Valais Libre

10 octobre 2018

366 histoires suisses

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10 octobre – La perte de la Valteline (1797)

Livigno en Valteline

Le 10 octobre 1797, Napoléon réunit la Valteline à la République cisalpine. Pour la première fois de son histoire, la Confédération perd un territoire sans combattre. En 1815, le congrès de Vienne confirmera ce détachement en attribuant le territoire au royaume lombard-vénitien.

Jusque-là, la Valteline appartenait aux Grisons. Depuis 1512, les Grisons sont maîtres de la région et en 1531, le duc de Milan renonce à ses droits sur la vallée. Limitrophe de la République de Venise, la Valteline est stratégiquement importante et riche. Lieu de passage important, elle est au cœur de bien des convoitises. La religion vient s’en mêle également, les protestants de Valteline sont souvent maltraités par les Grisons.

Au moment de la Révolution française, la vallée aspire à devenir un nouveau canton suisse. Des émeutes éclatent, la république cisalpine voisine veut profiter de la situation. Napoléon intervient et tranche dans le vif : la région quitte les Grisons. La Confédération ne proteste pas.

Contrairement au Valais qui lui, reviendra dans le giron de la Confédération après la chute de Napoléon, la Valteline ne réalisera jamais son rêve de devenir un nouveau canton suisse.

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24 septembre 2018

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24 septembre – Des Russes à l’assaut du Gothard (1799)

Général Suvarov

La nuit du 24 spetembre 1799 tombe sur l’hospice du Gothard, les troupes russes du général Souvarov sont maîtres des lieux. L’exploit surprenant est de taille. Après ses succès en Italie, le général russe espérait fondre sur la Provence. Ses soldats cosaques, montés sur leurs célèbres petits chevaux, rêvaient de soleil.

Mais c’est vers les montagnes suisses, pour prendre à revers les Français et assister le général Korsakov que le mouvement par les Alpes est nécessaire. Malheureusement, quelques jours de retard au Monte-Ceneri pour attendre des mulets auront peut-être changé la face de l’Europe. Souvarov arrive trop tard, Korsakov sera battu à la bataille de Zürich le 25 septembre. La France reprend le dessus.

Pourtant la deuxième coalition formée par la Grande-Bretagne, l’Autriche, la Russie et la Turquie pensait l’emporter sur les révolutionnaires français et profiter de l’absence de Napoléon, retenu en Égypte, pour tuer la Révolution. Les jalousies autrichiennes après les victoires russes en Italie et le retour de Napoléon réduiront à néant leurs ambitions.

L’exploit de Souvarov en passant le Gothard, sera effacé par le franchissement du Saint-Bernard l’année suivante par l’armée de Napoléon.

15 septembre 2018

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15 septembre – Le bâton de Napoléon (1802)

Guerre des bâtons

La jeune République helvétique est bien en peine après 4 ans d’existence de faire régner la concorde entre les diverses régions du pays. Napoléon qui maintenait l’ordre en suisse avec ses troupes s’avise qu’il serait mieux servi en laissant se déchirer les cantons. Il reviendra mettre de l’ordre quand le fruit sera mûr.

Ça ne tardera pas. Le 15 septembre 1802, Johann Rudolph Dolder, landammann et président, démissionne devant les insurgés de Suisse centrale. Malgré la reprise du pouvoir de la Diète de Schwytz qui veut rétablir la situation d’avant la République helvétique de 1798, l’ordre ne règne pas.

L’armée du général Andermatt défend la République, celle de Rodolphe Erlach, les cantons insurgés. La plupart des soldats ne sont armés que de gourdin. Cette guerre passera à l’histoire sous le nom de « guerre des bâtons ». La Suisse est incapable de trouver seule son équilibre. L’heure de Napoléon a sonné.

Par l’acte de médiation, Napoléon dote la Suisse d’une nouvelle constitution qui met tous les cantons sur un pied d’égalité dans une véritable Constitution. Le bâton français règle le conflit interne.

5 juillet 2018

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5 juillet – Blocus continental (1806)

La Diète réunie à Bâle ce 5 juillet 1806 interdit l’importation de tous les produits manufacturés anglais, à l’exception des cotons filés indispensables à l’industrie du pays. Elle devance ainsi les exigences de Napoléon. Les colères de l’Empereur ont vaincu les réticences économiques. L’exception sur le coton tombera en décembre lorsque Napoléon décrète le blocus total de la Grande-Bretagne.

La Suisse va souffrir durant six ans. Les diverses tentatives de négociations échouent face à l’intransigeance de l’Empereur. Il considère la Suisse comme un réservoir de troupes et favorise, par ces restrictions, les manufactures françaises. En 1810, lorsque le blocus s’étend aux colonies britanniques, la situation risque de devenir catastrophique.

Le landammann de Watteville ira jusqu’à implorer la pitié de Napoléon. La vie de 20 000 familles paysannes est en jeu. Sans coton, elles plongeront dans la misère. L’Empereur est sensible à l’argument et autorise le passage du coton du Levant, mais il menace toujours la Suisse: un beau jour, à minuit, je signerai la réunion... (avec la France).

Le blocus disparaîtra après la défaite de Leipzig en 1813, mais l’économie suisse sera durablement touchée. La Suisse centrale et orientale subit les plus grands torts. Beaucoup devront s’exiler pour survivre. Des Suisses fonderont passablement de colonies agricoles en Russie et en Amérique.

29 mai 2018

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29 mai – La Légion fidèle (1799)

Soldat de la République helvétique

Ce 29 mai 1799 voit le terme des espoirs des contre-révolutionnaires de Suisse face à l’hégémonie française. L’entrée brutale des troupes révolutionnaires françaises n’enthousiasme pas tous les Helvètes. Les atrocités commises en Suisse centrale provoquent colères et indignations. De nombreux Suisses émigrent pour tenter de délivrer leur pays.

Ferdinand Isaac de Rovéréa fait partie de la noblesse vaudoise opposée à la révolution et fidèle à Berne. Après la défaite de l’Ancien Régime, on le retrouvera dans le sud de l’Allemagne où il forme la Légion fidèle grâce à l’appui de l’Angleterre. Avec un peu moins de mille hommes, il va entrer en Suisse.

Le 16 mai, la Légion fidèle est à Ragaz où les habitants les accueillent comme des libérateurs. Les Français viennent d’incendier le village. Les habitants sont soulagés. Le régiment défiera encore les Français à Walenstadt et avancera jusqu’à Naefels. Mais le vent va bientôt tourner et Glaris qui se croit libéré doit déchanter.

La troupe est arrêtée par le général Lecourbe au passage de la Muota. Les derniers jours de mai voient les espoirs de victoires s’envoler. Rovéréa réussira une retraite désespérée. Les restes du régiment iront au service de l’Angleterre. Quelques-uns guerroieront aux États-Unis et au Canada. La Suisse, devenue République helvétique restera sous domination française pour quelques années jusqu’à la chute de Napoléon.

20 mai 2018

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20 mai – Napoléon au Grand-Saint-Bernard (1800)

Napoléon dans toute sa gloire

Le cheval blanc se cabre un peu, le futur empereur pointe du doigt l’Italie qu’il va conquérir, le vent donne à la scène une allure chevaleresque. David peindra cinq versions de son Bonaparte franchissant le Saint-Bernard. Le premier consul chevauche vers la gloire et ce n’est pas les Alpes qui vont l’arrêter.

Presque un demi-siècle plus tard, Delaroche peindra la même scène, mais Bonaparte est juché sur une mule menée par le guide Dorsaz. Il avance péniblement dans la neige, menant son armée à la conquête du col. Cette deuxième scène est plus près de la réalité du 20 mai 1800, mais l’exploit reste retentissant.

La route du col n’est qu’un sentier muletier, un chemin en mauvais état. Y faire passer une armée de 40 000 hommes, ses canons et son matériel témoigne d’une foi inébranlable en ses hommes. L’exploit permettra la victoire de Marengo et impressionne l’Europe. David peut créer une image de légende.

Devenu empereur, Napoléon préfèrera construire la route du Simplon pour franchir la barrière alpine. Il faudra attendre le début du XXe siècle pour voir une véritable route passer par le col. Mais l’histoire du Grand-Saint-Bernard est millénaire. Consacré à Jupiter, les Romains vénéraient ce passage qui les ramenait dans leur patrie. Puis les pèlerinages de Rome ont fait naître un refuge. Bernard de Menthon le créera pour la sauvegarde des hommes et de leurs âmes.

19 mai 2018

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19 mai – Une nouvelle Confédération (1815)

La Suisse en 1815

Les secousses européennes provoquées par Napoléon n’épargnent pas la Suisse. La chute de l’Aigle provoquera de profondes mutations sur la carte de l’Europe. Le congrès de Vienne fixera les frontières de l’ère post-napoléonienne. La Confédération atteindra ses frontières actuelles et, avec l’arrivée de Genève, du Valais et de Neuchâtel, comptera désormais 22 cantons.

C’est ce 19 mai 1815 que Genève voit l’aboutissement de son alliance historique et entre dans la Confédération. Ce jour passera très vite dans les oubliettes, car, dès le lendemain, la Confédération, sous la pression des Alliés, doit renoncer à sa neutralité et laisser passer les armées qui vont converger vers Waterloo en juin pour couper définitivement les ailes de l’Empereur Napoléon.

Si la Confédération assure sa pérennité au sortir de la tourmente qui a suivi la Révolution française, elle perd une région qui lui était étroitement liée. En effet, la Valteline rejoint le royaume lombard-vénitien après des querelles intestines. Les Grisons qui réclamaient la vallée n’ont pas su faire preuve de souplesse et l’idée d’un nouveau canton catholique a trop effrayé les protestants pour que le Congrès de Vienne tranche en faveur d’une réunion de la Valteline à la Confédération. Mulhouse disparaît également des alliés de la Suisse et rejoint la France.

19 février 2018

366 histoires suisses

19 février – Acte de Médiation (1803)

Bonaparte, premier Consul de la République, Président de la République italienne, aux Suisses.

L’Helvétie, en proie aux dissensions, était menacée de dissolution : elle ne pouvait trouver en elle-même les moyens de se reconstituer. L’ancienne affection de la nation française pour ce peuple recommandable, qu’elle a récemment défendu par ses armes et fait reconnaître comme puissance par ses traités; l’intérêt de la France et de la République italienne, dont la Suisse couvre les frontières; la demande du sénat, celle des cantons démocratiques, le voeu du peuple helvétique tout entier, nous a fait un devoir d’interposer notre médiation entre les partis qui le divisent.

La République helvétique a vécu, on revient à la Confédération Suisse, les fédéralistes l’ont emporté sur la volonté centralisatrice. Bonaparte l’a voulu, non pas par amour des anciennes institutions, mais pour s’assurer la docilité de la Suisse.

L’Acte de Médiation porte à 19 le nombre de cantons en érigeant six pays alliés et sujets en cantons souverains. Argovie, Vaud, Thurgovie, Saint-Gall, le Tessin et les Grisons complètent la Confédération des 19 cantons. Certaines parties de la Suisse sont annexées à la France, comme Genève, Mulhouse et la région de Delémont. Le Valais est érigé en république indépendante. Neuchâtel conserve son statut hybride de principauté et canton.

La Suisse vivra douze ans sous ce régime. En 1815, après la chute de Napoléon et le Congrès de Vienne, elle entrera dans ses frontières actuelles.

3 septembre 2016

Histoire du Valais – 3 septembre

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3 septembre Valais

20 juin 2016

Histoire du Valais – 20 juin

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Hospice du Simplon

Hospice du Simplon

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