeboncoeur (1920-2010)

Né le 28 juillet 1920 à Strathmore, près de Montréal, Pierre Vadeboncoeur suit ses études classiques au collège Brébeuf avant de s’inscrire à la faculté de droit de l’Université de Montréal. Il obtiendra sa licence de droit en 1943. En 1950 qu’il commence à travailler pour la Confédération des travailleurs catholiques du Canada qui deviendra par la suite la CSN. Ce travail l’enthousiasme et il y devient permanent en 1953. Il y restera jusqu’à la retraite en 1995.

Il publiera bon nombre d’articles, de lettres ouvertes et de textes critiques qui ont été publiés dans divers journaux et périodiques dont Parti pris, Le Devoir, L’Action nationale et Le Couac. À partir des années 60, ses champs d’intérêt jusque là exclusivement tournés vers la vie syndicale et sociale s’ouvriront à la politique en général.

Il se consacrera également à un traitement personnel des questions philosophiques, esthétiques, notamment dans les arts visuels, et spirituelles. Dans ses dernières années, il a publié des ouvrages affichant son opposition fondamentale à l’impérialisme.

Pierre Vadeboncoeur est décédé le 11 février 2010 à Montréal.

L’injustice en armes (2006)

La guerre d’Irak peut et doit se comprendre en termes humains, dramatiques, empathiques où apparaissent la vérité même, la crudité intolérable de l’événement et de ses suites, la misère de ses victimes. Ainsi s’ouvre la première chronique de ce recueil d’articles sur la politique impérialiste des États-Unis.

Pierre Vadeboncoeur dénonce une menace guerrière qui met en péril l’avenir de l’humanité. Georges Bush est l’exemple du politicien sous la complète influence des lobbys économiques. L’argent est le seul moteur de la plus grande puissance mondiale. La guerre d’Irak en est la parfaite illustration. Mensonge, manipulation et cynisme dominent.

La méthode est fasciste et le devoir est de s’y opposer. C’est un opposant nouveau. D’abord il est universel. Il est typique des temps qui commencent. Faible, mais intransigeant, il préconise un refus global égal aux menaces de l’époque. Il n’a que sa parole. Quand donc cette parole passera-t-elle un point critique où elle deviendra efficace, comme autrefois celle de Gandhi en Inde ?

12 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

12 décembre 1828 – Fondation The Montreal Vindicator

Attaque du Doric Club

Justice pour toutes les classes; monopoles et privilèges pour aucune.Telle est la devise du journal qui voit le jour ce 12 décembre 1828. Un médecin d’origine irlandaise, Daniel Tracey en est le fondateur. Le Irish Vindicator and Canada General Advertiser est un bi-hebdomadaire qui se veut le porte-parole de la Society of the Friends of Ireland au Bas-Canada. Dès ses débuts, il soutient les luttes des leaders réformistes libéraux Daniel O’Connell en Irlande et Louis-Joseph Papineau au Bas-Canada.

Après la disparition en décembre 1828 du Canadien Spectator, The Vindicator devient la voix anglaise des patriotes du Canada . Il travaillera de concert avec le journal francophone La Minerve pour soutenir les luttes de la majorité parlementaire bas-canadienne, dirigée par Louis-Joseph Papineau. En 1932, Daniel Tracey est emprisonné en compagnie de Duvernay le rédacteur en chef de La Minerve. La popularité des deux hommes et de leur titre ne fera alors qu’augmenter.

Tracey est élu député, mais n’aura qu’à peine le temps de siéger, il est emporté par le choléra asiatique. Son adjoint, le docteur O’Callaghan lui succèdera à la rédaction en chef après un intérim de quelques mois de John Thomas. Le journal garde la même ligne et soutient les 92 résolutions de Papineau. Ses presses sont détruites par le Doric Club le 6 novembre 1837, un dernier numéro paraîtra encore sur les presses de La Minerve le 9 décembre.

Il y a 150 ans dans le Confédéré… jeudi 12 décembre 1867

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
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Chute dans un puits à Saint-Maurice, fumer tue à Lucerne et système américain pour les dents…

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