Valais Libre

19 août 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

19 août 1898 – Mort d’Édouard-André Barnard

L’industrie laitière occupe une place prépondérante au Québec.

Si l’on a pu dire avec raison que celui qui fait croître deux brins d’herbe là où il n’en poussait qu’un seul est un bienfaiteur public, avec quels sentiments d’admiration et de gratitude ne devons-nous pas apprécier l’œuvre de cet homme de bien […] et à qui notre agriculture nationale est redevable, pour une part, des progrès réalisés depuis plus d’un quart de siècle ? Ces paroles d’un collaborateur s’adressent à l’homme qui décède, ce 19 août 1898 à l’Ange-Gardien près de Québec. Édouard-André Barnard, le champion de l’agriculture quitte une vie bien remplie.

Né le 30 septembre 1835 à Trois-Rivières, Édouard-André est le dixième enfant d’un avocat, député, patriote, greffier et protonotaire. Sa famille, originaire d’Angleterre, a un parcours atypique. Son grand-père est un loyaliste établi en Nouvelle-Angleterre qui se réfugie dans les Cantons-de-l’Est en 1774. Son père, sympathisant des patriotes, s’établit à Trois-Rivières. Collège classique écourté à Nicolet, commis à Montréal, cultivateur à Trois-Rivières, journaliste agricole, capitaine de milice ou encore zouave pontifical, la jeunesse d’Édouard-André est active et éclectique.

Un père de famille avait engagé un Écossais comme fermier. L’Écosse ne jurait que par la vache d’Ayr (Ayrshire). Il en importa quelques-unes et convertit le père à ses idées. La mère croyait à la supériorité des vaches canadiennes. Les nouvelles venues, disait-elle, mangent plus que les autres et ne donnent pas plus de lait. Elle gagna son point. C’est prenant exemple de sa famille que, devenu directeur de l’agriculture du gouvernement de Boucherville, Barnard développera l’industrie laitière au Québec.

18 août 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

18 août 1943 – Conférence de Québec

King, Roosevelt et Churchill, le 18 août 1943 à la Conférence de Québec

Ne serait-ce pas magnifique si l’histoire pouvait raconter que c’est à Québec que l’on a assuré la libération de la France? Ces mots du premier ministre canadien William Lyon Mackenzie King pourront prendre réalité. Ce 18 août 1943, le président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt arrive à Québec. Il rejoint le premier ministre britannique Winston Churchill déjà présent dans la ville depuis quelques jours. La conférence de Québec tenue secrète pour des questions de sécurité peut débuter. La fin de la guerre se prépare.

À la fin juillet 1943, les 850 clients du Château Frontenac doivent faire leurs valises, l’hôtel est réquisitionné par le gouvernement du Canada. Les journaux ne parlent de rien, les secteurs du Château Frontenac et de la Citadelle sont interdits. Les rumeurs les plus folles courent dans la cité: le pape Pie XII s’installera dans la capitale pour fuir l’Europe en guerre; l’hôtel sera transformé en hôpital militaire pour les blessés canadiens du front italien…

La réalité apparaît bientôt. Anglais et Américains veulent accorder leurs violons pour planifier la fin de la guerre. Les deux chefs d’État se mettent d’accord pour confier le débarquement de Normandie au général Dwight Eisenhower. Il est prévu pour le mois de mai 1944. Un autre débarquement aura lieu dans le sud de la France et l’engagement des deux pays sera intensifié dans la zone pacifique pour affaiblir le Japon. Une deuxième conférence aura lieu à Québec en septembre 1944. Pour chacune d’elles, le Canada fera office d’hôte, mais le premier ministre ne participera pas aux discussions.

5 ans au Québec – épisode 33

Filed under: k. saga québécoise — vslibre @ 4 h 30 min
Tags: , ,

Venise-en-Québec

Un coup de mousquet qui changea l’histoire !

Oui, c’est bien tu y es presque, cherche le vent… Bon ce n’est pas grave, l’eau est bonne, reprends ton souffle, éloigne-toi du quai et recommence. Tu verras, après une trentaine d’essais tu vas y arriver ! Charlot, le filleul de ma blonde est persévérant. Il n’abandonnera pas et, un peu plus tard, il dépassera la minute sur sa planche. Il commence ses vacances d’un bon pied.

Je l’encourage du mieux que je peux, mais la planche à voile n’est pas ma spécialité. En venant passer deux jours au bord du lac Champlain, je rêvais plus de voir des canots d’écorce glissant silencieusement sur l’eau, d’admirer la dextérité des Amérindiens qui guidaient ces embarcations avec un doigté unique.

J’imaginais rencontrer Samuel de Champlain. Le fondateur de la ville de Québec, ce héros que je glorifie à chacune de ses visites du Vieux-Québec, a aussi vogué sur les flots de l’immense lac qui a pris son nom. Quand je dis qui a pris, ce n’est pas tout à fait exact, car c’est Champlain lui-même qui a donné son nom au lac qu’il venait de découvrir.

Le 14 juillet 1609, Samuel de Champlain voit pour la première fois cette immense étendue d’eau. Parti de Québec quelque temps auparavant, il a fait une halte à Trois-Rivières, puis à naviguer sur la rivière appelée aujourd’hui Richelieu. Devant la majesté des lieux, il est ébloui et décide de ne donner rien de moins que son nom à ce lac. L’homme était modeste !

15 jours plus tard, il rencontre les Agniers qu’il cherchait. Parce que Champlain avait fait ce voyage pour tenir la promesse qu’il avait faite à ses alliés hurons et algonquins. La France venait se mêler des querelles amérindiennes et avait choisi son camp. Plus rien ne sera jamais pareil, surtout que Champlain utilise pour la première fois une arme à feu dans une bataille amérindienne.

Il faut dire que seuls deux autres compagnons français ont fait le voyage avec lui jusqu’à ce lac. Avec ses alliés, ils sont une soixantaine à faire face aux deux cents ennemis. C’est pourquoi le premier coup de mousquet tiré par Champlain est fondamental. Un tir, deux chefs tués ! Champlain avait mis 4 balles dans son canon.

Un autre coup de mousquet d’un deuxième Français et l’affaire est réglée. Les Agniers (connus aussi par l’appellation d’Iroquois) sont en déroute et, pour quelques années, la vallée du Saint-Laurent appartiendra aux Hurons.Cette domination ne durera pas, mais c’est une autre histoire.

Je n’ai pas rencontré Champlain au bord de son lac, mais j’ai apprécié le paysage grandiose. Le lac Champlain est très grand: 200 kilomètres de long sur une vingtaine de large. Une toute petite partie est québécoise et l’immense majorité est américaine.

Venise-en-Québec est une station balnéaire tout au nord du lac dans la partie québécoise. Je m’attendais à des canaux comme chez sa consoeur italienne. Je ne les ai pas trouvés, mais j’ai apprécié le tout petit marché, ses crèmes glacées et les merveilleux petits chalets qui longent les rives du lac.

C’est dans un de ces chalets que Charlot se repose après ses prouesses à voiles. Il a bien progressé pour ce premier jour. La vague était forte et je suis sûr que sa semaine sera bénéfique. Son sens de l’équilibre m’impressionne, je ne serai pas capable de tenir debout sur une planche flottante.

Mais mon passage à Venise-en-Québec n’est pas assez long pour tester mes aptitudes, après une nuit chez nos amis, c’est déjà le retour vers Saint-Jean-Chrysostome et pas besoin de trois semaines de canot comme Champlain, trois heures de char suffisent !

Les progrès sont rapides malgré un lac agité.

Il y a 150 ans dans le Confédéré… Dimanche 18 août 1867

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
Tags:

Congrès des vétérinaires, incendie à Bordeaux et choléra en baisse

17 août 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

17 août 1940 – Accord d’Ogdensburg

Le premier ministre Mackenzie King et le président Roosevelt à Ogdensburg

Le premier ministre et le président ont étudié les problèmes communs qui se posent relativement à la défense et à la sécurité du Canada et des États-Unis.

Les deux pays ont convenu d’établir immédiatement une commission conjointe de défense.

Cette commission conjointe et permanente de défense commencera immédiatement 1’étude des problèmes concernant la défense territoriale, aérienne et maritime et les questions d’effectifs en hommes et en matériel.

Elle s’occupera d’une façon générale de la défense de la moitié septentrionale de 1’hémisphère occidental.

La commission conjointe permanente de défense se composera de quatre ou cinq représentants de chaque pays qui seront la plupart des fonctionnaires des services de 1’État. Elle se réunira sous peu.

C’est ainsi que le premier ministre du Canada Mackenzie King décrit l’accord de défense signé ce 17 août 1940 entre les États-Unis et le Canada, lors d’une rencontre avec le président Roosevelt près de la ville d’Ogdensburg dans l’état de New York.

Après la défaite de la France en juin 1940, l’Angleterre se trouve acculée par l’Allemagne nazie. Le Canada s’inquiète pour sa défense en cas de défaite de l’Angleterre. Les États-Unis se tiennent à l’écart du conflit, mais cette neutralité ne les empêche pas de conclure ce pacte défensif. Ils fourniront aussi des armes aux pays en guerre avec l’axe nazi. Après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor du 7 décembre 1941 qui provoquera l’entrée en guerre des États-Unis, la situation deviendra beaucoup plus claire.

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Michèle Lalonde (1937-…)

Michèle Lalonde

Née à Montréal le 28 juillet 1937, Michèle Lalonde est titulaire d’une licence de philosophie à l’Université de Montréal. Elle a collaboré activement à la revue Liberté, elle a fait partie de l’équipe de rédaction de Maintenant ainsi qu’à quelques autres publications littéraires. De 1976 à 1980, elle sera professeure d’histoire des civilisations à l’École nationale de théâtre.

Michèle Lalonde est connue pour sa poésie engagée pour la libération du Québec et pour la défense de la langue française. Son poème Spike white, récité en 1970 pour la défense des prisonniers politiques et publié en 1974, est certainement son texte le plus connu. Sa première publication sera, en 1957, une pièce de théâtre: Ankrania ou Celui qui crie.

Elle publiera également cinq recueils de poésie, une autre pièce de théâtre ainsi que deux essais. Son oeuvre sera récompensée par divers prix littéraires. De 1982 à 1986, elle a assumé la présidence de la Fédération internationale des écrivains de langue française (FIDELF). À partir des années 80, elle écrit pour de nombreux spectacles musicaux.

Dernier recours de Baptiste à Catherine (1977)

L’église Sainte-Catherine-d’Alexandrie dans le quartier ouvrier Saint-Jacques à Montréal est condamnée, elle sera détruite. Malgré une mobilisation populaire, les autorités ne changeront pas d’avis. Les pierres devant disparaître, Michèle Lalonde les remplace par des mots. L’église devient la scène du théâtre de l’histoire du Québec.

1760, le grand vicaire plie devant l’occupant anglais qui vient de prendre le contrôle de la région. L’église pourra rester si elle amadoue la population. 1776, le curé peine à garder la rigueur du dogme face à une population désespérée par le manque de perspective. 1837, pour sauver l’église et le village des flammes, il faut dénoncer un patriote. Malgré les pressions du curé, Catherine restera ferme. 1850, Jean-Baptiste surgit au milieu des femmes dans l’église. Il veut épouser Catherine et fuir la misère aux États-Unis. Dieu ne le voudra pas. 1875, monologue de l’évêque qui chante un peuple grand dans la défaite.

Cinq tableaux, cinq moments où l’église influe sur les vies de Catherine et Baptiste, jeunes Québécois ballotés par l’histoire.

16 août 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

16 août 1784 – Création du Nouveau-Brunswick

L’arrivée de loyalistes au Nouveau-Brunswick

Après l’indépendance des États-Unis reconnue officiellement par l’Angleterre en 1783, une vague de loyalistes, près de 100 000 en tout, quitte les 13 colonies pour se réfugier en Grande-Bretagne, dans les Antilles ou en Amérique du Nord britannique. Ils sont 30 000 à arriver dans les provinces maritimes. Cet afflux massif, surtout des citadins, provoque la division de la Nouvelle-Écosse. Ce 16 août 1784, la colonie du Nouveau-Brunswick est officiellement créée.

Le gouverneur de l’Amérique du Nord britannique, Guy Carleton avait affrété des navires pour emmener 12 000 loyalistes de New York vers la Nouvelle-Écosse en 1783. La majeure partie débarque à Saint-Jean et fondent ensuite les localités de Kingston, Gagetown et Fredericton. Le gouverneur local John Parr n’est pas bien préparé et de nombreux loyalistes passent un hiver misérable en attendant qu’une terre leur soit donnée. Quelques-uns meurent de faim dans la région de Saint-Jean ou de Fredericton.

Face à l’incompétence de l’administration de John Parr, Londres décide de séparer en deux la Nouvelle-Écosse. La partie continentale prendra le nom de Nouveau-Brunswick et sera gouvernée par Thomas Carleton, le frère de Guy Carleton. Celui-ci arrive à la fin de l’année 1784 pour y organiser le gouvernement le plus gentilhommesque de la terre. La province est subdivisée en huit comtés pour les premières élections de 1785. Ceux-ci sont à leur tour subdivisés en 34 paroisses civiles, leur nombre atteindra cent en 1851. Le Nouveau-Brunswick sera une des provinces fondatrices de la Confédération canadienne en 1867.

15 août 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

15 août 1866 – Dernière session de l’Union

Sir George Etienne Cartier

L’Acte pour amender le chapitre six des Statuts refondus du Canada, intitulé : Acte concernant l’élection des membres de la législature est sanctionné. Le gouverneur Monck peut fermer la 5e session du 8e Parlement. Ce 15 août 1866 la dernière session de l’Union se termine à Ottawa. Une série de seize résolutions proposées par John Alexander Macdonald (Kingston, Haut-Canada) et George-Étienne Cartier (Montréal-Est) a été adoptée pour pourvoir aux constitutions respectives du Haut et du Bas-Canada après l’adoption de la Confédération canadienne.

Le débat sur ces résolutions a occupé plusieurs séances marquées par le rejet de trois amendements proposés par le député Antoine-Aimé Dorion : l’un pour que la législature du Bas-Canada ne soit composée que d’une Chambre, un autre pour que les conseillers législatifs soient élus et un troisième pour que l’orateur du Conseil soit élu. L’amendement d’Antoine-Aimé Dorion demandant qu’un appel soit fait au peuple avant qu’on soumette les résolutions au Parlement britannique, est également rejeté.

À la fin de l’année 1866, une délégation des nouvelles provinces canadiennes fera le voyage de Londres pour présenter le projet de ce qui deviendra en 1867 l’Acte de l’Amérique du Nord britannique. Le 1er juillet 186, le Dominion du Canada est créé par l’union de quatre colonies de l’Empire britannique : l’Ontario et le Québec, anciennement Province du Canada (ou Canada-Uni), le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

 

Il y a 150 ans dans le Confédéré… jeudi 15 août 1867

Filed under: c. calendrier historique du Valais — vslibre @ 3 h 00 min
Tags:

Bonne santé générale, impératrice du Maroc jurassienne et gymnastique charitable…

14 août 2017

150 ans de la confédération canadienne – Histoire littéraire francophone

Filed under: e. Auteurs québécois — vslibre @ 9 h 30 min
Tags: ,

Patrice Lacombe (1807 – 1863)

Né à la mission du Lac-des-Deux-Montagnes, aujourd’hui Oka, le 20 février 1807, Patrice Lacombe fera ses études au collège de Montréal entre 1816 et 1825. Très tôt, il se fait remarquer par son goût pour les lettres. Reçu notaire en 1830, il entre au service de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice deux ans plus tard, en qualité d’agent d’affaires. Il restera au service du Séminaire de Montréal jusqu’à sa mort.

Tous les témoignages de son temps lui attribuent les qualités des personnes rangées : intégrité, affabilité, respectabilité. Il fut également connu pour avoir encouragé les lettres. En 1846, il fait paraître La terre paternelle dans l’Album littéraire et musical de la Revue canadienne. Ce roman fonde le genre littéraire dit du roman du terroir, c’est-à-dire le roman agricole canadien.

James Huston sauvera cette oeuvre de l’oubli en l’incluant dans son Répertoire national. Contrairement à plusieurs auteurs contemporains, Patrice Lacombe ne tente pas d’imiter les grands écrivains français, il se propose plutôt de décrire les mœurs pures et simples d’un pays où l’on supporte avec résignation et patience les plus grandes adversités. Il mourra le 6 juillet 1863 à Montréal. Un demi-siècle plus tard, Damase Potvin sera très influencé par La terre paternelle.

La terre paternelle (1846)

Jean-Baptiste Chauvin est un honorable cultivateur de la région du Gros Sault au nord de l’île de Montréal. Propriétaire d’une terre depuis plusieurs générations, il la cultive avec l’aide de son épouse et de ses trois enfants. Charles le cadet des enfants va bientôt rompre cette douce sérénité familiale en s’engageant avec la compagnie du Nord-Ouest malgré les supplications de sa mère et l’insistance de son père.

Devant cette perte, Jean-Baptiste eut peur que son aîné qui se prénommait aussi Jean-Baptiste suive la même voie. Pour l’en dissuader, il décida de lui céder la terre familiale contre une rente. Un notaire mit la chose sur le papier et la vie continua. Durant deux ans tout se passa bien, mais petit à petit les choses se gâtèrent. Le fils payait la rente avec moins de précision. Pour éviter les querelles permanentes, le père quitta la terre pour faire du commerce.

Quelques années de mauvaises récoltes et de mauvaises affaires provoquèrent la faillite de l’un et de l’autre. Ils durent emménager dans un quartier pauvre de Montréal et survivre en livrant de l’eau aux gens aisés de la ville. Le fils aîné mourut bientôt et la misère se jeta sur les 3 survivants. Après 10 ans d’absence, sans nouvelle, Charles réapparaît soudain. Il rachète la terre paternelle et y ramène toute la famille.

Page suivante »

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :