Valais Libre

31 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

31 décembre 1775 – Tentative d’invasion américaine

mort du général Montgomery

Je jure de prendre mon dîner du jour de l’an à Québec ou chez Hadès. Le général américain Richard Montgomery partagera, selon son voeu, la table du maître des Enferts. Ce 31 décembre 1775, il est fauché par la mitraille des défenseurs de la ville de Québec. L’assaut des troupes américaines est un cuisant échec. Bénédict Arnold, l’autre général qui faisait le siège de la ville perdra une jambe le même jour.

En pleine révolution, les 13 colonies américaines veulent se libérer du joug britannique. Elles envoient tout d’abord des lettres aux Canadiens-Français afin qu’ils les rejoignent dans une 14e colonie. Devant l’absence de réponse, deux armées sont formées pour envahir le Canada. L’une, menée par le général Richard Montgomery, fonce sur Montréal ; l’autre, sous l’autorité de Benedict Arnold, se dirige vers la ville de Québec.

Montréal tombera le 13 novembre après la défaite des troupes britanniques à Fort Saint-Jean. Montgomery remonte alors vers Québec à la poursuite du gouverneur Carleton qui a réussi à s’enfuir. Il retrouve l’armée d’Arnold qui campe devant la ville depuis le 14 novembre. Lorsque le général John Thomas arrive pour assurer le commandement américain, il trouve des hommes affaiblis par l’hiver et la variole. Il décide d’abandonner les opérations. D’autres assauts échoueront en 1776, signant la défaite définitive des Américains.

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30 décembre 2017

5 ans au Québec – épisode 50 (fin)

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Fin d’année

Les chutes Montmorency sont belles , mais il faut du courage pour les admirer de l’extérieur….

Oh non, ça ne nous dérange pas ! J’avais prié pour avoir de la neige et du froid, donc nous sommes servis. La réponse de la touriste belge donne immédiatement le ton au reportage de la télévision québécoise sur la vague de froid qui déferle sur la province. Du jamais vu en 100 ans, titrait aussi le Journal de Québec.

-25 est une température qui arrive régulièrement en février, mais à la mi-décembre, c’est un peu vite. Même si j’avais le sourire lorsque les premiers grands froids étaient annoncés, il y a une semaine, je commence à trouver ça difficile et il faudra patienter jusqu’en 2018 avant un redoux relatif.

J’avais le sourire parce que ma mère venait me visiter et qu’elle voulait se rendre compte de ce que frette voulait dire. Frette c’est bien plus que froid, c’est un froid qui vous prend au corps. Parce que -25 c’est froid, mais avec le vent, la température ressentie descend facilement à -35, voire – 38 comme mercredi dernier.

Cette année se termine donc froidement, mais j’ai eu la chance d’avoir ma famille en visite pour Noël et ça, ça réchauffe le cœur. Heureusement, les premiers jours de présence de ma mère, ma sœur, mon neveu et sa blonde, la température était encore acceptable pour des activités extérieures.

Glissade à Valcartier, visite du vieux Québec, traversée du Saint-Laurent en traversier et marché de Noël allemand ont occupé ces journées, puis le froid est venu. Il n’a pas dérangé le concert de Gregory Charles ou l’initiation au curling, mais il a fait passer rapidement devant les chutes Montmorency et a étiré les séances de magasinage.

Oui, le magasinage parce qu’au Québec on magasine, même le Boxing Day… D’ailleurs, ma sœur m’a fait remarquer que mon langage avait changé. Je commence à intégrer des expressions québécoises même si je fais attention en présence de Suisses. J’évite les quatre-vingt-quinze, mais son regard, lorsque je lui ai parlé de mon feu sauvage (boutons de fièvre), m’a fait comprendre que je n’utilisais pas ce mot avant.

Par contre, la tourtière, le pâté chinois ou le ragoût de pattes ont bien passé. Les recettes traditionnelles du temps des Fêtes créent de la chaleur partout sur la planète. La cuisine est différente dans chaque région, mais elle réunit toujours. Même s’il faut affronter une tempête de neige pour retrouver une table amie, ces moments sont inégalables.

C’est au moment de reconduire ma famille à l’aéroport que j’ai pris conscience que l’année arrivait à son terme, tout comme ma cinquième année au Québec. Me voici donc à ma cinquantième et dernière chronique de cette série. Le temps file et je constate que je m’intègre de mieux en mieux au Québec.

Comme le dit souvent ma blonde, je chiale de plus en plus en plus. Je critique régulièrement les Canadiens de Montréal et leurs dirigeants incompétents. Je retrouve mes anciens réflexes de supporters du FC Sion. Surtout, je peine à masquer ma sympathie pour les indépendantistes. Je crois que la biographie que je suis en train d’écrire m’influence beaucoup.

Le premier volume de la trilogie paraîtra en mars prochain. Je franchirai alors une nouvelle étape dans mon périple outre-Atlantique. Ma vie a beaucoup changé et même si je dis parfois que si j’avais su combien le défi professionnel serait difficile, pas sûr que j’aurai osé faire le saut, je ne regrette absolument pas cette aventure. Je suis trop bien auprès de ma blonde.

Meilleurs vœux pour 2018 !

Notre tableau prgramme….

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

30 décembre 1650 – Incendie du couvent des Ursulines

Couvent des Ursulines

À peine 8 ans après sa construction, le couvent des Ursulines de Québec est détruit par les flammes ce 30 décembre 1650. Une soeur avait oublié de retirer le charbon du pétrin en bois. Les soeurs trouveront refuge d’abord chez les Augustines à l’Hôtel-Dieu voisin avant d’emménager en janvier 1651 dans la maison de leur bienfaitrice Madame de la Peltrie.

Arrivées à Québec le 1er août 1639, les Ursulines arrivent sur le même bateau que les Augustines aussi appelées Soeurs Hospitalières qui s’occuperont de l’Hôpital. La vocation des Ursulines est l’éducation. Elles vivront trois ans dans une vieille maison de la Basse-Ville d’où l’on voit le ciel à travers le toit avant de construire leur premier couvent. Il sera reconstruit en 1652. Elles pourront ainsi reprendre avec un meilleur confort leur oeuvre auprès des jeunes filles amérindiennes et canadiennes.

La bâtisse chère à la fondatrice Marie de l’Incarnation subira d’autres atteintes tant lors de la tentative d’invasion anglaise de 1690 que lors du siège de Wolfe en 1759. Le général français Montcalm sera enterré sous la chapelle des Ursulines au lendemain de la bataille des plaines d’Abraham. Les gouverneurs et les vice-rois, tant anglais que français, seront toujours respectueux envers l’institution qui est toujours présente à Québec.

29 décembre 2017

Il y a 150 ans dans le Confédéré… dimanche 29 décembre 1867

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BA de Noël, sanglier soleurois et miracle espagnol…

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

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29 décembre 1958 – Début de grève à Radio-Canada

Police montée face aux grévistes

Starr ne comprenait même pas de quoi on parlait. Ça ne les avait pas tellement bouleversés à Ottawa. C’était juste le réseau français de Radio-Canada qui était fermé. René Lévesque résume ainsi la réaction de la ministre fédérale du Travail Michele Starr qui reçoit les représentants des 1500 grévistes de Radio-Canada qui ont fait le déplacement d’Ottawa. C’est ce 29 décembre 1958 que débute la grève dans la société d’État.

Plus de 70 réalisateurs du réseau français déclenchent ce mouvement pour obtenir le droit de se syndiquer avec la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC). Ils sont rapidement suivis par près de 2000 employés dans une grève de solidarité. René Lévesque, animateur de l’émission Point de mire sera une des figures de ce conflit particulièrement tendu. Les francophones ont l’impression de ne pas être compris ni par leurs patrons ni par leurs collègues anglophones.

Le gouvernement fédéral refuse de s’impliquer, car Radio-Canada est une société de la couronne qui a les pleins pouvoirs pour décider de sa politique. Au coeur du conflit, le leader syndical Jean Marchand et René Lévesque seront brièvement arrêtés. Après 68 jours de grève, Radio-Canada acceptera de reconnaître le syndicat des réalisateurs. Cette grève aura également contribué à l’éveil d’un nationalisme canadien-français qui s’exprimera de plus en plus avec la Révolution tranquille et le bouillonnement des années 60.

28 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

28 décembre 1896 – Naissance du Soleil

Premier logo du journal Le Soleil

Messieurs, la mort de L’Électeur, ce serait comme si le soleil ne se levait plus jamais… Messieurs, L’Électeur est mort, vive Le Soleil. Cet échange entre le journaliste Ulrich Barthe et le rédacteur en chef Ernest Pacaud marque la naissance d’un nouveau journal. Ce 28 décembre 1896 paraît le premier numéro du journal Le Soleil réalisé par la même équipe que son précurseur L’Électeur.

Tous les catholiques ont entendu hier (le 27) la lecture du mandement de quelques-uns de nos évêques interdisant la lecture de mon journal. De ce moment, il ne me restait plus d’alternative. Je devais suspendre la publication. Je ne pouvais placer ma clientèle, qui est presque exclusivement catholique, dans cette pénible position de désobéir à l’autorité épiscopale. Ernest Pacaud ne peut pas expliquer plus clairement les raisons de ce changement.

Organe du parti libéral, l’Électeur avait poussé à bout l’Église qui avait fait interdire la lecture de ce journal. Le Soleil sera le premier journal canadien à publier une photo en ses pages en 1899. Les premières petites annonces, les annonces classées, suivront en février l’année suivante. En 1957, il cesse d’être l’organe officiel des libéraux et poursuit une voie indépendante.

27 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

27 décembre 1803 – Naissance de Chevalier de Lorimier

Chevalier de Lorimier

François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier naît ce 27 décembre 1803 à Saint-Cuthbert, dans la région de Lanaudière. Il est le troisième des dix enfants de la famille. Il reçoit son surnom de Chevalier qui lui est resté d’un de ses oncles. À 10 ans, il débute ses études classiques au petit Séminaire de Montréal. Il devient ensuite apprenti clerc et obtient son diplôme de notaire en 1829 et installe son bureau dans une bâtisse du faubourg Saint-Antoine.

En 1834, il soutient le parti des patriotes et leurs 92 résolutions durant la campagne électorale où ils gagneront 77 des 88 sièges de l’Assemblée législative du Bas-Canada. Devant le refus de ces résolutions en 1837, de Lorimier entre en résistance et devient secrétaire du comité central et permanent du district de Montréal. Le 6 novembre 1837, il est blessé par balle à la cuisse lors d’une altercation avec le Doric Club partisan du gouverneur.

Après les défaites de décembre, il s’enfuit vers les États-Unis d’où il reviendra au printemps 1838 pour servir sous les ordres de Nelson. Il sera arrêté le 12 novembre 1838 alors qu’il tentait une nouvelle fois de fuir vers les États-Unis. Il comparaîtra en janvier 1839 devant le conseil de guerre et malgré une défense de tous les instants, les Britanniques veulent faire un exemple. Il est condamné à mort le 21 janvier et exécuté par pendaison le matin du 15 février 1839 dans la prison du Pied-du-Courant de Montréal.

26 décembre 2017

Il y a 150 ans dans le Confédéré… jeudi 26 décembre 1867

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Explosion de poudre à Sion, luge meurtrière à Vevey et misère algérienne…

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

26 décembre 1791 – Acte constitutionnel

Mgr jean-Baptiste de la Croix de Chevrières de Saint-Vallier

Nous divisons pour satisfaire les deux groupes qui se trouvent dans la vallée du Saint-Laurent (…) Les causes actuelles de controverse disparaîtront, et, autant que les circonstances le permettent, les habitants de cette colonie jouiront de tous les bienfaits de la constitution britannique. William Pitt, premier ministre du roi Georges III, défend l’acte constitutionnel face aux marchands anglophones du Canada.

Après l’indépendance des États-Unis et devant une forte arrivée de Loyalistes qui fuient les colonies devenues indépendantes, l’Amérique du Nord britannique a besoin d’une nouvelle organisation. En l’absence du gouverneur, lord Dorchester, Alured Clarke, lieutenant-gouverneur de la Province de Québec, proclame, ce 26 décembre 1791, l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution. Le Québec est divisé en deux provinces: Le Haut-Canada, sud de l’Ontario actuel et le Bas-Canada, sud du Québec actuel.

Chaque province a un lieutenant-gouverneur, un conseil législatif nommé par le roi et une assemblée élue par le peuple avec le même nombre de députés, ce qui favorise le Haut-Canada moins peuplé. Le tout est chapeauté par un gouverneur général.Le roi se réserve cependant un droit de veto sur toute loi, soit pour lui-même, soit pour le gouverneur. Pour la première fois, les Canadiens-Français peuvent élire leurs représentants. Cette constitution durera un demi-siècle, jusqu’à la réunion des deux provinces en 1840.

25 décembre 2017

150 ans de la Confédération canadienne – Calendrier historique

25 décembre 1635 – Mort de Samuel de Champlain

Statue de Samuel de Champlain à Québec

Après avoir reçu les derniers sacrements de son ami le père Charles Lalemant, Samuel de Champlain meurt en cette nuit de Noël 1635. Québec perd son fondateur et la toute jeune Nouvelle-France est orpheline. C’est le supérieur des Jésuites Paul le Jeune qui prononcera l’oraison funèbre de l’explorateur, cartographe, colonisateur, diplomate, chroniqueur, entrepreneur. Les qualificatifs manquent pour cet homme qui aura marqué l’histoire de la colonisation en Amérique du Nord.

Née à Brouage dans l’ancienne province de Saintonge en France entre 1567 et 1580 selon les différents historiens, le jeune homme commence à voyager très jeune. Après s’être engagé dans l’armée du roi Henri IV en 1595, il effectue différentes missions, dont une dans le golfe du Mexique entre 1599 et 1601. Mais c’est dès 1603 que débute sa grande oeuvre le long du Saint-Laurent. En 1608, il fonde le poste de traite de Québec pour le commerce des fourrures.

Durant les 12 années suivantes, il sillonnera la région pour la découvrir et nouer des alliances avec les Amérindiens. Dès 1620, il administrera Québec et permettra à la Nouvelle-France de prendre son essor. Humaniste, il entretiendra des relations privilégiées avec les autochtones qui le considèrent comme un interlocuteur privilégié. Il devra rentrer souvent en France pour plaider la cause de sa colonie et faire face aux intrigues de cour. À la veille de sa mort, son rêve prend forme. Des familles s’installent de plus en plus nombreuses à Québec et ses environs. La Nouvelle-France prend son envol.

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